Chronique de Concert
Dalva

Cela faisait quelques semaines que j'avais pris l'habitude d'aller voir un concert le jeudi ... mais pas cette semaine car j'étais en déplacement (pas vu les Molotovs qui étaient de passage dans le nouveau Café Julien du coup). Après 2 jours intenses à Carry-le-Rouet, il me paraissait logique de reconnecter avec la réalité marseillaise en allant au Lollipop (pas le courage d'enchainer avec le Fiesta des Suds qui accueillait ce soir Eicher et Belin notamment). Du groupe de ce début de soirée, je ne connaissais que le nom Dalva et le fait qu'ils faisaient de la folk.

A notre arrivée au pas de course (toujours extrêmement difficile de mettre tout le monde en route pour arriver avant 19h30 le vendredi) nous constatons que nous sommes à l'heure et que la "scène" est remplie d'instruments. Le temps d'approcher du bar où se trouve le farouche Hugo, de trinquer avec Nicolas et Maud que nous voyons passer un gars qui fait de la musique avec un soufflet ... pas mal pour battre le rappel.

Lui c'est Olivier M qui accompagne sur scène Olivier M, à l'aide de tout un tas d'instruments : mandoline, mélodica, percussions, dulcimer (ou harpe des Appalaches), grelots au pieds, choeurs et donc surpeti a priori (le truc à soufflet). Quant à l'autre Olivier (S), auteur et compositeur des morceaux joués ce soir si j'ai bien compris, il joue de la guitare et de l'harmonica quand il ne chante pas.

Après un morceau instrumental il commencer à nous raconter des petites histoires en anglais, comme celle de la cantatrice Birgit Nilsson qui dans les années 60 avait été "stalkée" par la mannequin américaine Nell Theobald qui avait un peu perdu la raison après s'être fait mordre par un lion lors d'une séance photo.

C'est à peu près le seul exemple que je pourrai vous donner car c'est la seule chanson qui sera véritablement introduite ; c'est dommage, j'aime bien quand les artistes donnent des éléments qui permettent de rentrer plus vite dans les morceaux, surtout quand on les découvre (a priori d'après le texte de l'évènement fb le reste parle du "voyage et de l'errance, de l'intimité des relations et des sentiments et la mélancolie du temps qui passe."

Le public (plein de nouvelles têtes) est particulièrement attentif (c'est peut-être un peu intimidant). Même si les morceaux ont clairement un son homogène, ils ne se ressemblent pas tant que ça. Peut-être grâce aux multiples instruments utilisés (quand Olivier a sorti sa flute sifflet sur Blue heron je crois, je me suis immédiatement tourné vers Hugo en pensant aux mille instruments de Momo).

Peut-être aussi parce que le chant est lui aussi varié, Olivier se risquant parfois même dans les aigues. Les morceaux sont plutôt longs ce qui n'est pas pour me déplaire (sauf quand je réalise que je n'ai pas assez de place sur ma carte mémoire et que ça va couper avant la fin). Les enfants qui étaient partis en face sont revenus avec leurs tacos et frites et Alice nous a rejoint devant pour regarder quelques morceaux. Pas de setlist à vous partager mais Dalva a visiblement 2 albums (numériques) sur bandcamp par ici.

Sur le morceau instrumental avec la harpe de Appalaches je pense à un mélange de Led Zep et de Beatles. Ce morceau sera suivi de La prairie, morceau tiré d'un roman Dalva (d'où le nom du groupe) de Jim Harrison qui raconte la conquête de l'ouest américain en 1876. Sur ce morceau je penserai très fort à REM (pour le chant).

Ce sera ensuite la première dernière chanson du set. Première dernière car il y aura un premier et même un deuxième rappel. Ni eux ni le public n'avaient vraiment envie d'arrêter. Breezy pour le premier présenté comme la version américaine de "elle met du vieux pain sur son balcon de JJG" ?!? Moi ça m'a fait penser un peu à Herman Dune.

Et un hommage à David Bowie pour la dernière dernière. Mine de rien ils auront joué une petite heure. Petite heure à la fin de laquelle Cyril et Lucie nous fausseront compagnie. Nous resterons encore un peu et finirons par les rejoindre équipés du dernier JYS et du premier Escobar. Il n'est même pas si tard que ça on pourra peut-être même regarder un film en rentrant si on se met d'accord sur lequel.
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Critique écrite le 11 octobre 2026 par Pirlouiiiit
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