Accueil Chronique de concert Tindersticks (Ultime répétition avant la tournée No Treasure But Hope)
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Chronique de Concert

Tindersticks (Ultime répétition avant la tournée No Treasure But Hope)

Tindersticks (Ultime répétition avant la tournée No Treasure But Hope)   en concert

Imago, Cébazat 27 janvier 2020

Critique écrite le par



Juste avant de partir en tournée partout en Europe, aux Etats-Unis et jusqu'en Russie pour promouvoir leur magistral dernier disque, "No Treasure But Hope", les Tindersticks se sont retrouvés au pôle de création musique/image Imago à Cébazat (près de Clermont-Ferrand) pour répéter au calme leurs futurs concerts. A l'issue de trois jours de travail, à peu près soixante personnes étaient conviées dans un des studios du lieu pour assister à un concert privé. Petit compte rendu d'un moment intimiste en compagnie d'un groupe toujours aussi classe...



Imago est un lieu qui est en général réservé aux musiciens et artistes pour travailler sur leur projets en cours, c'est donc à l'occasion de ce show case qu'on découvre l'endroit (fonctionnel et flambant neuf) qui se trouve derrière la salle du Sémaphore, à Cébazat. On arrive pile à l'heure (pour une fois), on décapsule une petite bière (on sait recevoir ici !) et on pénètre dans le studio, où il n'y a pas de scène mais qui ressemble fort à une salle de concert avec lumières, système de son etc. Des tables et des chaises ont été disposées pour accueillir les invités. Toutes les conditions sont réunies pour l'arrivée des musiciens...



Venus en voisins et amis, Stuart Staples habite dans la Creuse et fréquente assidûment le festival International du Court métrage de Clermont-Ferrand (dans le cadre duquel son combo s'était produit en 2017), les Tindersticks se lancent sans chichis dans un set ultra émouvant dont ils ont le secret. Le leader et chanteur du groupe est assis devant ses musiciens, aussi concentrés et habités que leur chef de file. Et là, comme à chaque prestation des Tindersticks, la troupe installe une ambiance teintée de religiosité et de respect, ce qui permet d'apprécier dans un calme de cathédrale la grand messe spleenétique.



Ce qui frappe au premier abord, c'est la qualité du son, chaud et organique (pas besoin de protections auditives ici !), et puis l'on se laisse emmener par la voix grave et évocatrice de Stuart Staples, tout en appréciant la finesse de chaque musicien présent dans la salle : David Boulter, aux claviers, Neil Fraser, à la guitare électrique, Earl Harvin, à la batterie, Dan McKinna, à la basse et aux claviers, plus un musicien dont nous n'avons pas le nom à la guitare sèche. Dans un monde où les inepties musicales sont légion (il n'y a qu'à consulter la programmation des festivals grand public pour avoir les noms), savoir que les Tindersticks existent encore et sont capables de provoquer autant de frissons en 2020 est quelque chose de nature à mettre du baume au cœur.



Rapidement, on imite Mister Staples et l'on ferme les yeux, complètement happé par les chansons, toujours d'un très haut niveau et interprétées avec une indéfectible foi. Les titres, tous plus classieux les uns que les autres, se succèdent : "Running Wild", "Trees Fall", "Pinky in the Daylight", "How He Entered", "The Amputees", "Tough Love"... Ils sont entrecoupés d'applaudissements nourris et de quelques petits et timides mots du vocaliste en chef, ravi par l'accueil et les " conditions de travail " en Auvergne.



Au bout d'une heure trente en apesanteur, le concert se termine avec un classique beau à pleurer des Tindersticks, "Another Night In" (sur lequel les violons de la version originale sont remplacés par les doigts de fée de Neil Fraser sur sa guitare) puis par l'interprétation d'un dernier morceau tout récent, lui, et nommé "Take Care in Your Dreams", superbe également. Merci messieurs pour ces torrents de mélancolie parfois sublimés de manière géniale par un subtil souffle épique. C'était beau !

Liens : www.tindersticks.co.uk, www.facebook.com/tindersticksofficial, twitter.com/tindersticksUK, www.instagram.com/tindersticks_uk, www.facebook.com/cityslangfrance...

Photos : Yann Cabello www.yanncabello.com, www.facebook.com/yann.cabello.7, twitter.com/YannCabello, instagram.com/yanncabello...

> Réponse le 31 janvier 2020

Merci pour ce compte rendu tout en émotions de ce showcase auquel j'aurais tant aimé pouvoir assister. Le guitariste dont vous ne connaissez pas le nom n'est autre que Stan Osborne Staples, le fils de Stuart. X  Réagir


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