Chronique de Concert
Louis l'Insolence

Aujourd'hui c'est le dernier jour de l'année (universitaire) ... c'est marrant comment certains métiers sont impactés par ce rythme et d'autres beaucoup moins. Dans mon cas c'est très marqué. Du coup les vacances d'été sont une véritable coupure à condition de ne pas trop prendre de devoirs avec soit. Revenant et reprenant le 18/08 l'objectif cette année et de ne pas polluer ces jours précieux avec des trucs que j'aurais dû faire avant ou que je pourrai faire après. Je n'ai pas eu le temps de faire mon sac pour demain, mais tant pis ce soir hors de question de rater une nouvelle fois Louis l'Insolence alors qu'il se produit au Lollipop !

Louis (dont ce n'est pas le vrai prénom que j'ai oublié - Lionel ?) avait arrêté la chanson française et faisait partie du collectif CBarré, ensemble instrumental singulier associé au GMEM (Centre national de création musicale). Je l'avais croisé en version réduite à la Meson (mon premier concert là bas) en février 2006 (voir la chronique par ici). Depuis il y est revenu et pas à moitié aurais je envie de dire. Aujourd'hui il est là pour nous présenter son premier album Nuit immense.

En arrivant devant le Lollipop personne dehors ... Dedans je retrouve quelques fidèles au lieu avec plaisir. Les étals de livres n'ont pas forcement tous été déplacés mais cela suffit par rapport au public, un peu moins nombreux que d'autres fois. Outre le fait que pas mal d'habitués doivent être en vacances et/ou à la plage, l'étiquette "chanson" n'a peut-être pas parlé à tous. Si je me fie à la set list, j'arrive sur la fin du premier morceau Corps à vendre.

Le morceau finit il s'adresse à nous : "En Chine on porte des jeans et des t-shirts" ... aux Etats Unis, en Russie aussi ... alors quelle est la différence ?. Seul. Guitare électrique. T-shirt vert. Pantalon pates d'eph. Barbe fournie. Voix très en avant et assurée. Au niveau du phrasé je pense à Dominique A (comme j'ai entendu Cédric le dire à Cédric) mais aussi à Christophe Bell Œil pour le côté moins effacé.

Je suis assez impressionné par l'assurance avec laquelle il chante ses textes ou ceux d'autres comme Boris Vian ou la poétesse Marceline Desbordes (dont je découvre l'existence). En ce sens je pense à Brel (rien que ça) ou Ferré. Pour le côté un peu "dit" plus que "chanté" je penserai aussi à Fred Nevchehirlian.

"Serions nous prêts à nous couper de nos amis ?" Pour en finir avec les comparaisons, sur un morceau plus fado c'est à Jean Jacques Blanc (Drôles de Drames) et son chant un peu dramatique que je penserai en l'écoutant. Il a aussi ce côté bien rock en s'accompagnant de façon dépouillée et rugueuse à la guitare électrique, sous le regard narquois ou (faussement) dédaigneux de Jason Williamson depuis la pochette de UK grim.

En m'accroupissant pour changer d'objectif sur la gauche je tombe nez à nez avec un stock d'autocollant Hatepinks et Neurotic Swingers à 10 centimes. J'en aurais bien pris quelques-uns mais comme après je vais au théâtre silvain et que je n'ai pas d'autre sac que mon truc d'appareil photo je remets cette idée à plus tard. C'est pour la même raison que je ne prendrai pas le disque de Louis ce soir ...
"Pendant qu'on dort, est ce qu'ils cassent le monde ne petits morceaux ?" Louis continue à nous interroger entre chaque morceau, toujours plus habité, toujours plus emporté avec ses fins comme je n'en ai plus entendu depuis Brel. Trop occupé par la forme je n'ai pas réussi à faire si attention que cela aux textes. J'ai plus écouté leurs sonorités que leur sens. Pour cela il faudra donc que je revienne le voir et/ou que je l'écoute sur disque.

En tout cas j'ai aimé sa présence, j'ai aimé sa voix, j'ai aimé son courage. C'est ce que je lui dirai rapidement à la fin après le showcase, tout en lui redemandant le nom de Marceline ou en lui redemandant quelques précisions par rapport à l'époque CBarré. La prochaine fois faudra aussi que je lui redemande son prénom ;-) En tout cas je n'ai pas trainé car il ne me restais plus qu'un petit quart d'heure pour rejoindre le théâtre Silvain avant que Ana Carla Maza n'ouvre pour Chilly Gonzales dans le cadre de Marseille Jazz des Cinq Continents.
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Critique écrite le 22 juillet 2023 par Pirlouiiiit
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