Il y a bien ici quelques avis courts mais il semble qu'Olivia Ruiz, délicieux petit animal chantant, ayant prouvé qu'elle s'était superbement bien servi de son passage à la Star Academy et se taillant une belle placette au soleil, mérite une chronique un peu plus enthousiaste ! .../...

Il y a bien ici quelques avis courts mais il semble qu'
Olivia Ruiz, délicieux petit animal chantant, ayant prouvé qu'elle s'était superbement bien servi de son passage à la
Star Academy et se taillant une belle placette au soleil, mérite une chronique un peu plus enthousiaste ! Deuxième album déjà, quand le premier
J'aime pas l'Amour était un bel étalage de références musicales (Juliette, Néry ...) chanté avec un petit timbre mutin et charmant. A son actif, citons aussi
La Renarde, duo juste... sublime enregistré avec
Weeper's Circus. Et voici
La Femme Chocolat, disque un tantinet plus abouti. Il s'ouvre sur des souvenirs d'enfance (la jeune fille est délicieusement impudique en la matière) :
J'traîne des pieds, au carillon et aux échos mélancoliques. Puis la
Femme chocolat reconnaissable dès la première note d'ukulele : mais bien sûr, c'est son bon ami
Mathias Malzieu qui l'a écrite ! Il rêve manifestement de la transformer en Femme Chocolat pour la dévorer (c'est un fantasme assez parlant, en effet)... Plus explicite encore, la ballade
I need a child (des volontaires, peut-être... Mathias ?). Et puis un duo sympa en forme de bossa nova :
Non Dits avec
Christian Olivier, chanteur ô combien aimé de la chanson française.
Plus qu'une jolie voix,
Olivia Ruiz c'est surtout un regard acéré, drôle et cruel sur les petits travers humains (dans
Thérapie de groupe, toute sa famille en prend pour son grade). Et même si toutes ses chansons n'étaient pas inoubliables, il y a un souci d'orchestration cabaret-rock classieuse, une capacité à briller en déclaration de rupture (
De Toi), d'amour à son amant (
Cabaret Blanc) ou à son papa (le bouleversant
Vitrier), en rock français (
Goûtez-moi digne du
Festin de
Juliette) ou même en rock espagnol (
Quijote qui sonne très
Amparanoïa). Certes ça part un peu dans tous les sens et on a l'impression, derrière un poil d'esbroufe, de n'avoir toujours pas complètement trouvé la vraie
Olivia : est-elle plutôt
Petite Voleuse ou
Fille du Vent ? Mais on lui pardonne bien volontiers : une fille qui conclut son album sur un impeccable duo flamenco modestement caché en
ghost track, et qui aime à ce point le chocolat et le bon vin, est forcément quelqu'un de bien !!
(2006)
PS 2007 : charmante sur disque, charmante en
concert !