Composé du batteur d' Herman Dune et d'Etienne Jaumet aux claviers et effets, Zombie-Zombie assume son influence Kraut, et son goût pour le matériel analogique (thérémine, space echo...) et les BO de films d'horreurs 70's.
Chose soirée au 22 d'Auron, juste après le très beau concert de Camille au théâtre Jacques Coeur... Comme souvent, la petite salle partagée en deux (22 est et 22 ouest) se transforme en temple de la branchitude pendant les soirées du Printemps de Bourges. Au programme ce soir : Holy Fuck, Zombie Zombie (non vus malheureusement), le très acclamé Sébastien Tellier, les très tendance Midnight Juggernauts et les très surestimés The Wombats...
Sébastien Tellier :
Nonchalant, mollasson (trop de joints backstage ?) mais finalement en bonne forme, Sébastien Tellier a donné envie de réécouter son dernier disque - encensé par une presse étant passé à côté de ses premiers travaux - produit de manière trop clinquante (ses synthés quand même !) par la moitié de Daft Punk. Armé d'énormes lunettes et de sa guitare de heavy metal (les ridicules Metallica ont la même... ), notre homme a présenté son nouveau répertoire en compagnie de musiciens faisant bien ce qu'ils avaient à faire. Sorte de Chabal de l'électro pop (étrange, ce physique de rugbyman sur le retour quand on écrit des chansons aussi fines et féminines... ), Mr Tellier s'attache à chanter le mieux possible ses récentes compositions, en les agrémentant de solos de guitares aussi kitsch que drôles. Les synthés façon Air ou Daft Punk sont omniprésents mais plus convaincants sur sur Sexuality... Entre deux ou trois bons mots (en réponse à un osé "Chabal, à poil !" : il répond "Je peux pas, ça fait 15 ans que j'ai pas fait de sport", et autres pauses cigarettes ou alcool, le colosse aux doigts de fée se débrouille comme un chef, en cabotinant à loisir certes, mais en magnifiant ses titres en live. Le futur représentant de la France à L'Eurovision (c'est mieux que les lourdingues Fatals Picards, non ?) prouve que son univers tient parfaitement la route sur scène... Même s'il massacre un peu La Ritournelle (en s'interrompant deux fois puis en laissant ses musiciens mettre un gros claviers et une batterie énorme dessus), cet homme là possède un talent incroyable et un charisme quasi magnétique. Chapeau bas monsieur Tellier !
Midnight Juggernauts :
Auteurs d'un disque virevoltant entre électronique et pop - Dystopia -, les Midnight Juggernauts proposent un set beaucoup plus rock que ne le laissait supposer leur disque. Leur électro pop ultra groovy et dansante fait l'effet d'une bombe sur scène : la basse tape tape tape, la batterie cogne, les synthés tutoient les étoiles et les voix s'envolent vers les cieux. En un mot comme en cent, les Midnight Juggernauts sur les planches, c'est jouissif ! Ces jeunes gens doués savent s'y prendre pour rendre dingue une salle de concert...
The Wombats :
On trouvait leur single Let's dance to Joy Division assez putassier, les Wombats ont confirmé sur scène leur statut de groupe anecdotique. Certes l'énergie dégagée par le groupe en live est louable, mais les chansons sont mal écrites, mal chantées et mal jouées... ça fait un peu beaucoup pour un seul groupe, non ? En essayant de singer pathétiquement Robert Smith au chant, tout en pompant honteusement les déjà très influencés Bloc Party et autres Franz Ferdinand, cet énième combo pop/rock anglais va droit dans le mur... C'est son droit le plus strict.
Zombie Zombie + Deschamps (B-side festival) - 12 avril 2008 - L'embobineuse, Marseille
Arrivé soigneusement en retard (c'est-à-dire après avoir pris dinatoirement l'apéro à trois endroits différents), il est pourtant encore trop tôt pour Zombie Zombie quand, à 23 heures passées, je gare Couguar (mon fidèle destrier à pédales) à l'abri des regards, devant ce lieu de perdition qu'est l'Embobineuse. La preuve, le clavier Etienne .../...
Arrivé soigneusement en retard (c'est-à-dire après avoir pris dinatoirement l'apéro à trois endroits différents), il est pourtant encore trop tôt pour Zombie Zombie quand, à 23 heures passées, je gare Couguar (mon fidèle destrier à pédales) à l'abri des regards, devant ce lieu de perdition qu'est l'Embobineuse. La preuve, le clavier Etienne Jaumet glandouille encore tranquillement à l'entrée, où quelques masochistes fument même à l'extérieur. Dedans il y a beaucoup de monde, le lieu n'a pas changé depuis ma dernière venue il y a un bon moment (déco Dernier Cri & co) - je ne me rappelais pas toutefois de ces lourds rideaux rouges & lynchiens qui bordent toute la salle...
Il va donc bien falloir écouter la première partie, me dis-je après avoir réalisé que j'ai confondu DJ Deschamps avec ... le sympathique et mélodieux Kid Francescoli. Grossière erreur : ici c'est donc une musique bruyante, planante et répétitive, jouée par le barbu guitariste, une demoiselle bassiste et un ordinateur (qui pour une fois ne nous tourne pas le dos), pour la batterie. Le quart du public qui écoute semble déjà passablement zombifié, ce qui ne rend pas l'ambiance franchement groovy.
J'aime assez le premier titre entendu qui me fait penser à Sigur Rôs, le deuxième qu'on qualifiera d'anti-folk (pour faire le malin avec une expression à la c...) passe encore. Par la suite, ce principe d'empilation de boucles aigües finira par m'agacer un peu, voire franchement au moment où l'on bascule objectivement dans le bruit blanc. Je suis d'autant plus énervé par cette partie du public qui ne réagit toujours pas, même en mal - mais où sont-ils à la fin dans leur tête ?! J'admire quand même un moment cette jeune fille gironde glissée dans un magnifique corset mais, c'est décidé, cette configuration de M.Deschamps, qui tient plus de l'installation sonore que du concert, ne me fait définitivement rien ressentir !
Je réalise d'ailleurs que je ne me sens pas si bien parmi le public, dont je n'ai manifestement pas le dress code (veste en cuir et cheveux longs) et probablement plus bobotilo que celui que je cotoie habituellement - du genre qui paye 8 euros pour venir parler fort devant une scène, oh comme je les aime ceux-là - pas trouvé les gens du bar tellement agréables non plus. Au moins l'un des Zombies me remercie pour la chronique de leur premier et excellent album. De façon inespérée, j'aurai aussi le plaisir de croiser un couple d'amis venu par hasard...
Cela fera passer plus doucement la mise en place du deuxième groupe (qui consiste principalement à tirer le tapis pour faire approcher la batterie), d'autant qu'un DJ à moitié chauve semble très fier de passer une musique indéfinissable que je qualifierai à tout hasard d'électro-chiotte. A part ça, je me fais piéger à la régulière par ce farceur de Fred N, qui m'ayant fait dire en termes explicitement entériques ce que j'avais pensé de la première partie, m'avoue en rigolant que c'est son pote et qu'il adore ce qu'il fait... J'aurais du me méfier, c'est ma faute : M. Deschamps est la seule personne qui était arrivée avant moi au concert de Vibrion à Marsatac, c'était un signe ! En tout cas l'échange nous a bien amusé tous les deux !
Bref, c'est enfin le tour des deux nerds parfaits de Zombie Zombie de commencer, il me semble avec la basse mange-cervelle d'A Land for Renegades, ce qui au moins gagne l'attention du public qui cesse de marcher en tous sens, les bras en avant en regardant en l'air. Je réalise que le batteur fait lui-même les hurlements animaux qu'on entend tout au long du disque !
Suite avec What's happening in town ? aussi inquiétante, ainsi que la dissonnante Texas Rangers où l'on est bien content de ne pas avoir pris de psychotropes - ce qui est peut-être le secret de la faculté à rester stoïques en toute circonstance des morts-vivants qui occupent toujours l'avant du public.
Il faut dire que même ce public finira par se remuer (un peu) à l'écoute de la très kraftwerkienne Driving this road until death sets you free, tout comme sur l'encore plus entraînante Psychic Harmonia 2 ou leur reprise très plaisante et krautissime de Nightclubbing, maracas à l'appui.
Ensuite il se passe un truc sûrement très intéressant mais que je n'arrive pas à relire sur mes notes, et la fin du concert bascule dans le hardcore contondant, tandis que le batteur s'amuse longuement avec son Theremin. Une grosse heure de concert, ils n'ont pas forcé. Un je-ne-sais-quoi m'a quand même déçu sur l'ensemble - mais je crois que je rêvais peut-être simplement d'une salle déchaînée, qui aurait à mon sens mieux mis en valeur cette musique par ailleurs assez minimaliste.
Il est vrai qu'elle est un peu plus cérébrale que celle de ces autres groupes, plus accessibles et pourtant pas indignes qui actuellement affolent les foules : Vitalic, Justice et autres Digitalism... On ne saurait donc s'y amuser autant, nous sommes entre gens bien élevés tout de même !...
Bref pas complètement convaincu ce soir, ni par la musique ni par les gens (mais après tout c'est peut-être moi qui étais de mauvais poil ?). L'Embob' reste un endroit agréable, gentiment libertaire et même potentiellement écolo (le caddie à verre, pas mal !) qu'il conviendrait peut-être de fréquenter d'avantage à l'avenir, en amenant simplement plus d'amis !...
PS : Big Up à In The Garage qui se bouge encore et toujours pour nous remuer la couenne et les synapses !
Premières illustrations & 2 p'tites vidéos par Philippe et par ici !
Plus de photos de Zombie Zombie par Pirlouiiiit en cliquant ici
>> Réponse (le 15/04/2008 par Antoine) Tenté je suis de réagir! Je n'ai pas du assister au même concert!
Après une soirée d'ouverture en partenariat avec le .../...La suite
Zombie Zombie et Silver Apples - 6 mars 2008 - Le Nouveau Casino Paris La salle était comble pour fêter la sortie du premier album de Zombie Zombie, dont les premiers ep parus sur versatile laissaient présager d'un grand moment .
Leur entrée sur scène se fait avec un petit film mettant en scène des big jim.
Tout de suite on est frappé par la virtuosité du batteur et les sons et le grooves triturés par Etienne .../...
La salle était comble pour fêter la sortie du premier album de Zombie Zombie, dont les premiers ep parus sur versatile laissaient présager d'un grand moment .
Leur entrée sur scène se fait avec un petit film mettant en scène des big jim.
Tout de suite on est frappé par la virtuosité du batteur et les sons et le grooves triturés par Etienne Jaumet.
On se dit qu'il ne leur manque pas grand chose pour exploser à l'international, tellement leur production renvoie des gens comme justice ou les derniers air à leur chères études .
Pour cela il faudrait que l'ensemble soit un peu moins dark et que le batteur aboie un peu moins.
Cela dit c'est une grosse claque novatrice que nous envoie ces fans de kraut et de psychedelic .
A noter la présence à la guitare de Romain Turzi, figure tutellaire du mouvement psyche kraut français dont le premier album paru en 2007 était un petit bijou.
Force est de constater que cette scènes française est inversement médiatique et talentueuse et innovatrice en comparaison avec celle des baby rockers parisiens de Naast, Bb brunes, Shades et Plastiscines sponsorisés par Rock and folk. On aurait aimé voir Philippe Manoeuvre au nouveau casino le 6 mars plutôt que de cachetonner sur M6. La presse rock est en train de louper des artistes hors du commun. C'est d'autant plus dommage que pour une fois cela se passe en France.
après la déflagration de zombie zombie, les Silver apples ou plutôt ce qu'il en reste ont essayé en vain de capter l'attention du Public , mais au delà de leur glorieux passé il n' y avait pas grand chose.
La salle a été desertée peu à peu en ne parlant que de Zombie Zombie