En grande partie dévoilé lors d'un remarquable concert au Casino de Paris début juillet 2010, The Suburbs, le nouvel album d' Arcade Fire, tient toutes ses promesses : malgré sa longueur (16 titres), il permet de découvrir un groupe qui ne se disperse pas, continue à avancer et .../...

En grande partie dévoilé lors d'un remarquable concert au Casino de Paris début juillet 2010,
The Suburbs, le nouvel album d'
Arcade Fire, tient toutes ses promesses : malgré sa longueur (16 titres), il permet de découvrir un groupe qui ne se disperse pas, continue à avancer et arrive à garder ses inestimables marques de fabrique... Après plusieurs écoutes, on remarque très clairement que le son d'Arcade Fire est désormais majoritairement plus sobre, moins emphatique et moins gothique, maintenant néanmoins toujours tension et intensité, sans cesser d'hésiter entre mélancolie et euphorie ! Ce qui n'était pas gagné d'avance ! Après deux albums plus que réussis – le chef d'œuvre ultime
Funeral et son excellent petit frère
Neon Bible –, Win Butler, Régine Chassagne, Richard Reed Parry, William Butler, Tim Kingsbury, Sarah Neufeld et Jeremy Gara prouvent ici qu'ils savent plus que jamais écrire et interpréter des morceaux provoquant des émotions à fleur de peau, tout en faisant souffler un vent de folie entre les oreilles. Et ceci est vrai qu'ils soient accrocheurs et énervés comme
Ready to start, un morceau avec synthés clinquants appelé à devenir un incontournable scénique du groupe,
We Used To Wait, un tube en puissance (ou plutôt en finesse),
Empty Room, une envolée avec cordes sidérales, voix admirablement mélangées et piano martelé, ou encore
Mouth of may, une démoniaque décharge de punk rock. Qu'ils soient calmes, recueillis et émouvants comme l'inaugural et superbe
The Suburbs, le poignant et illuminé par des cordes
Half Light I (chanté par la divine Régine) et le bouleversant de simplicité
Sprawl I (Flatland). Ou, enfin, qu'il tranchent – légèrement ou franchement – avec les précédentes compositions des Canadiens, comme le synthétique et fébrile
Half Light II (No Celebration), l'électro pop avec voix haut perchée à la
Blondie de
Sprawl II (Mountains Beyond Mountains) ou l'élégiaque
Suburban War, avec son chant désespéré à la
Neil Young, ses breaks, son passage post rock puis sa montée finale céleste... En puisant dans leurs souvenirs contrastés d'adolescence banlieusarde,
Win Butler et
Arcade Fire ont créé un album truffé de titres forts tout en étant un disque concept envoutant. Bien joué !
A lire également, le
compte rendu du génial concert donné par
Arcade Fire au festival Rock en Seine, fin août 2005, ainsi que des chroniques des superbes prestations du groupe aux
Eurockéennes, le 1er juillet 2007, aux
Nuits de Fourvière, à Lyon, le 18 juillet 2007, à
Rock en Seine 2007, au
Casino de Paris, le 5 juillet 2010, au festival
Rock en Seine 2010 et le 28 juin 2011 au
Zénith de Paris...
Liens :
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3 août 2010 (Universal)