Accueil Chronique de concert Johnny Osbourne + Rod Anton
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Chronique de Concert

Johnny Osbourne + Rod Anton

Johnny Osbourne + Rod Anton en concert

La Coopérative de mai, Clermont-Ferrand 13 février 2019

Critique écrite le par

Au lendemain du concert foutraquement bordélique, du genre : on vient pour commander une bière et on se barre avec la caisse et la fille du patron, des affreux Warmduscher, la Coopérative de mai passe la place, ce mercredi soir, à une légende de la musique jamaïcaine : Johnny Osbourne. Je ne dois pas être une lumière en légende de la musique jamaïcaine, car je dois avouer que le seul Osbourne que je connaisse est actuellement hospitalisé pour une grippe et que son prénom est Ozzy. Mais renseignements pris, (et oui je fais mes devoirs avant d'aller chroniquer), le son du bonhomme ne m'est pas inconnu, loin de là même. C'est normal avec une carrière de plus de 50 ans, n'est-ce pas ? Malgré tout, le concert annoncé tout d'abord dans la grande salle a lieu dans la petite qui sera bien loin d'être pleine, pourtant vu les odeurs présentes déjà bien à l'extérieur de la salle le chemin est tellement simple à trouver qu'un aveugle y arriverait rien qu'avec son odorat


Rod Anton

C'est à Rod Anton, étoile montante du reggae français d'ouvrir la soirée. Accompagné d'un sosie du Che Guevara aux machines et d'un bassiste, le chapeauté Rod Anton va rapidement nous échauffer les genoux et les chevilles par son reggae à la fois roots et moderne, mélange de dub, de sound system. Les morceaux s'enchaînent sans trêve autour d'une basse ultra présente et d'une voix qui s'inspirent à la fois du reggae, mais aussi d'autres influences lusitaniennes, soul parfois.



Rod Anton multiplie les clins d'œil, les hommages musicaux et on se retrouve avec une très agréable reprise de la grande Cesaria Evora, précédant de peu une de Black Uhuru. Le rasta n'étant pas toujours matinal, la salle se remplit doucement, tandis que mon pantalon bouge tout seul tellement les basses sont présentes. Les bières se vident, les gens dansent, la soirée se prépare tranquillement bien, Rod Anton termine son set sur quelques notes de "A Forest" des Cure.


Johnny Osbourne

La fumée sur la scène se dissipe un peu tandis que le changement de plateau s'opère. Johnny Osbourne, de retour en France, est accompagné par une bande de très bons musiciens mercenaires nommés Home grown band. Composé d'une batterie, d'une basse, d'un clavier, d'une guitare et d'un trombone (à coulisse, on a les moyens ou pas !), ce groupe fait le job, même si parfois on sent quelques hésitations sans gravité dans le set. Après une entrée classique des musiciens sur scène jouant quelques mesures des titres phares de l'artiste, ce dernier est annoncé comme il se doit par le speaker. Arrive alors sur scène, un petit bonhomme, traditionnel bonnet Kangol sur la tête qui pendant une heure et demie va arpenter la scène de droite à gauche et de gauche à droite en regardant souvent ses pieds et nous balançant les uns à la suite des autres de bons brûlots rastafariens.



A 71 ans passé, Johnny Osbourne est encore très en voix. Même si on ne va pas éviter quasi tout les poncifs d'un concert reggae : les " do you waaaant mooore ??? " entre chaque titre, les morceaux qui commencent qui s'arrêtent et repartent, les speechs version mitraillette enrayées, les " Jah Jah Rastafari !! ", le boulot est fait et bien fait. Les titres restent en tête, même le lendemain matin sous la douche, les jambes dansent toutes seules, le sourire apparaît. La set list best of rapide du bonhomme est efficace : "rock it tonigh"t, "stalag what a la la" (sortez le moi de la tête), "little sony boy", "ice cream love", "water pumping", "truth and right", "jah promise", "can't leave Jah", "the right track, folly ramking", "purify your heart", "sling teng" (avec son passage de "Frère Jacques" !). Après un rappel sur le thème des Blues Brothers, Johnny Osbourne et les Homegrown band nous finissent avec "swing easy" et "real rock".



En définitive une assez bonne soirée, même si la salle est restée somme toute assez froide dans l'ensemble. Un concert qui ne restera pas forcément longtemps dans ma mémoire, mais tout de même un petit moment de soleil en plein cœur de l'hiver et rien que pour ça c'est déjà très bien !

Photos : Yann Cabello www.yanncabello.com, www.facebook.com/yann.cabello.7, twitter.com/YannCabello, instagram.com/yanncabello...


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