Tout le monde connaît Tri Yann mais combien sont capable de citer autre chose que Les prisons de Nantes, La jument de michao ou les filles des Forges ? Et pourtant depuis plus de 30 ans, les trois jeans et leurs désormais 5 acolytes sortent régulièrement des albums mêlant .../...

Tout le monde connaît
Tri Yann mais combien sont capable de citer autre chose que
Les prisons de Nantes,
La jument de michao ou
les filles des Forges ? Et pourtant depuis plus de 30 ans, les trois jeans et leurs désormais 5 acolytes sortent régulièrement des albums mêlant compositions et chansons traditionnelles réarrangées (surtout). Ce 12eme vrai album qui n’échappe pas à la règle, avec ces 12 titres dédiés à la mer, commence par une chanson a boire
Whisky whisky (seule chanson dont ils aient écrit les paroles) légère comme elle se doit de l’être. Les autres, piochées de part et d’autre de la Manche sont plus politiques et historiques (bravo pour le livret joliment illustré comprenant outre les paroles, des annotations expliquant l’origine de chaque morceau et le sujet qu’il aborde) et souvent un peu plus tristes comme sur la très jolie
Marie Jeanne Gabrielle emprunté a
Louis Capart. Instruments traditionnels et/ou électriques, chœurs, et chant épique se marient très bien pour donner a ces morceaux un aspect intemporel sans nécessairement sonner démodé pour autant, sauf peut être sur
Belle Virginie. Certains ont d’ailleurs un son très actuel comme
La campagne du belem de 1902 et ses arrangements électriques qui évoquent le
bouteille sur bouteille du
Massilia Sound System (bon ok c’est sûrement plutôt le contraire). Sur certains morceaux on pensera éventuellement a
Renaud (
Lest du diable), ou a
Richard Anthony (
Divent an dour).
Tri Yann rend hommage a ses aînés (jusque dans la photo de la pochette en hommage a
Anita Conti) et a cet univers celte qui n’a pas fini de les (et nous) faire rêver.
2004 (Marzelle Epic -
Sony)