Marionettes Hip-hop déjantées. Ils partagent la même envie de combattre la rime débile, au travers un flow hip hop de base, empreint d'une culture urbaine décalée. Ils détournent le clichés, bousillent le monde de la pop et ne posent aucune limite dans les styles musicaux abordés.
Puppetmastaz - 30 novembre 2007 - Cabaret Aleatoire - Marseille Histoire qu'il y ait quand même une trace et peut être pour encourager ñeux qui se sont régalés, à expliquer pourquoi, voici quelques mots sur la première des deux soirées Puppetmastaz au Cabaret Aléatoire a Marseille.
Belle promo avec la complicité du trio Cabaret, Grenouille, Ventilo nous .../...
Histoire qu'il y ait quand même une trace et peut être pour encourager ñeux qui se sont régalés, à expliquer pourquoi, voici quelques mots sur la première des deux soirées Puppetmastaz au Cabaret Aléatoire a Marseille.
Belle promo avec la complicité du trio Cabaret, Grenouille, Ventilo nous annonçant l'invasion des marionnettes une semaine après le concert de Gonzalez et Mocky (leurs inventeurs si j'ai bien compris). Même l'Embobineuse s'y est mise … du coup la veille du dit concert ce n'est pas moins de 10 rappels que j'ai du recevoir.
Lorsque nous arrivons la bas après notre désormais traditionnel apéro au Red Lion downtown, le concert / spectacle vient de commencer. Il y a la queue a l'entrée et dedans c'est bien plein. On se faufile parmi la foule dense mais traversable jusqu'a atteindre les barrières a proximité desquelles l'alcoolémie du public (ou en tout cas ses symptômes) a grandement augmenter.
La plupart des gens sont à fond … mais sur quoi exactement ? Au dessus d'un grand rideau noir (pas éclairé mais sur lequel on devine l'inscription puppetmastaz) quelques boules de poils s'agitent sur une musique hip hop. L'idée de remplacer des MC par des marionnettes est plutôt bonne, puisque leur jeu de scène est du même ordre : courir d'un cote a l'autre, agiter des bras et secouer la tête.
Je trouve ca pas mal du tout mais au bout de 5 minutes je commence à me lasser. Les marionnettes sont assez variées, avec des voix bien distinctes, mais il manque un truc, peut être une vraie petite histoire. Certes entres les morceaux les marionnettes se calment tchatchent (on se dit alors ouf ! y a bien des micros derrière la scène et elles ne sont pas qu'en train de danser sur une bande enregistrée) mais on ne sent pas de véritable histoire qui nous tiendrait en haleine.
Malgré les efforts de la grenouille pour nous traduire en français les propos de ses acolytes, le propos tout reste un peut trop répétitif. Donc en gros passé l'effet de surprise j'ai trouvé ca long. En plus comme je le disais au début la hauteur du rideau (qui permet a ceux qui actionnent les marionnettes de ne pas finir bossus rend le show difficile a voir et finalement on se retrouve a regarder l'écran géant situé a cote. Apres une grosse demi-heure nous sommes partis de la Friche un peu déçus ...
Après une nuit réparatrice, on rejoint le site sous un soleil de plomb (qui a dit que l'été était pourri ? A Marseille on a pourtant rien remarqué - hin, hin, hin...). Quoi qu'il en soit pas de panique : la boue n'a pas séché, les journaleux des Inrocks auront toujours l'air de cons en tongs, et les nombreuses minettes au look Plasticines (jean slim et mèche de rigueur), chaussées de bottes à fleur, seront toujours au top du chic et du tout-terrain !! Certains petits malins de nos amis ont pu faire entrer des breuvages non vendus sur le site, la moitié des jeunes de Londres est toujours là - et toujours ivre (certains avec des canettes en verre dont on se demande sincèrement où ils les ont cachées pour passer à la fouille), on a pu finalement rentrer même si nos bracelets sont d'ores et déjà à moitié effacés : tout s'annonce très bien !
Sont déjà en action les PuppetMastaz, un groupe d'une quinzaine de rappeurs crypto-teutons pour le moins original car composé de ... poupées, enfin de marionnettes un peu déglinguées avec des gueules de chaussettes trafiquées, disons plus près de Fraggle Rock que du Muppet Show, et qui envoient un rap de tous les diables ! A un moment donné un énorme Puppet gonflable ('Meet my fuckin' big brother !') vient même calmer un de ces petits salopiots (voir vidéo par ailleurs). Et plus tard un DJ en forme de yéti rose fluo les fera tous danser en rythme ! C'est donc beaucoup plus amusant que le déplorable Wu-Tang qu'on a subi aux Eurockéennes, surtout que le groupe a un flow parfait qui rappelle les excellents Jurassic 5 vus sur cette même scène il y a quelques années, et que la synchro des voix avec les Puppets est telle que même à dix personnages, on voit encore qui chante quoi ! Total classe. Le groupe s'est présenté à la fin et, nous a-t-on dit, a recueilli un triomphe mérité. A revoir en entier donc !
Car on a du partir avant (et même sacrifier les bruitistes I Love UFO qu'on aime pourtant bien !), désireux de ne pas rater le concert de The Fratellis, qui délivrent un rock très frais sur leur prometteur premier LP (Costello Music), rappelant les Arctic Monkeys, avec un poil plus de mélodies. Leur bon son brut est très entraînant, sur les rares balades (Everybody knows you cried last night, So if you're lonely), comme sur les nombreuses pépites rock que sont les furieuses Flathead, Creeping up the Backstairs & autres Country Boys and City Girls (qui rappellent Dirty Pretty Things, et ça c'est un compliment). A noter qu'ils ne sont vraiment que trois (contrairement aux blaireaux de Muse par exemple) et que le batteur, en plus d'être excellent, chante - et chante même très bien. Par moments on pense aussi aux White Stripes tant certains riffs sont saignants - un power trio quasi-parfait en somme ?
A noter que dans la flaque de boue énorme devant la scène, patauge et s'épanouit un jeune anglais très mobile (et apparemment très "high") qui hélas salit un peu trop les gens autour de lui - pour rigoler quoi, c'est cooooool ! Il finit même par être franchement agaçant au point qu'un type balaise, plus remonté que les autres, finit par faire ce que tout le monde rêvait sans se l'avouer : le choper pour lui mettre la tête dedans (un poil trop violemment hélas). Pas démonté, le golem continue à danser (voir vidéo par ailleurs) tandis que le groupe envoie le single Henrietta, ou encore les popissimes Baby Fratelli & Chelsea Dagger, qui sonnent toutes deux comme du Beatles sous acide ! Au final, certes un peu dérangé par l'excentrique angliche, on a passé un excellent moment en compagnie de ce très bon combo, très référencé (voire peu original, dirons les chagrins), mais sacrément efficace pour trousser des chapelets de chansonnettes parfaitement jouissives !
On a bien été prévenus par voie de presse il y a sept jours (soit 5 de plus que sur le site de Rock en Seine, merci !) que la diva borderline Amy Winehouse ne nous ferait pas l'honneur de sa présence électrisante, pour cause de Rehab forcée (elle avait pourtant dit : 'No, no, no !')... Sauf sous la forme d'une image pixellisée (et un peu revisités au rouge à lèvres), parmi des dizaines de tableaux tous plus réussis les uns que les autres, exposés par un certain Craig Robinson (qui nous ont permis de jouer à "qui c'est ?" pendant trois jours - les réponses étant en général assez faciles à trouver grâce au coup d'oeil acéré de l'artiste). Enfin pour New Order c'était quand même pas facile...
Bref, Amy semble envisager une carrière à la Pete Doherty (sauf qu'elle est une vraie musicienne, et qu'elle prône la tendance viticole), et on ne peut donc que se féliciter de l'avoir vue, la belle, aux Eurockéennes où elle fut, sachez-le chers amis parisiens (qui ne vous étiez pas tous déplacés en p------e), tout bonnement sublime ! Une autre fois, espérons-le ? Quoi qu'il en soit on ira pas revoir à la place Cold War Kids dont on ne peut absolument pas supporter la voix du chanteur sur scène, malgré un album correct et quelques bonnes compos. Quant à l'autre groupe aperçu à ce moment, il porte bien son nom : Hello / Goodbye... horrible son variétoche, beuark, fuyons !
Ouaip, de toutes façons on va enfin pouvoir voir Pravda, fameux duo électro-garage parigot minimaliste sur lequel on a placé beaucoup d'espoirs... Arrivés en plein soleil, Suzanne est un peu plus habillée que prévu, et Mac un peu plus blond mais, bon, elle est néanmoins sexy à mort et lui rock-n-roll en diable avec son T-shirt U.R.S.S. Il est vrai qu'ils évoquent quand même (comme l'a dit le guitariste) un duo formé par Uma Thurman et Billy Idol ! La machine à tubes express qui squatte notre iPod depuis des mois se met alors en branle : Body Addict, What did U expect, Je suis French, L.O.V.E. (où la belle Suzanne échange son Korg contre une basse), et nous retourne bien le cerveau ! Et l'on se rappelle soulagés que si Amy était venue, on aurait du faire un choix difficile entre ces deux brunettes atomiques.
Tandis que là, notre temps de cerveau est tout disponible pour ces petits joyaux de simplicité binaire et de verve pêchue : Lover's Contract, I Wanna be your God, J'ai besoin d'air, la reprise Frank Sinatra ou l'iggypopissime 1,2,3,4 Rock, assénés avec une grâce et une gentillesse désarmante (ils ont tout de même l'air étonnés d'être là devant tant de gens !). On a pris aussi un pied terrible sur une version technoïde et pour tout dire débilisante d'Enter Sandman (tandis qu'un ami métalleux au désespoir envisageait au même moment, nous racontera-t-il après, de s'ouvrir les veines !). Le concert se finit, trop vite, sur des remerciements (et des applaudissements) chaleureux et le titre génial qui sauvait la compil 'Passe ton ton Bac d'abord' : je suis A l'Ouest (hey, hey, hey)! Cela dit si la formule duo fonctionne à merveille, un petit batteur ne ferait pas de mal ! En tout cas respect à Pravda et ... Na Zdorovie !
On se remettra en effet avec un grand verre de brassin de houblon, un peu passif à vrai dire (puisque assis derrière une tour son), en écoutant les boucles trip-hop jazzifiantes d'EriK Truffaz, qui invite à un moment le chanteur Ed Harcourt et sa voix chaloupée pour le seconder. J'ai remarqué une très belle chanson piano-voix qui rappelait Archive (bonne époque) : soporifique et très beau ! D'autres qui ont mieux écouté semblent avoir trippé à mort pendant ce concert - on posera simplement notre joker de la journée, avec à la place d'une illustration du concert, cette belle image de deux membres historiques (et actuellement brouillés) du rock stoner !
On se reprend pour aller voir (sans passion excessive mais puisque rien ne nous tente), le héros solitaire de la brit-pop Jarvis Cocker qu'on imagine à tort être un vieil aigri prétentieux. Grossière erreur, c'est un garçon éminemment sympathique ! Installé en France depuis 4 ans et qui pourtant baragouine horriblement le français, entre chaque chanson. Mais c'est aussi un pitre de bon niveau, et même un très bon songwriter dont on écoute avec plaisir les compositions (pourtant inconnues, on a même pas reconnu de hits de Pulp...), d'autant que son groupe est plutôt très affuté. Il plaisante sur la flaque, finement rebaptisée 'Espace Glastonbury', et dédicace même une chanson appelée One Man Show au golem, qui y trempe toujours ! Il fait aussi le crooner piano-voix, avant une fin beaucoup plus rock (sur une reprise sympa de Paranoïd). Pas totalement captivant mais reconnaissons qu'on a passé un agréable moment avec lui.
On jette ensuite un oeil lointain sur C.S.S. (qui a en effet attiré beaucoup de monde). Pas moins de 6 filles et 3 guitares, elles déroulent crânement leur très inégal album Cansei de Ser Sexy dans un festival de couleurs et de ballons : certaines chansons sont d'un kitsch assumé comme Alala - par moments ça ressemble à Pop Corn joué en live, parfois c'est presque rock (sans jamais égaler en la matière leurs consoeurs du Tigre, quand même salement plus hargneuses)... Mention spéciale quand même à Meeting Paris Hilton ('The bitch says yeaaaah !'), assez drôle !
Fatiguées d'être sexy (et elles le sont), plusieurs de ces filles se sont donc habillées comme des sacs - surtout la chanteuse (plutôt mignonne par ailleurs) qui porte une immonde combinaison moulante fluo multicolore à un poinr que c'en est fatiguant à regarder ! En tout cas leurs titres passés au filtre d'un son de scène plus dûr, s'en sortent bien : en particulier les bombinettes électro-rock comme Off the Hook électrisent la foule (qui slamme dans tous les sens), la chanteuse est une vraie pile électrique - ça le fait ! Pas folles par contre, les filles ont gardé leur single Let's Make Love & Listen to Death From Above pour la fin (un peu courte d'ailleurs), concluant leur concert dans une belle ambiance festive, par d'impressionnants tirs de canons à confettis et serpentins !
Un peu plus tard sur la grande scène, on découvre (peu ou prou) The Jesus & Mary Chain, groupe indie historique dont le côté mythique nous passe légèrement au dessus de la tête, malgré quelques écoutes à titre de rattrapage de leur manifeste Psychocandy. Leur jeu de scène, tendance croque-morts en goguette, est charmant : je suis sûr que le chanteur Jim Reid (une sorte de Ian Curtis non suicidé) doit rigoler, parfois, quand il se brûle. Et même que le guitariste doit sourire, quand il se mutile par accident... Les orchestrations sont basées sur des balades ou des chansons pas très violentes en soi, mais s'appuyant constamment sur des guitares atrocement saturées (un mur de larsen constant en somme - j'aime assez !)
Quoi qu'il en soit, leurs chansons ont vingt ans pour certaines et sonnent très modernes, on a même l'impression d'en reconnaître plusieurs (reprises sur des B.O. de films peut-être ?). En tant qu'influence majeure du shoegazing, ils ont été pas mal pompés et repris, il est vrai : des groupes comme T.B.J.M., The Raveonettes ou B.R.M.C. leur sont largement redevables ! Le chanteur expose son hédoniste philosophie à travers ses textes : 'I'm happy when it rains !' (pas de bol, il fait beau) ou encore 'I wanna die just like Jesus Christ' (sans dèc' !). Sa voix a toutefois un côté hypnotisant et presque sexy, le son est de mieux en mieux réglé (à moins que nos oreilles s'habituent ? ) bref, incontestablement il se passe quelque chose : c'est bon ! Le final est d'ailleurs tout à fait trippant, on est conquis - voilà une lacune à rattraper !
Bref, on a pas particulièrement envie de traverser tout le site, après ça, pour aller se polluer les oreilles avec les productions récentes des Rita Mitsouko (dont seuls les tubes d'il y a vingt ans ont vaguement amusé nos oreilles aux Eurockéennes). Etant venu avec des amis Toolomanes, on se laisse donc facilement convaincre de boire un coup et manger, avant d'aller se placer tranquillement. Personnellement l'album 10 000 Days dont j'aime bien certains passages, ne m'a pas bouleversé au point de vouloir le chroniquer : le metal progressif et cérébral que pratique l'"Outil" nécessite une écoute de type méditative et un patient apprivoisement, qui ne semblent pas avoir prise sur moi... pour le moment.
Mais enfin la curiosité est là devant ce concert annoncé comme exceptionnel : je patiente donc gentiment parmi mes amis les braillards, on s'échauffe un peu la voix (le nom du groupe se hurle particulièrement bien), et je constate un peu désabusé qu'étant tout devant la grande scène, je suis à nouveau placé très logiquement ... les deux pieds bien tanqués dans la merde ! Qui plus est derrière des gens plus grands que moi et placés sur du dûr, eux. Lorsque le public est bien chauffé à blanc, le concert commence dans une immense clameur, avec un dispositif de scène intéressant : seuls les visuels sont mis en avant, tandis que les musiciens (surtout le leader caractériel Maynard James Keenan et son iroquois, qu'on ne verra à peu près pas) resteront en ombre chinoise une bonne partie du concert.
Le son dans la fosse n'est pas formidable - c'est même assez violent, on entend trop la basse et la batterie et trop peu le chant, pourtant assez délicat. Les visuels par contre, créés par l'un des membres du groupe, sont objectivement plutôt splendides. Les longues plages méditatives, ponctuées d'explosions violentes de batterie ou de guitare, plongent les fans dans la transe - pour ma part j'apprécie surtout les vidéos (très orientées anatomie/chirurgie) vraiment hyper-chiadées ! Le tout a un côté messe païenne (le groupe a d'ailleurs forgé sa légende en se posant comme passeur d'une pseudo-doctrine philosophique, la lachrymologie), c'est plutôt plaisant même si je me sens vaguement déplacé parmi tous ces fans hardcore, un peu comme quand je m'étais perdu dans le public de Johnny H...
Aux deux-tiers du concert, les non-Toolomanes de notre groupuscule dont je suis s'échappent cependant pour aller boire un coup et se situer beaucoup plus loin. Il s'avère en reculant que la foule n'est pas (ou plus) si nombreuse que ça - guère étonnant vû le côté plutôt expérimental de la musique de Tool... Pour notre plus grand plaisir, il s'avère que le show a une tout autre gueule vu du fond : le son est bien meilleur, on profite mieux des films sur écrans géants et des lasers qui déchirent le ciel, en obéissant pile-poil au rythme des coups violents assénés par le batteur (quel pied il doit prendre, le salaud !). Le concert se termine par (eh oui, j'ai quand même reconnu formellement un titre !) la formidable Vicarious (cf petit extrait en vidéo), et honnêtement c'est plutôt génial !
Pour finir, le psychopathe en chef prend le micro et remercie brièvement le public - c'est déjà pas mal, ne lui en demandons pas trop. Plutôt conquis, j'en conclus que ce concert est en tout cas l'un des plus beaux que j'aie vu - esthétiquement parlant ! En petit bonus, un ami (dont je tairai le nom) arrivant en courant pour retrouver sa belle, zigzague un peu trop, dévisse et s'étale de tout son long dans la boue, ce qui égayera notablement la fin de cette soirée grande-scène à l'ambiance un peu morbide quand même - mais artistiquement très stimulante !
Encore une belle journée donc, qui se finira après avoir hurlé comme des idiots dans le métro (et aussi y avoir violé un certain nombre de lois de santé publique juste pour le plaisir, tel ce mauvais parisien sur l'illustration), qui se finira donc par une petite virée dans le quartier très agité de Pigalle ...
Blade, PuppetMastaz, DJ Shadow - 19 Août 2006 - Cannes, Festival Pantiero Pantiero, suite et fin.
Ceux qui ont lu ma chronique de la soirée du 17.08 avec Modeselektor , TTC et Dizze Rascal ont (normalement ... enfin, je l'espère ...) compris que c'était de la balle et que je m'étais régalée. Ceux qui vont lire ces lignes devraient tout aussi aisément entendre mon cri de douleur et de désespoir ...
Signalons .../...
Pantiero, suite et fin.
Ceux qui ont lu ma chronique de la soirée du 17.08 avec Modeselektor , TTC et Dizze Rascal ont (normalement … enfin, je l’espère …) compris que c’était de la balle et que je m’étais régalée. Ceux qui vont lire ces lignes devraient tout aussi aisément entendre mon cri de douleur et de désespoir …
Signalons déjà mon arrivée plus que tardive qui me fait louper la 1ère partie, à savoir Blade et non pas Breakestra, annulé (dommage). Retard causé non pas par une crise de jet-setterie aigue mais plutôt par une « légère » attente à la billetterie … due au manque cruciale d’organisation de ma troupe d’amis et surtout à la foule de « djeunes cannois branchouilles de sortie ». Bref, les people se sont déplacés en masse pour acclamer les PuppetMatsaz et DJ Shadow.
Et là, 1ère (légère) déception. Les PuppetMastaz, ces poupées déjantées qui envoient du bon gros son hip hop, se lancent. De très bons morceaux, certes, mais (et oui, il y a un mais …) systématiquement entrecoupés de jokes en franglais et autres drôleries. Très sympa, le côté show / cirque, sauf que la terrasse du Palais des Festivals est pleine à craquer et n’offre pas, à mon goût, la convivialité nécessaire à ce genre de set. Ce qui me fait décidément fortement regretter d’avoir loupé les PuppetMastaz lors de leur passage à Aix aux Territoires Electroniques dans le magnifique Théatre du Jeu de Paume. Bref, pour finir ces coupures dans l’enchaînement des titres cassent un peu le rythme … j’en ressors un chouilla déçue mais ravie par la suite du programme et impatiente d’entendre DJ Shadow.
Et là, c’est le drame. Un set ultra décevant, pour ne pas dire choquant de la part d’un tel génie … En gros pour résumer : des titres phares d’albums phares (comme Endtroducing et The Private Press) mal mixés, des nouveaux morceaux pas top et même de la mauvaise pop avec sur scène le pseudo petit frère de Bono (ma mémoire sélective a occulté le vrai nom de ce chanteur et je refuse de faire un quelconque effort pour le retrouver).
Sans oublier des projections vidéo d’une banalité affligeante et un manque cruciale d’ambiance. Normal, le public médusé attend une montée en puissance qui n’arrivera jamais.
Bref, la totale. Ca finira en ce qui me concerne par un cri de révolte : « Shadow escroc !!! », les amis « philopsophes » qui m’accompagnaient étant beaucoup plus vulgaires … Réagir à cette critique
Puppetmastaz + Sparta + Jon Spencer Blues Explosion - 13 novembre 2002 - Bataclan, Paris Chronique désabusée et subjective:
Le concert de John Spencer Blues Explosion (JSBE) au Bataclan le 13 novembre à Paris ne s'est pas trop bien passé. Tout d'abord la 1ère première partie n'était pas là et a été remplacée par "Puppetmastaz", des marionnettes qui font des sketches et du rap et c'était abominable. Je comprends pas que l'on .../...
Le concert de John Spencer Blues Explosion (JSBE) au Bataclan le 13 novembre à Paris ne s'est pas trop bien passé. Tout d'abord la 1ère première partie n'était pas là et a été remplacée par "Puppetmastaz", des marionnettes qui font des sketches et du rap et c'était abominable. Je comprends pas que l'on programme ça avant JSBE, c'est chiant de se fader du rap lorsque l'on vient de claquer 27 Euros pour voir du rock ! Les programmateurs sont nuls. Bon d'accord c'était un concert du festival des Inrocks, et donc on se devait d'être branché et jeune et cool, très bobo, quoi, et par là même ne pas être sectaire, puisque c'était cool, tu vois. En ce qui me concerne, le rap ou le hip-hop, que ce soit des marionnettes ou des bouffons qui en jouent, ça me stresse. Bref, mon sectarisme musical n'a pas été ébranlé. Sinon le public a trouvé ça chouette.
La 2nde première partie c'était Sparta. Je me suis dit: "chouette, un peu de r'n'r après une heure de rap". Manque de pot, c'était du r'n'r très fade, resucé. Là, je me suis endormi dans un des fauteuils à l'étage. Il y a quand même eu un moment hilarant, qui me fait dire que le rock n'a pas attendu Superbus pour décliner: devant moi étaient assis quelques "jeunes" (des vrais, moins de 30 ans), au look très "the libertines". Et bien je jure que c'est vrai: ils ont sorti de leur sac une petite paire de jumelles et ils se la sont passée, afin de voir le groupe sans avoir à descendre dans la salle ! Des petites jumelles comme au théatre ou à l'opéra. Le rock est mort.
Côté ambiance générale, c'était surréaliste : salle blindée de trentenaires et de quaternaires (?) très jeunes et très cools, et surtout très fumeurs. Je veux dire qu'il était parfaitement impossible de se tenir à plus de 20 centimètres d'un type en train de s'en griller une. A mon avis, en plus du concert de JSBE, y'avait un contest de futurs cancéreux. Ma copine (non fumeuse) chialait, et moi même, pourtant fumeur à mes heures, n'en pouvais plus. Vers 22h00 (on est entré dans la salle à 19h00), John Spencer entre sur scène. Il est carrément génial, super guitariste-chanteur-poseur. Les compos sont excellentes, du pur r'n'r braillard et rageux. Un grand moment, malgré un son très sourd (mauvais?)
Mais on n'en peut plus de cette atmosphère chambreàgazienne, on craque au bout de 30 minutes et on se tire du bocal. On se retrouve dehors, tristes d'avoir raté cette soirée, mais heureux de respirer un grand coup de gaz d'échappement boulevard Voltaire.
Pour tout fiche en l'air, le son était plutôt moyen (mauvais?)
Je racontais le lendemain mes déboires à un copain qui m'a dit avoir du quitter un concert de JSBE au Trabendo pour la même raison. Dorénavant, je ne fais plus que des concerts straight edge
Voilà voilà...