Second Sex, vos critiques de disques
Second Sex
Rock dandy qui mêle le rock garage des origines, le stoner rock et la power pop.
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Artiste : Second Sex Titre : Petite Mort
Style : Pop - Rock
On avait pronostiqué il y a près de 3 ans, à l'écoute de la moyenne compil Paris Calling, que quelques 3 groupes pourraient s'en sortir par le haut, et notamment Second Sex et son très pêchu et proto-punk Lick my boots... Pari tenu : le groupe a pris le temps de se tanner les fesses et le reste, et de laisser retomber la très instable vague du "baby-rock". Et sort donc innocemment son premier album fin 2008, bien après la bataille menée par les immondes Naast et les plutôt pénibles BB Brunes. Et cependant avec le même look cuir-gel de parfaits petits poseurs-branleurs, provoquant la même méfiance.
Pourtant, divine surprise, l'affaire à mi-chemin entre garage, punk et pop-rock, est plutôt bien torchée ! Et l'on s'en est rendu compte malgré soi dès We Lost control : outre l'atroce mais sympathique french axante, grâce à un riff affuté, une production crado juste comme il faut et une chouette voix écorchée, on est objectivement pas loin du tout d'une très honnête chanson des Hives, ce qui est quand même une sacrée référence en la matière ! Et même, on s'est surpris à beugler en coeur, après le très excitant pont central (ponctué d'un Farfisa de bon aloi), le très jouissif 'wo-ho-ho' libérateur ! Plus possible de faire le vieux con blasé à partir de là, d'ailleurs I'm ready ou Baby doo pourraient également figurer sur le dernier 'black & white album' des tueurs en costard suédois...
Alors certes tout n'est de loin pas génial : Mon autre côté aurait pu être écrite par un autre groupe de cette génération, tout comme la plutôt ridicule Fille facile ou le juste passable J'ai couché avec le diable ... mais peut-être faut-il simplement admettre qu'on ne peut PAS chanter du rock garage en français ? D'autres titres dans la langue de Molière comme 21 grammes ou Dis-moi qui je suis sont toutefois sauvés par une belle énergie et une voix au rupteur. Et puis aussi, par moments on pourrait aussi penser aux Arctic Monkeys, comme pour I'm waiting dont la production, tout en les plagiant de façon assez évidente, tabasse pas trop mal quand même ! Et c'est encore avec plaisir qu'on ré-écoute un Lick my boots furax, cette fois-ci en live.
Résultat des courses : une grosse moitié des chansons, en particulier celles en anglais, est tout à fait au niveau de la production actuelle de jeunes cons cuirs de la terre entière, mais les Second Sex, c'est notable, sont français : soutenons-les dans ce prometteur chemin, et boutons donc tous les BB branquignols hors de notre vue !
(2009)
Signature : Philippe
Envoyer un message à Philippe
Page Web Conseillée : www.myspace.com/secondsex
Style : Pop - Rock
On avait pronostiqué il y a près de 3 ans, à l'écoute de la moyenne compil Paris Calling, que quelques 3 groupes pourraient s'en sortir par le haut, et notamment Second Sex et son très pêchu et proto-punk Lick my boots... Pari tenu : le groupe a pris le temps de se tanner les fesses et le reste, et de laisser retomber la très instable vague du "baby-rock". Et sort donc innocemment son premier album fin 2008, bien après la bataille menée par les immondes Naast et les plutôt pénibles BB Brunes. Et cependant avec le même look cuir-gel de parfaits petits poseurs-branleurs, provoquant la même méfiance.Pourtant, divine surprise, l'affaire à mi-chemin entre garage, punk et pop-rock, est plutôt bien torchée ! Et l'on s'en est rendu compte malgré soi dès We Lost control : outre l'atroce mais sympathique french axante, grâce à un riff affuté, une production crado juste comme il faut et une chouette voix écorchée, on est objectivement pas loin du tout d'une très honnête chanson des Hives, ce qui est quand même une sacrée référence en la matière ! Et même, on s'est surpris à beugler en coeur, après le très excitant pont central (ponctué d'un Farfisa de bon aloi), le très jouissif 'wo-ho-ho' libérateur ! Plus possible de faire le vieux con blasé à partir de là, d'ailleurs I'm ready ou Baby doo pourraient également figurer sur le dernier 'black & white album' des tueurs en costard suédois...
Alors certes tout n'est de loin pas génial : Mon autre côté aurait pu être écrite par un autre groupe de cette génération, tout comme la plutôt ridicule Fille facile ou le juste passable J'ai couché avec le diable ... mais peut-être faut-il simplement admettre qu'on ne peut PAS chanter du rock garage en français ? D'autres titres dans la langue de Molière comme 21 grammes ou Dis-moi qui je suis sont toutefois sauvés par une belle énergie et une voix au rupteur. Et puis aussi, par moments on pourrait aussi penser aux Arctic Monkeys, comme pour I'm waiting dont la production, tout en les plagiant de façon assez évidente, tabasse pas trop mal quand même ! Et c'est encore avec plaisir qu'on ré-écoute un Lick my boots furax, cette fois-ci en live.
Résultat des courses : une grosse moitié des chansons, en particulier celles en anglais, est tout à fait au niveau de la production actuelle de jeunes cons cuirs de la terre entière, mais les Second Sex, c'est notable, sont français : soutenons-les dans ce prometteur chemin, et boutons donc tous les BB branquignols hors de notre vue !
(2009)
Signature : Philippe
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Page Web Conseillée : www.myspace.com/secondsex
Artiste : Second Sex, Hellboys, Brooklyn Titre : Paris Calling (v/a Compilation)
Style : Pop - Rock
Une certaine presse musicale (faisant pourtant autorité sur pas mal de sujets) essaye de nous faire croire depuis un bon moment qu'il y aurait à Paname une floppée de jeunes groupes géniaux, en train de réinventer le rock au Gibus et ailleurs (mais surtout au Gibus), sous les yeux d'une journaliste de sinistre mémoire qui se pâme aussi, par ailleurs, sur Pete Doherty - autant dire, quelqu'un dont on se méfie d'instinct... L'expérience en live appelée Passe ton bac d'abord a d'ailleurs vite tourné court, avec un son et des interprétations dans l'ensemble plutôt consternantes - les meilleurs étant encore les moins jeunes et les moins parisiens : les Hushpuppies.
C'est donc avec circonspection, ses 10 euros toujours en travers, que le chroniqueur s'aventure sur la version studio du renouveau des petits jeunes-qui-vont-tout-déchirer-mais-si-j'vous-jure-y-sont-déjà-sur-myspace. Et pourtant Second Sex et son unique Lick my boots fait ici d'entrée preuve d'une fraîcheur punk enthousiasmante, voilà une chanson enregistrée, sans aucun doute, dans les conditions du live (contrairement à pas mal d'autres sur le disque) ! Les autres ont deux chansons par groupe pour éveiller l'intérêt (les plus mauvais de l'autre disque ayant été opportunément oubliés). Beaucoup confirment hélas une impression mitigée : les Plasticines, de jolies filles pourtant, semblent encore limitées, autant que les décidément mauvais Shades qui tentent, dirait-on, de refaire Téléphone sur L'enfant prodige. The Rolls eux (elles?) s'essayent à imiter Sonic Youth (Time) ou les L7 mais, quand on est mauvais, on est mauvais : ça sonne juste plateau de la Fête de la Musique. Et enfin, les Parisians interprètent plutôt bien deux chansons vaguement garage, hélas sans aucune originalité : bonne soupe, mais soupe quand même.
Mais attention, tout n'est pas foutu ! Car si les Brooklyn peuvent paraître prometteurs avec leurs compos pop approximatives mais rafraichissantes (Heart Lie), les HellBoys font carrément plaisir : Besoin de Rien ressemble à du Dutronc version 2006 : voix de minet arrogant et j'm'enfoutiste, sur chanson yéyé pétaradante, la classe. Burn it Down confirme qu'ils se prennent vraiment pour des cadors : des petits cons prétentieux et doués qu'on a instantanément envie de baffer, voilà qui augure du meilleur... (PS après vérification, les Hellboys étaient des 'vieux' qui contenaient le regretté Nikola Acin).
Au final, donc, une scène pleine de vie, qui se cherche sans doute encore (certains ne se trouveront probablement pas), mais où environ trois groupes peuvent réussir. En tout cas le tout sonne propre, et personne n'usurpe complètement sa place sur cette compil enjouée, enregistrée par le bienveillant Yarol Poupaud. Alors un conseil amical pour finir : sortez donc du cocon protecteur et artificiel que vous ont fait Rock&Folk et vos copains, venez donc vous tanner un peu le cuir "en province" (comme on dit chez vous) et, promis, on vous dira sans détour qui peut faire rocker comme Patrick Eudeline - et qui fera médecin généraliste comme papa !
(2006)
Signature : Philippe
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Page Web Conseillée : www.liveinmarseille.com
Style : Pop - Rock
Une certaine presse musicale (faisant pourtant autorité sur pas mal de sujets) essaye de nous faire croire depuis un bon moment qu'il y aurait à Paname une floppée de jeunes groupes géniaux, en train de réinventer le rock au Gibus et ailleurs (mais surtout au Gibus), sous les yeux d'une journaliste de sinistre mémoire qui se pâme aussi, par ailleurs, sur Pete Doherty - autant dire, quelqu'un dont on se méfie d'instinct... L'expérience en live appelée Passe ton bac d'abord a d'ailleurs vite tourné court, avec un son et des interprétations dans l'ensemble plutôt consternantes - les meilleurs étant encore les moins jeunes et les moins parisiens : les Hushpuppies. C'est donc avec circonspection, ses 10 euros toujours en travers, que le chroniqueur s'aventure sur la version studio du renouveau des petits jeunes-qui-vont-tout-déchirer-mais-si-j'vous-jure-y-sont-déjà-sur-myspace. Et pourtant Second Sex et son unique Lick my boots fait ici d'entrée preuve d'une fraîcheur punk enthousiasmante, voilà une chanson enregistrée, sans aucun doute, dans les conditions du live (contrairement à pas mal d'autres sur le disque) ! Les autres ont deux chansons par groupe pour éveiller l'intérêt (les plus mauvais de l'autre disque ayant été opportunément oubliés). Beaucoup confirment hélas une impression mitigée : les Plasticines, de jolies filles pourtant, semblent encore limitées, autant que les décidément mauvais Shades qui tentent, dirait-on, de refaire Téléphone sur L'enfant prodige. The Rolls eux (elles?) s'essayent à imiter Sonic Youth (Time) ou les L7 mais, quand on est mauvais, on est mauvais : ça sonne juste plateau de la Fête de la Musique. Et enfin, les Parisians interprètent plutôt bien deux chansons vaguement garage, hélas sans aucune originalité : bonne soupe, mais soupe quand même.
Mais attention, tout n'est pas foutu ! Car si les Brooklyn peuvent paraître prometteurs avec leurs compos pop approximatives mais rafraichissantes (Heart Lie), les HellBoys font carrément plaisir : Besoin de Rien ressemble à du Dutronc version 2006 : voix de minet arrogant et j'm'enfoutiste, sur chanson yéyé pétaradante, la classe. Burn it Down confirme qu'ils se prennent vraiment pour des cadors : des petits cons prétentieux et doués qu'on a instantanément envie de baffer, voilà qui augure du meilleur... (PS après vérification, les Hellboys étaient des 'vieux' qui contenaient le regretté Nikola Acin).
Au final, donc, une scène pleine de vie, qui se cherche sans doute encore (certains ne se trouveront probablement pas), mais où environ trois groupes peuvent réussir. En tout cas le tout sonne propre, et personne n'usurpe complètement sa place sur cette compil enjouée, enregistrée par le bienveillant Yarol Poupaud. Alors un conseil amical pour finir : sortez donc du cocon protecteur et artificiel que vous ont fait Rock&Folk et vos copains, venez donc vous tanner un peu le cuir "en province" (comme on dit chez vous) et, promis, on vous dira sans détour qui peut faire rocker comme Patrick Eudeline - et qui fera médecin généraliste comme papa !
(2006)
Signature : Philippe
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1 à 2 sur 2 critiques trouvées
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