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Chronique de concert Treaks + Big Wett + Almond Butyl
Vendredi 15 mai 2026 : 6170 concerts, 27542 chroniques de concert, 5435 critiques d'album.
Chronique de Concert
Treaks + Big Wett + Almond Butyl
Entre festivals extra muros et gros concerts sur le vieux port, une proposition, gratuite sur invitations, pas énormément annoncée mais très alléchante sur le papier, dans le cadre des "jeudis au musée" et de "l'été marseillais" comme nous le rappelle un tote bag et une carte postale signée du maire.
Cette semaine c'est une carte blanche au festival The Echo dont on vous a raconté avec plaisir la dernière édition au printemps.
Des trois artistes programmés dont je ne connaissais que Treaks dont on ne sait pas à quelle heure ils passaient, du coup on sera là dès le départ.
Entre les food trucks, la buvette, un atelier tatouages et une exposition, il n'y avait pas grand monde pour le premier live alors qu'il faisait encore soleil.

Jamais écouté ce que fait Almond Butyl mais on connait un peu son groupe Agar Agar qui est déjà passé plusieurs fois à Marseille.
Le début est plutôt déroutant, une musique ambiant et bucolique qui s'avère la bande son de l'expo du soir.
Ambiance limite séance de sophrologie, il ne manque que des transats pour faire une petite sieste avant les artistes suivants.

Ecouté debout on ne sait quoi penser de ses interventions, ou iel se prend pour une plante ou un escargot, il ne manque plus que les Inconnus débarquent avec leur sketch "Les insectes sont nos amis".
Au fil du concert, la musique se met plus enjouée avec des cotés jungle et IDM qui résonnent et attirent un peu plus de monde.

D'autres moments plus discutables avec des voix trafiquées qui parasitent plus qu'elle n'envoutent, à mon gout.
Bref c'est assez conceptuel et expérimental, peut être que d'autres ont davantage apprécié, mais ce n'est pas le cas dans mon entourage.

La suite par contre c'est une toute autre ambiance et la tension monte d'un cran dès les premières secondes du set de Treaks, des Nantais découverts il y a quelques mois avec un album percutant et prometteur qu'il me tardait de voir en live.

La chanteuse déboule avec un cinglant "bonsoir dans ce pays de fascistes" et harangue à se rapprocher de la scène pensant que le batteur et le bassiste/claviériste ont l'air tout aussi déterminés à faire bouger.

Treaks c'est un trio énervé avec une rythmique qu'on qualifiera par defaut de dance punk, quelque part entre Duchess Says, Le Tigre ou les Gossip des débuts, et quand est client c'est un régal.

Ca hurle quasiment du début à la fin et les morceaux s'enchainent sans temps mort, on est impressionné par l'énergie déployée par les trois membres pour un public obligé de se réveiller par ce qu'il reçoit.

Parmi tous les brûlots joués ce soir, le très rriot girls "Tiny brain", "une chanson sur le consentement", l'occasion de descendre dans les premiers rangs pour invectiver avec conviction.

Chose pas si fréquente en plein air, le son est excellent malgré le chaos organisé par le groupe, on est content de les découvrir dans ces conditions.

Ils repasseront dans le sud, le 30/08 à Istres (festival Guinguette sonore) et plus tard à Marseille faire trembler les murs de l'espace Hyperion le 12/12.

La soirée finit avec la performance de l'Australienne Big Wett, et là attention les yeux.

Le changement de plateau est assez rapide car il n'y a plus un seul instrument sur scène, uniquement une bande son putassière à souhait.

Musicalement comme visuellement, ça défrise, avec des morceaux entre euro dance, electro clash et ghetto house, c'est très répétitif et en osmose avec les paroles très crues de cette drôle de performeuse.

Pas de visuel épileptique mais avec une vulgarité tellement poussée qu'elle ferait passer Charlie XCX pour Diana Krall.

Décalage total avec le lieu habituellement si sage, après avoir accueilli récemment certaines dates du festival jazz des cinq continents, et les "fuck, ass, pussy" lâchés avec une outrance à la Peaches, sextoy compris.

Comme sur disque (découvert après) les tubes salaces "Pony" et "Eat It" sont de loin les plus drôles.

Et même si la recette s'avère épuisante sur la longueur, un show défouloir aussi frontal qu'assumé, ça valait le coup de rester après l'effet de surprise.
Soirée estivale bien sympathique en somme.
Plus de photos de la soirée ICI
Cette semaine c'est une carte blanche au festival The Echo dont on vous a raconté avec plaisir la dernière édition au printemps.
Des trois artistes programmés dont je ne connaissais que Treaks dont on ne sait pas à quelle heure ils passaient, du coup on sera là dès le départ.
Entre les food trucks, la buvette, un atelier tatouages et une exposition, il n'y avait pas grand monde pour le premier live alors qu'il faisait encore soleil.
Jamais écouté ce que fait Almond Butyl mais on connait un peu son groupe Agar Agar qui est déjà passé plusieurs fois à Marseille.
Le début est plutôt déroutant, une musique ambiant et bucolique qui s'avère la bande son de l'expo du soir.
Ambiance limite séance de sophrologie, il ne manque que des transats pour faire une petite sieste avant les artistes suivants.
Ecouté debout on ne sait quoi penser de ses interventions, ou iel se prend pour une plante ou un escargot, il ne manque plus que les Inconnus débarquent avec leur sketch "Les insectes sont nos amis".
Au fil du concert, la musique se met plus enjouée avec des cotés jungle et IDM qui résonnent et attirent un peu plus de monde.
D'autres moments plus discutables avec des voix trafiquées qui parasitent plus qu'elle n'envoutent, à mon gout.
Bref c'est assez conceptuel et expérimental, peut être que d'autres ont davantage apprécié, mais ce n'est pas le cas dans mon entourage.
La suite par contre c'est une toute autre ambiance et la tension monte d'un cran dès les premières secondes du set de Treaks, des Nantais découverts il y a quelques mois avec un album percutant et prometteur qu'il me tardait de voir en live.
La chanteuse déboule avec un cinglant "bonsoir dans ce pays de fascistes" et harangue à se rapprocher de la scène pensant que le batteur et le bassiste/claviériste ont l'air tout aussi déterminés à faire bouger.
Treaks c'est un trio énervé avec une rythmique qu'on qualifiera par defaut de dance punk, quelque part entre Duchess Says, Le Tigre ou les Gossip des débuts, et quand est client c'est un régal.
Ca hurle quasiment du début à la fin et les morceaux s'enchainent sans temps mort, on est impressionné par l'énergie déployée par les trois membres pour un public obligé de se réveiller par ce qu'il reçoit.
Parmi tous les brûlots joués ce soir, le très rriot girls "Tiny brain", "une chanson sur le consentement", l'occasion de descendre dans les premiers rangs pour invectiver avec conviction.
Chose pas si fréquente en plein air, le son est excellent malgré le chaos organisé par le groupe, on est content de les découvrir dans ces conditions.
Ils repasseront dans le sud, le 30/08 à Istres (festival Guinguette sonore) et plus tard à Marseille faire trembler les murs de l'espace Hyperion le 12/12.
La soirée finit avec la performance de l'Australienne Big Wett, et là attention les yeux.
Le changement de plateau est assez rapide car il n'y a plus un seul instrument sur scène, uniquement une bande son putassière à souhait.
Musicalement comme visuellement, ça défrise, avec des morceaux entre euro dance, electro clash et ghetto house, c'est très répétitif et en osmose avec les paroles très crues de cette drôle de performeuse.
Pas de visuel épileptique mais avec une vulgarité tellement poussée qu'elle ferait passer Charlie XCX pour Diana Krall.
Décalage total avec le lieu habituellement si sage, après avoir accueilli récemment certaines dates du festival jazz des cinq continents, et les "fuck, ass, pussy" lâchés avec une outrance à la Peaches, sextoy compris.
Comme sur disque (découvert après) les tubes salaces "Pony" et "Eat It" sont de loin les plus drôles.
Et même si la recette s'avère épuisante sur la longueur, un show défouloir aussi frontal qu'assumé, ça valait le coup de rester après l'effet de surprise.
Soirée estivale bien sympathique en somme.
Plus de photos de la soirée ICI
Critique écrite le 29 juillet 2025 par Sami
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