Accueil Chronique de concert Festival Guitare en Scène (2eme jour) Foreigner/Brian May/Uriah Heep/Robert Cray/Shakra
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Chronique de Concert

Festival Guitare en Scène (2eme jour) Foreigner/Brian May/Uriah Heep/Robert Cray/Shakra

Festival Guitare en Scène (2eme jour) Foreigner/Brian May/Uriah Heep/Robert Cray/Shakra en concert

Stade des Burgondes à Saint Julien en Genevois 21 juillet 2013

Critique écrite le par

Ca faisait un bail que je lorgnais ce festival à la frontière suisse, sa réputation de fest intimiste et bien organisé, couplé à une prog de qualité me titillait chaque année. Eh bien c'est chose faite cette année, pour la 2eme journée orientée hard rock, avec deux groupes qu'on voulait absolument revoir, (ce qui est vraiment bien tombé), en l'occurence Uriah Heep et Foreigner. Avoir Brian May etait egalement un sacré bonus, cela va sans dire !


Lorsque nous arrivons en milieu d'aprem à Saint-Julien-en-Genevois par un temps magnifique, nous trouvons immediatement une place pour se garer dans une rue avoisinante. Puis nous admirons le cadre, verdure et montagnes. Puis nous rentrons dans le site pour nous rendre compte à quel point le personnel du fest est sympa (les vendeurs de tshirt, les girls aux echanges de jetons, les gars des bars, les ramasseurs de dechets, l'annonceur sous le chapiteau...). rnrnLe fait que la jauge du public soit toujours limitée à 5000 personnes est plus qu'agréable, le faible prix des consos aussi (avec une biere achetée une offerte pour la marque 8x6, du jamais vu en concert !), sans oublier la bouffe excellente (quoiqu'un peu chere par contre), plein d'endroits pour se poser, que ce soit pelouses, bancs et tables, gradins au fond du chapiteau, un bar à vin, un bar cocktails avec petite scène attenante où n'importe qui (possedant un bon niveau !) pouvait taper la jam... Bref, on ne m'avait pas menti, c'est un festival intimiste par volonté, au cadre familial où tout est pensé pour le confort des spectateurs. Ca change des fests monstres où 80000 personnes se croisent... J'avoue rechercher maintenant ce genre d'evenements plus petits aux conditions agréables. rnrnCe qui est aussi très intelligent, c'est de retransmettre sur les trois ecrans géants du site, les prestations qui ont lieu dans la Magic Mirror room, une salle d'à peine 900 places jouxtant l'entrée du site. Les organisateurs pourraient faire payer l'exclusivité et ne rien retransmettre aux autres festivaliers, mais non, tout le monde en profite. Belle mentalité.

Du coup nous pouvons suivre le blues de ROBERT CRAY, très connu dans son milieu, et qui se révèle bien agréable. Je ne suis vraiment pas un specialiste du Blues, donc je ne peux guère en dire plus. Sauf qu'il a eu du succès et qu'il a un très joli toucher de gratte.

L'essentiel commence pour nous juste après sous le chapiteau, avec la montée sur les planches de URIAH HEEP, groupe aux presque 45 ans d'existence, qui nous avait severement botté les fesses à Losheim am See, au fin fond de la Sarre par un très froid jour de decembre 2007. Depuis, impossible de se recaler une date, et pourtant c'est pas faute d'avoir essayé tant on aime les deux derniers opus ! Meme si "Into the wild" date maintenant de deux ans, j'aurai aimé qu'ils en jouent plus... Juste le morceau-titre, c'est très peu... Meme pas "Nail on the head" qu'on attendait avec certitude ! En meme temps, une petite heure et quart, c'est vraiment court pour eux, et je ne comprend pas pourquoi ils n'ont pas joué le quart d'heure supplementaire prévu...

Si on oublie cette frustration, on ne peut qu'etre enchanté par ce que le groupe dégage sur scène ! Je reste grand fan de Bernie Shaw, LE chanteur qui a TOUJOURS le sourire ! Incroyable le plaisir qu'il prend à egrener ses paroles, incroyable sa voix intacte; sans aucune fausse note ou réarrangement. Et pourtant il ne la ménage pas. Incroyable aussi ses bottes au motif improbable, mais ça c'est anecdotique ! Non vraiment il assure le mec. Tout comme bien sur Mick Box, seul membre d'origine, qui reste un guitariste hors pair, sans en faire jamais trop. Toujours aussi incroyable ce batteur arrivé en 2007, qui cogne ses fûts comme un bucheron à qui on aurait volé sa veste à carreaux ! Ca groove sec. Et n'oublions pas le clavier à la toison blanche, qui assure choeurs et sonorité Hammond à la perfection. Et puis un mot sur le bassiste remplaçant le precedent décédé en mai dernier: jeu aux doigts impeccable, lignes grondantes, en place.

Chacune de ces entités, de ces personnalités, se complète parfaitement pour donner corps à un groupe soudé, enchainant morceaux plus ou moins récent et hits intemporels. Comment ne pas etre en transe sur un "July morning" ou un "Lady in black", ne pas taper du pied sur un "Gypsy" ou se secouer les puces sur un "Look at yourself" ou un "Easy livin'" final ? Les vieux rockent leurs mémés, et ils ne sont pas près de s'arreter au vu de leurs shows.

Après ce déluge de décibels, il est temps de se poser peinard pour admirer sur ecran le concert de BRIAN MAY sous la Magic Mirror. Pour l'occasion il est accompagné de KERRY ELLIS, une très jolie blonde reconnue surtout en Angleterre pour ses talents vocaux et de comedienne dans les Musicals (Oliver!, Wicked...)rnPerso j'ai eu la chance de la voir à Londres à ses débuts lors du casting original de "We will rock you", la comedie musicale centrée sur Queen, qui m'avait scotchée.rnEt lorsqu'elle a ouvert la bouche, boudiou, j'en ai eu le frisson. Voix pure et claire, avec ce quelque chose de groovy en plus. Légèrement chaude, tout en etant capable de monter tres haut sans etre crispante, ne le faisant que lorsque c'est necessaire et non pas à tout bout de champs. Une vraie perle. rnrnEn meme temps, May ne choisirait pas n'importe qui pour interpreter lors d'un set essentiellement accoustique, quelques covers bien sentie ("Dust in the wind", un "Something" sublime, "The way we were"), quelques titres persos, et bien sur des chansons de Queen. Et pas necessairement les plus tubesques du groupe culte. En temoigne cette grosse emotion sur "Life is real", dédicacé à Mercury. Mais egalement sur "'39" et "Love of my life".

May prenait parfois l'electrique (le final de "We will rock you", "Last horizons"...), sans oublier d'assurer les vocaux comme sur le début de "Somebody to love", un couplet de "We will rock you", la totalité de "'39" et de "Love of my life"... Toujours un joli brin de voix le Docteur May ! Un piano les accompagnait discretement mais toujours justement. Le tout nous a donné un très beau moment intimiste, ponctué de moment plutot rock comme ce marrant et enjoué "The kissing me song", ce "Tie your mother down" très bluesy, ce "Somebody to love" repris en choeur (eblouissante Ellis !) ou ce "Crazy little thing called love" bien swinguant ! Un vrai plaisir et beaucoup de souvenirs emotionnels liés à Queen et son Dieu Freddie....

Setlist:
I Who Have Nothing
Dust in the Wind (Kansas cover)
Born Free
Somebody to Love (Queen cover)
Nothing Really Has Changed
Life is Real (Song for Lennon) (Queen cover)
The Way We Were (Marvin Hamlisch cover)
'39 (Queen cover)
Something (The Beatles cover)
Last Horizon (Queen cover)
Love of My Life (Queen cover)
The Kissing Me Song
Tie Your Mother Down (Queen cover)
We Will Rock You (Queen cover)
Rappel:
Crazy Little Thing Called Love (Queen cover)

C'est pas tout ça, mais il est temps de revenir dans le temps présent avec l'entrée en scène des americains de FOREIGNER, autre groupe qui nous avait mis une claque magistrale à Paris il y a deux ans, lors de leur tournée commune avec Journey. D'ailleurs ces derniers etaient passés après, et meme s'ils avaient été excellents, la comparaison n'etait pas à leur avantage à mon sens, tant Foreigner envoie plus en live ! Impression largement confirmée sous le chapiteau de Saint Julien au vu de la patate envoyée, grace à un son excellent, une setlist best of, et un groupe au top de sa forme, Kelly Hansen en tête ! rnrnCe mec est une pure bete de scène, un pur frontman avec un coté gamin tellement il s'amuse. Un coup il nous chante un couplet de "Hot blooded" affalé sur le dos, tete à moitié pendante dans la fosse aux photographes, un coup il se fait un crowdsurfing pour atteindre le premier pilier en ferraille et y grimper, un coup il prend la camera officielle pour filmer sur les ecrans geants ses comperes en plein soli... Et il bouge et il court et il saute et il virevolte... Il tient pas en place le mec !

Le tout sans alterer sa voix, toujours impeccablement juste. Puissance, charisme, sensualité. On pense au regretté Steve Lee de Gotthard pour l'etendue du registre vocal, et à un parfait croisement entre ce meme Lee et Steven Tyler physiquement et pour le jeu de scène. Impressionnante energie.

Mais le plus beau de tout, c'est que les autres zicos sont au diapason, notamment avec un bassiste fou, un gratteux/claviers/saxo qui mouille sa chemise, un gratteux soliste en folie, un batteur et un clavier plus discrets en comparaison, mais n'etant pas là pour faire de la figuration ! Mais... Mais ou est Mick Jones ?! Absent durant les quatre premiers morceaux, Hansen l'annonce pour "Dirty white boys". A la fin de ce dernier Jones remercie le gratteux soliste qui est sur scène et qui le soulage pendant sa convalescence. Tout s'explique donc, meme si je ne sais pas de quoi il souffre. A partir de ce moment, Jones assurera ses parties comme d'habitude, et livrera de beaux plans de grattes.rnrnCoté playlist, nous avons droit au best of "habituel" dirais-je, le groupe n'ayant pas de nouvel album à promouvoir depuis l'excellent "Can't slow down", dont ils interpreteront "When It Comes to Love" d'une très jolie manière, à la The Eagles (accoustique et tout le monde aux choeurs). Ils ont fait pareil pour "Say you will", magnifique. Dommage pour "In pieces" et la chanson titre qui ne dépareillaient pas dans leur setlist précedente.rnrnM'enfin on va pas se plaindre, la plupart du set fut jouissif ! En meme temps, quand on propose que des hits, connus du grand public pour la plupart, c'est facile hein ! "Cold as ice", "Head games", "Feels like the first time", "Urgent", "Juke box hero", "I want to know what love is", "Hot blooded"... Tubes parmi les tubes, summum du hard FM, incontournables ! Dans le style c'est certainement ce qui se fait de mieux en live.

Meme la coupure de son de quelques minutes au milieu du show ou le solo inutile keyboards/batterie n'altere pas la bonne humeur et l'efficacité du combo, ni la reaction enthousiaste du public !rnrnLe concert défile à la vitesse supersonique, la tete emplie de décors californiens, le coeur chaud de bonheur. Grande prestation d'un très grand groupe.

Setlist:
Double Vision
Head Games
Cold as Ice
Waiting for a Girl Like You
Dirty White Boy
When It Comes to Love (acoustic)
Say You Will (acoustic)
That Was Yesterday
Feels Like the First Time
Urgent
Keyboard Solo/Drum Solo
Juke Box Hero
Rappel:
Long, Long Way from Home
I Want to Know What Love Is
Hot Blooded

Malheureusement nous ne resterons pas longtemps pour SHAKRA pour cause de fatigue et de route sinueuse au retour, mais au vu des deux premiers titres, ca pulsait bien, avec un gros son sur la petite scène Village. Pour les avoir vu il y a dix ans au BYH, je sais que c'est efficace, j'espere qu'ils ont eu du succès auprès du public restant.rnrnEt voici une bien belle journée qui s'achève, à tous les egards. Nous avons été comblés par ce petit fest à la prog de qualité. Ne changez rien, nous reviendrons !

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