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pour Black Francis (Frank Black) |
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Artiste :
Frank Black
Titre :
Fast Man Raider Man
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Style :
Pop - Rock / CountryFolkSoul
Les lucratives tournées avec les Pixies et les rumeurs - persistantes - de composition de nouveaux morceaux avec Kim, David et Joey n’empêchent pas Frank Black de poursuivre son bonhomme de chemin en solo… Dans un style radicalement différent de celui des elfes ; en effet, notre homme aime à retourner aux sources de la musique américaine en écrivant des titres country/folk, blues/rock et soul. Si cela énerve copieusement les fans exclusifs des géniaux Pixies , il faut reconnaître à Honeycomb, paru l’année dernière, et au double album dont il est question ici, Fast Man, Raider Man deux qualités : une véritable passion pour la musique interprétée (qui transparaît dans chaque note jouée) et un talent surprenant pour se mettre dans la peau d’un soul man. Exit les hurlements de putois en rut qui font la renommée de l'auteur de Gouge away ; sur ses derniers disques solo Mr. Black chante comme Otis Redding, Wilson Pickett ou Salomon Burke. C’est avec un velouté sensuel et captivant que le très doué Frank vocalise sur ses œuvres intemporelles, souvent excellentes, parfois soporifiques sur la longueur. Le nouvel album comporte en effet 27 titres, qu’il faut savoir apprivoiser calmement et sans pression, décontracté, comme leur auteur. La présence en studio de musiciens soul mythiques (comme sur le génial The Greatest de Cat Power) rajoute encore au bonheur de se prélasser en écoutant ses morceaux langoureux sans prétention, joués avec foi. Steve Cropper (guitariste, compositeur d’Otis Redding), Levon Helm (batteur de The Band), Spooner Oldham (organiste de Percy Sledge, Aretha Franklin… ) et leurs acolytes chevronnés amènent leur savoir-faire incomparable pour donner à Fast Man, Raider Man la patine d’un album classique et authentique. Un album à déconseiller aux fans de rock hystérique, mais à recommander aux amoureux de country/folk/soul teinté de rock.
A lire également, le compte rendu du concert des Pixies au festival Rock en Seine 2005.
A signaler : la parution chez Castor Music d’un livre très complet d’Emmanuel Dazin sur la carrière des Elfes, de leurs débuts à aujourd’hui. L'ouvrage - chroniqué sur Foutraque.com - est sobrement intitulé Pixies (190 pages, 9 Euros).
Sites Internet : www.frankblack.net, www.ilovepixies.com.
Juin 2006 (Cooking Vinyl / Wagram)
Signature : Pierre Andrieu
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Artiste :
Frank Black Francis
Titre :
Frank Black Francis
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Style :
Rock
C’est de notoriété publique depuis les débuts des Pixies : en plus d’être habité quotidiennement par le démon du rock ‘n roll sauvage, Frank Black aime bien gagner de l’argent (et il a toujours eu la franchise de l’avouer). On se dit donc que le monsieur abuse sérieusement quand on voit arriver un énième album posthume des Pixies (cette fois, les premières démos enregistrées par celui qui se faisait alors appeler Black Francis)… Et puis, surexcité par le triomphal et tonitruant retour scénique des Pixies, on se dit qu’il serait bête de passer à côté des versions dépouillées de titres désormais rentrés dans l’histoire. La récente publication du coffret de Nirvana - With the lights out - l’a prouvé une fois de plus : avec une guitare et une voix, les bonnes chansons sont souvent encore meilleures. Le héros (parmi d’autres) de Kurt Cobain le prouve à son tour avec quinze titres captés en 1987 par le futur producteur de Come on Pilgrim, Gary Smith. Et là, ô surprise, il y a déjà tout alors que les Pixies s'apprêtent à pénétrer dans un studio pour la première fois : la voix écorchée, les compositions à rebondissement, les atmosphères tordues… Malgré l’enregistrement sur un Walkman (amélioré sans doute… ) et le relatif manque de coffre du chanteur (après tout il n’a aucune raison de forcer sa voix), on se retrouve donc devant un best of Frank Black Francis aux relents folk, mais joué avec des cordes en fil de fer barbelé. Les fans des Pixies se doivent de posséder ce document incomparable ; et c’est reparti pour les dépenses inconsidérées servant à engraisser Frank Black (qui n’a pas besoin de ça) ! Mais celui qui vient tout juste d’être papa a été pris de remords, il a ajouté un deuxième C.D. enregistré lors d’une session avec les Two Pale Boys (Andy Diagram et Keith Moliné). Il s’agit des meilleurs titres des Pixies triturés avec trompette, boucles électroniques, violon et (assez peu de) guitare par les deux musiciens de David Thomas. L’étonnement passé (les morceaux ressortent transfigurés de ce traitement sonore de choc), l’auditeur appréciera à sa juste valeur l’audace et le sens inné de l’expérimentation du trio, qui fonctionne à merveille. Et l’on se demande alors pourquoi Frank, Andy et Keith ne composeraient pas ensemble à l’avenir (après l’album espéré des Pixies, bien sûr) ? Et voilà, Frank Black (Francis) a réussi une nouvelle fois à nous dépouiller du peu d’argent qu’il nous restait après ses braquages discographiques répétés. On repart donc encore avec les poches vides mais le sourire aux lèvres… en espérant ardemment avoir une autre occasion (aussi réussie) de casser notre tirelire !
A lire également : les chroniques des disques et des concerts de Frank Black and The Catholics.
Sites Internet : http://www.frankblack.net, www.4ad.com/artists/catalogue/pixies/, http://aleceiffel.free.fr/, http://cookingvinyl.com.
2004 (Cooking Vinyl)
Signature : pierre andrieu
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Artiste :
FRANK BLACK AND THE CATHOLICS
Titre :
SHOW ME YOUR TEARS
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Style :
Rock
Après une thérapie pour exorciser la fin de son mariage, Frank Black est de retour et il n’est pas super content : « Vous n’aimerez jamais un seul de mes putains de disques si vous ne les écoutez qu’une fois. » Mais on le sait déjà Frank : on écoute tes œuvres le plus souvent possible (et c’est vrai qu’elles ont tendance à se bonifier).
Toujours accompagné par ses fidèles Catholics, le prolixe Charles Thompson livre ici treize nouvelles chansons qui n’apporteront sans doute rien de plus à sa légende de songwriter tordu et génial. Mais, en injectant un peu de country et de blues dans son moteur rugissant, l’ex Pixies démontre qu’il sait encore écrire de bons morceaux qu’il se contrefout de vendre ou non.
Si la tonalité est plus triste qu’habituellement, on revient volontiers vers ces tranches de vie prenantes et sincères. On compatit aisément quand le monsieur noie son chagrin dans l’alcool sur le touchant New house of the pope et parle de son divorce sur le Stonien Horrible day. De temps en temps, l’imposant personnage s’emporte, sort de ses gonds et hurle à nouveau en faisant crier sa guitare, pour notre plus grand plaisir… Le morceau d’ouverture Nadine fait partie de ces moments de tension : basse vrombissante, guitare tranchante, méchants couinements, ça nous rappelle quelque chose… Mais en dehors de tout régionalocentrisme, il faut avouer que la chanson la plus réjouissante du disque s’intitule Massif Centrale, c’est tout simplement une déclaration d’amour rock ‘n’ roll et bizarroïde à la chaîne des volcans d’Auvergne. Notre homme y déclare « Je pensais prendre un risque et oublier les USA, je pensais gravir les montagnes du Centre de la France… » On n’est pas peu fiers ici, dans son petit studio situé à Los Angeles – un endroit qu’il juge « triste, beau, laid et pollué » –, Frank Black pense à nos puys avec émotion !
A lire également : la chronique d'un concert de la tournée 2003 de Frank Black ainsi que des compte-rendus de deux prestations dans le Massif Central en mars 2001 et en août 2001.
Site Internet : www.frankblack.net
Septembre 2003 (Cooking Vinyl - Naïve)
Signature : pierre andrieu
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Page Web Conseillée : www.foutraque.com |
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Artiste :
FRANK BLACK AND THE CATHOLICS
Titre :
BLACK LETTER DAYS
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Style :
Rock
Ces 18 titres s’écoutent d’une seule traite sans problème, ce disque est parfait pour un trajet sur autoroute de 65 minutes ! L’ambiance générale est plutôt rock country (pedal steel) et rappelle un peu le précédent album de Frank Black And The Catholics, Dog in the sand.
Les fantômes persistants de Mick Jagger, Keith Richards, Brian Jones, Bill Wyman, Charlie Watts, Mick Taylor, et Ron Wood rôdent sur ce Black letter days : certains compositions et la manière de chanter évoquent les Rolling Stones. Dès sa première intervention vocale, on remarque que la voix de Frank Black est toujours aussi agréable à entendre, quand elle sort des haut-parleurs, elle donne le sourire !
Les rythmes, les ambiances, les climats sonores sont variés ; ils permettent de passer un bon moment en compagnie de Charles Thompson et de ses acolytes dans une Amérique de rêve qu’on aimerait bien visiter à bord de leur tour bus ! Très en verve, la petite troupe s’autorise même deux reprises différentes du morceau The black rider de l’immense Tom Waits. Attention, Frank Black revient en forme olympique !
2002 (Cooking Vinyl - Naïve)
Signature : pierre andrieu
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Artiste :
FRANK BLACK AND THE CATHOLICS
Titre :
DEVIL’S WORKSHOP
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Style :
Rock
Comme Black letter days mais dans un style plus direct, Devil’s workshop vient confirmer la bonne forme de Frank Black And The Catholics !
L’album démarre à fond avec une face b instrumentale des Pixies sur laquelle l’ex Black Francis a mis un texte ; Velvety est un bonheur pour tout fan du groupe de Boston ! Les dix autres chansons sont une collection de compositions typiques de Frank Black. Ce monsieur écrit sans forcer des merveilles de rock bizarroïdes qui gardent toujours un côté décalé et surprenant.
Tout ceci est réalisé à la maison sans prétention aucune, entre amis… Joey Santiago, armé de sa guitare, retrouve son ancien chef d’orchestre, Lyle Workman (parti chez Beck pour la tournée Midnite vultures) fait de même, tandis que Stan Ridgway et Eric Drew Feldman viennent épauler avec bonheur les Catholics aux claviers. On imagine ces retrouvailles autour d’un bon repas et de quelques bières, tout cela finissant au sous-sol avec les amplis chauffés à blanc…
Espérons que le coup de projecteur de David Bowie, déclarant à qui veut l’entendre, que les Pixies sont un groupe majeur - il reprend d’ailleurs le titre Cactus sur l'album Heathen - et que Frank Black est un grand songwriter permettront de faire découvrir Devil’s workshop et Black letter days au plus grand nombre !
2002 (Cooking Vinyl - Naïve)
Signature : pierre andrieu
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Artiste :
FRANK BLACK AND THE CATHOLICS
Titre :
DOG IN THE SAND
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Style :
Rock
Frank Black et ses amis croyants essayent de partir dans une nouvelle direction musicale plus calme. L'ajout d’instruments absents des productions précédentes (pedal steel, claviers, banjo, guitares acoustiques) apporte une touche nouvelle même si le disque a encore une fois été mis en boîte en direct sur 2 pistes.
Le clavier d’Eric Drew Feldman (déjà présent sur les deux premiers albums solo en 1993 et 1994) est omniprésent tout au long de l’album, soit comme instrument principal (I’ve seen your picture, The swimmer et Stupid me) soit en accompagnement. Que les ayatollahs de la guitare se rassurent, il y en a aussi beaucoup ! Joey Santiago, le génial guitariste des Pixies est même présent sur deux titres (très réussis) : Blast off et Robert onion. Mais, l’instrument principal reste la voix incomparable de Frank Black, quel bel organe !
L’atmosphère varie selon les titres, la monotonie n’a pas été conviée au cours des séances d’enregistrement ! Ce disque donne une furieuse envie d’aller voir tout ce petit monde en concert, bien sûr, mais aussi de partir sous le soleil de Californie se dorer la pilule… Achetez ce disque, il est vivement conseillé par le Pape !
2001
Signature : pierre andrieu
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