Accueil Chronique de concert Star Wars A Musical Journey
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Chronique de Concert

Star Wars A Musical Journey

Star Wars A Musical Journey en concert

Bercy Paris 17 mars 2010

Critique écrite le par





On sait depuis longtemps que George Lucas est un génie, qu'il a inventé un univers qui a fait fantasmer des dizaines et peut être même des centaines de millions de gens sur la planète terre. On sait aussi que George Lucas bouffe à tous les râteliers et exploite son œuvre au maximum des possibilités imaginable par l'esprit humain : jouets, figurines, romans, BD, Vaisselle, déguisement, jeux vidéos, électro ménager, films, dessin animées, série TV, abonnement éditions atlas, magazine, menus MC DO , rien ne nous est épargné... Il est clair que pour passer à coté de Star Wars ou ne pas s'y intéresser , c'est tout de même assez compliqué. Néanmoins il y a quelques exceptions.

• Etre mort avant 1977
• Il faut avoir eu plus de quarante ans en 1977,
• être sourd et aveugle
• habiter depuis 40 ans dans le désert du Ténéré, en Sibérie ou en Corée du Nord ou en autarcie sur un plateau du Larzac
• Etre une fille ne vivant que pour les barbies et Sissi impératrice
• Avoir très mauvais goût
• Etre un marginal complet et encore ...

Cependant faire Star Wars en concert, cça n'avait jamais été fait. Pourtant il est clair que la cultissime musique de John Williams est un élément majeur de l'univers de Star Wars.



Précisons d'abord que je ne suis pas un intégriste de la Force.
Je ne me déguise pas en Wookie des que j'ai un peu de temps libre.
Je n'ai plus acheté de jouets Star Wars depuis mon 25 eme anniversaire. Je ne cours pas après les autographes d'Anthony Daniels (Acteur C3 PO), David Prowes (acteur ayant interprété Darth Vador sans lui prêter sa voix) ou des interprètes de Bib Fortuna ou de Greedo. Je n'ai que l'affiche de L'empire contre attaque sur les murs de mon appartement (sous verre bien entendu). Je n'ai pas lu tous les romans autour de l'univers de star wars, du coup je ne sais pas grand-chose sur la confrérie du Sith su seigneur khan en l'an 1000 avant la bataille de Yavin (destruction de l'étoile noire dans l'épisode IV) ou de la création du second empire galactique en 142 après la bataille de Yavin par la dynastie des FEL. J'ai réussi à désirer d'autres femmes que la princesse Leia. Je n'ai jamais eu le vaisseau de Boba fett en jouet, ni de sabre laser officiel chez moi.

Je suis donc juste un fan de la première heure, ni plus, ni moins...

Mais un fan suffisamment motivé pour payer une somme "Lucassienne" (synonyme d'astronomique) pour aller voir ce spectacle qui mettait en scène l'orchestre philarmonique de Londres surplombé par un écran géant diffusant des clips d'images de la saga avec des show laser un peu partout.





Au-delà de cette nostalgie assumée pour cette musique, qui a marqué mon enfance, qui me fait encore frémir et que j'ai mémé diffusé lors de mon mariage, je dois admettre que la perspective de me retrouver dans ce que je pensais être un gros rassemblement de geeks et de dévots starwarsophiles déguisés en Vador, Oby Wann Kennoby ou strorm troopers excitait ma curiosité.

Le seul point noir était encore une fois le lieu de ce rassemblement : le sinistre Palais Omnisports de Paris Bercy avec sa carcasse de béton glacée et son acoustique pleine de résonnances.

Deux séances étaient programmées le 17 mars : l'une à 17 h00, l'autre à 21h00. Soit un potentiel de 30 000 personnes, soit à peu prêt autant que lors des rassemblements des témoins de Jehova

C'est toutefois dans un POPB plutôt clairsemé que je pénètre vers 20 H45 avec mon padawan. Première surprise, les gens ont l'air terriblement normaux. Il n'y a pas de meutes de geek obèses à cheveux gras et à grosse lunettes. Pire on ne croise pas autant de mecs en costumes qu'ont l'aurait imaginé. Seuls quelques storm troopers se frayent un passage vers la buvette pour prendre un coca à coté d'une princesse leya qui se tape un bon hot dog sous l'œil bienveillant d'un Obi Wan Kenoby qui ne réagit pas au ton qui monte entre une serveuse et un dark vador en colère d'attendre ses pop corns. Nous suivons pourtant yoda et un jawa pour prendre place dans les tribunes .





Les lumières s'éteignent et l'écran géant s'illumine avec une phrase bien connue de toute l'assistance : Once upon a time in a galaxy far, far away ...

L'orchestre symphonique fait retentir le fameux thème du générique sous les hurlements et les vivas d'un public qui agite des petits sabres laser (vendu au prix lucassien 35 euros à l'entrée) dans l'obscurité alors que l'on voit des vaisseaux spatiaux se poursuivre sur l'écran géant .

Le son est bon mais pas assez puissant. Il ne claque pas comme je l'aurai espéré. C'est probablement car la salle est mal adaptée. La musique aurait dégagé d'avantage de puissance au Grand Rex ou au palais des Congres.

Apres cette intro somme toute sympathique, un speaker annonce l'entrée sur scène d'un petit bonhomme aux cheveux blancs et au sourire mutin. Il s'agit d'Anthony Daniels, le seul acteur a avoir été présent dans les six films de la saga dans le rôle de C3PO.

Il sera le monsieur Loyal de la soirée et racontera toute l'histoire de la saga de manière chronologique lors des intermèdes entre les morceaux.

Du haut du strapontin mal placé que j'occupe le spectacle finit par devenir un peu long. La faiblesse du son ne soulève bien évidemment que peu d'enthousiasme. On n'est pas emporté dans les étoiles par la musique comme on l'espérait. Certes, la Marche impériale fait son effet, elle sera même jouée en rappel sous l'acclamation du public. Mais en dehors de quelques autres moments sympathiques, on se dit qu'on pourrait se faire la même soirée chez soi avec un e bonne chaine hifi et un bon DVD .

C'est donc en baillant que l'on quitte le Palais Omnisports de paris Bercy en se disant que l'on s'était quand même fait un peu lucassiser avec Star Wars A Musical Journey.

C'était une soirée à mille lieux de celles passées il y a quelques années lors du concert mémorable d'Ennio Moriconne au Palais des congrès ou la moitié de l'assistance pleurait de bonheur au son de " the extasy of gold" et de celle, quelques années plus tard qui avait vu le festival Jules vernes rendre hommage à Lalo Schiffrin.

 Critique écrite le 13 avril 2010 par lol


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