Un chanteur et pianiste qui possède une voix unique oscillant entre douceur et raucité. Son répertoire couvre un large panel musical empruntant des thèmes aux comédies musicales de Broadway, au swing d'avant-guerre, mais aussi au rock alternatif des années 90, au folk, au blues, au funk, à la bossa nova ...
Saiyuki trio+Jamie Cullum (Jazz des Cinq Continents) - 21 juillet 2009 - Marseille parc Longchamps (festival de jazz) Magnifique concert. Je craignais un peu la première partie que je ne connaissais pas. Saiyuki trio est un groupe de jazz qui mixe musique traditionnelle japonaise et indienne. Il nous ont offerts des compositions instrumentales vraiment envoutante et inspirées tout en introduisant très bien les chansons et en nous faisant connaître leurs origines. .../... La suite
...origines.
Après quasiment 2 heures de musique et 1/2 heure d'attente Jamie Cullum rentre en scène. Il étale tout au long de ce concert son talent de pianiste accompagné par sa voix magnifique.
Il entame le concert par une reprise jazz de "Please don't stop the music" de Rihanna. Malheureusement desproblèmes de sons ont fait que nous ne l'avons pas bien entendu. Ces soucis sonores persisteront sur plusieurs chansons en particulier pour les solos de cuivres. Au bout d'une demi heure tout rentre dans l'ordre.
L'artiste nous offre alors un très bon choix de chansons piochées dans ses trois albums ainsi que plusieurs reprises et lachanson qu'il a écrite pour "Gran Torino" le film de Clint Eastwood. Il me bluffera aussi à la guitare sur "London skies" ou il fait participer le public.
Entre les chansons, il dialogue avec tout le monde et fait preuve de beaucoup d'humour. Son concert durera lui aussi à peu près deux heures. Concert parfaitdonc, à aller voir sans hésiter. Réagir à cette critique
Jamie Cullum + Nizlopi - 13 novembre 2006 - Dôme - Marseille Oui je sais, vous n'allez pas faire comme le Pinguin qui me traite de "vendu" a chaque fois que je me rends au Dôme pour voir un groupe par définition ... commercial et (très) grand public. Ce soir il s'agit de Jamie Cullum un gars dont j'ai découvert l'existence en voyant les affiches dans Marseille, puis a propos duquel j'ai appris quelques trucs .../... La suite
...quelques trucs dans Marseille Plus, Metro and co ... dont le fait qu'a l'age de 16 ans il aurait déjà donné plus de 1000 concerts (ce qui mathématiquement me parait fort peu probable) ... bref je reviendrai sur lui dans une deuxième partie, car en ouverture il y avait un autre groupe du nom de Nizlopi.
Devant un Dôme en configuration assise et petite (avec rideaux sur les cotés), ce qui fait quand même plus que n'importe quelle autre salle de Marseille, sont arrivés deux gars, l'un avec une guitare et l'autre une contrebasse. Ils se sont mis devant les nombreux instruments deJamie et les siens et ont attaqué avec le sourire.
Nizlopi c'est donc Luke Concannon au chant et a la guitare et John Parker a la contrebasse et surtout a la "Beatbox", ce qui est la grosse originalité du groupe. Musicalement il y a unpetit coté Jack Johnson, John Butler, Ben Harper and co pour le cote groove / soul / folk acoustique. De temps en temps un petit passage rapé.
Pour être honnête, bien qu'ayant trouvé cela plutôt sympathique, je n'ai pas complètement accroché aupersonnage. Luke (qui semble tout droit sortir de Happy Days) en fait un peu trop a mon goût ... il s'adresse au public en français ce qui est appréciable et amusant, mais il répète un peu trop des truc du genre "je suis le crazy english".
Cela sesent aussi au niveau musical ou en tout cas des paroles ; il a une belle voix mais les paroles sont souvent un peu niaises sinon en tout cas culcul et répétitives ; notamment la chanson écrite quelques jours plus tôt (a Barcelone je crois) dont les textes disent un truc du genre "l'amouuuur il n'y a rien de plus beau et de plus intense".
Enfin je ne vais pas faire trop le rabat-joie, c'était très bien comme première partie, et leur descente dans le public traduisait bien leur désir de conquérir un nouveau public qui s'est visiblement laissé charmer sans difficulté.
Apres une courte pausenécessaire pour dégager le devant de la scène, ce fut le tour du fameux Jamie ... ce petit gars qu'on m'avait présenté comme un génie du piano, jazzman avec une rock-attitude, le mauvais garçon capable d'aller "de Nirvana a Jeff Buckley" en passant par des trucs beaucoup plus classiques (comprendre jazz).
Je dois avouer que quand je l'ai vu débouler avec les cheveux décoiffés sur le visage, collé de près par un cameraman (qui ne le quittera pas d'une semelle), en train de bondir partout, et de faire son beau gosse, j'ai pensé que j'allais certainement partir peu de temps aprèsles 3 premiers morceaux sans flash réglementaires. Et puis en regagnant ma place (et en voyant que Svet était conquise) je suis resté et me suis laissé progressivement embarquer à mon tour.
Tous mes a priori sont tombés un par un. Jamie Cullum avait en effettous les critères qui m'empêchent en général d'apprécier un concert ... Son premier passage à Marseille est direct au Dôme, il en fait des tonnes sur scène, ses chansons sont plutôt molles et sont en majorité des reprises, il semble tout droit sorti d'un Boys band, ...
Et bien tout ceci est vrai, (ce qui quelques jours apres un Yaron Herman est encore plus sensible) mais il le fait avec une sincérité, énergie et unplaisir évident. Du coup on ne peut que être touché. D'ailleurs il le chante dans ses chansons comme dans celle à moitié en français où il se trompera un peu en disant "je fais des chansons avec les concerts des autres" alors que dans la partie en anglais c'est bien "je fais des concerts avec les chansons des autres". Il avisiblement un long passé (malgré son jeune age) de piano bar et c'est exactement ce à quoi nous avons le droit ce soir.
Pas de reprise de Nirvana ou Buckley mais un bien chouette de Jimmy Hendrix ou une assez proche de l'original deColdplay, plus pas mal de vieux classiques. Il faut reconnaître que le bougre a un sacrée voix, capable de partir dans le grave en particulier.
Quelques morceaux à lui quand même comme celui qu'il introduira comme influencé par Dave Brubeck (pianistede légende) et Robbie Williams et inspiré par la peur de la mort. Jamie assume et peut donc tout se permettre. Il peut se trémousser de façon un peu ridicule devant le micro (comme ferait quelqu'un en train de chanter chez soi seul), il peut sauter à pieds joints sur son piano à queue, il peut glisser un bout de Prendre tadouleur de Camille au milieu d'un autre morceau ... tout passe !
Sur scène il est accompagné de Geoff Gascoyne a la basse et aux claviers, Sebastiaan de Krom a la batterie, Tom Richards au saxo et Rory Simmons à la guitare ettrompette. Ils sont forcement un peu effacés derrière le Jamie mais ce sont de bons musiciens reconnus qui répondent parfaitement. Remarque il faut bien ça pour accompagner un tel showman. Chacun aura le droit à un vrai solo, pendant lequel Jamie s'effacera vraiment.
En fait c'est ça, on peut reprocher à Jamie Cullum de n'être la plupart du temps "qu'un" interprète, de se coller un étiquette jazz qu'il ne meriterait pas aux yeux de certains, mais on ne peut absolument pas lui enlever ses talents d'"entertainer". Il aime cequ'il fait et le fait extrêmement bien ! Il a l'air de régner une vraie bonne ambiance sur scène, ce qui est forcement contagieux.
Très décontracté et spontané (il fait une mini pause pour enlever sa montre qui le gène pour tambouriner sur son piano) il n'estreste pas moins incroyablement professionnel. Il flatte un peu le cœur des marseillais en leur parlant de son plaisir à jouer à Marseille pour la première fois, mais lorsqu'il introduit ses chansons il est amusant voire touchant. Comme I got a kick out of you de Sinatra qu'il a appris après qu'une jolie sexagénaire lui ai proposé lesclés de sa chambre si il pouvait lui jouer la chanson, comme cette chanson qui parle de drogue et de sexe qu'il présentera après avoir fait se boucher les oreilles à un petit au premier rang.
Dans les textes de ses chansons aussi, comme sur celle qui doits'appeler Ordinary Life je crois, dans laquelle il parle de cette fille (plus grand que lui) qui a du s'asseoir pour pouvoir l'embrasser. Il fera l'effort de parler (et de chanter) en français ("je suis un menteur comme toi")
A noter aussi la qualité deséclairages qui arrivent à rendre le Dôme presque intime. Les quelques cameras placées derrière le piano, plus celle du cameraman dont je parlais au dessus, aidées d'un montage varié et bien senti réussi (avec parfois quelques effets dessin animés) donnent un show vraiment réussi, même pour les gens qui sont tout au fond.
Le show durera deux bonnes heures, sans aucun temps mort ; même pour le rappel ils ne quitteront la scène que pendant 1 ou 2 minutes. Un peu avant le rappel il descendra accompagné du contrebassiste dans el public d'où il chantera un morceau. A son retour sur scène ilinvitera le public à se lever et le rejoindre au pied de la scène, ce que nous ferons.
Il aura commencer en costard débrayé (avec cravate tête de mort), puis après être resté en chemise pendant un bon moment finira en t-shirt Sonic Youth (le choc descultures !)
Il fera un morceau sur le shitty weather de Londres, qu'il tenait à célébrer (sous la forme d'un morceau qui fini en carnaval) car d'après lui c'est grâce à ce temps pourri que les anglais ont toutes ces bonnes séries comiques (il citeranotamment Fawlty Towers et Office)
Bref je suis venu curieux et je suis reparti en ayant passé une super soirée. A priori je ne compte pas me procurer un de ces disques prochainement
>> Réponse (le 25/11/2006 par michèle et olivier) Zénith - Paris - 2 novembre 2006 Oui, je suis d'accord avec la critique précédente. Beaucoup de reprises, bien d'ailleurs. On aimerait un peu plus de musique personnelle, mais le Jaimie est un grand enteirtainer .../...La suite