Accueil Chronique de concert Primal Scream
Jeudi 28 janvier 2021 : 11352 concerts, 25885 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Chronique de Concert

Primal Scream

Primal Scream en concert

La Cigale, Paris 14 novembre 2013

Critique écrite le par

Primal Scream est avant tout le groupe de Bobby Gillespie, dont il est le seul membre permanent malgré les passages en son sein de pointures comme Kevin Shields (Leader de My Bloody Valentine) et Mani (bassiste des Stone Roses)... S'il existe depuis près de 30 ans, depuis les années Lycée de Gillspsie, le groupe n'a vraiment pris son envol qu'à l'orée des années 90 pour connaitre son apogée avec l'album Screamadelica, aux sonorités indie pop rock, et qui fut un succès public autant que critique à travers toute l'Europe.

Le style de Primal Scream est un condensé des influences de Bobby Gillespie, qui pourrait se résumer en un metling pot du son des Rolling Stones dans les 70's, de Joy Division et de Kraut Rock. Ce metling pot a été décliné dans une multitude d'albums dont les fers de lance sont outre Screamadelica, les albums Vanishing Point, Riot City Blues et XTRMNTR. Tout cela fait de Primal Scream un des groupes les plus connus et reconnus d'Angleterre ou ils remplissent des salles comme le Zenith dans toutes les villes du pays depuis près de 20 ans. Leur statut en France est, à l'instar des Stone Roses, beaucoup plus confidentiel. Cela nous donne la possibilité de vérifier dans une Cigale relativement clairsemée, ce qu'il en est sur scène.




C'est dans un costume Pourpre cintré, avec son look de Michel Houellebecq anorexique qui aurait croisé le coiffeur des Ramones et son teint de Junkie blanc comme un cierge de Pâques que Bobbie Gillespie prend possession de la scène accompagné de ses sbires. Tout de suite, il apparaît que Primal Scream est un vrai groupe de scène. Le son est carré, rodé et percutant. Les musiciens savent emmener le public avec eux en le faisant vibrer. Gillespie occupe plutôt bien la scène et chant de manière énergique, même si sa voix est un peu faiblarde. Les chansons - dont le style oscille du classic rock au Kraut Rock en passant par la new wave - sont efficaces, dansantes et bien interprétées.

Bref tout se passe bien, on passe un bon moment mais au final il manque un truc. La musique de Primal Scream est tellement référencée qu'on la compare inévitablement à ses influences. Et c'est là que le bât blesse ! En effet, quand ils jouent des morceaux stoniens, c'est toujours en dessous des classiques des Stones. Quand ils s'essaient au Kraut Rock, ils ne nous hypnotisent pas autant que Can ou Neu. Quand ils sonnent Joy Division, le manque de la voix de Ian Curtis se fait cruellement ressentir. Parfois on se retrouve aussi dans des climats pourraient se réclamer des ambiances de Nick Cave sans en avoir la densité. Gillespie par son charisme est lui aussi assez bon sur scène mais il n'atteint pas la cheville de ses modèles.

Alors, bien sûr, Primal Scream met la barre très haut dans les influences qu'il revendique, et ce n'est pas une tare de ne pas être aussi bon que les Stones ou Joy division. Il y a d'ailleurs une multitude de groupes bien moins bons, imaginatifs ou plus prétentieux que Primal Scream, mais la comparaison avec leurs influences se fait moins ressentir. La musique de Primal Scream, malgré un talent rare et un savoir-faire évident , n'a pas su couper le cordon de ses influences et peine à rejoindre la première division... Cela ne nous empêche cependant pas d'assister à un concert bien plus sympathique que ceux des Artic Monkeys, de Babyshambles, de Miles Kane ou même de Jack White en Solo...


Photo par Titouan Massé www.facebook.com/pages/Titouan-Mass%C3%A9-Photography, www.flickr.com/photos/titouanbzh

Primal Scream : les dernières chroniques concerts

Primal Scream (Festival Art Rock 2019) en concert

Primal Scream (Festival Art Rock 2019) par Ludmilla
Saint-Brieuc, le 08/06/2019
Bobby Gillespie en arrivant sur la scène de Poulain Corbion annonce la couleur du rock'n'roll : le chanteur de Primal Scream est monochrome de la tête aux pieds, pantalon,... La suite

Primal Scream (This Is Not A Love Song Festival 2017) en concert

Primal Scream (This Is Not A Love Song Festival 2017) par Pierre Andrieu
Paloma, Nîmes, le 10/06/2017
Samedi 10 juin 2017, juste après 23 heures, on approche de la fin de la deuxième soirée au This Is Not A Love Song Festival, et Bobby Gillespie déboule sur la grande scène... La suite

Primal Scream + The Icarus Line en concert

Primal Scream + The Icarus Line par Pierre Andrieu
La Cigale, Paris, le 14/11/2013
Jeudi 14 novembre 2013, le groupe anglais Primal Scream vient présenter son nouvel album More Light au public français... Le concert a lieu à La Cigale, à Paris, devant un... La suite

La Cigale, Paris : les dernières chroniques concerts

L'Épée (Emmanuelle Seigner + The Liminanas + Anton Newcombe) en concert

L'Épée (Emmanuelle Seigner + The Liminanas + Anton Newcombe) par Samuel C
La Cigale - Paris, le 14/12/2019
Croisé près de La Cigale, Anton Newcombe confie avant le concert de L'Épée qu'il n'arborera pas son célèbre t-shirt "Eat shit". Il l'a en effet porté la veille à l'occasion... La suite

Philippe Katerine (featuring Lomepal) en concert

Philippe Katerine (featuring Lomepal) par lol
La Cigale, Paris, le 16/12/2019
On ne savait pas vraiment à quoi s'attendre en allant voir Philippe Katerine en concert à la Cigale en ce 16 décembre 2019. En quittant la salle après 1h30 de spectacle, on n'était... La suite

L'Épée (Emmanuelle Seigner + The Liminanas + Anton Newcombe) en concert

L'Épée (Emmanuelle Seigner + The Liminanas + Anton Newcombe) par lol
La Cigale, Paris, le 14/12/2019
L'Épée, super groupe regroupant les Liminanas, la chanteuse et actrice Emmanuelle Seigner et Anton Newcombe, la tête pensante de The Brian Johnstown Massacre, défendait sur la... La suite

Ty Segall And The Freedom Band en concert

Ty Segall And The Freedom Band par Samuel C
La Cigale - Paris, le 10/10/2019
Ty Segall a investi La Cigale les 9 et 10 octobre. Il arrive sur scène à 20h30 avec sa tenue habituelle, soit un croisement entre le bleu de travail et la combinaison réalisée... La suite