Guitariste, producteur, chanteur, songwriter pour une musique profonde, organique, électrique et tourmentée.... L'homme aux 1000 projets, aux collaborations et participations incroyable et varies avec PJ HARVEY, EELS, DIONYSOS, 16 HORSEPOWER ou encore DOMINIQUE A, en allant jusqu'à SPARKLEHORSE, GOLDFRAPP et TRACY CHAPMAN... John Parish : vos critiques de concert
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John Parish : les derniers concerts
Ve 09 novembre 2007 (20h30) Agaskodo Teliverek, Montgomery, Dj Netik, Taxi Taxi, John Parish
Festival Bào : Dawn + Starboard Silent Side + Sugar Plum Fairy Pr. + John Parish - 15 septembre 2007 - Espace Doun (Rognes - 13) Deuxième soirée du festival BàO 2007. La veille, nous avons assisté aux concerts de Melchior Liboà, Sabo & Shannon Wright, et personnellement, j'étais resté sur ma faim : pas d'étincelle le vendredi soir, à part quelques moments pendant la prestation de Sabo (dont j'attendais sans doute un peu trop).
Ce deuxième soir commençait par un set de .../...
Deuxième soirée du festival BàO 2007. La veille, nous avons assisté aux concerts de Melchior Liboà, Sabo & Shannon Wright, et personnellement, j'étais resté sur ma faim : pas d'étincelle le vendredi soir, à part quelques moments pendant la prestation de Sabo (dont j'attendais sans doute un peu trop).
Ce deuxième soir commençait par un set de Dawn (Aurore Imbert), déjà aperçue à l'espace Doun il y a quelque temps en compagnie des Narrow Terence. La jolie voix de la charmante Aurore, accompagné de Stouf (le lead guitare de Starboard Silent Side), capte assez rapidement l'attention de la salle. Elle enchaîne une petite dizaine de chansons douces-amères avec un arrangement minimaliste (guitare folk / mini-xylophone sont les seuls instruments) parfaites pour un début de soirée.
Dawn
Mij (le chanteur de Starboard Silent Side) la rejoint pour faire les cœurs sur le dernier titre de Dawn, puis Aurore reste pour lui rendre l'appareil quand le dernier musicien (Nix, le bassiste) de Starboard Silent Side présent ce soir arrive sur scène pour le début de leur concert (le groupe est habituellement complété par une violoniste, un saxophoniste et un batteur).
Starboard Silent Side
Et là… et bien là… on se dit qu'on tien un truc, on grand truc. Mij qui avait une voix douce et murmurante (pas nécessairement bon presage) sur la dernière chanson de Dawn se révèle être un excellent chanteur à l'organe puissant. Les mélodies et les textes sont magnifiques, et l'interprétation digne d'un très bon groupe de folk-rock américain (de ceux qui tournent depuis des lustres, avec les bottes pleines de poussières et des barbes "comme ça"). La voix du chanteur évoque à certains autour de moi celle de M. Stipe, mais j'y retrouve bien plus… beaucoup de groupe folk de qualité me viennent en tête à l'écoute de ce "petit" groupe français… Mais d'où sort donc ce jeune homme dont le chant me rappelle Jason Molina (qu'il ne connaît même pas, il me l'a dit ensuite) et me fait hérisser les poils du dos (de plaisir) ? D'où sortent ces trois types capables de jouer du folk américain comme s'ils étaient suédois, ou sortis du fin fond du Kansas ou de l'Arizona ? Aucune idée… Et en fait… On s'en balance. Ces trois mecs plein d'énergie sont des générateurs de frissons, et le peu de temps qu'ils passent sur scène nous enchante. Kiki Little Shoe (violon) et Crushtin' Niils (bouteille plastique + xylophone), tous deux membres de Narrow Terence, viennent les accompagner pour les derniers titres, étoffant ces morceaux, et on se dit que même si la soirée s'arrêtait là, on ne serait pas venus pour rien. Les personnes présentes dans la salle à ce moment se souviendront sans aucun doute de ce groupe, et le commentaire le plus entendu autour de moi quand ils quitteront la scène est "il va falloir qu'ils assurent les suivants maintenant !".
Après une pause, les suivants à monter sur scène furent The Sugar Plum Fairy pr., lauréats du printemps de Bourges 2008, ces derniers avaient en effet fort à faire avec leur formation réduite et atypique : un chanteur au clavier (Aurelien Jouannet), un bassiste (Sylvain Joubert) et une chanteuse (Marion Gaume a.k.a. Messparow). La voix d'Aurélien (qui commence seul au piano) ne peut que rappeler celle d'un autre pianiste : Antony (celui qui se produit avec ses Johnsons), mais ses intonations, et son phrasé ne se cantonne pas à ça, et nombre de chansons de The Sugar Plum Fairy pr. évoquent certains groupes de qualité (mais si, il y en avait !) des années 80 (les "vieux" Depeche Mode ?). On pense aussi un peu à Sébastien Schuller (pour la forme), mais ce groupe de Tours a son caractère bien à lui, de très belles compositions (quelles mélodies !), et relève correctement la difficulté de succéder aux impétueux Starboard. Le public de Doun apprécie. (Leur album, acheté sur place, est également une réussite). Un rappel, et Aurélien nous dit "il y a John Parish après quand même !"
The Sugar Plum Fairy pr.
Et en effet, il y a eu John Parish ! Le seul album de John Parish que je connaissais avant samedi soir, c'était Dance Hall At Louse Point, album qu'il avait réalisé avec son acolyte P. J. Harvey (mais cette fois, pas seulement en tant que producteur), et qui m'avait accompagné pendant l'année 1996 et les suivantes. Depuis, John Parish était resté pour moi le producteur mythique de la susnommée P. J., des grands Giant Sand, de Sparkelhorse et de Sixteen Horsepower (excusez du peu). Je m'attendais donc à du sérieux, à du carré, et à du rock & roll, mais plutôt cool.
John Parish
Il y a eu de tout ça (pour le côté carré, je crois que Parish n'a pas à envier qui que ce soit), et pour le rock & roll, comme il le dit lui-même : "I'm interested in both types of music : rock and roll". Le côté cool, il y en a eu, mais certaines des chansons étaient rageuses, exactement ce qu'il faut pour que ces "deux types de musique" soient impeccables. Sa musique est en effet à la rencontre entre le rock américain tendance tucson (on retrouve les influences de Giant Sand) et celui, parfois plus doux des européens (quelques chansons m'ont fait penser aux Nits). Les petits sourires entre John et ses musiciens (Jean-Marc Butty à la batterie, Marta Collica au clavier et chant et Giorgia Poli à la basse), le dernier rappel à 1h du matin passé, me font penser que le public n'a pas été le seul à passer un bon moment. Je mettrais juste un petit bémol à ce concert de cloture du festival BàO 2007 : l'émotion n'est pas toujours au rendez-vous quand les choses sont trop carrées…
John Parish
En conclusion, cette seconde soirée de ce deuxième festival BàO à l'espace Doun était une très grande réussite ! Bravo à l'association Bouche à Oreille, et longue vie à l'espace Doun, qui décidément arrive à maintenir un niveau élevé dans sa programmation.
Festival Bào : Dawn + Starboard Silent Side + Sugar Plum Fairy Pr. + John Parish - 15 septembre 2007 - Espace Doun Rognes 21h30 qu'ils disaient. J'arrive à 21h15 et Dawn est déjà sur scène. Accompagnée d'un (bon) guitariste, la demoiselle a une voix sympathique et enchaîne les morceaux pendant que la bière coule à flot au bar. Très bien pour débuter une soirée, mais suicidaires s'abstenir.
Pour que la transition avec le groupe suivant se passe en douceur, la jeune .../...
21h30 qu'ils disaient. J'arrive à 21h15 et Dawn est déjà sur scène. Accompagnée d'un (bon) guitariste, la demoiselle a une voix sympathique et enchaîne les morceaux pendant que la bière coule à flot au bar. Très bien pour débuter une soirée, mais suicidaires s'abstenir.
Pour que la transition avec le groupe suivant se passe en douceur, la jeune fille reste pour le premier morceau de Starboard Silent Side. Le guitariste, lui, est visiblement commun aux deux groupes. On change de registre. C'est folky, les mélodies sont recherchées, les arrangements au poil. Le chanteur (également guitariste) doit aimer Michael Stipe. On retrouve des intonations similaires au divin chauve notamment à la fin des phrases (english spoken). Pour les derniers morceaux, ils sont rejoints par une violoniste talentueuse sauf quand elle joue comme le gamin de ma voisine (oui, je sais, elle, c'est volontaire, mais ça a fait se dresser les poils de mon avant-bras en me rappelant les mercredis matin, j'y peux rien) et un percussionniste. Ce dernier a peut-être une vraie batterie d'habitude, mais là, il faisait peine avec sa bouteille d'Evian avec 5 grains de riz dedans pour battre la mesure. Au xylophone, il semblait déjà plus épanoui. Un bon groupe qui fait monter la pression.
Et puis ce fut la révélation avec Sugar Plum Fairy Pr. J'ai habituellement du mal à accepter les percussions enregistrées. Aurélien Jouannet (claviers, chant) et Sylvain Joubert (basse) compensent en effet le manque d'instruments avec des bandes play-back. Malgré cet a priori négatif, j'ai été vite envouté par la qualité des compositions et la virtuosité au piano (premier morceau) puis aux claviers d'Aurélien. De plus, sa voix est prenante avec des tonalités d'Antony (& The Johnsons) et parfois de Michael Stipe encore (mais non, je ne l'entends pas partout !) Des films sont projetés derrière les deux comparses (là, je ne crie pas au génie, en plus, la pierre de Rognes sur laquelle lesdits films étaient projetés n'a pas aidé à les apprécier).
Il faut maintenant attendre l'installation du matériel de John Parish. La batterie n'est pas encore montée et les techniciens ont visiblement du mal à retrouver les fils dans les enchevêtrements. Vers 0h10, John Parish arrive accompagné d'une fille aux claviers, une autre à la basse et un batteur. Je ne connaissais l'homme que par ses collaborations avec PJ Harvey. Ses compositions sont fort sympathiques, l'interprétation est carrée. Les membres du groupe étaient visiblement enchantés d'être là, dans ce petit village de Provence à faire des rappels à 1h15 du mat'. Nous aussi. Mais autant je ne suis pas certain de me déplacer à nouveau pour John Parish, autant je me précipiterai à la prochaine date dans la région de Sugar Plum Fairy Pr. Dis, Aurélien, tu veux pas engager un batteur ? Réagir à cette critique