Sous ses faux airs d'indécrottable bonimenteur se cache un brillant musicien capable de faire le pitre avec le plus grand sérieux, d'émouvoir avec des mélodies extra terrestres, de faire planer avec une ritournelle, de donner l'impression d'écouter une BO de film classieux des années 70Son dernier album, en collaboration avec un Daft Punk, allie B.O. pour film porno et soul digitale.
Chose soirée au 22 d'Auron, juste après le très beau concert de Camille au théâtre Jacques Coeur... Comme souvent, la petite salle partagée en deux (22 est et 22 ouest) se transforme en temple de la branchitude pendant les soirées du Printemps de Bourges. Au programme ce soir : Holy Fuck, Zombie Zombie (non vus malheureusement), le très acclamé Sébastien Tellier, les très tendance Midnight Juggernauts et les très surestimés The Wombats...
Sébastien Tellier :
Nonchalant, mollasson (trop de joints backstage ?) mais finalement en bonne forme, Sébastien Tellier a donné envie de réécouter son dernier disque - encensé par une presse étant passé à côté de ses premiers travaux - produit de manière trop clinquante (ses synthés quand même !) par la moitié de Daft Punk. Armé d'énormes lunettes et de sa guitare de heavy metal (les ridicules Metallica ont la même... ), notre homme a présenté son nouveau répertoire en compagnie de musiciens faisant bien ce qu'ils avaient à faire. Sorte de Chabal de l'électro pop (étrange, ce physique de rugbyman sur le retour quand on écrit des chansons aussi fines et féminines... ), Mr Tellier s'attache à chanter le mieux possible ses récentes compositions, en les agrémentant de solos de guitares aussi kitsch que drôles. Les synthés façon Air ou Daft Punk sont omniprésents mais plus convaincants sur sur Sexuality... Entre deux ou trois bons mots (en réponse à un osé "Chabal, à poil !" : il répond "Je peux pas, ça fait 15 ans que j'ai pas fait de sport", et autres pauses cigarettes ou alcool, le colosse aux doigts de fée se débrouille comme un chef, en cabotinant à loisir certes, mais en magnifiant ses titres en live. Le futur représentant de la France à L'Eurovision (c'est mieux que les lourdingues Fatals Picards, non ?) prouve que son univers tient parfaitement la route sur scène... Même s'il massacre un peu La Ritournelle (en s'interrompant deux fois puis en laissant ses musiciens mettre un gros claviers et une batterie énorme dessus), cet homme là possède un talent incroyable et un charisme quasi magnétique. Chapeau bas monsieur Tellier !
Midnight Juggernauts :
Auteurs d'un disque virevoltant entre électronique et pop - Dystopia -, les Midnight Juggernauts proposent un set beaucoup plus rock que ne le laissait supposer leur disque. Leur électro pop ultra groovy et dansante fait l'effet d'une bombe sur scène : la basse tape tape tape, la batterie cogne, les synthés tutoient les étoiles et les voix s'envolent vers les cieux. En un mot comme en cent, les Midnight Juggernauts sur les planches, c'est jouissif ! Ces jeunes gens doués savent s'y prendre pour rendre dingue une salle de concert...
The Wombats :
On trouvait leur single Let's dance to Joy Division assez putassier, les Wombats ont confirmé sur scène leur statut de groupe anecdotique. Certes l'énergie dégagée par le groupe en live est louable, mais les chansons sont mal écrites, mal chantées et mal jouées... ça fait un peu beaucoup pour un seul groupe, non ? En essayant de singer pathétiquement Robert Smith au chant, tout en pompant honteusement les déjà très influencés Bloc Party et autres Franz Ferdinand, cet énième combo pop/rock anglais va droit dans le mur... C'est son droit le plus strict.
Sebastien Tellier - 14 mars 2008 - Cabaret Aléatoire, Marseille C'est un cabaret aléatoire affichant complet pour cette soirée "Gigs'n'klub" qui avant de laisser place au producteur electro signé sur Ed Banger Kavinski proposait deux lives.
Arrivé trop tard pour juger de la prestation de Dondolo (deux titres aux fort relents new wave 80's) c'est avec une certaine curiosité que j'attends le passage de .../...
C'est un cabaret aléatoire affichant complet pour cette soirée "Gigs'n'klub" qui avant de laisser place au producteur electro signé sur Ed BangerKavinski proposait deux lives.
Arrivé trop tard pour juger de la prestation de Dondolo (deux titres aux fort relents new wave 80's) c'est avec une certaine curiosité que j'attends le passage de Sebastien Tellier pour qui une grande partie du public est présente.
Il faut dire que le bonhomme jouit d'une certaine hype ces dernières semaines, un plan promo que d'aucuns trouveront disproportionné vu les
carences de son nouvel album "Sexuality", rappelant au passage à quel point la presse musicale française est plus moribonde que jamais, toujours au moins deux trains en retard et volontiers prête à encenser n'importe quel disque moyennant achat d'encart publicitaires.
Les honneurs, Sébastien aurait du les connaître en 2001 lorsqu'il sorta de nulle part l'étrange et prenant "L'incroyable vérité", à ce jour son oeuvre la plus aboutie et cohérente.
Notre grand barbu débarque derrière un épais écran de fumée, armé d'une guitare flashy accompagné de ses musiciens bien décidés à nous faire bouffer du synthé.
On aurait aimé que le premier titre "Sexual sportswear" donne le ton, une pièce montée de beats progressifs presque aussi orgasmique
que le suggère son titre.
Le morceau suivant, comme beaucoup d'autres dans un electro-rock convenu qui ne décolle jamais vraiment, quand ce ne sont pas des slows
dégoulinants comme "Roche", on se surprend un peu à regarder sa montre et à d'avantage retenir les blagues entre deux titres.
Car Tellier est (ou se crée) un personnage détaché à l'humour assez abscon, chacune de ses interventions est pour le moins déroutante, avec des tirades du style "J'ai écrit cette chanson avec Dany Boon", "Oui on dit que je suis le Chabal de la pop, enfin il vaut mieux ressembler à Chabal qu'à Pujadas".
On notera aussi qu'il a des progrès à faire niveau chorégraphie pour l'Eurovision (dont on a hate de voir les réactions du grand public à l'écoute de ce truc), se contentant de mimiques à la Chantal Goya pour le popissime "Divine" un des bons moments du concert, assurément le plus entraînant.
Beaucoup de kitch comme attendu mais également un beau tryptique au piano qui rappelle que quand le pompièrisme laisse sa place au songwriting appliqué, on a affaire à un auteur capable de quelques uns des plus beaux élans romantiques de ces dernières années : l'inoubliable "Black douleur" puis le célèbre "La ritournelle" et le très Christophe "L'amour et la Violence", trois sommets escarpés d'une prestation à l'image des derniers disques, divertissante bien que trop souvent inégale. Réagir à cette critique
AIR - Sebastien Tellier - 07 mars 2004 - Docks des Suds - Marseille En première partie, un certain Sébastien Tellier. Une voix pas trop mal, peut-être même un peu de talent musical... mais un manque de tenue tout à fait détonnant par rapport à la classe naturelle des 2 Air ! Avec son look post-Bee Gees cracra, ses problèmes gastriques dont il a cru bon de nous entretenir, ses nappes de synthé mollasses (du Air .../...
En première partie, un certain Sébastien Tellier. Une voix pas trop mal, peut-être même un peu de talent musical... mais un manque de tenue tout à fait détonnant par rapport à la classe naturelle des 2 Air ! Avec son look post-Bee Gees cracra, ses problèmes gastriques dont il a cru bon de nous entretenir, ses nappes de synthé mollasses (du Air light en quelque sorte), il n'est pas passé loin du bide. Et nous du calvaire.
Place ensuite aux deux hommes en noir, pour un set de toute beauté. Sans hésiter à taper dans tout leur répertoire (y compris dans "Premiers Symptomes", que les journaleux ne connaissent pas
apparemment - ils ont du croire que c'était de nouvelles chansons).
Par ailleurs ils n'ont pas sombré dans la facilité : de chaque album, ils n'ont retenu que des chansons qu'ils avaient envie de jouer, et pas forcément leurs "tubes" : ils ont ainsi quasiment
zappé leur album 10000 Hz Legend (pourtant celui qui les a fait exploser), dont les trois premières chansons sont pourtant leurs plus connues, et n'ont joué de Virgin Suicides qu'un morceau, pas très reconnaissable non plus, pour qui n'aurait pas écouté l'album 2000 fois comme moi.
Certes on peut de demander pourquoi le beau brun (zappé son nom, j'les confonds) a eu besoin de, si j'ai bien compté, 7 claviers différents (si ce n'est pour faire un peu le beau, on ne se refait pas, Air c'est quand même des sacrés poseurs) d'autant qu'il y avait un quatrième larron derrière, avec lui aussi au moins un clavier...
Par contre, là où on pouvait craindre de la boîte à rythme puisqu'ils annoncaient une tournée "intimiste"), on a eu un batteur-bassiste black carrément pas manchot, qui a tout déchiré vers la fin
dans un solo de batterie somptueux (or d'habitude j'ai horreur de ca).
Parcouru d'ondes alpha-good pendant tout le concert, et même parcouru par un frisson lors du morceau extrait de Virgin Suicides, emporté par un terrible envie de danser lors de la version très rock de Sexy Boy (de même que celle du morceau avec les sifflements un peu agaçants de Talkie Walkie, heureusement complètement revisité sur scène), je suis ressorti du concert totalement guilleret, décontracté, enthousiaste.
Air avait parlé en interview de concerts d'1 h 20 pour cette tournée, on en a eu 1 h 30... on peut encore s'estimer heureux. De toutes façons, tout ceci nous renvoie à une question : un concert de Air pourrait-il vraiment être assez long ?
A noter pour finir un effort sur le tarifs : faire payer seulement 24 euros, pour un groupe aussi "hype" et aux Docks des Suds (salle hyper chère d'habitude), moi je dis que ce n'est pas cher payé. Ils passent près de chez vous ? N'hésitez surtout pas. Réagir à cette critique
Air + Sébastien Tellier - 18 novembre 2001 - Moulin - Marseille Après quelques hésitations au niveau des préventes en début de semaine le concert de Air était bel et bien complet en arrivant au Moulin. Beaucoup de monde donc, et le temps que je me faufile (abandonnant lâchement Stéphanie derrière) jusqu'au pied de la scène Sébastien Tellier avait fini. Le peu que j'en ai vu m'a laissé assez indifférent. Lui .../...
Après quelques hésitations au niveau des préventes en début de semaine le concert de Air était bel et bien complet en arrivant au Moulin. Beaucoup de monde donc, et le temps que je me faufile (abandonnant lâchement Stéphanie derrière) jusqu'au pied de la scène Sébastien Tellier avait fini. Le peu que j'en ai vu m'a laissé assez indifférent. Lui assis sur une chaise sans bouger avec sa guitare, l'air complètement prostré. A côté de lui une blonde qui ne bougeait guère plus et jouait de cette espèce d'antenne (comme Silvain Vanot) qui larsen. Pas vraiment de paroles, plutôt un gémissement. Ca m'a paru assez artificiel surtout lorsque pour saluer il s'est mis à taper par terre genre Lambert dans Greystock.
Bref après un long moment d'attente (un bon quart d'heure après que les techniciens - tous anglais apparemment - aient fini de s'agiter sur la scène), nos stars internationales Air sont arrivées.
Un batteur, un autre synthé et un bassiste en plus de la paire connue.
A droite en regardant la scène le blond qui n'a pas beaucoup sourit (mais quand même un peu par moments) avec sa chemise noire boutonnée jusque en haut et à gauche dans sa grande cape noir que je le soupçonne d'avoir volé à Dracula, le brun. Ca a commencé en douceur pour ne pas dire mollement.
A vrai dire j'espérais que ça bougerait un peu plus. Surtout le morceau avant le premier rappel. Petit à petit le ton est quand même monté grâce notamment au bassiste (que j'aurais bien vu dans Supergrass avec sa grande bouche et sa façon de bouger sur scène). Il chante, il joue, il bouge ...
Des jeux de lumières de toutes les couleurs, mais après avoir vu Ez3kiel la barre est placée très haut.
Deux rappels. Pour le premier ils ont fait un ou deux morceau(x) avec tout le monde sur le devant de la scène. Le deuxième comprenant Sexy Boy et la Femme d'Argent.
A noter avant les rappels la phrase de celui avec la cape :"vous avez un très beau clapping ... et en plus vous sentez bon !" Sinon je trouve que le micro qui donne la voix de Nono (l'ami d'Ulysse), autant ça passe sur certains morceaux avec un côté kitsch assumé, autant entre les morceaux pour dire "mErCi BeAuCoUp" c'est pas terrible terrible. Genre Jean Michel Jarre à ses débuts.
Au final un concert sympa, mais pas à la hauteur de mes espérances => un peu déçu. Les fans (ie ceux qui ont tendance à ne plus être très objectifs) ont du adorer, pourtant pas de quoi vous pousser à acheter le disque. Manquait peut être un jeu de scène (projections ?) plus poussé ?