Chronique de Concert
The Shivas + The Howlin' City

The Howlin' City, groupe, qui ouvre la soirée est un duo guitare/chant et batterie... "Comme les White Stripes, les Black Keys, les..." nous rétorquera-t-on ?. Oui mais moins "Blues" et plus "Rock". Ils ont deux ans d'existence seulement mais font (déjà) preuve d'une complicité de vieux briscards. Ils jouent bien. Le guitariste possède une bonne voix et le batteur tape comme un dément, bonne surprise.

Les Shivas que nous avions vu à la Machine à Coudre, il y a quelques années, sont toujours très frais. Les revoir a été éminemment sympathique. Et même plus : un plaisir! Le trio, d'il y a quelques années, s'est mué en quatuor avec l'adjonction d'un second guitariste/batteur/churs. Qui remplacera la batteuse, Kristin Leonard, le temps de deux chansons, un peu dans la tradition des "girls groups" sixties. Petit point "fashion" ? la chanteuse-batteuse mais surtout batteuse s'est fait une couleur qui la blondit comme les blés proverbiaux (pendant un moment nous avons même cru à un changement de l'élément féminin mais non).

Moissonneuse-batteuse en quelque sorte, prête à glaner les vivats et autres hurrahs de et dans la foule, puisqu'elle sautera dans le public, avant de regagner sa place, sagement (?), derrière son kit. Formé en 2006 (déjà) les Shivas avec 7 albums au compteur et un EP, font toujours preuve d'un fougue toute juvénile (facile avec un petite vingtaine d'années de moyenne d'âge).

Rappel : les Shivas sont nés d'une obsessions des membres du groupes pour les garage-bands, le surf et psychédélisme des sixties. En particulier, Jared Molnyeux, très jeune guitariste, chanteur et leader... La formation des débuts a été légèrement remaniée, le frère du guitariste Colby, ayant été remplacé par la batteuse/chanteuse Kristin, mais l'esprit reste le même. "I wish it could be 1965 again", en quelque sorte...

La prestation du Molotov ne dérogera pas à cette (sainte) trinité : garage-surf-psyche. Le groupe sonne Ricain comme pas deux. Ce que confirme le rappel avec une reprise de "Goo goo Muck" des Cramps, en fait de Ronnie Cook and the Gaylads via les Cramps. Une belle set-list défile : "Do The Crocodile", "I've Had Enough", "Can't Relax" ou notre préférée "You Make me wanna die". Rien de nouveau sous les tropiques, une musique passéiste mais tellement jouissive. Nul doute qui si ils repassaient nous y retournerions !
Critique écrite le 21 mai 2019 par Gilles Borgogno
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