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|  | Daniel Dark + Vampire Weekend + Sharon Jones + Cavalera Conspiracy + Grinderman + Red Sparowes + Fucked Up (les Eurockéénnes de Belfort. Samedi) - 5 juillet 2008 - Pas très loin de Belfort  Par ici le vendredi !
Samedi
Je me réveille trempé de sueur. Le froid de la nuit a fait place à la chaleur du soleil. Et il chauffe, le salaud. La sueur tombe en perles du plafond de toile.Il est dix heures. Debout les campeurs, et haut les cœurs, c'est le second jour du festival ! Je jaillis hors de la tente pour trouver de l'air.
On .../...
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Par ici le vendredi !
Samedi
Je me réveille trempé de sueur. Le froid de la nuit a fait place à la chaleur du soleil. Et il chauffe, le salaud. La sueur tombe en perles du plafond de toile.Il est dix heures. Debout les campeurs, et haut les cœurs, c’est le second jour du festival ! Je jaillis hors de la tente pour trouver de l’air.

On passe l’après midi en plein cagnard, et on s’épuise à boire. On fume des kilos de clopes d’origine diverses. Vers 15h, les premiers coups de soleil s’étalent sur les torses nus. Les bobs ricards fondent comme de vieux flans. Nous sommes des fourmis qui grillent sous une loupe.
Le Norvégien arrive avec sa compagnie alors qu’on s’apprête à partir. Retrouvailles émouvantes dans le campement. Laissez-moi vous parler de lui quelques instants, avant d’attaquer la chronique.
Tel Neal Cassady, Le Norvégien est un Personnage. Connu pour roder dans les clubs marseillais, il aime traîner sa carcasse dans les concerts et les pubs. Il mesure 2m53. Porte un béret ainsi qu’une barbe d’or aux reflets orange. Chante et boit beaucoup. Nombreux sont ceux qui se souviennent de lui et de nombreuses légendes urbaines rapportent ses exploits. Sachez que le Norvégien est ce que l’on nomme communément un extraordinaire fêtard. De ceux qui laisse régulièrement leurs traces dans l’Histoire du rock. Il a éclaté la face de Jack White pendant une querelle de saloon. Il a fait s’écrouler une salle de concert en tapant sur les murs avec une béquille. Il a chanté « no fun », tout nu avec Iggy Pop, etc. etc. Bref, le Norvégien est un ami idéal.

Le Norvégien en pleine action
On prend la navette avec sa clique rigolarde. On arrive pour le dernier quart d’heure de Daniel Darc, sous le chapiteau.
Une nouvelle fois, milles excuses, je ne connais le Dark que de nom (oui, je vis dans une grotte). Une fois, j’ai lu une interview de lui dans un magazine de merde dont je tairais le nom.
« Pourquoi avez-vous mis 2 ans à sortir un nouvel album ? » demandait le journaliste.
« Parce qu’il m’a fallu 2 ans pour sortir de ma dépression. » répondait le drille du tac au tac.
Ça situe le bonhomme.
Je m’imaginais donc la chose comme molle et maladive, malgré les exclamations du Norvégien qui me soutenait sur le chemin qu’on avait rien entendu de mieux depuis Gainsbourg.
Sa stature de viking nous permet de s’approcher assez près du bonhomme, qui est en train de caracoler sur du rock brutal. Instantanément je trouve ça plutôt cool.
Daniel Darc en à certainement beaucoup chié dans la vie. Le poids des fardeaux a voûté ses épaules, et son regard semble sonder de longs tunnels noirs. J’accroche aussi à l’ironie du gars.
« Cette chanson sert à payer mon loyer » annonce-t’il. Au moins un qui garde la tête sur les épaules !
La foule compacte, faisant fi de ces commentaires acerbes, pogotte plus ou moins. Souvent, quand la musique est bonne (bonne, bonne), et que les gens sentent ce fameux « je-ne-sais-quoi » leur transpercer la poitrine, ils sont pétrifiés par l’événement. Pas besoin de sauter partout pour exprimer la compréhension que l’on a pour l’artiste. Un simple dodelinement de la tête suffit.
Sauf dans le cas du Norvégien exalté, qui rebondit comme un ressort en dressant le poing.

Le son de Daniel Darc est puissant. Les riffs de guitares se font botter le cul par le rythme binaire et primal. Du droit au but. Pan dans ta face. Les accords évoquent la course d’un type poursuivit par une meute de chiens.
Ce qui me fascine aussi, ce sont les tatouages. Un de ses bras est entièrement noir, révélant une croix chrétienne en négatif. Quelle est la véritable couleur de Daniel Darc ? Noir encre ou blanc salvation ?
Une dernière prière et c’est la fin du set. Acclamations. Réclamations. Retour de Dannie Darko. Il entame « redemption song » à cappella. Et même sans musique, on sent la révolte du reggae. Évidemment on se marre en douce, parce que quand un chanteur français chante en anglais ça fait toujours un « Ouainouainagainflaillagain. » pas très crédible. Mais l’émotion est là, et c’est bien l’essentiel. Je quitte le chapiteau, gonflé à bloc pour la suite de la soirée.
On décide d’aller voleter du côté de Vampire Weekend, qui jouent sur la plage. Hélas, l’espace sablé est déjà submergé de monde. On se rapproche du mieux qu’on peut et on écoute d’une oreille attentive.
C’est assez triste à dire, mais les suceurs de fin de semaine n’auront pas réussi à me magnétiser. D’une part parce qu’il était difficile, vu notre position, de se mettre bien dans le concert, et d’autre part, parce qu’après une écoute préalable dans le véhicule qui nous emmenait au festival, je partais avec des a priori pas super favorable.
Le groupe ne m’a pas convaincu. Le petit son lo-fi du skeud se retranscrit mal sur scène. Le délire afro-beat reste peu exploité, et c’est la dernière fois que je fais confiance à un *bip* de magazine musical à la *bip* pour choisir une galette.
On se pose à la buvette. Je roule un emblématique gros pétard qui se met rapidement à tourner dans le cercle des compatriotes provençaux. Des nuées de spectateurs indécis virevoltent de tout coté. Untel cherche des bières, Chose roti au soleil sur un coin de gazon pas encore piétiné, Truc blague avec Bidule et Machin sur le chemin de Midnight Juggernauts, Chaipaki hurle au téléphone (difficile d’entendre avec le grondement des voix et de la musique tout autour, sans compter le réseau taquin qui prend plaisir à capter aléatoirement), Les arbres gras de chlorophylle dansent en silence, l’air du lac colle un goût de frais sur la peau. Il fait beau. Il fait chaud. C’est bientôt 19h.

Le Norvégien me conseille vivement d’assister au concert de Sharon Jones. Connaissant son mythique déhanché funk (une danse pourtant pas très courue dans les fjords) et ses goûts sur, je me rallie tout de suite à sa cause. Je lui emboîte le pas jusqu’ (encore) au chapiteau. La foule est déjà de nombreuse et une foule de visiteurs a posé ses fesses sur l’herbe ombragé qui jouxte le lieu.
On parvient à se poser prés de la scène, côté cour et on attend.
Je décide de passer en mode lunette noire pour ce gig.
Ouais mec, le mode lunette noire c’est quand tu deviens trop cool pour le reste du monde tu vois ? Derrière les verres fumés se cache un mystère indéfinissable, et tu peux marcher en chaloupant comme un navire roublard. Une clope au bec accentuera l’effet, et tes pas de danses ne se dépareront jamais d’une certaine classe. Exactement c’qui faut pour Sharon Jones, mec.
Une formation soul funk qui semble provenir d’un autre temps. Costards impeccables, pas en avant puis en arrière, cous de funky chicken. Les musiciens affiche une bonne ressemblance avec les respectables Funk Brothers dans leur jeune temps.
La groove machine est parfaitement huilée, et on peut aisément rouler ses fesses sur le tempo. C’est frais, joyeux et entraînant. Le devant de la scène se transforme en dancefloor étouffant. On place nos passes avec sang-froid et attitude.
Après quelques morceaux, Sharon Jones déboule en frétillant, excitée comme une pile électrique, dans une robe blanche à la coupe sixties. Elle donne de son corps et de sa voix sans retenue, ce qui, vu son gabarit force le respect.
Elle invite un spectateur sur scène, et les deux se livre à une parfaite parade nuptiale. Je suis heureusement surpris de voir l’invité imprévu jouer le jeu avec beaucoup de feeling, sans débordement déplacé.
Je quitte le chapiteau un peu avant la fin du set, pour retrouver ma blonde. Après un long jeu de piste par sms qui me feront arpenter l’amphithéâtre naturel de la Grande Scène, je tombe enfin sur elle. On se place stratégiquement en plein milieu de la foule, ni trop près, ni trop loin, et on patiente pour les frangins Cavalera.

Ah ! Cavalera Conspiracy ! Combien de temps nous aura t’il fallu, pauvres trasheurs que nous sommes, pour enfin revoir la fraternité brésilienne se rabibocher ? Evidemment, ce n’est pas Sepultura au grand complet, mais, sous mon t-shirt Cannibal Corpse (ami du bon goût bonjour), mon petit cœur se pince d’émotion. Et également d’appréhension.
Une cohorte de chevelus s’agglutine, portant souvent les blasons des groupes de mon adolescence.
Les bourrins en chef déboulent et envoie la purée d’entrée. Sur les premiers titres, on se reçoit une sorte de neo brutal death metal (aah le metal, un genre qui aime les etiquettes à rallonge) qui ne sort pas vraiment du lot de la myriades de groupes producteurs de son gras.
Malgré tout, la franche bonne humeur de Max Cavalera et son plaisir de se retrouver en terrain conquis répand une chaleureuse euphorie dans les rangs. Et quand le duo infernal attaque ses vieux tubes, « dead embryonic cell » et consort, le headbanging antipelliculaire reprend enfin ses droits.
Igor et Grishka… Merde, pardon, Max, sont entourés d’un bassiste barbu satanique et d’un gratteur solo typiquement hardcore. Rasé, habillé en para, balaise, il place quelques high kicks digne de notre tapeur d’Outre-Quiévrain, l’inénarrable JCVD.
Je tente une percée solitaire dans le pit, mais je m’arrête à ses portes. On jurerait voir les armées du Mordor ! Trolls et orcs marrons s’en mettent plein la poire dans la gadoue, il ne leurs manque plus que des armes pour ressembler définitivement à une horde démoniaque en phase pillage de ville (heureusement non !)
La foule entière se transforme en immense vague pogotante quand le combo entame « roots, bloody, roots », l’ultime morceau du set. Entre temps, on aura également eu droit à un featuring vocal du beau-frère de Max ( ?!) ainsi qu’au remplacement du batteur par un jeune Cavalera (pas plus de douze ans !) pour un morceau de death bien primaire.
Leur forfait accompli, le gang se retire, les metalleux se dispersent, et ma chère et tendre se précipite vers la scène pour s’accrocher fermement à la barrière. Est il besoin de souligner qu’elle porte (divinement, cela va sans dire) un slip Grinderman par-dessus son pantalon ?
Pendant ce temps, je pars me balader sur le site, en vociférant comme Chris Barnes.
Comme ni Phoebe Killdeer ni Pulpalicious ne me tente vraiment, j’échoue en haut de la butte, où je trouve quelques amis posés là. Je me prépare mentalement à la tempête Nick Cave en roulant un modeste 33 feuilles.
C’est qu’il faut être près pour encaisser la lame de fond moustachue. Son précédent concert (avec les Bad Seeds au Dock des Suds), avait piétiné mon innocence par son intensité, malgré un son parfois bof. Je rechausse mes lunettes en vue d’un combat de coolitude avec le Nick (même si je n’ai absolument aucune chance de le vaincre, évidemment).
Pas moyen de rejoindre ma douce, encerclé par trois murailles de spectateurs. Elle, bien devant, bien dans l’axe, trépigne d’impatience.
Un tonnerre de hourras parcours l’audience à l’arrivée des musiciens, suivi d’un éclair d’excitation presque insoutenable. Nick débaroule. Nouveau coup de tonnerre. La weed commence à monter. C’est l’hallali.
Tous sapés comme des papes clinquants, les 4 de Grinderman produise un rock sexuel, libidineux, malsain. Un parfait écrin pour les paroles de Nick Cave, qui les psalmodie sur de démoniaques boucles de guitares saturées.
Dans la foule, la moiteur torride commence à nous asphyxier. On est serré comme des sardines. Le Norvégien est en transe, et crée un cratère autour de lui.

Je suis stupéfait par le rémouleur principal. Paralysé par la subversivité qu’il dégage. Les gens sont tendus, agressifs. Lui les regarde avec l’autorité d’un dévot psychopathe. Le moindre accroc et ça par en baston générale me répète mon cerveau en bad trip. Rah mais qu’est ce que c’est bon ! Je marque le rythme avec un index tendu vers le ciel. Les copains autour me saisissent, on se bouscule, on beugle de bonheur.
Warren Ellis est proprement effrayant, mais il est difficile de s’en détourner. Son violon se perd dans sa barbe immonde de vieux rat. Il danse lascivement tel un dangereux derviche, des flammes infernales dans les yeux. Antique sorcier russe, on le croirait sortit de quelques maléfiques films muets. On songe au Golem, au Docteur Caligari, à toutes ses bobines au grain surnaturel qui remontent à la nuit des temps du cinéma.
J’essaye avec difficulté de rejoindre ma bien aimée dans la fureur environnante, mais le boss final, un gros Bill bien énervé, m’empêche de l’ étreindre. Quand j’arrive finalement à l’embrasser, c’est un autre empêcheur de tourner en rond qui s’amène. Il veut absolument l’arracher de sa barrière, fort peu poliment, pour s’y mettre avec sa rombière à lui. L’ambiance est poisseuse. Les lumières violentes et indécentes. Les gens sont bourrés, raides défoncés, pas bien dans leurs têtes. Ce con n’arrête pas de l’emmerder, de la toucher.Le son crade appuie encore un peu plus sur nos nerfs, imprime au pistolet à clou les notes dans nos oreilles saignantes. Il hurle des trucs inaudibles et revient à la charge. Ça devient trop chaud. Nick ondule du bassin, fout la merde. Impossible de le regarder et de profiter pendant que le lourd de service fait son sketch. Le pit bouillonne. J’en peux plus. Je lui colle un ‘accidentel’ coup de coude dans le naseau.
Le type vacille, le Norvégien l’éjecte de sa solide épaule. On peut se remettre dedans.
Je prends conscience que la musique de Grinderman est comparable a un homme se masturbant. N’est-il pas en train de chanter « I’ve got the no pussy blues ? »
Le plaisir monte lentement, sûrement, implacablement. La sève se rapproche de la lumière et plus elle se rapproche, plus on attend la libération avec impatience, jusqu'à ce qu’on ne puisse plus tenir du tout.
C’est à ce moment que mes yeux se pose sur le dos de ma copine. Et y a un truc qui me chiffonne. Pourquoi est-ce que je distingue si bien la marque de ses bretelles de bikini sur son bronzage ?
« Oh mon dieu ! »
Quelques nuages parcourent tranquillement la nuit, et Nick Cave chante pour ma copine qui vient d’enlever son T-shirt.
Le feu d’artifice explose. La musique explose. La foule explose. Je me fais asperger d’eau (bonjour la symbolique !) et aussitôt après, je suis expulsé illico par l’onde de choc du pogo, malgré les fraternelles tentatives du Norvégien pour me rattraper.
Je me retrouve complètement sonné sur le coté de la scène. Il faut que je m’asseye. Nick Cave en génial meneur de troupe, fait taire la foule, la caresse, la manipule, chante le no pussy blues.
Moi, je ne sais pas si je dois flipper ou me laisser envahir par la béatitude de cet instant. Qu’est ce qui se passe ? Seigneur, ses seins nus qui s’agitent ! Qu’est ce qui a se passer ? Angoisse. Scénarios catastrophes.
Loin devant, le T-shirt tournoie au bout du bras de ma dulcinée, la mauvaise graine lance son regard de puit droit dans le sien. Il n’y a plus qu’eux deux dans le rayon de lumière blanche.
« Ca fait plaisir de voir ça !» dit Nick Cave (ou quelque chose du genre)
Ca se mélange dans ma tete. J’arrete pas de me faire des films. Je prend le parti de me faire du mouron, tout en sirotant le rappel, un « tupelo » immense, qui me permet de jeter simultanément des regards désespérés dans tout les recoins de la Grande Scène.
Je retrouve avec soulagement ma belle à la fin de la messe, toute heureuse de son exploit. Je la félicite chaleureusement. Et je ne la lâche plus.

Elle me suggère avec insistance d’aller voir les Red Sparowes, ce que nous faisons. À l’entrée de la Loggia, on croise Philippe (Oui ! celui là même qui arpente les salles marseillaises avec une opiniâtreté de scribe pour les retranscrire avec amour dans ces pages.) et on discute avec enthousiasme de la performance de Grinderman.
NdPh voir ma chronique de ce concert par ailleurs et euh, sans copine torse nue (hélas)...
Les Moineaux Rouges tombent à pic. Après l’éreintant concert précédent, leur musique apaisante est parfaite. Moelleuse comme du coton. C’est l’occasion de s’asseoir et de planer tranquillement, tout en regardant les autres déchirés tout autour de nous (j’ai noté dans mon carnet qu’il ressemblait à des cow-boys à guirlande, mais je ne sais plus du tout pourquoi. Faut que j’arrête avec les comparaisons avec les cow-boys.)
Concert difficile à se remémorer avec toutes ses émotions. Souvenirs de longues plages mélancoliques, s’écrasant les unes sur les autres tel le remous des vagues. Écume métallique. Très bon en tout cas. On déguste de bout en bout.
Sur le chemin du retour, on s’arrette à l’orée du club DeVille, juste au moment ou la gélatineuse baleine chantante de Fucked Up slamme dans la fosse. J’espère qu’il n’y a pas eu de morts. Ce punk rock aux réminiscences d’Andrew W.K installe une rigolarde ambiance propre à combler n’importe quel gaulois amateur de stage diving groupé. L’envie d’en découdre ne me manque pas, mais c’est plus qu’il ne m’en faut pour ce soir (et surtout, je suis une grosse brêle !). On rentre donc.
Le camping est en fusion. La fête est en train de se chamaniser. On se carapate dans la tente. Les tambours furibarbarbes de la tribu locale sont encore plus frénétiques que la veille, et, tard dans la nuit, il me semble entendre des chants d’indiens Hopi.
Je ne sais pas trop si je m’endors.
(à suivre.)
Par ici le dimanche !
Photos : Flore-Anne Roth (Plein d'autres photos des Eurockéennes 2008 sur son Flickr !)
Egalement sur Concertandco, et sur ce samedi : la version par Philippe ici.
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>> Réponse (le 15/07/2008 par mehdiox)  Hello,
Bravo pour ton (très) long article. Suis à peu près d'accord sur tout sauf pour Cavalera Conspiracy... Vieux fan .../... La suite |
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>> Réponse (le 15/07/2008 par Philippe) PS : A ceux qui imagineraient légitimement le Norvégien, d'après sa description, comme étant docker et/ou tueur à gage .../... La suite |
 | (mes) Eurockéennes 2008 2/3 : Daniel Darc, Vampire Week-end, (Silent Disco), Sharon Jones, Midnight Juggernauts, Cavalera Conspiracy, Santogold, Grinderman, Red Sparowes, Wombats, Sebastien Tellier - 5 juillet 2008 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette-Salbert 
Pour le vendredi c'est par ici !
Après une bonne nuit de sommeil et un copieux repas chez nos hôtes, notre fine équipe de 8 personnes arrive sur le site où il fait toujours beau (conclusion, on ne peut même pas faire confiance à meteo.fr, enfin quand c'est dans ce sens-là on leur pardonnerait tout, pas vrai ?). On remarque à l'entrée que .../...
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Pour le vendredi c'est par ici !
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Après une bonne nuit de sommeil et un copieux repas chez nos hôtes, notre fine équipe de 8 personnes arrive sur le site où il fait toujours beau (conclusion, on ne peut même pas faire confiance à meteo.fr, enfin quand c'est dans ce sens-là on leur pardonnerait tout, pas vrai ?). On remarque à l'entrée que outre l'absence des gobelets plastiques écrasés, il n'y a presque plus de flyers distribués ni d'affiches collées tout du long, c'est donc tout propre - pour un peu on se croirait à l'entrée des Journées Mondiales de la Jeunesse ! Qui a dit que les festivaliers étaient sales ? Il suffit pourtant de ne pas leur distribuer de merde pour qu'elle ne finisse pas par terre ! Petit passage aux jetons (où les nouveaux arrivants posent les mêmes questions débiles que ceux de la veille "Mais euuuh m'dameuuh alors, chuis obligé d'l'acheter l'attache ou quoi ?") avant de parvenir, et c'est notable, pile au début du premier concert que tout le monde voulait voir...

A savoir évidemment, celui du grand Daniel Darc dont on ne se lasse pas (peu importe qu'on l'ait déjà vu dedans et même dehors... et tout ça il y a moins de 3 mois). Un public clairsemé permet d'aller tout devant profiter des Remords, et d'un J'irai au Paradis très rock et très classe - on avait déjà remarqué la dernière fois que notre sombre héros de l'amer est plus en forme dans l'après-midi qu'en soirée. Il plaisante sur son nouveau et donc "deuxième" album (le compteur ne tournant qu'à partir du moment où vous recevez une Victoire de la Musique, bien sûr) avant son duo gainsbourissime d'insultes échangées avec son guitariste : L.U.V., énorme son qui envoie bien plus encore que sur album, puis l'incontournable Nijinsky, et un temps calme avec la très trippante Un peu, c'est tout et La seule Fille sur Terre.
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Petite modification de la set-list habituelle avec Elegie 2 dûe à la présence d'un invité prestigieux (Pierre Lebourgeois, l'accompagnateur de Nosfell), puis un titre de Taxi Girl, N'importe quel soir, du rock qui pousse bien et où le toujours très classieux Alice Botté et sa guitare en ruines font des merveilles. Déçu de ne pas entendre Jamais, jamais qui me brise régulièrement le coeur sur scène, je me console en apprenant que Yoann (aka Big Smelly Toe), bon géant marseillais également fan de concert, est devenu depuis hier professeur des écoles (bravo mec !)... pendant un solo énorme du génial contrebassiste qui se conclut par la sortie de l'artiste.

Monsieur Darc revient bien sûr, pour Il y a des moments (note pour plus tard, se procurer l'intégrale...), positivement magnifique. Et évidemment, le tube inoxydable de 1980 qui connaît une deuxième vie sur scène : Cherchez le Garçon, speed et déchaîné, parfait pour enflammer un chapiteau pourtant ignifugé... Avant le traditionnel sermon de fin : une prière lue dans son petit bréviaire, puis le Psaume 23, toujours déclamé avec emphase, et le dyptique Redemption / Sad Song. Encore une concert d'une classe éblouissante à mettre au compteur des bonnes actions de cet homme, un survivant qu'on devrait canoniser d'office - la France tient enfin son Johnny Cash, et ce n'est pas Dick Rivers !
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Après ce moment très intense, on confesse un peu de désinvolture pour l'écoute des ludiques Vampire Weekend : il fait baud et cheau (contrepèterie, hum) sur la plage, où un magnifique bar spécial cidre a été installé - même si mon bracelet vert ne donne hélas pas accès à l'étage ... C'est donc en sirotant une boisson à la pomme qu'on écoute de loin les titres eux aussi rafraîchissants du prometteur groupe de New York : des hits sautillants comme A-Punk, Walcott, aux afroïdes Cape Cod Kwassa, Bryn, en passant par de jolies compos pop comme Oxford Comma, M 79 ou Campus, à peu près tout leur premier album y passe, plus quelques inconnus d'avant, ou d'après. C'est quand même nettement moins gonflant dans le style sensation-new-yorkaise-du-moment que les Clap Your Hands say Yeah... juste dommage qu'ils jouent les flutes au synthétiseur et que tout ça sonne exactement comme sur album : très bien donc, mais sans surprise.
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On s'éloigne sur la délicieusement énervante Blake's got a new Face, et quelqu'un (moi) décrète que c'est le moment d'aller tester la Silent Disco, concept très à la mode et franchement rigolo : dans un enclos, tout le monde écoute la même musique au casque, ça gigote furieusement à l'intérieur mais c'est silencieux de dehors, sauf quand l'assistance braille un refrain en choeur en levant les bras. Le DJ, un anglais charmant, a la bonne idée de passer System of a Down au moment précis où l'on reçoit nos casques ; nous sommes donc instantanément séduits par le concept et il s'ensuit un joyeux concours de air guitar / headbang ! Tard dans la nuit, la même attraction dégueulera littéralement de monde - c'était en effet le moment de la tester ! Ca s'achète où au fait cette installation, que je l'offre à mes voisins d'en face ?
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Bien entendu, tout ceci nous a fait rater la charmante Camille, qu'on serait très volontiers allé revoir, même sans les japonais barjos de la fois précédente, nul snobisme là-dessous - mais enfin on ne peut pas être partout et elle a plus de chance de repasser près de chez nous que les vampires ! Quoi qu'il en soit il y a de suite un autre chevauchement à gérer... On commencera par Sharon Jones & the Dap Kings sous le chapiteau : un très classieux big band envoie toute la gomme, avec au chant un guitariste black qui à lui seul aurait déjà une voix justifiant de monter un groupe...

Après deux ou trois très bonnes chansons des Dap Kings (après enquête, ils ont également accompagné Amy Winehouse lors de sa sublime prestation de l'an passé), arrive la diva très applaudie, plus jeune que prévue, jolie voix soul, pas bouleversante pour autant - mais honnêtement je n'avais jamais rien entendu d'elle avant et elle a ému une amie aux larmes ! Dommage, il est très possible que dans deux ans je me morde les doigts d'être parti si vite mais...
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... Les Midnight Juggernauts ayant été déplacés de la nuit à ce même créneau, comment faire autrement ?! On s'est donc donné une grosse moitié de leur concert pour jouir de leurs chapelets de grenades électro-pop, à commencer par Tombstone, qu'ils jouent pendant qu'on se faufile péniblement - l'accès à la loggia est plein à craquer ! En effet l'effet Bowiesque de la voix est frappant, sur Road to Recovery et Into The Galaxy notamment, le boum-boum est bon, la guitare saignante et le synthé de Twenty Thousand Leagues putassier à mort : un de ces groupes aussi jouissifs et sexy sur scène, que le pressage sur disque ne leur rend pas justice ! Posons donc nos neurones dans notre gobelet consigné et Let's hurl Into the Galaxy, car le set est évidemment dansant à crever ! Définitivement un groupe de scène, qu'on espère revoir en entier (raté, le formidable single d'intro du disque...)

Pas tout ça mais il y a de gros poissons à ferrer sur la grande scène, avec une première historique : la Cavalera Conspiracy a démarré sans crier gare, dont on a trouvé le premier album Inflikted ... digne des temps héroïques ! Icônes du trash metal par excellence, les frères Cavalera sont à la hauteur du mythe, déjà visuellement : deux taureaux trapus et terrifiants, cheveux courts aux fûts et dreadlocks au micro, une splendide guitare au couleurs du Brésil à la main. Tout comme le bassiste qui n'est finalement pas de Gojira mais de Fireball Ministry (Merci Linus), physiquement dans le genre Chabal-en-plus-méchant. Inflikted ouvre donc le set comme on ouvre un ennemi à l'épée ("Nobody moves, nobody gets hurt !"), puis la tonitruante Sanctuary - le son n'est pas génial hélas ...
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Plus loin, on reconnaîtra Territory de ... Sepultura, les percus de la très old school Terrorize, la plutôt marrante The Doom of All fire (imaginez la unplugged et pas hurlée, franchement on dirait pas une comptine pour enfants ?), Never Trust qui à la réflexion est peut-être un poil bourrine. Il va sans dire qu'à ce stade, la fosse de la grande scène ressemble à la séquence finale de Braveheart : des gens s'empoignent et volent dans tous les sens et il en sort régulièrement des jeune et moins jeunes gens suants, tuméfiés et parfois saignants du crâne, les habits déchirés et le regard hébété... il est vrai qu'il y a peu de concerts de metal cette année, alors les aficionados donnent tout ce qu'ils ont !
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En fin de compte certains titres sont jouissifs (Hearts of Darkness), d'autres juste... bruyants (Bloodbrawl ou Hex), mais on passe un très bon moment. Hallucinant aussi, ce moment où c'est le fils d'Igor (12 ans à tout casser) qui s'asseoit crânement à la batterie pour jouer un titre, avec double pédale et tout le toutim (trop la classe le morveux !). Un peu lassés, c'est par contre en se servant des Picon au bar qu'on reconnaîtra, pour notre plus grand bonheur, les deux titres les plus fabuleux à notre connaissance de Sepultura : on s'étrangle de bonheur sur Refuse/Resist (aaargl !) où Max réclame "the biggest mosh pit ever !", puis Roots Bloody Roots (garglll !), deux titres qu'on s'était résignés à ne pas voir avant de mourir, bonne chose de faite donc !
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Après ça, écouter la pétillante (et jolie) Santogold fera quand même du bien... Habillée comme une vraie cagole hollywoodienne (de loin on dirait un peu Cathy Guetta, jusqu'à ce qu'elle chante et qu'on réalise qu'elle, elle a du talent), elle est hélas venue sans instruments, je suis un peu déçu parce que ça avait l'air d'être de la vraie musique sur disque ! Heureusement, elle est accompagnée de deux choristes, qui font en outre des chorégraphies assez marrantes. Elle grille d'entrée ses trois titres les plus addictifs et les plus dansants : LES Artistes, You'll find a way, Say Aha et je suis donc un peu inquiet pour elle...
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Mais la demoiselle a de la ressource : elle se marre, baragouine du français, dégaine du dancehall (Shove It), ose des chansons lentes (Superman, Anne), maîtrise son groove (la très Jackson 5 Unstoppable et la prenante Starstruck) : son set nettement moins racoleur que celui des Juggernauts tient pourtant très bien la distance, bravo mademoiselle, vous revenez en huitième semaine sur le top 5 de notre iPod ! Quand on sait en plus que grâce à vous on a pas eu besoin de voir les horripilantissimes The Dø, dont on déteste - entre autres - la voix féminine (contrairement à la vôtre) et dont les échos ne seront d'ailleurs pas géniaux, on ne peut que vous remercier une fois encore !

Rien ne nous a pourtant préparé au choc qui va suivre, encore une première en France. Mis à part le fait qu'on adore violemment leur disque (avec le recul, sans doute le meilleur album rock de l'année 2007), et que ce groupe contient de vrais morceaux des Bad Seeds, très bons sur scène il y a peu, ainsi que la totalité de Nick Cave dedans : Grinderman est le groupe dont on attend le plus cette année ! Bien entendu, une bonne partie du public ne sait pas de quoi il s'agit et tant mieux, on peut donc s'en approcher sans problèmes sur la grande scène. Le groupe ayant démarré à toute berzingue, on aime déjà : le son grincheux, rapeux, groovy, et grave vénère de Get It On confirme que tout ceci va être énorme.
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La toxique Electric Alice nous donne l'impression d'avoir été mordu par un crotale et d'errer en délirant en plein désert, au son de la voix lancinante de Nick Cave et des furieux coups de maracas de Warren Ellis, privé de guitare. Quand elle enchaîne sur Grinderman, c'est la Mort qui vient roder autour de nous sous la forme d'un grand rémouleur sinistre, en costard, avec cheveux longs et moustache noires, couteaux à la main. On s'aperçoit avec horreur mais sans surprise que notre coeur saigne à l'écoute de Don't set me free, blues noisy et fantastique (non, je n'étais pas drogué, votre Honneur). Puis vient une nouvelle chanson très bruyante, réussie évidemment, où le pauvre Warren peut enfin prendre un instrument à cordes (d'abord, un violon), et puis à nouveau une lente (Rise ?). Le Farfisa enflammé de Honey Bee rallume la mèche et le tout nous pète à la gueule, Nick crachant des "Bzzzzz !" furieux au micro tandis que nous twistons comme des créatures possédées, entourés d'essaims d'abeilles tueuses.
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Avec un remarquable sens du timing du chaud et du froid, à nouveau une chanson plus calme et nouvelle, Dream (ça y est, la punition de Warren est levée, à lui ses guitares miniatures chéries, dont il tire des soli et des bruits invraisemblables), et Man in the moon, une chanson à faire chialer même un tueur d'enfants. Et ensuite, climax attendu mais dépassant toutes les espérances : Ladies & Gentlemen, could you please welcome the No Pussy Blues !! Dont le refrain Korgesque est au delà de tout ce que vous pouvez imaginer sur scène, vrombissante, craquante, outrageusement sexuelle, explosive, c'est la quintessence de ce que Nick Cave peut faire de mieux ! Pour ma part, c'était fatal, je me tranforme à partir de ce point en bête dingue, la bave aux lèvres, sautant partout et notamment sur mes amis en faisant des gestes hystériques.
Pas convaincus, ignares du groupe, partis avant la fin ? cliquez sur ce lien, baissez les stores, montez l'ampli à onze, cliquez sur plein écran... et si vous ne ressentez rien dans les tripes, voire dans le bas-ventre, arrêtez de me lire immédiatement, merci !

Je ne serai hélas pas calmé par Love Bomb, tout aussi barrée et jouissive... Et au rappel, non, pitié c'est trop, l'hypnotique et mythique Tupelo ! on l'aura compris, l'immense Nick Cave et ses mauvaises graines nous ont littéralement coupé les jambes de bonheur. J'avais déclaré à l'emporte-pièce avant le concert que je jouais toutes mes Eurocks dessus ? Pari gagné ! Quant aux 25 000 spectateurs qui n'ont pas compris de quoi, ou de qui il s'agissait, par pitié, tenez-les éloignés du vinyle au singe vert, ou ils s'en mordront les doigts jusqu'à la fin des temps. Nous les 5 000 autres, nous pouvons mourir heureux... ou plutôt non, car un nouvel album de Grinderman doit sortir un de ce jours !
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Ouais, bon, le truc c'est qu'après un concert d'une telle beauté et d'une telle intensité, tout paraît anecdotique, y compris de bons groupes comme Red Sparrowes, post-rock à 4 guitares & 1 batterie, entièrement instrumental (ça c'est couillu), tout à fait dans l'esprit Mogwaï - j'en perds une partie tandis que Vince et sa copine me content, tout fiers, les exploits exhibitionnistes de Madame au premier rang du concert de Nick Cave... Plus anecdotique encore, le trio des trois affreux mais bien nommés Wombats (avez-vous déjà vu la tronche de ce petit animal ? eh bien ils sont encore moins beaux) - je ne me permettrais pas un tel commentaire si je ne les trouvais pas gravement surévalués, racoleurs et approximatifs - leur tube probablement unique Let's Dance to Joy Division ferait certes une face B passable pour les Arctic Monkeys... si du moins le chanteur réussissait à chanter à peu près juste. Pffff...
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La soirée se finit à la plage, en compagnie de Sébastien Tellier, une énigme pour nous puisque sa discographie ne permet pas de trancher s'il est vraiment idiot (pour gâcher ainsi un potentiel de melody maker assez exceptionnel, avec des arrangements et des paroles aussi nazes) ou s'il se fout carrément de notre gueule depuis le début ? Quoi qu'il en soit sur scène, où Air l'a souvent pris comme première partie, il n'est pas indigne loin de là, jouant de la guitare ou du piano, chantant de sa voix délicate, ses titres sonnant nettement plus rock et moins synthétique que sur album.
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Et pourtant entre deux titres le personnage grossier est bien là, fumant clope sur clope, le cheveu hirsute, semblant avoir dormi deux jours avec son costard, déclamant des tirades débiles à la Edouard Baer (qui, je l'avoue, me feront pour partie rire aux éclats, notamment la partie sur sa visite au cadastre de Belfort, sur sa mère obèse, ou sa tirade/imitation de Chimène Badi et de Michel 'euuarrgh' Sardou). Musicalement, Divine n'est pas désagréable (pas assez nulle pour obtenir un 9.3 chez le jury estonien en tout cas), Roche est même assez sensuelle - ses slows sont idéaux pour se rouler des pelles, ce que font d'ailleurs à peu près tous les veinards qui sont venus à deux...
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Le pitre continue par un solo de guitare metal, et même une imitation convaincante de Bowie. C'est au moment où je me demande où sont partis mes amis qu'il se met enfin au piano pour la très jolie (sans les paroles) L'amour et la Violence, mais comme on pouvait le craindre ils sont au fond, mes amis, et détestent avec une belle unanimité - c'est le moment de rentrer ! Comme les gros bling bling de N*E*R*D n'ont pas fini, très vite en s'éloignant on ne l'entend plus du tout, et je ne saurai donc pas s'il a joué Sexual Sportswear... ma préférée, j'ai honte, c'est grave docteur ? M'enfin peu importe, j'ai vu Grinderman et cette vraiment énorme journée qui a comblé tout le monde de bonheur ! On peut donc rentrer, le porte-monnaie vidé, la voix éraillée et ...les talons talés.
Photos pro par Flore-Anne Roth (Plein d'autres photos des Eurockéennes 2008 sur son Flickr !), photos d'illustration par Philippe.
Bonus : des vidéos-souvenir par ici !
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Photo & visuel : Eurockeennes.fr
Pour le dimanche c'est par là !
Egalement sur Concertandco, et sur ce samedi : la version gonzo par mon collègue Vince Venckman, à lire ici !
PS : Réaction, insultes, félicitations, concerts ratés, n'hésitez pas à réagir !
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|  | Dj Perry Louis + Dj Selecter the punisher + Sharon Jones & the dap kings + dj Oil - 24 Mars 207 - Cabaret Aléatoire  Une question cruciale : peut-on écrire une chronique digne de ce nom lorsque les conditions du concert n'ont pas été (assez) dignes de ce nom ?
Réponse : oui, je vais essayer.
J'arrive vers 23h et je constate que l'on refuse beaucoup de monde à l'entrée car le concert affiche complet.
En effet, c'est plein à craquer (pas loin de 900 .../...
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Une question cruciale : peut-on écrire une chronique digne de ce nom lorsque les conditions du concert n’ont pas été (assez) dignes de ce nom ?
Réponse : oui, je vais essayer.
J’arrive vers 23h et je constate que l’on refuse beaucoup de monde à l’entrée car le concert affiche complet.

En effet, c’est plein à craquer (pas loin de 900 personnes parait-il). J’arrive au vestiaire et je constate que là aussi on refuse du monde, car le vestiaire lui aussi est sold-out…
Tant pis, comme beaucoup je vais trimballer mes habits d’hiver toute la soirée (car rappelons-le l’hiver a vraiment débuté le 21 Mars cette année…).
J’entends au loin Dj C (maître de cérémonie) qui demande si nous sommes prêts pour les Dap Kings. Rapidement je me rends compte que je ne peux guère me rapprocher de la scène, et surtout que malgré mon mètre 80, je n’y vois goutte. Un concert qu’avec le son, ça ne m’ait jamais arrivé…et j’ai pas vraiment envie de connaître ça.
Je trouve donc le moyen de m’ « asseoir » sur une des barrières de sécurité qui encercle les ingés son.
Là je vois les Dap Kings (en petit) sur la scène, mais qu’est ce que j’ai mal au cul !

Bref, une position difficile à conserver très longtemps, je m’en vais donc voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Hélas, partout c’est pareil : on n’y voit pas grand-chose (quand est-ce qu’on tombe les pilonnes du milieu de la salle ?), et surtout vu qu’on est serré comme des bêtes à cornes avant l’abattoir, on ne peut pas danser.
Pas vraiment funky !

Vu ce contexte, j’ai vraiment faillit partir. Finalement les rencontres et les discussions aidant, je suis resté et j’ai même réussit (au bout d’1h15 de « concert ») à me retrouver sur la droite de la scène. J’ai donc pu prendre quelques clichés de profil et apprécier (mieux) le rappel. [Cover de feu le godfather of soul : There was a time].
Bilan, j’ai vraiment vu Sharon Jones & the Dap Kings un quart d’heure et de profil. Ils avaient bien la patate et le son, les 2 étoiles sur 4 ne s’adressent donc pas à eux. Bref, rendez-vous un peu raté, à la prochaine !

Après avoir tracter pour votre site favori, je suis rentré me réchauffer au son de successivement :
- Dj High Ku & Zé Matteo : un set qui ratisse large, du brésilien à la drum n bass, du bon (voire très bon) et du moins bon.
- Dj Oil : pas le meilleur de ses sets, mais honnête.
- Dj Perry Louis : comme la veille, cet anglais nous a sortis des perles rares de sa collection personnelle. Super ! A quand une résidence à Marseille ?
Comme hier soir, Anthony Joseph & Spasm band sont parmi les danseurs, oui j’ai oublié de préciser : il y a moins de monde et on peut danser !!!
Mais dans le public, celui qui a le plus de succès est ce terrible danseur noir de la troupe Jazzcotech. Pourquoi toutes les nanas donnent l’impression de vouloir coucher avec lui ? Moi aussi je suis une sex machine !!!
L’ambiance est super bonne ! On est allé comme ça jusqu’au bout de la nuit, avec en clôture un super set (comme d’hab) du dj local Selecter the punisher.
J’aurai dû m’en tenir là, mais comme j’avais soif je suis aller boire un dernier verre au bar. Et là, j’ai eu droit à une séquence « On vit vraiment dans un monde impitoyable ! ». La jeune barmaid m’a fait payer 3 euros le jus d’orange au lieu de 2, puisqu’elle n’avait pas la monnaie sur 10 et qu’elle ne voulait pas de ma monnaie (1,70euros). Bref, au lieu de me faire grâce de 30 cts, elle m’a estanqué de 1 euros.
Ca doit être ça la France qui se relève, la France qui avance, travailler plus pour estanquer plus. Bref, avec des comportements de la sorte on n’est pas sauvé.
La prochaine fois, le verre je le boirais chez moi…
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>> Réponse (le 28/03/2007 par ?)  Foutage de gueule, 17 euros pour NE PAS VOIR ce qui se passe sur scène, cette salle n'est pas faite pour 900 personnes .../... La suite |
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>> Réponse (le 28/03/2007 par catateou)  Je réagis très rarement sur ce site pour donner mon avis car c'est source de dérives, mais là je suis obligée, compte .../... La suite |
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>> Réponse (le 28/03/2007 par roo_ha_kim) Je suis 100% d'accord avec toi Catateou, et j'étais très très enthousiaste d'enfin voir Sharon Jones, que j'avais râté à .../... La suite |
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