15eme édition.
Cette édition 2009 s'annonce sous les meilleurs augures puisque pour cette quinzième les programmateurs ont décidé de mettre le paquet en programmant deux groupes de grande envergure le samedi; "Soldat Louis" et "Natty de Sinsemilia", entourés par nos meilleurs groupes rocks régionaux ainsi que nationaux.
Vendredi soir sera plus orienté vers la chanson française avec Marc Aymon en tête d'affiche entouré par de très bons groupes folk "Anach Cuan" ou musique du voyage "Tamatakia" et pour la fin de soirée un groupe rock du nom de "Crystal Ball" de Zurich (des stars là-bas) qui font un rock fabuleux et très dynamique.
Venoge Festival : les dernières chroniques concerts 3 avis
Nuit Incolore, Fle?che Love, Ade?le Castillon, Carbonne, IAM, Eddy de Pretto, MIKA, Mosimann (Venoge festival 2025)
Le révélation valaisanne confirme sa singularité avec une scénographie épurée dominée par un immense papillon lumineux à LEDs, référence directe à "La note noire" et son album "La nuit du papillon". Guitare-chant et batterie suffisent à porter ses mélodies sombres et introspectives qui explorent l'abandon et la solitude contemporaine. "J'ai besoin de prendre l'air", repris en choeur par un public conquis, révèle cette capacité rare à transformer l'intime en communion collective. Cependant, un léger oubli en fin de set et la difficulté apparente à remplir une heure complète de concert trahissent une carrière encore en construction. Sa chanson française teintée d'urbain moderne trouve néanmoins son public, preuve que l'authenticité émotionnelle prime sur les artifices techniques. Entre piano envoûtant et productions contemporaines, Nuit Incolore incarne cette nouvelle génération d'artistes francophones qui refusent de choisir entre tradition et modernité.Expérience sensorielle et spirituelle radicale dans un décor ultra-minimaliste : deux montagnes noires et l'arrivée de danseuses masquées en costumes rouges. Aucun instrument traditionnel, seulement cette voix qui transperce et une gestuelle habitée... Lire la suite
Vendredi sur mer, Sens unik, Bon entendeur, Bigflo et Oli, Vladimir Cauchemar, Jason Derulo, DJ Bens
Cette troisième journée du Venoge Festival dessine une cartographie ambitieuse des musiques contemporaines : de la nouvelle chanson française électronique aux origines du rap suisse, de l'électro-pop méditerranéenne au hip-hop commercial français, en passant par l'expérimentation sonore et le show business américain.L'ancienne photographe transformée en chanteuse confirme sa singularité esthétique avec une scénographie dépouillée où des draps blancs tendus dessinent des montagnes abstraites en fond de scène. Cette approche visuelle minimaliste reflète parfaitement son univers musical, né de la composition de bandes-son pour ses propres clichés photographiques. Accompagnée d'une formation réduite - batterie, guitare et piano - elle prouve que la nouvelle chanson française peut s'affranchir des artifices pour retrouver une essence poétique authentique. Son chanté-parlé singulier, hérité de ses "Premiers émois", dialogue avec l'approche plus brutale de "Métamorphose", révélant une artiste capable d'évoluer sans trahir son identité. Cette synthèse entre influences techno et tradition française témoigne d'une génération qui refuse les cloisonnements esthétiques, préférant puiser dans tous les... Lire la suite
Sugarhill Gang, Sheila, UB40, Murray Head, Sean Paul (Venoge Festival 2025)
Cette deuxième soirée du Venoge Festival s'annonce comme un voyage temporel ambitieux à travers les révolutions musicales des dernières décennies. Au programme : une plongée dans les origines du hip-hop new-yorkais, l'âge d'or du disco français, la fusion reggae-pop britannique, le folk-rock international, l'explosion du dancehall jamaïcain, et l'apothéose kitsch des tubes des années 80-90. Les pionniers du mouvement hip-hop débarquent sur scène avec une formation réduite à l'essentiel : deux MCs et un DJ qui n'hésite pas à abandonner ses platines pour prendre le micro. Cette configuration minimaliste révèle toute la substance du hip-hop originel, celui des block parties du Bronx où l'improvisation et l'interaction directe avec le public primaient sur les artifices. Quarante-cinq ans après "Rapper's Delight", premier succès commercial du genre, The Sugarhill Gang prouve que les fondamentaux restent inébranlables. Leurs rythmes puisent dans le funk classique, leurs rimes s'articulent autour de cette cadence implacable qui a défini les codes esthétiques de toute une génération d'artistes. L'accueil chaleureux du public témoigne de cette nostalgie active pour un hip-hop débarrassé de ses oripeaux contemporains.... Lire la suite






