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pour Motörhead

Artiste : The Head Cat   Titre :  Walk The Walk, Talk The Talk
Style : Pop - Rock
The Head Cat - Walk The Walk, Talk The Talk Vous avez 15 ans et vous êtes convaincuE d'être né 50 ans trop tard pour cotoyer Eddie, Elvis, Carl, Jerry Lee, Buddy, Chuck, Gene et les autres, aux temps historiques de l'invention du rock'n'roll ? Vous avez 75 ans et vous êtes dépriméE par les groupes de jeunes cons à mèche qui prétendent faire du rock & parfois même du roll, alors qu'en 1955 vous étiez là, tout frais émoulu, devant la scène quand ça s'est vraiment passé ? Ou bien vous êtes quelque part entre les deux et l'ambiance de votre salle de concert préférée, fermée tout l'été, vous manque ?
Eh bien, jeunes et vieux, restez calme et buvez frais : The Head Cat est là ! Quoi ? Encore un boys band de perdreaux de l'année avec un nom en "The" ? Mais, que nenni ! Ouvrez donc le boitier, retirez le CD et voyez qui vous mate d'un air glacial. D'accord, le premier ne vous est pas familier : Danny B Harvey, légende (surtout dans son pays) du rockabilly. Par contre à droite, c'est bien Slim Jim Phantom, la grande chose maigre et impressionnante qui tabasse debout les fûts des Stray Cats depuis 30 ans. Et au milieu, le chapeau, la clope et la verrue, mais oui, c'est bien Son Altesse Lemmy Kilmister lui-même !
Mais sans sa mythique basse Rickenbacker, sans ce batteur chevelu et sans ses propres hurlements, soit l'assourdissant vacarme de son Motörhead habituel, pour un assez jouissif side-project qui, pour son altesse Lemmy 1er, est quasiment un album de musique de chambre ! Pour autant, ne pas s'y tromper, son intention n'est pas de retenter, comme dans ce quelque peu foireux Whorehouse Blues qu'il a longtemps joué sur scène, de jouer tranquillement ou pire, lentement : il s'agit bien ici d'interpréter, le plus souvent possible à fond la caisse, de grands standards de rock'n'roll, avec une forte connotation rockabilly. Seules exceptions, 2 chansons sont des originales de The Head Cat : American beat qui ouvre le disque, rock'n'roll simple et de bon goût, affichant de belles intentions belliqueuses, et The eagles flies on friday, un blues minimal et classieux.
Pour le reste, en route pour 30 superbes minutes de rock'n'roll circus : réjouissante Say Mama (par le grand Gene Vincent) ; explosive Bad Boy (un des premiers succès des Beatles avec son célèbre "Now Junior, behave yourself !" ) ; puissante Shakin All'Over (crée par Johnny Kidd et popularisée en France par Vince Taylor) ; pétaradante Let it Rock (de l'immense Chuck Berry, bien sûr !) ; une grande version de Something Else (d'Eddie Cochran, et pour les francophones purs et durs : "Cette fille-là, mon vieux, elle est terrible !", ça vous parle ?) ; une version blues plaisante de Trying to get to you (d'Elvis the Pelvis) ; une reprise un peu trop calme de You can't do that (des Beatles encore : ceux qui ont vu le formidable Lemmy The Movie connaissent l'amour du bonhomme pour les kids de Liverpool) ; une forcément pianistique version d'It'll be Me (de Jerry Lee Lewis) ; et pour finir un Crossroads déjà piqué avant eux par des milliers de musiciens au grand Robert Johnson lui-même, et qui sonne presque comme du Motörhead unplugged !
A vrai dire The Head Cat n'en est pas à son coup d'essai : un premier album appelé Fools Paradize était sorti il y a 5 ans mais avait été fraîchement accueilli : interprétation un peu baclée, playlist un peu hasardeuse et trop chargée en Buddy Holly, enregistrement un peu trop "pub rock"... Mais cette fois-ci c'est du sérieux : l'album est cohérent, bien joué et bien produit ! Et plus, c'est agréable à noter : les chansons reprises ne sont jamais les plus grandes "tartes à la crème" de leurs auteurs (sinon par exemple, ils auraient pris C'm'on Ev'rybody pour Eddie, Johhny B Goode pour Chuck, etc, etc...). Bref, vieux et jeunes réjouissez-vous : le rock'n'roll éternel ne mourra jamais, et ce disque peut rejoindre sans problème votre section "classic rock" qu'il illuminera de son enthousiasme quasiment juvénile !
(Niji Records, 2011 - en vente par exemple chez Sabre Tooth Records, Marseille)


Vignette PhilippeSignature : Philippe
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Artiste : Motörhead   Titre :  The Wörld Is Yours
Style : Pop - Rock
Motörhead - The Wörld Is YoursDepuis 35 ans qu'ils en sortent un tous les 18 mois, les disques de Motörhead ont souvent tendance à se ressembler pas mal, sans jamais parvenir à sécréter un nouveau tube aussi jouissif que les trois monuments historiques qui concluent invariablement leurs concerts, Iron Fist, Ace of Spades & Overkill. On a bien chroniqué l'un d'entre eux un jour presque au hasard, où l'on vantait déjà l'incroyable longévité de son bassiste & brailleur mythique, Lemmy Kilmister bien sûr, l'homme / légende dont un mois de vie aurait vraisemblablement tué ou fait interner n'importe lequel d'entre nous. Depuis on a aussi pu admirer la Bête en live, les pieds sur du béton puis dans la merde, et un formidable DVD est par ailleurs venu rappeler, s'il en était besoin, à quel point le bon (dieu) Lemmy était un personnage fascinant et justement idolâtré par ses pairs. Autant dire donc, un homme/groupe adulé mais dont on pensait tout savoir et qui pourtant, avec ce disque, réussit presque à nous intéresser à nouveau : The Wörld is Yours !
En effet le trio s'y risque à un peu plus de variété dans les styles : gros rock à riffs à l'huile bien sûr, mais parfois pas si violents (Born to lose, Devils in my hand) ; titres d'inspiration heavy metal tantôt 80's (Waiting for the snake qu'aurait pu écrire Anthrax), tantôt futuriste (Brotherhood of man à la musique très Rammstein), tantôt old school (Outlaw, entrecoupé de riffs et de soli totalement ... Metallica).
Attention, avant que les fans déjà quasi-apoplectiques ne tombent en syncope ou ne préparent contre nous un attentat 'Sons of Anarchy' au coin de la rue pour ces propos iconoclastes, précisons un point : bien sûr et par définition, Motörhead ne ressemble pas à qui que ce soit d'autre, puisque ce sont tous les autres qui ont pompé Motörhead !! Mais disons que ces trois messieurs s'autorisent parfois à écouter ce que font leurs héritiers, et c'est tant mieux pour leur renouveau !
Par ailleurs, les paroles gargouillées par l'Homme à la Verrue oscillent toujours entre le mensonge évident (I know how to die ? manifestement, non), les hymnes militaristes premier ou second degré (Get back in line) et les grossièretés machistes pour bikers (Bye bye Bitch bye bye) : la routine, quoi ! Enfin, l'album contient au moins deux titres potentiels pour la prochaine tournée : le heavy blues presque ZZtopesque Rock'n'roll Music et la totalement parfaite I know what you need, dont les fans voudront bien admettre avec nous que c'est la plus pure, la plus proche de la ligne du Parti. Alors avant de retourner cet été nous incliner devant notre chapeau sudiste à tête de mort préféré, laissons le mot de la fin à Lars Ulrich : " Lemmy ? It should be a verb !". Pas mieux : Let's go lemmy together !
(2011)
PS été 2011 : Motörhead a délivré aux Eurockéennes le show le plus puissant du week-end : on en a pas fini avec eux !...


Vignette PhilippeSignature : Philippe
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Artiste : Lemmy Motörhead La Légende   Titre :  « Lemmy», Le Documentaire
Style : Pop - Rock
Lemmy Motörhead La Légende - « Lemmy», Le Documentaire«Lemmy», le documentaire sur la vie du légendaire leader et fondateur du groupe Motorhead vient de sortir début décembre en dvd et blu-ray. Il a été réalisé par Gregg Olliver et Wes Orshoski. "Lemmy" retrace trois ans de la vie de l'artiste avec dans le contenu 49% de Motherfucker et 51% de Son Of A bitch. Ceux qui adorent le rock, le heavy métal, les légendes, ceux qui aiment découvrir des personnes à la forte personnalité et d’une intelligence rare, qui font d’eux des icones ne vont pas être déçues. Quel putain de pied que ce DVD simplement appelé «Lemmy» qui, de plus, est chargé jusqu'à la gueule. A travers ce film, Ian Fraser Kilmister, plus connu sous le nom de Lemmy Kilmister, ouvre les portes de son univers. Plusieurs personnalités ont participé à ce film, tels des membres du groupe Metallica, d'ex-Guns N'Roses, Ozzy Osbourne, Mick Jones ou encore Dave Grohl.

L'équipe de tournage a eu la chance de suivre, partout ou presque, ce pionnier du « rock lourd » qui rend ce documentaire riche, complet et indispensable. On trouve de nombreuses interventions/témoignages de musiciens très connus et fans absolus du bonhomme, de nombreux interviews de Lemmy et pas mal de plan vidéo en studio, dans son appartement ou dans des musées sur 3 années. Ce qui est formidable dans ce documentaire, c’est que l’on montre véritablement qui est Lemmy, que l’on va bien au delà de son côté, gonzesses, drogues, alcool et j’en passe car Lemmy, c’est un putain de mec, un gars énorme. Celui qu’on appelle le cow-boy radioactif, le Johnny Cash du Rock, le Biker, le côté chic de la seconde guerre mondiale, le capitaine Crochet est un véritable personnage, un véritable ovni, qu’il soit aimé, détesté, lui, il s’en fout, il mène sa route.

Ces dernières années, j’ai évidemment lu un paquet d’interviews d’artistes et celui que j’ai trouvé le plus riche, le plus intéressant à lire fut celui de Lemmy dans le magazine Xroads. Certes, les questions posées étaient de bonnes questions mais ça ne suffit pas à en faire un article d’exception mais Lemmy est une exception, une rareté, un précieux. Sur le deuxième DVD, on trouve en vrac, des lives de Motorhead, Lemmy et Metallica, les 50 ans de Lemmy avec Metallica, les débuts de Lemmy, des interviews des musiciens qui jouent avec Lemmy et bien d’autres choses encore, de quoi ravir tous les fans de métal et les autres. A acheter d’urgence, et si le père Noel nous apportait ce merveilleux objet cette année, cela serait une merveilleuse idée. Père Noël, cette année, j’ai été sage ou presque...

Remerciements à Roger Weissier

www.imotorhead.com

Lemmy, le film : www.lemmymovie.com


Vignette lebonairSignature : lebonair
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Page Web Conseillée : www.lemmymovie.com

Artiste : Motörhead   Titre :  Overkill
Style : Metal - Hardcore
Motörhead - OverkillMotörhead, est, sans nul doute possible un groupe phare des années 80 dans le style heavy metal. Selon moi, l'originalité essentielle de ce groupe, à l'époque, tient en une utilisation inédite (sauf chez Hawkwind, dont Lemmy, le bassiste est issu) de la basse. C'est à ma connaissance, le seul groupe de Heavy metal où le bassiste joue quasi systématiquement en accords ! Le résultat donne des morceaux d'une puissance et d'une lourdeur inégalée dans toute l'histoire du heavy metal. On peut affirmer que même des groupes comme Deep Purple ou Led Zeppelin ne sont jamais parvenu a exprimer autant de hargne puissante et lourde dans leur morceaux. A certains moments on ne peut s'empêcher de penser qu'à travers le son de cette basse sursaturée et jouée en accords, Lemmy ait cherché à mimer le rugissement d'un monstre, ou le bruit infernal d'un tremblement de terre, bref, de quelque chose de profond et surpuissant qui écraserait tout sur son passage.
Mais c'est surtout dans les deux premiers albums que cette originalité du groupe, je pense, s'exprime le mieux. Les "morceaux archétypiques" sont de ce fait : "Motörhead" ; "I'll be your sister" ; "Damage case" ; "No Class" ; "Metropolis" (qui est un des morceaux les plus lourds du groupe) ; "White line fever". Certes, on trouve dans les albums suivants des morceaux assez originaux dans ce sens-là, comme "sharpshooter" sur "Bomber", et "live to win" sur "Aces of spades", mais c'est quand même nettement moins lourd, à mon avis.
L'autre originalité c'est la formule du trio, qui, alliée au style du bassiste, fait que la basse tient le rôle à la fois d'une guitare rythmique et ...de la basse, pour donner des effets d'agressivité et de hargne "de fond" assez saisissants. Par exemple, sur "Bomber", le morceau "Step down", une sorte de blues hyper lourd, chanté par Eddy Clarke est un modèle du genre. Tout au long de ce morceau, on entend la basse, jouée en accords, qui gronde, qui rugit, mais de façon "latente", comme si l'on pouvait entendre les ruminations d'un individu, tandis que la guitare exprime de manière plus "manifeste" la haine et la colère.
En résumé, je pense que les deux premiers albums du groupe, et surtout le deuxième "Overkill" sont les meilleurs, et illustrent à la perfection le style du groupe, à nul autre pareil.
"Aces of spades" et "1916" sont d'incontestables réussites, chacun dans leur style, bien que dans d'autres albums, nettement moins bons, on trouve des morceaux de choix, comme "Eat the rich" ou la reprise de "God save the queen".
Bref, voici mon classement :
1°) "Overkill" ;
2°) "Motörhead" ;
3°) "Aces of spades" ;
4°) "1916".
Merci à tous.


Signature : Hook

Artiste : Motörhead   Titre :  We Are Motörhead
Style : Metal - Hardcore
Motörhead - We Are MotörheadTiens, et si pour fêter la 3000ième chronique de disque du site, on parlait d'un album de Motörhead juste pour le plaisir ? Même pas le dernier, même pas le meilleur (d'ailleurs on confesse ne pas tous les connaître), mais enfin un album bien considéré par les fans du groupe ? C'est vrai à la fin, il ne peuvent pas ne pas être sur ce site (et en plus ils seront en tournée en France en mai 2007 !). C'est un effet le seul gang dont se réclament à la fois les punks (certains aiment à arborer un T-shirt du groupe, du moins quand celui des Ramones est au sale), les métalleux (comme la chanteuse de Eths, pour ne citer qu'elle, qui ne le quitte guère), et même les bikers - pour des raisons de look et d'empathie physique, principalement, ainsi que pour l'imagerie sudiste, macho et provocatrice que développe le groupe. Il faut dire que le trio formé autour de Lemmy Kilmister a inspiré un peu, ou beaucoup, chacun de ces courants !
Musicalement c'est à la fois intransigeant et simple à comprendre : c'est anglais et depuis 32 ans, il y a un riff de guitare basique mais en plomb liquide répété à l'envie, un batteur qui cogne comme le sourd qu'il est depuis longtemps, et devant, un bassiste qui hurle/gargouille la tête vers le haut dans un micro placé au dessus de sa tête - le Lemmy en question. Je crois que les 2 autres, certes pas membres d'origine, n'ont pas changé depuis 15 ou 20 ans, le tube du groupe non plus : c'est pour toujours, l'énorme Ace of Spades. Pour le reste, Motörhead c'est un peu tout le temps pareil : basique, régressif et hors d'atteinte à des oreilles non averties, reconnaissable entre mille et tout à fait jouissif pour les autres. Affreux, sale et méchant. Le genre de truc qui gagnerait l'Eurovision, quoi.
Quand à Lemmy, un médecin l'a récemment déclaré, à l'issue d'une analyse sanguine inquiétante, non transfusable avec du sang sain (ce qui le tuerait à coup sûr), tout en le suppliant de ne jamais donner son sang à quelqu'un (ce qui tuerait tout aussi sûrement le receveur). Cette particularité physique a des raisons précises : l'animal, en roue libre sex/drugs/rock'n'roll depuis une trentaine d'années, carburerait selon la légende à 3 paquets de Marlboro, 1 à 2 bouteilles d'alcool fort et... une groupie par jour. Respect !
Et sur cet album paru en 2000 alors ? Comme toujours, une entame infernale en coup de boule (See Me burning et sa double pédale) ; plusieurs chansons typiques sans aucune originalité (ce qui, on l'a vu, n'est pas l'intérêt principal du groupe), une reprise très sympa de God Save the Queen des Sex Pistols (ils ont aussi déjà massacré du Metallica à leur sauce par le passé, juste pour rire) ; une chanson zombie enthousiasmante et au rythme plus varié (la bien nommée Wake The Dead), une balade (mais oui !) en forme de confession assez émouvante nommée One more Fucking Time. Et puis, un hymne pogo total pour finir, comme un magnifique F#*k adressé au monde entier : We Are Motörhead (ce qui peut se traduire par : "Si t'es pas content c'est pareil, on ne changera jamais et d'ailleurs on viendra encore te pourrir les oreilles en jouant sur ta tombe dans 40 ans, sale petit merdeux").
Vous fâchez pas, on ne demande pas mieux, M'sieu Kilmister, alors à bientôt pour nous prosterner devant vous, tel Wayne et Garth devant Alice, en disant "on est à chier, on est pas digne", car personne de vivant (à part James Osterberg bien sûr), ni punk ni métalleux ni biker, ne peut être digne d'une légende comme la vôtre !
(2007)


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