Trois ans après son bouleversant et bien nommé album Close To Paradise, le Canadien volant avec les notes de musique, Patrick Watson, revient avec un très beau disque enregistré en groupe avec The Wooden Arms. Inutile de tourner autour du pot, c'est encore une fois un véritable .../...

Trois ans après son bouleversant et bien nommé album
Close To Paradise, le Canadien volant avec les notes de musique,
Patrick Watson, revient avec un très beau disque enregistré en groupe avec
The Wooden Arms. Inutile de tourner autour du pot, c’est encore une fois un véritable coup de maître, un disque qui accompagnera les heureux auditeurs pendant un bon bout de temps… Si l’effet de surprise ne joue plus – on connaît les multiples talents du Monsieur -, les chansons de
Patrick Watson gardent ce charme si particulier fait d’onirisme hallucinant, de mélancolie aérienne, de romantisme échevelé et de talent pour créer d’envoûtantes pièces cinématiques. Au centre de tout cela, il y a bien sûr cette voix toujours aussi impressionnante (tout en restant sobre !), évoquant le grand
Jeff Buckley… Qui est sans doute ravi au dessus des nuages d’écouter de petites merveilles comme
Fireweed,
Wooden Arms,
Traveling Saleman,
Tracy’s waters,
Big bird in a small cage ou
Beijing... Et puis tout autour des parties vocales ébouriffantes, l’on se laisse encercler, voire submerger par des orchestrations à la fois foisonnantes, accrocheuses, élégiaques, expérimentales et inspirées. Le piano est aérien, les cordes sont magistrales (l’instrumental
Hommage est sidérant de beauté), les guitares sèches sonnent « cristallines », les interventions du groupe « façon petite fanfare bricolo » peuvent être qualifiées de parfaites et, enfin, les rythmiques restent très souples ; ces arrangements ultra classieux permettant à
Patrick Watson de marcher sur du velours par delà les nuages, sans risquer une seule seconde de tomber dans le grandiloquent ou le pompier… Pour donner quelques pistes à ses fans (peut être un peu déroutés parfois), Mr Watson a glissé quelques noms dans la rubrique « influences » de son site myspace : il avoue avoir écouté à la fois
Debussy, Nick Drake, Eric Satie, Bjork, Pink Floyd, Johnny Cash, Tom Billings, John Coltrane, David Lynch, Jeff Buckley et
Phillip Glass. Ceci est bien la preuve (même si ça ne marche pas à tous les coups, hein !), qu’en s’imprégnant humblement du travail de génies, on peut - si l’on possède soi-même un talent inné - arriver à tutoyer ses maîtres. Ce qui est fait en bonne et due forme sur l’album
Wooden Arms.
Sites Internet :
www.patrickwatson.net,
www.myspace.com/patrickwatson,
www.secretcityrecords.com,
www.totoutard.com.
11 mai 2009 (Scret City Records - Tôt Ou Tard)