Après le show (pas si) acoustique des Hatepinks à Lollipop, je débarque pas trop tard à la Fiesta, histoire de repérer les lieux avant qu'il soit impossible d'y circuler. Et comme le désastre de la veille à base de Délirium tremens belge et de Rhum figue corso-réunionnais laisse des trace, ce soir mon travail journalistique sera moins gonzo, voir à jeun.
En arrivant on est toujours autant blasé que la file des invitations soit aussi importante que celle de ceux qui ont déboursé 20 euros et on se prend à rêver d'une Fiesta (réellement) populaire où tout le monde paieraient entre 7 et 10 euros. Parce que avouons-le, les plus prolos et les étudiants sont surtout dans la file des payant, ne connaissant pas les réseaux administrato-cultureux pour choper des invits.
Cette année le cadre me semble bien plus agréable que les années précédente, la scène sur l'autoroute est définitivement une bonne idée, l'agencement des stands semblent mieux pensé et la salle des sucres est quand même une réussite (d'autant qu'ils ont levé ces putains de piliers...). Il faut quand même dire qu'il y a beaucoup moins de monde que pour la soirée d'ouverture de l'année dernière (on doit être au maximum 10-11000 contre 20000 en 2006) et ça rend beaucoup plus agréable les déambulations.
Mouss et Hakim prennent place sous la passerelle pour leurs Origines contrôlées, projet musical qui reprend les chansons de l'immigrations maghrébines des années 40,50 et 70. Fan de la 1ère heure de Zebda, envoûté par leur 100% Collègues, j'avoue avoir moins été emballé par leur disque en solo après l'aventure Zebda.
Mais là, je suis sous le charme de ces Origines contrôlées, d'autant que les frérots nous avaient gratifié d'une avant-première jubilatoire au Bar de la Plaine. Cette fois, ils sont plus nombreux sur scène, bassiste, percus, oud et flûte, accordéoniste, l'excellentissime Serge Lopez à la guitare flamenca et bien sûr Mouss et Hakim en maîtres de cérémonie (et avec des tee-shirts de soutien aux sans-papiers).
Alors on se régale de ces morceaux retravaillés, que ce soit du festif ou du plus grave. Ils nous expliqueront à chaque fois l'origine de la chanson, l'auteur et la période où elle a été écrite. Et là on se rend compte que pas beaucoup de choses n'ont bougé en 40 ans, l'immigré fait toujours office de bouc émissaire. Alors même si on danse comme des petits fous sur la carte de résidence et autres, ça n'empêche pas de gamberger.
Et bon c'est vrai que ces airs et cette histoire, quand on est de Marseille, on les a déjà dans la tête. C'est d'autant plus vrai sur Aiwa de l'immense Idir où ils nous expliquent qu'ils ont appris à danser dessus et on se rappelle les sons qui venaient de chez les voisins et qu'on réentendaient dans les mariages. Alors, on danse, on prend son pied, d'autant que les musicos sont loin d'être manchot et que les deux zouaves assurent l'ambiance.
Et pour finir, ils reprennent une chanson d'autres immigrés, des catalans qui ont fuient le franquisme à Toulouse. Gorge nouée, on quitte les toulousains avec quand même l'amertume de se dire que la majorité des gens qui ont partagé ce moment de solidarité, applaudissant les discours d'amitié entre les peuples, ne seront pas là le lendemain à la manif de soutien aux sans-papiers (et malheureusement on ne se sera guère trompé... Il est plus facile d'être de gauche à la Fiesta que dans les faits...).
Timing un peu juste pour aller voir Techno Roman Project dans la salle des sucres et on reste à tchatcher sous la passerelle en attendant le Massila Sound System. L'ambiance se fait de plus en plus chaude dans l'attente (heureusement parce que dehors il caille) et lorsque Dj et selecta montent sur scène pour balancer les sons digitaux de Massilia Fai Avans, le public se lâche.
La plupart des gens sont venus pour le Massilia, absent depuis quelque temps des scènes locales pour cause de multiplication de leurs projets persos. On avait quand même pu les voir au cours de (l'excellent et populaire) Festival des Agglos en juin.
Ils vont nous jouer essentiellement des morceaux de leur (très bon) nouvel album Oai & libertat et presque dans l'ordre. Taillé pour la scène, on guinche sévère sur un De longue dévastateur, plus groove roots sur Toujours, sourire aux lèvres sur le fort plaisant et nonchalant Au marché du soleil ôde au creuset marseillais des cultures. Le Papet joue toujours les animateurs, le Garri est des plus efficace avec son flow et Tatou nous fascine avec sa voix rocailleuse.
Un Dj qui scratche old school, un opérateur au machine et un guitariste excité complètent une formation des plus efficaces. Lo grand Tramblament, très prenant et émouvant sur disque, est moins efficace sur scène mais la plupart des morceaux sont assez jubilatoire des plus digitaux dansant comme Laissa no passar, dancefloor mais humain aux roots & reggae Marché du soleil terriblement efficace et Dimanche aux Goudes, retour aux sources massiliesque avec Oai e libertat & A l'agonie 2.
Sourire aux lèvres quand 8000 personnes dansent, surement sans le connaître, sur le sample de l'hymne anarcho-syndicaliste de la CNT espagnole, A las Barricadas (mais au fait Tatou, il est bien beau ce tee-shirt des I.W.W. !). Le groupe quitte la scène en ayant joué l'intégralité de leur nouvel album mais pas un seul nouveau morceau. On sent que le rappel va rétablir la balance. Et bien évidement ça enchaîne avec On met le Oai partout et autres Commando Fada, un défi de poésie entre Tatou et Garri sur le sujet "C'est le soir, il ne me reste plus qu'une petite boulette, dois-je me faire un gros pétard ce soir ou bien en garder pour le lendemain matin ?" arbitré par un Papet J en grande forme.
Les Massilia y montrent toute leur gouaille et on rigole de bon cœur. Un hommage assez émouvant avec une dédicace à Lux B qui se remet d'une délicate opération, un moment assez maladroit lors de l'appel à participer à la manif de soutien aux sans-papier (ça c'est bien !) mais noyé sur une enchainement sur l'OM et le foot business, ce qui fait passer tout au même plan. Heureux d'être là, les Massilia ne veulent plus lâcher le micro d'autant qu'ils semblent mettre en pratique les textes de Frit-confit...
J'en profite pour m'éclipser et jeter un œil sur Baba Zula qui joue dans une Salle aux Sucres bien clairsemée. C'est assez surréaliste, un mec aux allures de savant fou derrière des machines se déchaient tout en tapant sur une partie de batterie, ...
... un autre assez discret avec des percus, une jeune femme dessine sur le fond de scène via son portable, et au centre une danseuse orientale et le chanteur de Motorhead qui s'est habillé en turc version psychédélique triture une espèce de oud-mandoline...
Psychédélique effectivement et assez bloquant !
Après cela (et je rappelle j'étais à jeun) je m'éclipse et on repart à pied (pas de tram, pas de métro, pas de vélo après minuit à Marseille...) jusqu'à la Plaine ce qui me fait éliminer les dernières toxines de la veille...
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>> Réponse (le 14/11/2007 par sylvie) new morning paris x - 12/11/07 c'est avec le plein d'énergie, de bonheur , et de forces que je suis ressortie, de ce concert.Toujours la même niack, .../...La suite
Mouss & Hakim : Origines contrôlées - 10 Octobre 2007 - Bar de la Plaine - Marseille
Mouss & Hakim, les deux frangins de Zebda viennent de sortir un album, Origines contrôlées, chansons de l'immigration algérienne. Et ils viennent tout naturellement le présenter à la maison, soit au .../...
Mouss & Hakim, les deux frangins de Zebda viennent de sortir un album, Origines contrôlées, chansons de l'immigration algérienne. Et ils viennent tout naturellement le présenter à la maison, soit au Bar de la Plaine.
Le lieu est donc chargé jusqu'à la gueule et l'ambiance y est caliente.
Ca me rappelle les ambiances des 100% collègues lorsqu'ils jouaient à domicile, à Toulouse. L'avantage d'être originaires des Quartiers nord de Marseille c'est que tu connais la plupart des titres vu que niveau métissage culturel on a pas attendu que ce soit à la mode. Alors tu danses comme un malade sur les titres qui te font danser dans les mariages maghrébins depuis que t'es gosse.
Les (excellents) Ministère des Affaires Populaires nous font habituellement le coup à chacun de leur concert et bon avouons que c'est quand même mieux que les habituels Sous les sunlight des Tropiques...
Ce soir on va danser des heures et c'est pas une expression, 4 rappels, et cela ne s'arrête qu'à cause de l'heure administrative de fermeture mais vu la gueule le lendemain de ceux qui ont poursuivi l'aventure, certains lieux doivent encore résonner de ces chansons qui, quoi qu'en disent les fâcheux (et autres fachos) font partie de notre culture.
Mouss et Hakim - 11 novembre 2006 - L'Affranchi, Marseille Mouss & Hakim ("ou l'inverse") savent mettre le feu à une salle en deux ou trois chansons et ils l'ont montré encore hier à l'Affranchi. Devant un public un peu timide au début, pas très nombreux et .../...
Mouss & Hakim (« ou l’inverse ») savent mettre le feu à une salle en deux ou trois chansons et ils l’ont montré encore hier à l’Affranchi. Devant un public un peu timide au début, pas très nombreux et bizarrement éloigné de la scène (pour une fois qu’il n’y avait pas de barrières ni de gros bras de sécurité !), les deux frangins ont su communiquer leur bonne humeur, à coups de déhanchés rigolos et de balades de micros. Leur musique y a aidé aussi, beaucoup plus rock et ska que sur leurs disques. Les autres musiciens sont mis en valeur et paraissent bien s’amuser aussi sur scène. Evidemment, l’ambiance est montée à son maximum sur le Oualaradim de Zebda, ou le célèbre Motivés. Il manque peut-être à Mouss & Hakim un ou deux tubes pour faire oublier Zebda, ce qui ne doit pas être facile pour eux. J’ai quand même eu un petit pincement au cœur en voyant ce show qui aurait pu enflammer une salle d’au moins 1000 personnes. Leur professionnalisme montre qu’ils ont l’expérience de gros concerts et il est bien dommage de les voir devant une assistance finalement si peu nombreuse (200 personnes à tout casser). La prochaine fois que vous voyez l’annonce d’un concert de Mouss & Hakim, n’hésitez donc pas à y participer ! Parce qu’on n’assiste pas à un concert de Mouss & Hakim, on y participe et on repart avec le sourire. Réagir à cette critique
Pour ma part, c'était mon premier festival et je suis ressorti de cet endroit bien joyeux !!! Vraiment on trouve tous les groupes que l'on veut, c'est énoooorrmmmee!!
On commence par le 8 tout d'abord avec hollywood pornstars un groupe de rock assez bourrin mais bien en concert, ensuite deportivo : une explosion de son !!! Super groupe...
Après un petit groupe francais bien sympa nommé jamait s'est produit, c'était toujours aussi cool!!
Ensuite on vient a une déception du festival : mickey 3D, vraiment pourri sur scène bien qu'ils aient écrit des chansons pas trop males...ensuite je crois qu'on est passé a sinsémilia : bon concert qui m'a donné bien soif!! Mais ils jouaient trop du dernier album...
On passe au 9, la meilleure journée a mon goût: on commence par AS dragon un bon groupe français avec une chanteuse charismatique!! Ensuite on a fait les ogres de barback, vraiment exceptionnel (peut être parce que je suis fan!), ensuite nous avons fait luke concert toujours assurément bien, un des meilleurs du festival pour moi!!
Un peu plus tard nous avons fait les têtes raides encore un concert qui bouge!!! (Entre temps nous avons fait garbage qui maîtrise bien sur scène!!). Et pour finir un concert reposant mais tout de même énorme: la rue kétanou : gigantesque!
Le dernier jour, le 10: on commence par debout sur le zinc un groupe terrible !! Avec beaucoup de musiciens. On passe à mouss et hakim deux gars issus de zebda, pas mal...
Ensuite une française assez délirante sur scène : camille, avec trop de monde... juste après on a enchaîné sur steel pulse un vieux groupe de reggae vraiment cool mais un peu monotone, et pour finir le festival : deux concerts assez géniaux, d'abord avec le groupe breton revenu : matmatah qui sait foutre le feu comme on dit ... et puis pour tranquilliser l'esprit après tous ces concert, on finit avec tiken jah fakoly qui impose une musique relax, reggae donc...!!!
Tout ça pour dire qu'il ne faut pas hésiter à aller à solidays pour d'abord voir ces concerts mais surtout se battre contre le sida!
Amadou et Mariam + Mous & Hakim - 17 mars 2005 - Espace Julien - Marseille Nous arrivons à l'Espace Julien juste juste à l'heure (c'est-à-dire un peu après 20h30) pour constater qu'il y a la queue à l'entrée (l'Espace Julien salle un peu en perte d'éactivité musicale connaît .../...
Nous arrivons à l’Espace Julien juste juste à l’heure (c'est-à-dire un peu après 20h30) pour constater qu’il y a la queue à l’entrée (l’Espace Julien salle un peu en perte d’éactivité musicale connaît ces jours ci des records d’affluence). On rentre il y a déjà quelqu’un sur scène …je vois un rasé qui chante sur un rythme énervé … serait ce le Oai Star … je m’approche mais non il s’agit des deux frères de Zebda … je jette un coup d’œil aux autres musiciens … non il ne s’agit pas de 100% Collegues …
Mous et Hakim (Amokrane) en première partie non annoncée, en voilà une bonne surprise. Ce sera d’ailleurs assez amusant de voir la réaction des gens dans la salle qui donneront l’impression de bien apprécié, et j’entendrai ça et là « C’est sympa mais ça ressemble un peu trop à Zebda » de la part de gens qui ne les ont visiblement pas reconnus.
Musicalement c’est en effet très proche de ce qu’ils faisaient au sein de Zebda. Même sujets, mêmes rythmes bien sautillants, des expressions qui sonnent de véritables marques de fabrique de la tribu toulousaine. On sent que leurs morceaux sont encore tous neufs car ils manquent encore un peu d’aisance sur scène et comme le public ne les ocnnait pas encore …
Cela dit on sent aussi la grand complicité qui uni les deux frères, qui ne cessent de se regarder lorsqu’ils chantent, tout en parcourant la scène de long en large. Ils dédicaceront le morceau La bouche à Lux B du Massilia qui devait se trouver dans la salle, et qu’on aurait bien aimé voir monté sur scène avec eux. Bonne chance pour la suite !
Puis ce fut le tour du couple le plus célèbre du Mali. Accompagnés sur scène par un guitariste, un batteur, un clavier (que j’entrapercevrai quelques rare fois entre Amadou et Mariam) et un percussionniste en effet très entraînant, ils charmeront le public nombreux et fans par la simplicité et la sincérité de leurs chansons
Les morceaux se suivent et se ressemblent un peu, les textes aussi mais on est vriament touché lorsqu’on entend Mariam chanté « Mon chéri » ou « mon amour » en caressant al tête d’Amadou, ou en se serrant contre lui. De même lorsque c’est lui qui chante que c’est la plus belle et qu’il ne veut pas la quitter. Je sentirai quelques longueurs vers le milieu du set, longueurs qui disparaîtront lorsque 3 jeunes filles d’origine malienne visiblement monteront sur scène pour danser entraînant ainsi tout le public …
Je chanterai donc en choeur « ça suffit, ça suffit ! » « Je n’en peux plus je n’en peux plus » à propos des gens qui montent les gens contre les autres … tout en dansant dans une chaleur parfois étouffante et c’est avec un très large sourire que je suis rentré chez moi couper le chauffage …