Narrow Terence, vos critiques de disques
Narrow Terence
Du folk le plus intime au rock'n roll survolté, Narrow Terrence nous balade dans un univers qui n'est pas sans nous rappeler celui de Tom Waits ou Deus : peuplé de voix rauques et un brin déglinguées, de guitares lourdes et de sons étranges. Ils nous racontent, en français ou en anglais, des histoires qu'on dirait oubliées au fond d'un grenier, des histoires de soldats errants ou de voyages en Hongrie. Le mariage réussi entre songwriting primitif et orchestrations minutieuses.
Plus d'info
Artiste : Narrow Terence Titre : Violence With Benefits
Style : Pop - Rock
En général quand j'aime beaucoup un disque je n'ai pas trop de mal à pondre quelques lignes pour (d)écrire quelles sont ses qualités sinon en tout cas pourquoi il me plait tant. Mais cette fois curieusement j'ai beaucoup de mal. J'ai toujours beaucoup aimé Narrow Terence sur scène (depuis que je les ai découverts en 2005, je ne rate pas une occasion de les voir) comme sur disque, et je commençais à sérieusement désespérer de voir un jour leur talent enfin reconnu. Allaient-ils, comme beaucoup de gens talentueux qui ne percent pas assez tôt, finir par se lasser et passer à autre chose ? Heureusement, les frères Puaux et leurs acolytes ont la foi... Après le (trop) doux (pour certains) Low Voice Conversation (2007) puis le (trop) violent (pour d'autres) Narco Corridos (2010) les revoici avec ce sublime Violence with benefits où ils semblent avoir trouvé le bon équilibre entre les deux. On retrouve aux côtés d'Antoine (celui qui a la grosse voix à la Waits) et Nicolas Puaux (celui qui a la voix à la E), Christelle Lassort qui bien que très prise avec Camille n'a jamais lâché le groupe et illumine encore les compos des Narrow de son violon enivrant, Alex Viudes (aussi membre d'Erevan Tusk) à la batterie et Kevin Cerovich au trombone. Dans la grosse dizaine de titres entrecoupés d'interludes, on retrouve avec bonheur de nouvelles versions de certains de leurs titres phares comme Clay musty smell ou Wet dead horses, sans oublier l’énorme Bottom Bitch et ses "Amen" qui foutent des frissons scandés par Antoine. Je ne sais pas si c'est de savoir que ce disque a été enregistré dans une église mais il se dégage de pas mal des titres quelque chose de religieux sinon en tout cas mystique. D'ailleurs cette expérience a visiblement marqué le groupe puisqu'ils ne semblent plus manquer une occasion de jouer dans une église ! Pour finir précisons pour ceux qui seraient tentés par l'idée saugrenue de le télécharger bêtement, que le disque s'accompagne d'un DVD avec le concert filmé et un documentaire pour le moins étonnant - sur la genèse de ce disqu e- qui vous permettra d'en apprendre un peu plus sur le gang Narrow Terence, en attendant de les (re)voir en live avec l'ex Jack the Ripper Adrien Rodrigue et Patrick Lerchmuller en remplacement de Christelle et Kevin, retenus sur leurs autres projets...
28 janvier 2013 (Narrow Terence - Bandcamp - Enkirama - Modulator)
Signature : pirlouiiiit
Envoyer un message à pirlouiiiit
Style : Pop - Rock
En général quand j'aime beaucoup un disque je n'ai pas trop de mal à pondre quelques lignes pour (d)écrire quelles sont ses qualités sinon en tout cas pourquoi il me plait tant. Mais cette fois curieusement j'ai beaucoup de mal. J'ai toujours beaucoup aimé Narrow Terence sur scène (depuis que je les ai découverts en 2005, je ne rate pas une occasion de les voir) comme sur disque, et je commençais à sérieusement désespérer de voir un jour leur talent enfin reconnu. Allaient-ils, comme beaucoup de gens talentueux qui ne percent pas assez tôt, finir par se lasser et passer à autre chose ? Heureusement, les frères Puaux et leurs acolytes ont la foi... Après le (trop) doux (pour certains) Low Voice Conversation (2007) puis le (trop) violent (pour d'autres) Narco Corridos (2010) les revoici avec ce sublime Violence with benefits où ils semblent avoir trouvé le bon équilibre entre les deux. On retrouve aux côtés d'Antoine (celui qui a la grosse voix à la Waits) et Nicolas Puaux (celui qui a la voix à la E), Christelle Lassort qui bien que très prise avec Camille n'a jamais lâché le groupe et illumine encore les compos des Narrow de son violon enivrant, Alex Viudes (aussi membre d'Erevan Tusk) à la batterie et Kevin Cerovich au trombone. Dans la grosse dizaine de titres entrecoupés d'interludes, on retrouve avec bonheur de nouvelles versions de certains de leurs titres phares comme Clay musty smell ou Wet dead horses, sans oublier l’énorme Bottom Bitch et ses "Amen" qui foutent des frissons scandés par Antoine. Je ne sais pas si c'est de savoir que ce disque a été enregistré dans une église mais il se dégage de pas mal des titres quelque chose de religieux sinon en tout cas mystique. D'ailleurs cette expérience a visiblement marqué le groupe puisqu'ils ne semblent plus manquer une occasion de jouer dans une église ! Pour finir précisons pour ceux qui seraient tentés par l'idée saugrenue de le télécharger bêtement, que le disque s'accompagne d'un DVD avec le concert filmé et un documentaire pour le moins étonnant - sur la genèse de ce disqu e- qui vous permettra d'en apprendre un peu plus sur le gang Narrow Terence, en attendant de les (re)voir en live avec l'ex Jack the Ripper Adrien Rodrigue et Patrick Lerchmuller en remplacement de Christelle et Kevin, retenus sur leurs autres projets... 28 janvier 2013 (Narrow Terence - Bandcamp - Enkirama - Modulator)
Nouvel Album de Narrow Terence - Violence With Benefits - "Enki" from ENKIRAMA on Vimeo.
Signature : pirlouiiiit
Envoyer un message à pirlouiiiit
Artiste : Narrow Terence Titre : Narco Corridos
Style : Pop - Rock
Attention talent ! On vous avait déjà prévenu dans ces pages : Narrow Terence est un groupe talentueux. Sur scène, ils excellent, ils expriment totalement ce talent, que ce soit seuls où lors de leurs nombreuses collaborations (EZ3kiel, Mansfield TYA, Calexico ou Moriarty). Malgré cela, Leur premier album avait pu décevoir : un peu trop léché, un peu trop lisse, et surtout privé de l'énergie folle qui émane d'eux sur scène. Malgré de bonne chansons, malgré de très belles mélodies, Low Voice Conversation laissait en effet l'auditeur sur sa faim, en particulier celui qui, comme moi est époustouflés à chacune de leurs apparitions dans une salle de concert. Heureusement pour nous, non contents d'être talentueux, les membres de Narrow Terence sont aussi perpétuellement à la recherche du progrès. Et du progrès, il y en a eu depuis leurs premiers concerts, depuis ce
premier album. Les frères Puaux (Antoine au chant à la guitare et à la batterie, et Nicolas à a guitare et au chant) et leur presque demi-soeur (Christelle Lassort au violon) reviennent cette fois avec un album plus que réussi. Dés la première écoute, Narco Corridos attrape l'auditeur, l'assoit et ne le lâche plus. L'ouverture avec le titre éponyme pose le décor et annonce que les références seront, consciemment ou pas, plus cinématographiques (Tim Burton, Jim Jarmush, Sergio Leone, Wim Wenders) que musicales (Nick Cave, Tom Waits, Ennio Morricone). L'instrumental Narco Corridos, mélange de surf music et de klezmer est une "road song", comme il y a des road movies. Elle nous emporte du sud ouest américain vers le fin fond des Balkans, du blues et du rock gras vers les mélodies subtiles et les berceuses dansantes... A ce morceau inaugural, il manque des voix. Celle d'Antoine qui semble sortir d'outre tombe nous invite sur le deuxième titre à un Dinner, une comptine faussement naïve. Sur le morceau suivant, celle de Nicolas, bien que plus douce, raconte pourtant une histoire sortie d'une cave en enfer (Cave in Hell), qui parle de trahison, de mensonge, de sang et de crime, mais aussi d'espoir. Ces deux titres finissent de camper l'ambiance, et je pourrais presque arrêter là cette chronique. Mais Narco Corridos a un autre pouvoir : celui de happer l'auditeur, celui de faire qu'on monte le son à mesure que le ton de l'album hausse. La musique de Narrow Terence nous prend par la main (How she Ruined my Day / Love Battle), dans ses bras (Camilla's Tune / The Man Who Thinks), et nous soulève pour mieux nous perdre (le magnifique diptyque Wet Dead Horses + Bottom Bitch). Des morceaux oniriques savamment déstructurés, des complaintes énergiques, la présence du violon justement dosée et des guitares saturées, une rythmique qui assèche la gorge et fait palpiter le coeur, des cuivres (Thomas Quinart, Cyril Solnais et Gaël Riteau), des claviers et des percussions subtils (Stéphane Badiaud de EZ3kiel, Thomas Pirot de Nelson), le tout enrobé d'un SON superbe qui, loin de faire injure à la folle énergie scénique de ce groupe, ne fait que la sublimer. Narco Corridos est enfin l'album à la hauteur du talent de Narrow Terence, et c'est une des meilleures nouvelles musicales de ce début d'année.
(22 Mars 2010).
Signature : chlorophil
Envoyer un message à chlorophil
Page Web Conseillée : www.myspace.com/narrowterence
Style : Pop - Rock
Attention talent ! On vous avait déjà prévenu dans ces pages : Narrow Terence est un groupe talentueux. Sur scène, ils excellent, ils expriment totalement ce talent, que ce soit seuls où lors de leurs nombreuses collaborations (EZ3kiel, Mansfield TYA, Calexico ou Moriarty). Malgré cela, Leur premier album avait pu décevoir : un peu trop léché, un peu trop lisse, et surtout privé de l'énergie folle qui émane d'eux sur scène. Malgré de bonne chansons, malgré de très belles mélodies, Low Voice Conversation laissait en effet l'auditeur sur sa faim, en particulier celui qui, comme moi est époustouflés à chacune de leurs apparitions dans une salle de concert. Heureusement pour nous, non contents d'être talentueux, les membres de Narrow Terence sont aussi perpétuellement à la recherche du progrès. Et du progrès, il y en a eu depuis leurs premiers concerts, depuis cepremier album. Les frères Puaux (Antoine au chant à la guitare et à la batterie, et Nicolas à a guitare et au chant) et leur presque demi-soeur (Christelle Lassort au violon) reviennent cette fois avec un album plus que réussi. Dés la première écoute, Narco Corridos attrape l'auditeur, l'assoit et ne le lâche plus. L'ouverture avec le titre éponyme pose le décor et annonce que les références seront, consciemment ou pas, plus cinématographiques (Tim Burton, Jim Jarmush, Sergio Leone, Wim Wenders) que musicales (Nick Cave, Tom Waits, Ennio Morricone). L'instrumental Narco Corridos, mélange de surf music et de klezmer est une "road song", comme il y a des road movies. Elle nous emporte du sud ouest américain vers le fin fond des Balkans, du blues et du rock gras vers les mélodies subtiles et les berceuses dansantes... A ce morceau inaugural, il manque des voix. Celle d'Antoine qui semble sortir d'outre tombe nous invite sur le deuxième titre à un Dinner, une comptine faussement naïve. Sur le morceau suivant, celle de Nicolas, bien que plus douce, raconte pourtant une histoire sortie d'une cave en enfer (Cave in Hell), qui parle de trahison, de mensonge, de sang et de crime, mais aussi d'espoir. Ces deux titres finissent de camper l'ambiance, et je pourrais presque arrêter là cette chronique. Mais Narco Corridos a un autre pouvoir : celui de happer l'auditeur, celui de faire qu'on monte le son à mesure que le ton de l'album hausse. La musique de Narrow Terence nous prend par la main (How she Ruined my Day / Love Battle), dans ses bras (Camilla's Tune / The Man Who Thinks), et nous soulève pour mieux nous perdre (le magnifique diptyque Wet Dead Horses + Bottom Bitch). Des morceaux oniriques savamment déstructurés, des complaintes énergiques, la présence du violon justement dosée et des guitares saturées, une rythmique qui assèche la gorge et fait palpiter le coeur, des cuivres (Thomas Quinart, Cyril Solnais et Gaël Riteau), des claviers et des percussions subtils (Stéphane Badiaud de EZ3kiel, Thomas Pirot de Nelson), le tout enrobé d'un SON superbe qui, loin de faire injure à la folle énergie scénique de ce groupe, ne fait que la sublimer. Narco Corridos est enfin l'album à la hauteur du talent de Narrow Terence, et c'est une des meilleures nouvelles musicales de ce début d'année.
(22 Mars 2010).
Signature : chlorophil
Envoyer un message à chlorophil
Page Web Conseillée : www.myspace.com/narrowterence
Artiste : Narrow Terence Titre : Low Voice Conversation
Style : Pop - Rock
Après une démo un peu fourre-tout mais déjà prometteuse et un passage au Printemps de Bourges plus que remarqué, Narrow Terence confirme ici avec ce superbe premier album. Derrière ce drôle de patronyme se cachent Christelle Lassort (violon), Bertrand Perrin (batterie), Buni Lenski échappé de DAAU (violon) emmenés par les frères Puaux (Antoine et Nicolas qui se partagent l’essentiel du chant et des guitares. On trouve aussi au fil des morceaux de nombreux invités : toute la clique du label Microbe entre les mains duquel ce disque a vu le jour (Yvan Hio, Kate Stable and co), ainsi que des musiciens originaires de Rognes, comme eux (comme le jazzman Raphael Imbert). A l’écoute de ces onze morceaux on est loin de s’imaginer que l’on a la un groupe français tant les influences / références (parfaitement digérées) sont surtout anglo-saxonnes. On pensera tout d’abord a Nick Cave (sur the Art Loft Gig par exemple) ou a Tom Waits pour la voix écorchée, a Eels (un peu partout), 16 Horsepower ou Jack the Ripper pour la richesse musicale et les envolées countrysantes. Des morceaux qui bougent vraiment comme clay musty smell ou odd jerry’s parade (qui prennent toute leur dimension sur scène) mais aussi de très belles balades comme Sin Sister ou la très jolie (et déjà remarquée) fille japonaise seul morceau en français avec le morceau parlé (entre Mendelson et Tom) Hint. Au final ce qu’on retient de ce disque (et des concerts de ce groupe) c’est cette impressionnante capacité à partir (et nous emmener) dans beaucoup de directions différentes tout en gardant quand un son finalement bien à eux.
2007 (http://www.myspace.com/narrowterence - BaLLRoom / ReK)
Signature : pirlouiiiit
Envoyer un message à pirlouiiiit
Page Web Conseillée : http://www.liveinmarseille.com
Style : Pop - Rock
Après une démo un peu fourre-tout mais déjà prometteuse et un passage au Printemps de Bourges plus que remarqué, Narrow Terence confirme ici avec ce superbe premier album. Derrière ce drôle de patronyme se cachent Christelle Lassort (violon), Bertrand Perrin (batterie), Buni Lenski échappé de DAAU (violon) emmenés par les frères Puaux (Antoine et Nicolas qui se partagent l’essentiel du chant et des guitares. On trouve aussi au fil des morceaux de nombreux invités : toute la clique du label Microbe entre les mains duquel ce disque a vu le jour (Yvan Hio, Kate Stable and co), ainsi que des musiciens originaires de Rognes, comme eux (comme le jazzman Raphael Imbert). A l’écoute de ces onze morceaux on est loin de s’imaginer que l’on a la un groupe français tant les influences / références (parfaitement digérées) sont surtout anglo-saxonnes. On pensera tout d’abord a Nick Cave (sur the Art Loft Gig par exemple) ou a Tom Waits pour la voix écorchée, a Eels (un peu partout), 16 Horsepower ou Jack the Ripper pour la richesse musicale et les envolées countrysantes. Des morceaux qui bougent vraiment comme clay musty smell ou odd jerry’s parade (qui prennent toute leur dimension sur scène) mais aussi de très belles balades comme Sin Sister ou la très jolie (et déjà remarquée) fille japonaise seul morceau en français avec le morceau parlé (entre Mendelson et Tom) Hint. Au final ce qu’on retient de ce disque (et des concerts de ce groupe) c’est cette impressionnante capacité à partir (et nous emmener) dans beaucoup de directions différentes tout en gardant quand un son finalement bien à eux. 2007 (http://www.myspace.com/narrowterence - BaLLRoom / ReK)
Signature : pirlouiiiit
Envoyer un message à pirlouiiiit
Page Web Conseillée : http://www.liveinmarseille.com
1 à 3 sur 3 critiques trouvées
1 à 3 sur 3 critiques trouvées















