Chronique de Concert
Joseph Racaille et ses invité.e.s (mois de la chanson)
Mars est comme octobre le mois où il y a le plus de concerts. C'est aussi le mois qui a été choisi il y a très longtemps par Denis Laourssinie et Pierre George Farrugia pour lancer le festival Avec le Temps un festival qui met la chanson française à l'honneur et qui a été repris par l'équipe qui gère maintenant l'Espace Julien. C'est aussi le mois qu'on choisi Nini et François pour organiser le festival chanson du Non-Lieu.
Pendant qu'Avec le Temps se paye des stars comme Oxmo Puccino, Coeur de Pirate ou une nouvelle fois Bertrand Belin, le Non-Lieu lui ne s'offre rien moins que Joseph Racaille, cet ovni de la chanson française aux mille collaborations (et qui a aussi signé "la musique de plusieurs chorégraphies de Philippe Decouflé et notamment pour la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'Albertville").
Aussi tout juste sorti du concert de Anguélos où je m'étais laissé convaincre de retourner par Alice qui m'a dit qu'elle ferait la chronique, e qui fut aussi l'occasion de revoir mon filleul Baptiste, je file vers la rue de la Palud, déserte (alors que non loin les carnavaliers de la Plaine ne vont pas tarder à se frotter aux forces de l'ordre dont on a croisé les nombreux fourgons). Le rideau est tiré, signe que le concert a commencé. Je vois Boris devant la porte. A deux nous rentrons, il reste quelques places mais c'est plutôt bien plein.
Sur scène Joseph Racaille, dans une chemise verte à fleurs et équipé d'un micro casque, se tient entre un piano et une chaise à côté de laquelle attendent un ukulele et une grosse flute (une flute à bec basse). Il est en train de rendre hommage à un compositeur marseillais du nom de Patrick Portella qui a composé la musique du morceau qu'il vient ou va chanter a capella je ne sais plus.
Puis il se mettra au piano pour le suivant Nous sommes des animaux, puis A personne en particulier. J'avoue que je suis assez décontenancé par ce répertoire que je ne connais pas, même si je dois avoir un disque ou deux. Des chansons courtes pour la plupart, voire très courtes. Des chansons de lui surtout mais aussi d'autres auteurs comme Daniel Laloux, "immense auteur de chanson qui joue aussi du tambour" dont il fera 2 reprises
En cherchant des repères je lui trouve un petit côté Fantazio ... puis Tante Hortense (pour le côté faussement facile et un peu cru des paroles) sur son morceau de Coiffeur joué avec des ciseaux. Je ne suis pas encore au bout de mes surprises. Il annonce une chanson sur une femmes "farousement farouche" et le voici qui déplie une page de magazine avec une image de Xena (oui oui la guerrière) à propos de laquelle il a fait une chanson.
Puis ce sera une chanson minimalistement Vegan avec son petit clin d'oeil à Bobby Lapointe bien évidemment une référence. Comme pour l'art moderne je n'arrive pas à décider si je trouve ça génial ou juste couillon, dans tous les cas c'est déjà amusant. C'est le moment qu'il choisi pour appeler Nini à la rescousse.
Cette dernière fera quelques courts morceaux avec beaucoup d'enthousiasme. Dont une pour laquelle elle demandera à Guillaume de lui prêter main forte, avant d'interpréter ce qui doit être un de ses tubes : celle où il est question de "genoux qui crac ra crac ra craquent". En tout cas ce fut une de mes préférées.
Et là rechangement d'ambiance puisqu'il appellera Caroline, une pianiste, pour que celle-ci interprète 2 morceaux à lui, dont un qui devait s'appeler Nocturne qu'il écoutera religieusement comme nous. Sur les 2 suivant il poser sa voix, pour une histoire de Caméléon et de Vache.
Pour la suivant Nini reviendra avec 3 autres personnes du public pour faire les Punaises qui avait l'aide d'être très populaire aussi. D'un autre côté j'ai l'impression que tout le monde connaissait toutes les paroles. Cette chanson jouée donc en sextet fera office de (presque) final.
En effet Joseph cédera à la pression du public et nous fera un dernier très chouette morceau en anglais au ukulélé qui aurait carrément pu être interprété par Fantazio (encore plus que le précédent). Cette expérience extraordinaire n'a duré qu'une petit heure mais il me faudra un petit moment avant de me reconnecter avec la réalité des choses. Marseille, dimanche soir, le Carnaval, les devoirs des enfants à vérifier, la newsletter de la fac à mettre en ligne ... En tout cas ravi d'avoir fait la connaissance de ce monsieur pas comme les autres. Une fois de plus il n'y aque dans le Non-Lieu que cela pouvait arriver. Merci encore !
Plus de photos et vidéos par Pirlouiiiit par ici

Critique écrite le 06 avril 2026 par Pirlouiiiit
Envoyer un message à Pirlouiiiit
Voir toutes les critiques de concerts rédigées par Pirlouiiiit
Non-Lieu, Marseille : les dernières chroniques concerts

Jean Jacques Boitard par Pirlouiiiit
Le Non-Lieu, Marseille , le 24/01/2026
Jean Jacques Boitard fait partie pour moi de ces artistes marseillais incontournables. Un artiste dont j'ai presque tous les disques (certains sont chroniqués par ici) mais que... La suite

Louise O'sman & Clara Sanchez (Mois de la Chanson) par Pirlouiiiit
Non-Lieu, Marseille, le 01/03/2025
Ce soir Jules vient dormir à la maison, et vu le nombre de fois où les enfants nous ont (chacun) demandé si on allait à un concert tous les deux nous avions bien compris... La suite

Surfin'K par Pirlouiiiit
Le Non-Lieu, Marseille, le 26/10/2019
Je n'ai pas fini de rattraper mes chroniques de Jo Keita et des Vilains Chicots, du Tchoc Fest 2, de Calle Sol et Tahar Tag'l ... donc la logique voudrais je ne sorte pas ce soir... La suite

Shiloh par odliz
Non-Lieu, Marseille, le 19/01/2018
Un vendredi soir au Non Lieu , cet étrange cabaret hors du temps, parfaite carte postale pour une aventure sonore. Lollipop déverse ses derniers retardataires qui trinquent... La suite





