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Dimanche 9 août 2020 : 11352 concerts, 25885 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Chronique de Concert

Matjé, Route sans frontière, T Roots & the band, Margot Solo, Ras Romain, Selecta Sebx, Compagnie papantin

Matjé, Route sans frontière, T Roots & the band, Margot Solo, Ras Romain, Selecta Sebx, Compagnie papantin en concert

Yellow Circus Venansault 8 Juin 2019

Critique écrite le par

Juin 2019, quoi de neuf ?
Après un hiver et un printemps plutôt morose de manière générale, les quelques week-ends précédents nous ont fait miroité un retour du soleil bien jaune dans les cœurs...
C'est tout naturellement que je me dirige dans cette Zone A Projet du Yellow Circus, où ce soir se produisent quelques forces vives de ces contrées verdoyantes qui jalonnent la région vendéenne.



En effet, Julien Rosay, la main sur le cœur, agriculteur et amoureux de sa terre la partage sans compter à son prochain afin d'en créer quelque chose.
C'est un support pour y faire éclore les germes de la création, qu'elle soit organique, ou impalpable, il s'affaire à extirper les esprits hors d'un canapé au confort relatif.



J'ai connu dans le Sud les Sardinades, fête des quartiers du Massilia et autres fêtes de villages qui font l'essence même de la vie comme j'en ai ma définition.



C'est en passant un ruisseau dans un passage à gué que j'ôte toutes les chaînes quotidiennes pour atterrir dans mon Graal du week-end, ce petit village d'irréductibles entre Beaulieu sous la Roche et Venansault.



En arrivant, je sais déjà que j'ai encore loupé le fameux fakir comme pour lors de la première mouture.
Mais je découvre que c'est manqué aussi pour Route sans frontière et Tonton Paulo, dommage...



Mais l'été est long et les dimanches on peut les écouter au marché bio de la Roche sur Yon.



Cette fois, cette initiative dans le prolongement du mouvement des Gilets jaunes table sur pas moins de 4 jours de festival !
La veille était basée sur la techno, et un grand débat et assemblée citoyenne avec comme épreuve de feu pour les motivés une tempête nommée Miguel... Comme Indurain, l'équipe a bataillé pour bichonner la belle scène montée avec soin.
Pas mal de matelots à bord le Vendredi c'est cool !



Apparemment un bon débat constructif ce samedi sur le RIC et une fin de résidence de la Compagnie Papantin qui termine en beauté par leur spectacle On naît pas pantin déjà bien aboutit.
Un show théâtral poétique et philosophique en phase avec les problématiques existentielles.
J'aurai personnellement l'occasion d'en saisir quelques huiles essentielles avec un pitch qui donne envie du conteur Stef le gentil pirate à la personnalité captivante.



Un artiste local attachant est venu tâter la température de ce lieux et déposer sa plume à l'édifice.
Matjé ; après avoir bourlingué un moment, a posé ses bagages à Panam et naturellement émigré vers des contrées plus verdoyantes. C'est dans notre région qu'il a finalement posé ces cartons.
Il s'est depuis accompagné de compères mélomanes mais c'est en solo qu'il se présente ce soir.



Il arrive seul à entraîner le public avec ses compos emplis de rage de son vécu, contrasté sur une existence prise entre liberté et cadre.
Toute cet équilibre se dégage de cet artiste qui allie humilité et une fougue méditerranéenne non sans me rappeler Rit, qui fait du One man band ; également comme Route sans frontière.



Du roots, un flow agrémenté de beatbox bien 90's, et ce n'est pas une surprise d'entendre une reprise de Claude MC... Solar, bien sûr au Yellow Circus !
Bouge de là, naturellement !
Je me rend compte qu'à la guitare, chanter du Solar, c'est chaud...
Et le groove originel est présent avec un zeste coloré au Matjé.
Petit côté beuf avec Tonton Polo à l'harmonica en impro blues sur Bal Populaire il me semble.



Après un set tout seul à chauffer l'ambiance du Yellow Circus, Matjé cède sa place et retourne échanger avec les gens.



La Compagnie Papantin fait une déambulation dans la carrière avec des costumes à la croisée de Mad Max et Miyazaki. Magnifique, et surtout fait en récup', c'est beau...



T Roots et sa bande se branchent et nous connectent à la fréquence Irie !
Un rendu propre qu'ils travaillent à l'huile de coude depuis plusieurs mois, et ça paye !
Avant le début du set, j'étais passé vers le bar, et une discussion intéressante avec le garde chasse des lieux et un moment avec Matjé (en vidéo rapidement) m'ont éloigné de mes objectifs photographiques...

Mais mes oreilles étaient bien branchées aux amplis. Des guitares bien complémentaires qui skank et martèlent les riddims, une basse assez dub, et des percus bien amenées.



T Roots au chant pose sa voix calme, perchée sur sa branche.
T Roots n'est pas que posé sur son hamac, il monte aussi au front sur des thèmes qui lui tiennent à cœur.
Il nous livre aussi son amour pour la nature, la sérénité.
Sa compère choriste est étonnante de justesse et d'harmonies. Une belle voix au potentiel énorme selon moi sur de si belles instrus.

Un bon switch avec Dia qui n'est pas passée finalement.



Margot solo prend la relève. Cet artiste touche-à-tout est aguerrie aux jams et aux beufs mais c'est ce soir seule qu'elle à préparé une playlist dans ces nombreuses compos.
Cela ne fait pas trop longtemps qu'elle chante en jouant de la guitare, mais son flow entre le rap et le spoken word nous fait plonger dans sa tête qui bouillonne...

Une belle écriture je trouve, et le morceaux ont de belles variations.



Margot nous jouera son titre sulfureux et provoc' Attrape moi (qui avait plu à Eric Antoine et choqué la prude Helène Segara à La France à un incroyable talent).



Encore une déambulation de Stef et Margot, de Papantin en version nocturne.



Un pur selecteur de Sallertaine, Selecta Sebx du Zion 'Sound passe la musique en escale ska rocksteady. Le microsillon nous transporte dans le temps grâce aux galettes d'époques. Des petits bijoux qui me régalent d'envolées cuivrées typiques du style charnière entre le jazz et le reggae.



Ras Romain du réseau D'sibel fera le prolongement avec du nu roots, reggae français underground, dancehall pour finir cette soirée du samedi à danser au coin du feu.
Le lendemain et le lundi ,le Yellow remet ça toute la journée en espérant que le temps soit clément.



A en voir le temps sur le trajet le lendemain pour le Pay Ta Tong, cette fois, je suis réaliste, le début de soirée a dû être aussi rude mais avec des éclaircies. Mais ce lieu fourmille des forces vives, et cela m'a fait plaisir de voir que la ruche s'organise vers un ciel moins chargé !
Le Yellow Circus rempli sa tâche sans conteste, et reboost les accus...



Passez vous faire une idée, vous en sortirez plus optimiste, et avec le sentiment que les choses sont possibles si on s'en donne les moyens.

 Critique écrite le 15 juin 2019 par Berclic


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