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Boogers, l'interview décalée

Boogers, l'interview décalée en concert

La Flèche d'Or Paris 2 décembre 2011

Interview réalisée le 02 décembre 2011 par Lebonair



Fin septembre, le soleil brille sur Paris et je me trouve à quelque encablures de chez moi, à la Flèche d'Or dans le 20ème arrondissement. Il est 16h30 et j'attends d'une minute à l'autre l'arrivée de Stéphane alias Boogers.

J'aime bien le personnage dans son style "je m'en foutiste et système D", sa musique aussi 100% fun et rock'n'roll à l'esprit Beck, Weezer, comme j'avais apprécié sa prestation lors de son concert donné en solo en Mars 2010 à la Maroquinerie à quelques centaines de mètres de là (voir chronique)


J'ai eu envie de lui parler lors de cet entretien de son grand ami Thomas VDB que j'avais rencontré quelque temps plus tôt et bien sûr de son nouvel album "More Better" (chronique disque à lire sur le site). J'avais surtout envie de passer un bon moment avec un musicien talentueux, drôle, un peu dingue et atypique, bref, j'avais très envie de vous le faire connaître car ce type mérite vraiment qu'on s'y intéresse de plus près.





Lebonair : je souhaite commencer par une petite anecdote, le dernier artiste que j'ai interviewé avant toi, c'était le comédien Thomas VDB....
Stéphane : (il me coupe dans un grand éclat de rire) Cela me dit rien, je ne sais pas du tout qui c'est !

Lebonair : ça te dit quelque chose ?
Stéphane : Bon ok, c'est mon super pote depuis 15 ans maintenant.

Lebonair : t'as vu son dernier spectacle "Presque Célèbre"? (qui redémarre en Janvier prochain au Point Virgule, lire l'interview de Thomas VDB)
Stéphane : Oui bien sûr

Lebonair : t'as aimé ?
Stéphane : Bien sûr, je suis fan, je suis juste pas objectif en fait.

Lebonair : Tu l'as connu où ?
Stéphane : Je l'ai connu car je bossais à Radio Béton à Tours et lui à l'époque il était le président du fan club de Korn. Il y avait un partenariat férarock/Korn, vu qu'il habitait à Tours, on lui a demandé de venir réaliser une émission, on s'est rencontré là. Après, on a fait une espèce de pièce de théâtre à Tours à l'occasion des 15 ans du Bateau Ivre et puis à partir de là, on est devenu super potes. On a fait des émissions radio ensemble tel que "Variété Mon Amour". On se foutait de la gueule de tout le monde et puis après il est parti faire ces trucs à Rock Sound, il a quitté Tours, on s'est jamais lâché, on a une bande de 4/5 potes qu'on revoit régulièrement. On commence à faire les anciens combattants mais voilà, je suis fan, ça commence à bien marcher pour lui, c'est cool. Lui dans la comédie, moi dans la musique, on avance un peu au même niveau, j'en suis au 2eme disque, il en est à son 2ème spectacle même si là, il commence à faire dans le gros avec la télévision, à devenir présentateur tv, on rigole plus, c'est sur France2. Un nouveau philippe Manœuvre. (il est mort de rire)

Lebonair : Ah non, pas ça !
Stéphane : Voilà on rigole, on part en vacances, on parle peu de ce qu'on fait.

Lebonair : J'ai trouvé ça drôle du coup, par le fruit du hasard, d'interviewer les deux copains. Hier soir, je pensais à toi, ton pote Thomas, ta musique, la fois où je t'ai vu sur scène pour ton précédent disque, ton univers et à ton état d'esprit. Je te définirai donc comme un bon musicien rockeur, déconneur , branleur et adepte du système D dans la vie.
Stéphane : C'est pas volontaire

Lebonair : J'ai même lu dans un article te concernant qu'on te trouvait un côté fumiste...
Stéphane : C'est pas une volonté, je suis comme ça, en résumé je fais avec ce que j'ai, avec les moyens du bord mais ça c'est génétique, familial. Mon grand père par exemple faisait des meubles avec des cagettes de mandarines, tu vois le truc. J'essaie de faire croire que j'ai un groupe de rock alors que je suis tout seul. T'écoutes mon cd, tu crois que c'est un groupe alors que non, c'est avec l'ordi, c'est ce qui me fait fantasmer

Lebonair : que faisais-tu avant la sortie de ton 1er album qui date de 2010 ? Tu jouais avec Rubin Steiner il me semble.
Stéphane : C'est vrai, j'étais son batteur pendant 5 ans. On a fait plein de voyages.

Lebonair : Oui, il tournait dans le monde Rubin...
Stéphane : Oui, oui, bon maintenant ça s'est calmé, il est programmateur de salle maintenant à Tours. Une salle qui s'appelle le Temps Machine. Avec son asso Travaux Publics ils sont là depuis un an, maintenant la salle est ouverte, c'est parti, ça lui prend beaucoup de temps. Il a sorti malgré tout un disque avec un Canadien il y a peu, pour lui l'urgence c'est la salle. Rubin, ce fut plein de voyages, j'adore jouer de la batterie avec un casque sur les oreilles, j'étais hyper content. Le Brésil, la Russie, on a bien déliré, donc belle expérience, savoir à quoi ressemble un gros plateau , bouger, prendre l'avion, les concerts à l'étranger, faire une vraie tournée. C'est grâce à Rubin que j'ai touché mes premiers cachets, le statut intermittent. En fait, avec Rubin, avant tout ça, on bossait dans un bar tous les deux, il commençait à peine, il m'a filé un ordinateur, une chaise et un bureau, allez au boulot mon pote me disait il. Il m'a soutenu et encouragé à me lancer aussi dans mon projet. J'ai aussi arrêté Rubin car Boogers commençait à me prendre trop de temps.



Lebonair : Justement, qu'est ce qui a fait que tu as mis tout ce temps à lancer ton projet ?
Stéphane : En réalité, j'ai commencé vers 14 ans chez moi tout seul, je faisait de la musique dans ma chambre, il a fallu faire mûrir le projet. C'est l'histoire de prendre confiance, de se lancer sur scène tout seul, c'était pas évident non plus. Au départ on était deux et très vite j'ai ressenti le besoin d'être tout seul. Pour être signé chez AtHome et que le set tourne bien, il m'a fallu 4 ans. Tu vois, le 1er disque, j'ai mis 4 ans à le faire. Et puis, c'est pas parce que l'on veut faire quelque chose dans la musique qu'on y arrive aussi (tout en riant). Tu décides de rien en fait, ce sont les gens qui ont la thune qui décident pour toi. Après, c'est quand tu arrives à avoir un peu de pouvoir que tu peux décider un peu des choses, des évènements. Faut gratter, j'adore les groupes avec des mômes de 16 ans qui débarquent tout frais, moi je suis comme le Bourgogne, faut que ça vieillisse un peu

Lebonair : Qui a fait de toi ce fameux Boogers ?
Stéphane : Radio Béton, une radio où j'étais objecteur de conscience, un des derniers.

Lebonair : moi aussi j'ai été objecteur.
Stéphane : Tu as donc gagné beaucoup d'argent (mdr le Stef). Un mec , Cédric, le président de cette radio m'a vraiment aidé, il me disait le jour ou tu arrêteras de travailler et que tu feras que Boogers, on bossera ensemble. Il était à l'époque le manager de la Ruda Salka, important ce groupe aussi, j'ai fait plein de leurs 1ères parties. T'imagines une salle de 800 personnes qui veulent tous voir la Ruda, et toi, t'arrives tout seul sur scène, ça apprend la vie. J'ai un copain, Patrick, mon mécène, il me donne des sous pour qu'on bosse, pour que j'avance, il me paie les autocollants, les affiches etc. Mes potes aussi, ma nana sont importants pour moi. Elle m'a beaucoup aidé, il fallait faire un choix. Pour me jeter à l'eau, devenir intermittent, l'horreur tu vois, stopper mon boulot. Dire aussi aux parents, bon voilà je quitte mon taf pour la musique. Je connais plein de musiciens qui n'arrivent pas à passer un cran au dessus, moi, j'avais Rubin Steiner, il y avait des dates, je me serais jamais lancé dans Boogers sans rien derrière. La j'en vis, j'en vivote, mais bon, faut avoir de grosses couilles. Romain aussi m'a bien aidé pour le label etc, mon tourneur aussi, enfin évidemment on a besoin des autres, j'ai décidé de ne pas avoir de manager car je m'en fous mais je vois aussi les limites du truc aussi. J'ai pas d'agenda mais on a besoin des autres. L'idée d'avoir un manager, on éclate le truc, tu vois quand j'entends, je veux être manager, je rigole, si un pote dans la musique veut t'aider ok, après ? Pas besoin, ça se fait comme ça, les rencontres.

Lebonair : Un label, ça fait quoi alors ?
Stéphane : Le studio, le mixage, moi je pensais que j'avais fini et un ingénieur a refais les mixs et ça prends de l'ampleur, de la gueule tout de suite.

Lebonair : Justement pour le 2ème album...
Stéphane : enfin pas tout à fait le 3eme, mais j'ai rien dit... enfin le 2eme et dans la vraie vie le 3ème, mais on s'en fout.

Lebonair : Pour ce disque More Better, en quoi justement More Better par rapport au précèdent ? Un pote a rien compris à ton trip More Better, y me dit, ça veut rien dire More Better.
Stéphane : En fait, c'est une blague sortie entre moi et un pote.

Lebonair : J'ai trouvé qu'il y avait plus de volume...
Stéphane : Il est plus ouvert, avec le 1er, j'ai mis 4 ans, c'était un sac de noeuds, celui-ci 1 an, genre un peu la panique, je me prenais la tête avec les gens et là, facile, un studio, j'ai moins mis le nez dedans. J'ai pas eu le temps de me prendre la tête, c'est sorti comme ça, plus direct..

Lebonair : Plus direct, plus de volume, même un titre un peu electro.
Stéphane : tu sais un jour j'ai lu sur le net un mec qui disait More Better, publicité mensongère. Des fois je complexe, enfin pas vraiment, plutôt, je suis pas docteur, c'est que de la musique, au final.



Lebonair : La musique c'est aussi un remède aux migraines de la vie.
Stéphane : Enfin, il y a des choses plus importantes que cela.

Lebonair : Moi, ça m'a fait rire, c'est dans l'esprit, fun et pas prise de tête. Cela veut peut-être rien dire et alors ? Tous ces groupes étrangers, si on traduisait les paroles, on écouterait même plus leur musique après dans certains cas.
Stéphane : C'est vrai.

Lebonair : je t'ai vu sur scène en mars 2010 à la Maroquinerie avec Piano Chat. J'ai croisé Missonnier le directeur de Rock En Seine.
Stéphane : Ah , mon parrain Fair. Dans les festivals, on ne me fait pas confiance en solo. Il m'a dit que ma formule était un peu trop légère, par contre il m'a programmé au festival Europavox.

Lebonair : Je connais bien, également Didier Veillault et sa merveilleuse Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand.
Stéphane : Hé, Presque toute ma famille vient des Martres de Veyre.

Lebonair : Non ?
Stéphane : Si !

Lebonair : Mais je suis de cette région à 15 bornes de là ! Tu connais la boite échangiste le Nirvana, alors ?
Stéphane : Non, non je travaille pas là bas !

Lebonair : menteur !
Stéphane : Je connais bien Spliff le magasin de disques, dans le centre de Clermont.

Lebonair : Toute ma vie mec, Spliff, Gilbert, je te kiffe ! Mais sinon, ça t'a appris quoi de jouer aussi en groupe même si ce fut plus rarement le cas qu'en solo ? Moi j'ai envie de te voir en groupe, j'ai aimé ta prestation solo, tu me faisais penser à ce magicien musicien qui sortait un lapin de son chapeau, avec ce coté systeme D, mais j'avais envie parfois que ça pulse, avec un batteur qui déchire tout derrière, du rock qui pète dans la gueule, simple et efficace tu vois.
Stéphane : Je peux te dire qu'avec le groupe, on en a fait 7 ensemble, avec ces potes, ça pulse grave, pour moi c'est un métier, je n'avais jamais été chanteur/guitariste sur scène, jouer avec des boules quiès, chanter mes propres chansons, les retours son, en plus ce sont des pros, le batteur joue dans PNEU, le bassiste a un projet Piano Chat.



Lebonair : Un gros malade ce Piano Chat (je vous conseille vivement de voir ses vidéos sur le net pour vous en faire une idée) il avait fait ta 1ere partie la fois où je t'ai vu. On était tous morts de rire, un ouf ce type.
Stéphane : C'était le début à ce moment mais maintenant, il a explosé, je suis fan aussi. Enfin maintenant je dois être responsable de mes musiciens, ça fait bizarre. J'ai mis une vidéo en groupe aux Vieilles Charrues d'ailleurs, on va faire 2/3 dates avec le groupe avec Stupeflip.

Lebonair : Vu également Stupeflip, de vrais barges, je leur reproche juste d'être vraiment trop barges, ils poussent loin. C'est pas que ça me gène mais c'est au détriment de la musique, 1h20 de concert et 40 minutes de musique, trop peu pour vraiment aimer, eux c'est je m'en branle et de tout.
Stéphane : Je sais, c'est vraiment cela, c'est leur principe mais ça marche. Pour ces concerts, je m'attends à me faire bouffer la gueule, un Olympia avec le public en feu pour Stupeflip (c'était le 1er novembre dernier).

Lebonair : T'inquiètes Stef, ça se passera bien pour toi, au Bataclan en mai dernier, en 1ère partie, ils ont fait passer de la musique rap en fond avec deux anciens , un punk comédien et un chanteur directeur de supermarché qui amusait la galerie en gueulant dans le micro n'importe quoi. Dans le public, c'était frais, on entendait des "Enculés, cassez-vous", drôle d'ambiance. En tout cas, te concernant, ça devrait le faire. Tu peux me parler de ton idole avec Thomas VDB, le Michel Sardou.
Stéphane : (il est mort de rire) ah, il t'en as parlé ? C'est pas une idole, que ça soit clair, je suis juste fasciné par ce mec. Je comprends pas comment cela à pu durer si longtemps. Je lisais les paroles chez mes parents d'un titre et je me dis, il est grave ce mec. C'était, "ils ont le pétrole mais ils n'ont que ça", en gros il dit on a le reblochon, le vin etc. et vous, vous n'avez que le sable et en gros, vous venez chez nous pour baiser nos femmes, ça voulait dire à peu près cela. Je me suis mis à sampler quelques textes, un peu racistes, un peu homophobes, un peu incestueux, il part vraiment dans tous les sens, et la musique, le lac du Connemara, énorme, j'étais gamin, j'adorais.

Lebonair : C'est drôle, Thomas et sa machine à remonter le temps et ses histoires sur Sardou, toi et tes délires et moi qui arrache dans mon bled en Auvergne une vieille affiche de Sardou. On a la même passion, enfin si on peut dire.
Stéphane : Maintenant, il se transforme en sa mère, c'est drôle, maintenant on dirait sa mère et il devient plus vulgaire qu'elle, lui c'est la vulgarité, je l'adore, je rêverais de le rencontrer, j'aimerais bien le provoquer et pouvoir lui rentrer un peu dans le lard. Il a fait des trucs dans les années 60 très bien mais c'est surtout ses avis, politiques notamment sur tout et rien, il est comme les beaufs, dans les années 80, il était socialiste et maintenant c'est l'UMP pour lui, bref...

Lebonair : Je pense à autre chose, ça t'arrive souvent d'arriver sur scène par le public comme quand je t'ai vu à la Maroquinerie l'année dernière ?
Stéphane : Oui, oui, souvent, parfois les concerts, c'est un peu la même chose, c'est l'histoire d'éclater les conventions, l'ordinaire. Je peux jouer et animer des chiots, genre pour les 20 ans de Radio Béton, un pur délire.

Lebonair : genre une performance à la Gonzales et toutes ces heures à jouer sur scène, le concert le plus long de l'histoire du monde ?
Stéphane : des délires dans la même veine, j'ai fait ça pour une émission sur 36 heures, c'était en 1999, c'était drôle.

Lebonair : Pour finir, reparle-moi de ce concert à la Maroquinerie en mars 2010 ?
Stéphane : C'était un bon souvenir, le 1er concert du 1er album à Paris, les gens ont demandé un rappel, il y avait des médias et un gars des Tryo qui avait dit que je chantais comme une merde, enfin, ça m'a fait bien rire.

Lebonair : On va terminer, tu as des rêves pour l'avenir ?
Stéphane : Jouer à New-York. Sinon jouer à l'étranger, ça m'est déjà arrivé mais parfois ça peut être bien roots, pas comme en France ou tu seras nourri, logé.En circuit , en indé, c'est pas facile et j'ai plus 19 ans.

Lebonair : T'as la trencinquaine, c'est ça ?
Stéphane : (Dans un fou rire général), Oui j'ai la trencinquaine, c'est ça !

Lebonair : Merci pour ce méga délire et ce moment passé avec toi.
Stéphane : c'est moi, c'était cool.


Nouvel album dans les bacs: More Better et en tournée dans toute la France en 2012



Remerciements à ma belle Jéhanne, label athome...
Remerciements à Stéphane le Boogers pour sa gentillesse et son grand sens de l'humour


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