Vos critiques de disques
Artiste : Deerhunter Titre : Monomania
Style : Pop - Rock
Après Halcyon Digest paru en 2010, Bradford Cox (qui expérimente également avec son projet Atlas Sound) et Lockett Pundt (qui ferraille dur aussi avec sa chose, Lotus Plaza) se retrouvent avec leurs acolytes Moses Archuleta, Frankie Broyles et Josh Mckay au sein de la maison mère, l'excellent groupe de rock & pop garage psyché basé à Atlanta, Georgia, Deerhunter... Le nouvel album s'appelle Monomania et possède toutes les caractéristiques pour être rangé à la case « rock garage cradingue et inspiré mâtiné de pop sertie de gimmicks accrocheurs et de mélodies qui restent en tête ». Ne pas partir effrayé après l'énoncé de l'intitulé, certes un peu long, de la "case" ! Car Deerhunter et son principal songwriter Bradford Cox savent écrire de très bonnes chansons, même si elles sont parfois produites de façon garage, évoquant ici en quelques occasions – Pensacola... - leurs fameux amis débraillés des Black Lips. Sur la majorité du disque, on retrouve une science de l'écriture pop psyché légèrement dissonante, inspirée au départ par les œuvres complètes de Sonic Youth, avant d'être passée à la moulinette Deerhunter. Ce qui donne une patte originale et caractéristique aux nombreux titres ressortant du lot sur Monomania : Sleepwalking, Back To The Middle, Neon Junkyard, Leather Jacket II, The Missing, T.H.M. et Blue Agent. Peu de combos arrivent à garder la même qualité quand ils troussent des morceaux très rock 'n roll, très garage et très bruyants ou alors des pop songs décalées, délicates et psyché. Deerhunter fait partie de ceux-là.
A lire également, des comptes rendus des très bons concerts de Deerhunter à la Route du Rock, en août 2009, et au festival Super Mon Amour à la Gaîté Lyrique, Paris, le 11 avril 2011...
Liens : http://deerhuntertheband.blogspot.com/, www.facebook.com/pages/Deerhunter, www.4ad.com, twitter.com/TheBlackLips...
Mai 2013 (4AD - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
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Style : Pop - Rock
Après Halcyon Digest paru en 2010, Bradford Cox (qui expérimente également avec son projet Atlas Sound) et Lockett Pundt (qui ferraille dur aussi avec sa chose, Lotus Plaza) se retrouvent avec leurs acolytes Moses Archuleta, Frankie Broyles et Josh Mckay au sein de la maison mère, l'excellent groupe de rock & pop garage psyché basé à Atlanta, Georgia, Deerhunter... Le nouvel album s'appelle Monomania et possède toutes les caractéristiques pour être rangé à la case « rock garage cradingue et inspiré mâtiné de pop sertie de gimmicks accrocheurs et de mélodies qui restent en tête ». Ne pas partir effrayé après l'énoncé de l'intitulé, certes un peu long, de la "case" ! Car Deerhunter et son principal songwriter Bradford Cox savent écrire de très bonnes chansons, même si elles sont parfois produites de façon garage, évoquant ici en quelques occasions – Pensacola... - leurs fameux amis débraillés des Black Lips. Sur la majorité du disque, on retrouve une science de l'écriture pop psyché légèrement dissonante, inspirée au départ par les œuvres complètes de Sonic Youth, avant d'être passée à la moulinette Deerhunter. Ce qui donne une patte originale et caractéristique aux nombreux titres ressortant du lot sur Monomania : Sleepwalking, Back To The Middle, Neon Junkyard, Leather Jacket II, The Missing, T.H.M. et Blue Agent. Peu de combos arrivent à garder la même qualité quand ils troussent des morceaux très rock 'n roll, très garage et très bruyants ou alors des pop songs décalées, délicates et psyché. Deerhunter fait partie de ceux-là. A lire également, des comptes rendus des très bons concerts de Deerhunter à la Route du Rock, en août 2009, et au festival Super Mon Amour à la Gaîté Lyrique, Paris, le 11 avril 2011...
Liens : http://deerhuntertheband.blogspot.com/, www.facebook.com/pages/Deerhunter, www.4ad.com, twitter.com/TheBlackLips...
Mai 2013 (4AD - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
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Artiste : Palma Violets Titre : 180
Style : Pop - Rock
"Oui, bon, on va pas en faire une thèse !" disait le (early) Gerard Depardieu dans Les Valseuses, formule citée récemment par Rock'n'Folk à propos de Fidlar, sympathique combo de jeunes skaters punk ayant sorti un album aussi agréable, qu'il est globalement banal ! La formule convient également à merveille pour les Palma Violets, from London, qui perpétuent la tradition du groupe de pop-rock anglais, nécessairement doué et sans aucun mérite, puisque la chose est fichée dans l'ADN des jeunes lads londoniens depuis une bonne cinquantaine d'années. Dernièrement, on a été plus intéressé par des échappées de chanteur en solo (Miles Kane, Jake Bugg) mais au final, mettre un seul nom en avant quand tout un groupe le suit n'est pas forcément honnête. Grâce soit donc rendue aux Palma Violets, et à leurs deux leaders Mr Jasson et Fryer, de bien s'afficher comme un groupe !
D'ailleurs cela reste la meilleure solution quand on est deux grandes gueules (cf les Smith, Clash, Oasis, Libertines et leurs bâtards... auxquels ces perdreaux de l'année doivent tous un petit quelque chose). Comment ça sonne, Palma Violets ? Quoi de plus que les mille groupes précédents à avoir affolé le NME ? Eh bien pas grand-chose. Les compositions sont bien fichues, avec une voix belle et lyrique, juste comme il faut pour attirer l'attention de l'auditeur lambda, gueularde et limite fausse à l'occasion, juste comme il faut pour paraître aussi cool que Pete Doherty ou Carl Barat... Et en bonus, cette voix a par moments une parenté frappante avec celle de Julian Casablancas des Strokes (enfin, celle d'avant qu'il se mette au falsetto). Voir par exemple All the Garden Birds, balade parfaitement fichue par ailleurs...
Car le fait est que les Anglais doivent cacher quelque part dans leur perfide Albion, un logiciel secret conçu pour pondre un certain nombre de typologies de chansons parfaites et instantanément marquantes, tant le coup nous a déjà été fait de nombreuses fois. Ici par exemple, le passage obligé de la balade qui s'emballe (Three Stars), de l'hymne à gueuler torse nu en s'arrosant de bière (Chicken Dippers), des tubes radiophoniques potentiels (Best of Friends, Rattlesnake Highway) ou bien du titre idéalement pétaradante et postillonné pour finir un concert sur les chapeaux de roue (Johnny Bagga-Donuts. Ou encore, le milliardième recyclage à peine discret d'un des 3 ou 4 riffs habituels des Kinks, pour signer une nouvelle bombinette (Tom the Drum).
On est bien d'accord, on reste calme et on boit sa bière fraîche, tout ça reste de la Division 2 : pour autant, la D2 en championnat anglais, n'importe quel amateur de foot vous le dira, ça reste infiniment plus sympa à suivre que les efforts souvent pathétiques de ce qui nous sert de D1 française, en foot... comme en pop-rock. Et notamment sur scène, où le petit amateur de rock en plein air se rendra avec plaisir pour les voir un peu partout en Europe cet été, et notamment aux Eurockéennes. De toutes façons, c'est ça ou les BB Brunes partageant l'affiche avec Adamo et Pascal Obispo... Questions, anybody ?
(2013)
Signature : Philippe
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Style : Pop - Rock
"Oui, bon, on va pas en faire une thèse !" disait le (early) Gerard Depardieu dans Les Valseuses, formule citée récemment par Rock'n'Folk à propos de Fidlar, sympathique combo de jeunes skaters punk ayant sorti un album aussi agréable, qu'il est globalement banal ! La formule convient également à merveille pour les Palma Violets, from London, qui perpétuent la tradition du groupe de pop-rock anglais, nécessairement doué et sans aucun mérite, puisque la chose est fichée dans l'ADN des jeunes lads londoniens depuis une bonne cinquantaine d'années. Dernièrement, on a été plus intéressé par des échappées de chanteur en solo (Miles Kane, Jake Bugg) mais au final, mettre un seul nom en avant quand tout un groupe le suit n'est pas forcément honnête. Grâce soit donc rendue aux Palma Violets, et à leurs deux leaders Mr Jasson et Fryer, de bien s'afficher comme un groupe ! D'ailleurs cela reste la meilleure solution quand on est deux grandes gueules (cf les Smith, Clash, Oasis, Libertines et leurs bâtards... auxquels ces perdreaux de l'année doivent tous un petit quelque chose). Comment ça sonne, Palma Violets ? Quoi de plus que les mille groupes précédents à avoir affolé le NME ? Eh bien pas grand-chose. Les compositions sont bien fichues, avec une voix belle et lyrique, juste comme il faut pour attirer l'attention de l'auditeur lambda, gueularde et limite fausse à l'occasion, juste comme il faut pour paraître aussi cool que Pete Doherty ou Carl Barat... Et en bonus, cette voix a par moments une parenté frappante avec celle de Julian Casablancas des Strokes (enfin, celle d'avant qu'il se mette au falsetto). Voir par exemple All the Garden Birds, balade parfaitement fichue par ailleurs...
Car le fait est que les Anglais doivent cacher quelque part dans leur perfide Albion, un logiciel secret conçu pour pondre un certain nombre de typologies de chansons parfaites et instantanément marquantes, tant le coup nous a déjà été fait de nombreuses fois. Ici par exemple, le passage obligé de la balade qui s'emballe (Three Stars), de l'hymne à gueuler torse nu en s'arrosant de bière (Chicken Dippers), des tubes radiophoniques potentiels (Best of Friends, Rattlesnake Highway) ou bien du titre idéalement pétaradante et postillonné pour finir un concert sur les chapeaux de roue (Johnny Bagga-Donuts. Ou encore, le milliardième recyclage à peine discret d'un des 3 ou 4 riffs habituels des Kinks, pour signer une nouvelle bombinette (Tom the Drum).
On est bien d'accord, on reste calme et on boit sa bière fraîche, tout ça reste de la Division 2 : pour autant, la D2 en championnat anglais, n'importe quel amateur de foot vous le dira, ça reste infiniment plus sympa à suivre que les efforts souvent pathétiques de ce qui nous sert de D1 française, en foot... comme en pop-rock. Et notamment sur scène, où le petit amateur de rock en plein air se rendra avec plaisir pour les voir un peu partout en Europe cet été, et notamment aux Eurockéennes. De toutes façons, c'est ça ou les BB Brunes partageant l'affiche avec Adamo et Pascal Obispo... Questions, anybody ?
(2013)
Signature : Philippe
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Artiste : Liqueur Brune Titre : La Marge
Style : Pop - Rock
Adepte du mouvement et de la conquête sonique, Liqueur Brune - Fabien Guy au civil - parcourt seul son petit lopin de terre, champ des possibles aux perspectives fuyantes, avec la même soif insatiable d'espace qu'à ses débuts, et ces titres puissants de rock biseauté que sont D'une Femme Lapidée, Uphoria ou encore Lever L'Ancre.
Avec ce single, La Marge (assorti d'un remix et d'un instrumental), Guy continue de mener à bien son projet forgé par la chouette idée que faire vibrer ses neurones plutôt que son nombril reste un défi qu'il convient de relever. Et par là, il délivre un fulgurant contrepoint à la production rock française actuelle. Une autre vision - la subjectivité en étendard - qui rend à l'auditeur son libre arbitre et toute latitude de laisser aller son désir.
Pour toutes ces raisons on suivra le bonhomme les yeux fermés, les esgourdes grandes ouvertes. En attendant avec impatience la prochaine de ce foudroyant breuvage...Oui, cette Liqueur Brune, c'est pas de la menthe à l'eau !
2013 - Autoprod.
http://fr.myspace.com/liqueurbrune
http://liqueurbrunemusic.bandcamp.com/
Signature : zeu western manooch
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Page Web Conseillée : http://loreilledemoscou.canalblog.com
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Style : Pop - Rock
Adepte du mouvement et de la conquête sonique, Liqueur Brune - Fabien Guy au civil - parcourt seul son petit lopin de terre, champ des possibles aux perspectives fuyantes, avec la même soif insatiable d'espace qu'à ses débuts, et ces titres puissants de rock biseauté que sont D'une Femme Lapidée, Uphoria ou encore Lever L'Ancre. Avec ce single, La Marge (assorti d'un remix et d'un instrumental), Guy continue de mener à bien son projet forgé par la chouette idée que faire vibrer ses neurones plutôt que son nombril reste un défi qu'il convient de relever. Et par là, il délivre un fulgurant contrepoint à la production rock française actuelle. Une autre vision - la subjectivité en étendard - qui rend à l'auditeur son libre arbitre et toute latitude de laisser aller son désir.
Pour toutes ces raisons on suivra le bonhomme les yeux fermés, les esgourdes grandes ouvertes. En attendant avec impatience la prochaine de ce foudroyant breuvage...Oui, cette Liqueur Brune, c'est pas de la menthe à l'eau !
2013 - Autoprod.
http://fr.myspace.com/liqueurbrune
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Artiste : Syndrome Wpw Titre : Resurrection Aboiements
Style : Pop - Rock
Pour sortir des disques chez Ego Twister, label déjanté basé à Angers et géré sur un mode dira-t-on aléatoire par son créateur, laborantin passionné et association artistique à lui tout seul - Yan Hart-Lemonnier - il faut respecter le cahier des charges : savoir travailler vite et bien, en finir avec toute forme de prétention, enregistrer comme on tournerait le film de sa vie qui chez le Suisse Syndrome WPW vire très vite à l'insurrection sonore.
Ce gars marie avec une certaine malice l'approximation punk et son improbable confluence avec le métal et l'électro pour accoucher dans une explosion de violence pas sourde du toute d'un Lp - Resurrection Aboiements, titre programmatique s'il en est - décrispé de la rage, bruitiste et synthétique, engagé et tendu comme une arbalète.
Une bombe qui bouscule et pousse au cul. Un disque terroriste pour violer les consciences mal emmanchées ...Carton plein !
2013 - Ego Twister / Midinette Records
http://www.egotwister.com/news/2013/03/syndrome-wpw-resurrection-aboiement-lp
http://www.syndromewpw.net/
http://www.myspace.com/syndromewpw
Signature : zeu western manooch
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Style : Pop - Rock
Pour sortir des disques chez Ego Twister, label déjanté basé à Angers et géré sur un mode dira-t-on aléatoire par son créateur, laborantin passionné et association artistique à lui tout seul - Yan Hart-Lemonnier - il faut respecter le cahier des charges : savoir travailler vite et bien, en finir avec toute forme de prétention, enregistrer comme on tournerait le film de sa vie qui chez le Suisse Syndrome WPW vire très vite à l'insurrection sonore.Ce gars marie avec une certaine malice l'approximation punk et son improbable confluence avec le métal et l'électro pour accoucher dans une explosion de violence pas sourde du toute d'un Lp - Resurrection Aboiements, titre programmatique s'il en est - décrispé de la rage, bruitiste et synthétique, engagé et tendu comme une arbalète.
Une bombe qui bouscule et pousse au cul. Un disque terroriste pour violer les consciences mal emmanchées ...Carton plein !
2013 - Ego Twister / Midinette Records
http://www.egotwister.com/news/2013/03/syndrome-wpw-resurrection-aboiement-lp
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Artiste : Kurt Vile Titre : Waking On A Pretty Daze
Style : Pop - Rock
Toujours perché dans un monde psyché folk rock bien à lui, Kurt Vile continue à enchaîner les albums avec une belle régularité et une classe jamais démentie. Après les très bons et longs en bouche Childish Prodigy et Smoke Ring For My Halo, voici donc Wakin On A Pretty Daze qui pointe le bout de son nez... Immédiatement séduisant, c'est un disque qui a en plus l'immense mérite de pénétrer insidieusement les méninges grâce aux multiples détails qui apparaissent à chaque nouvelle écoute. En quelques jours, on devient donc totalement accro. Et l'on se laisse emmener loin, très loin dans l'univers de Kurt Vile, qui en compagnie de son groupe The Violators n'a vraiment pas ménagé ses efforts pour faire tripper gravement ses fans. Au programme des réjouissances faisant l'effet de drogues assez puissantes : voix trafiquées, guitares en liberté, riffs accrocheurs, arpèges interstellaires, rythmes propices à la transe ou à la contemplation, tubes délicieusement allongés - Wakin On A Pretty Daze, Never Run Away... - et mini jams étirant la fin des morceaux... En partant de ses principales influences, J. Mascis & Dinosaur Jr, Bob Dylan et Neil Young (auquel KV Crimes fait beaucoup penser... ), Mr Vile se fait fort de tout exploser et de tout étirer, pour mieux mettre en orbite ses œuvres. Et par conséquent ses auditeurs, qui se voient jeter un gentil sort leur interdisant de changer de disque. Attention les gens, Wakin On A Pretty Daze est ultra addictif !
A lire également, des chroniques de concerts de Kurt Vile à à la Maroquinerie à Paris, en mai 2011 et à la Salle Pleyel, à Paris, en juillet 2012.
Liens : www.kurtvile.com, www.facebook.com/kurtvileofphilly, twitter.com/therealkurtvile, www.matadorrecords.com, www.beggars.com, www.facebook.com/pages/BEGGARS-GROUP-FRANCE, twitter.com/BeggarsFrance...
Avril 2013 (Matador - Beggars Banquet)
Signature : Pierre Andrieu
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Style : Pop - Rock
Toujours perché dans un monde psyché folk rock bien à lui, Kurt Vile continue à enchaîner les albums avec une belle régularité et une classe jamais démentie. Après les très bons et longs en bouche Childish Prodigy et Smoke Ring For My Halo, voici donc Wakin On A Pretty Daze qui pointe le bout de son nez... Immédiatement séduisant, c'est un disque qui a en plus l'immense mérite de pénétrer insidieusement les méninges grâce aux multiples détails qui apparaissent à chaque nouvelle écoute. En quelques jours, on devient donc totalement accro. Et l'on se laisse emmener loin, très loin dans l'univers de Kurt Vile, qui en compagnie de son groupe The Violators n'a vraiment pas ménagé ses efforts pour faire tripper gravement ses fans. Au programme des réjouissances faisant l'effet de drogues assez puissantes : voix trafiquées, guitares en liberté, riffs accrocheurs, arpèges interstellaires, rythmes propices à la transe ou à la contemplation, tubes délicieusement allongés - Wakin On A Pretty Daze, Never Run Away... - et mini jams étirant la fin des morceaux... En partant de ses principales influences, J. Mascis & Dinosaur Jr, Bob Dylan et Neil Young (auquel KV Crimes fait beaucoup penser... ), Mr Vile se fait fort de tout exploser et de tout étirer, pour mieux mettre en orbite ses œuvres. Et par conséquent ses auditeurs, qui se voient jeter un gentil sort leur interdisant de changer de disque. Attention les gens, Wakin On A Pretty Daze est ultra addictif ! A lire également, des chroniques de concerts de Kurt Vile à à la Maroquinerie à Paris, en mai 2011 et à la Salle Pleyel, à Paris, en juillet 2012.
Liens : www.kurtvile.com, www.facebook.com/kurtvileofphilly, twitter.com/therealkurtvile, www.matadorrecords.com, www.beggars.com, www.facebook.com/pages/BEGGARS-GROUP-FRANCE, twitter.com/BeggarsFrance...
Avril 2013 (Matador - Beggars Banquet)
Signature : Pierre Andrieu
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Artiste : Francoiz Breut Titre : La Chirurgie Des Sentiments
Style : Pop - Rock
Au début des années 90 on pouvait lire de ci de là : "Françoiz Breut est née à Cherbourg...Elle rencontre Dominique A qui l'initie (!) à une carrière musicale, parallèlement au dessin qu'elle continue de pratiquer".
Rien de tel pour vous confiner dans le créneau d'une pop arty à la française. rien de tel surtout pour transformer une jolie jeune fille talentueuse en mièvre et naïve inspiratrice. Rien de tel finalement pour mettre à côté de la plaque !
Pourtant, des Squad Femelle (son association de bienfaiteurs avec le duo Perio) et du Shower Curtain Project d'hier aux heureuses rencontres des premiers Lp (Tiersen, Katerine, Calexico, Kat Onoma, Louise Attaque...), en passant par des tournées à travers le globe, le cheminement de la dame dépasse largement celui de la simple muse et s'avère plus pertinent et sensible que pas mal d'agitateurs culturels pouvaient l'imaginer il y a seize ans de ça sur la base pourtant parlante de titres comme Tarifa ou Ma Colère. Chose qu'on a pu vérifier avec les disques qui suivirent et qu'encore aujourd'hui on retrouve avec ce cinquième album - La Chirurgie des Sentiments.
Françoiz y a toujours ce joli filet de voix d'une douceur haut perchée, au bord de la rupture parfois. Et ce qui pourrait passer pour une faiblesse devient un choix esthétique assumé, nourri aux seins de cette dernière. Les orchestrations à visages humains (le fidèle compagnon de ribouldingue, Stéphane Daubersy à la gratte, Don Nino aux manettes et claviers ou encore Shane Aspergen des Berg Sans Nipple à la batterie) participent à l'élaboration d'un univers personnel et discret dont on apprécie d'avantage les petites attentions portées aux détails des arrangements : fields recordings, réverb et effets sur la voix, samples et petites craquements toujours bien placés.
Mélancolie et douleur des absences, espoir du retour de l'amour perdu, chaleurs des baisers, transport des sentiments et rêves éveillés forgent l'âme même de ce sublime disque dont la gracilité constitue finalement un écrin formidable à cet hiver qui ici joue les prolongations.
2012 - Caramel Beurre Salé La Confiserie Musicale
http://www.francoizbreut.be/
http://caramelbeurresale.bigcartel.com/
Signature : zeu western manooch
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Style : Pop - Rock
Au début des années 90 on pouvait lire de ci de là : "Françoiz Breut est née à Cherbourg...Elle rencontre Dominique A qui l'initie (!) à une carrière musicale, parallèlement au dessin qu'elle continue de pratiquer". Rien de tel pour vous confiner dans le créneau d'une pop arty à la française. rien de tel surtout pour transformer une jolie jeune fille talentueuse en mièvre et naïve inspiratrice. Rien de tel finalement pour mettre à côté de la plaque !
Pourtant, des Squad Femelle (son association de bienfaiteurs avec le duo Perio) et du Shower Curtain Project d'hier aux heureuses rencontres des premiers Lp (Tiersen, Katerine, Calexico, Kat Onoma, Louise Attaque...), en passant par des tournées à travers le globe, le cheminement de la dame dépasse largement celui de la simple muse et s'avère plus pertinent et sensible que pas mal d'agitateurs culturels pouvaient l'imaginer il y a seize ans de ça sur la base pourtant parlante de titres comme Tarifa ou Ma Colère. Chose qu'on a pu vérifier avec les disques qui suivirent et qu'encore aujourd'hui on retrouve avec ce cinquième album - La Chirurgie des Sentiments.
Françoiz y a toujours ce joli filet de voix d'une douceur haut perchée, au bord de la rupture parfois. Et ce qui pourrait passer pour une faiblesse devient un choix esthétique assumé, nourri aux seins de cette dernière. Les orchestrations à visages humains (le fidèle compagnon de ribouldingue, Stéphane Daubersy à la gratte, Don Nino aux manettes et claviers ou encore Shane Aspergen des Berg Sans Nipple à la batterie) participent à l'élaboration d'un univers personnel et discret dont on apprécie d'avantage les petites attentions portées aux détails des arrangements : fields recordings, réverb et effets sur la voix, samples et petites craquements toujours bien placés.
Mélancolie et douleur des absences, espoir du retour de l'amour perdu, chaleurs des baisers, transport des sentiments et rêves éveillés forgent l'âme même de ce sublime disque dont la gracilité constitue finalement un écrin formidable à cet hiver qui ici joue les prolongations.
2012 - Caramel Beurre Salé La Confiserie Musicale
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Artiste : Rit Titre : Le Voleur De Sommeil
Style : Chanson française
« De mon temps » j'ai l'impression qu'il n'y avait que Chantal Goya et Topallof comme chanteurs pour enfants (c'est sans doute faux, mais c'est tout ce qui était arrivé jusqu'à moi). Désormais le « marché » est plus ouvert et un nombre grandissant d'artistes « adulte » font (ou participent à) des disques pour enfants. Alors que les Ogres de Barback sortent déjà leur 3ème Pitt'OCha, l'ex marseillais RIT désormais installé à la Réunion se frotte à l’exercice avec succès. En 16 plages dont la moitié de chansons il nous conte les aventures de 3 amis (Grillon, Fourmi et Cigale) qui partent à la recherche du sommeil que cette dernière s’est fait piqué par le Hibou … tout ceci prenant place sur les collines Garlaban (avec l’accent). Une façon d’aborder, avec l’air de ne pas y toucher, des thèmes fondamentaux comme l'écologie, le respect, l'amitié, l'aventure, l’entraide. Beaucoup de justesse et d’intelligence (comme dans certaines oeuvres pour enfants genre comme Kirikou et la sorcière) dans ce disque intemporel qui a tout pour traverser les âges et générations. De plus RIT a eu le bon goût de parler de valeurs humaines sans afficher pour autant ses opinions politiques. Au final un disque frais, varié (du folk au reggae en passant par le blues) qui ravit les petits* sans agacer les grands au bout de la 5ème écoute.
* Je l'ai testé sur ma fille de 3,5 ans et son seul reproche est que Vincent Boudgourd qui a illustré le livre ait choisi de cacher le sommeil de la cigale dans un paquet cadeau … « c'est comment le sommeil ? je veux qu’il ouvre le paquet »
20 mars 2013 (RIT - Super Record - Actes Sud junior)
Signature : pirlouiiiit
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Style : Chanson française
« De mon temps » j'ai l'impression qu'il n'y avait que Chantal Goya et Topallof comme chanteurs pour enfants (c'est sans doute faux, mais c'est tout ce qui était arrivé jusqu'à moi). Désormais le « marché » est plus ouvert et un nombre grandissant d'artistes « adulte » font (ou participent à) des disques pour enfants. Alors que les Ogres de Barback sortent déjà leur 3ème Pitt'OCha, l'ex marseillais RIT désormais installé à la Réunion se frotte à l’exercice avec succès. En 16 plages dont la moitié de chansons il nous conte les aventures de 3 amis (Grillon, Fourmi et Cigale) qui partent à la recherche du sommeil que cette dernière s’est fait piqué par le Hibou … tout ceci prenant place sur les collines Garlaban (avec l’accent). Une façon d’aborder, avec l’air de ne pas y toucher, des thèmes fondamentaux comme l'écologie, le respect, l'amitié, l'aventure, l’entraide. Beaucoup de justesse et d’intelligence (comme dans certaines oeuvres pour enfants genre comme Kirikou et la sorcière) dans ce disque intemporel qui a tout pour traverser les âges et générations. De plus RIT a eu le bon goût de parler de valeurs humaines sans afficher pour autant ses opinions politiques. Au final un disque frais, varié (du folk au reggae en passant par le blues) qui ravit les petits* sans agacer les grands au bout de la 5ème écoute. * Je l'ai testé sur ma fille de 3,5 ans et son seul reproche est que Vincent Boudgourd qui a illustré le livre ait choisi de cacher le sommeil de la cigale dans un paquet cadeau … « c'est comment le sommeil ? je veux qu’il ouvre le paquet »
20 mars 2013 (RIT - Super Record - Actes Sud junior)
Signature : pirlouiiiit
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Artiste : Bumpkin Island Titre : Ten Thousand Nights
Style : Pop - Rock
Ainsi donc, ce Ten Thousand Nights serait tel "l'aquarelle de territoires insoupçonnés", un disque inspiré par les grands espaces. Certes. Mais pas uniquement. C'est avant tout un disque, qui sous son Air de quiétude, n'est que tourbillon rageur, capable d'arracher à la réalité son masque mortuaire. Ce premier Lp des Bumpkin Island est une fête anachronique, un vivier bouillonnant qui nous rendra tous immortels ! C'est une bouffée d'air vif, et, sinon un chef d’œuvre, un sublime album qui n'a pour l'instant, d'historique que sa récente naissance, mais deviendra référence, je le sens. Je le sais !
Oui, la liberté des Bumpkin Island fait plaisir à entendre - et à voir, il faut leur donner des occasions de jouer live ! Liberté prise notamment avec les influences dans lesquelles on cherche à les engluer (The XX, Sigur Ros...) : il est vraiment vain de chercher des résonances venus d'ailleurs quand tout autre chose se joue sous vos yeux et oreilles. La seule réalité qui vaille ici est celle que recèle des perles comme His Steps, In My Guts ou The Lake. Réalité stratosphérique, polyphonique, tempétueuse, bouleversante.
Que vous soyez en pleine crise de nerfs, mélancolique, peu ou prou ruiné de fatigue, cuvant le vin d'hier encore ivre de joie, chaque minute de ce disque n'aura de cesse de s'opposer à la fatalité du moment, à la décomposition du quotidien, à la redite et à la mort, pour parvenir, parfois in extremis, à vous sauver la mise, vous (ré)intégrant à cette vie vous ne voudriez jamais avoir à quitter.
Bien entendu, quelques esprits chagrins trouveront certainement que tout ceci manque foncièrement d'objectivité. Dites leur bien que je leur pisse chaud à la raie. Ici, avec les Bumpkin Island, il y a ce que rarement musiciens, auteurs, producteurs, interprètes n'auront réussi à transposer et rendre palpable : des images, un rythme, la folie d'être vivant dans un monde de brutes épaisses, le souffle et la liberté d'en abuser !
Alors oui, Ten Thousand Nights est propice au rêve éveillé, la tête dans les nuages Islandais ou je ne sais où encore, mais il mérite surtout d'être ancré dans sa réalité, celle d'un disque ambitieux et magique. Rejoignez la, retrouvez nous sur cette "Ile des Ploucs", et sans doute, vous ne le regretterez jamais !
2013 - Les Disques Normal
http://www.bumpkin-island.fr/
Signature : zeu western manooch
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Toutes les critiques de CD de Bumpkin Island
Style : Pop - Rock
Ainsi donc, ce Ten Thousand Nights serait tel "l'aquarelle de territoires insoupçonnés", un disque inspiré par les grands espaces. Certes. Mais pas uniquement. C'est avant tout un disque, qui sous son Air de quiétude, n'est que tourbillon rageur, capable d'arracher à la réalité son masque mortuaire. Ce premier Lp des Bumpkin Island est une fête anachronique, un vivier bouillonnant qui nous rendra tous immortels ! C'est une bouffée d'air vif, et, sinon un chef d’œuvre, un sublime album qui n'a pour l'instant, d'historique que sa récente naissance, mais deviendra référence, je le sens. Je le sais !Oui, la liberté des Bumpkin Island fait plaisir à entendre - et à voir, il faut leur donner des occasions de jouer live ! Liberté prise notamment avec les influences dans lesquelles on cherche à les engluer (The XX, Sigur Ros...) : il est vraiment vain de chercher des résonances venus d'ailleurs quand tout autre chose se joue sous vos yeux et oreilles. La seule réalité qui vaille ici est celle que recèle des perles comme His Steps, In My Guts ou The Lake. Réalité stratosphérique, polyphonique, tempétueuse, bouleversante.
Que vous soyez en pleine crise de nerfs, mélancolique, peu ou prou ruiné de fatigue, cuvant le vin d'hier encore ivre de joie, chaque minute de ce disque n'aura de cesse de s'opposer à la fatalité du moment, à la décomposition du quotidien, à la redite et à la mort, pour parvenir, parfois in extremis, à vous sauver la mise, vous (ré)intégrant à cette vie vous ne voudriez jamais avoir à quitter.
Bien entendu, quelques esprits chagrins trouveront certainement que tout ceci manque foncièrement d'objectivité. Dites leur bien que je leur pisse chaud à la raie. Ici, avec les Bumpkin Island, il y a ce que rarement musiciens, auteurs, producteurs, interprètes n'auront réussi à transposer et rendre palpable : des images, un rythme, la folie d'être vivant dans un monde de brutes épaisses, le souffle et la liberté d'en abuser !
Alors oui, Ten Thousand Nights est propice au rêve éveillé, la tête dans les nuages Islandais ou je ne sais où encore, mais il mérite surtout d'être ancré dans sa réalité, celle d'un disque ambitieux et magique. Rejoignez la, retrouvez nous sur cette "Ile des Ploucs", et sans doute, vous ne le regretterez jamais !
2013 - Les Disques Normal
http://www.bumpkin-island.fr/
Signature : zeu western manooch
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Page Web Conseillée : http://loreilledemoscou.canalblog.com
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Artiste : The National Titre : Trouble Will Find Me
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Style : Pop - Rock
Désormais auréolé du statut de groupe important au niveau mondial suite au succès retentissant de l'album High Violet, The National attaque avec l'album Trouble Will Find Me une nouvelle étape de son évolution en étant débarrassé de toute pression... Presque sereins donc (mais il reste la pression d'arriver à écrire des morceaux du niveau, très élevé, des précédents... ), Matt Berninger, Aaron et Bryce Dessner, Bryan et Scott Devendorf arrivent quasi instantanément à faire replonger l'auditeur dans leur univers à la fois intense, d’une grande sensibilité, truffé d'ambiances magistralement mélancoliques et d'une incroyable subtilité. Pour cela, pas besoin de grands effets de manches, de changements radicaux de styles ou d'invités clinquants, The National poursuit sa route de manière personnelle, en se servant de ses innombrables points forts, magnifiés par l'expérience acquise au fil des années : le charisme de Mr Berninger, sa voix envoûtante et ses épatants textes torturés, les guitares atmosphériques et inspirées des frères Dessner, sans oublier les rythmiques marquantes, qu'elles soient mises en avant ou discrètes, nerveuses ou souples, des frangins Devendorf... Bénéficiant de l'aide précieuse des fidèles Sufjan Stevens, Annie Clark (St. Vincent), Sharon Van Etten, Richard Reed Parry (Arcade Fire), Nona Marie Invie (Dark Dark Dark) et Thomas Bartlett (Doveman), Trouble Will Find Me s'avère être un disque hyper riche où les synthés, les boites à rythmes, les cordes et les chœurs se mêlent admirablement, et discrètement, au travail de l'équipe de base, citée plus haut. La production - signée par le groupe lui-même - est un modèle du genre, permettant de faire découvrir de multiples détails à chaque écoute, tout en donnant instantanément à de nombreux titres des atours bouleversants ou saisissants. Sea Of Love, This Is The Last Time, Don't Swallow The Cap, Graceless, Pink Rabbits, Demons, I Need My Girl ou encore Fireproof font partie de ceux-là. En jouant sur les contrastes entre folk rock et post punk, en instillant une tension qui ne s'éteint jamais et en enveloppant le tout dans une douceur pouvant se changer en colère sourde, The National maintient l'attention sur la longueur de son nouvel opus, rendant son écoute aussi indispensable que jubilatoire ou stimulante, et ce pour de longs mois...
A lire également, la chronique du concert de The National en 1ère partie de Pavement au Zénith de Paris, en mai 2010, ainsi que les comptes rendus des sets donnés à la Route du Rock, en août 2010 et à l'Olympia de Paris, en novembre 2010.
Liens : www.americanmary.com, www.facebook.com/thenationalofficial, www.beggars.com, twitter.com/The_National, www.youtube.com/thenationalofficial, mistakenforstrangersmovie.com...
21 Mai 2013 (4AD - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
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Ecouter et commanderStyle : Pop - Rock
Désormais auréolé du statut de groupe important au niveau mondial suite au succès retentissant de l'album High Violet, The National attaque avec l'album Trouble Will Find Me une nouvelle étape de son évolution en étant débarrassé de toute pression... Presque sereins donc (mais il reste la pression d'arriver à écrire des morceaux du niveau, très élevé, des précédents... ), Matt Berninger, Aaron et Bryce Dessner, Bryan et Scott Devendorf arrivent quasi instantanément à faire replonger l'auditeur dans leur univers à la fois intense, d’une grande sensibilité, truffé d'ambiances magistralement mélancoliques et d'une incroyable subtilité. Pour cela, pas besoin de grands effets de manches, de changements radicaux de styles ou d'invités clinquants, The National poursuit sa route de manière personnelle, en se servant de ses innombrables points forts, magnifiés par l'expérience acquise au fil des années : le charisme de Mr Berninger, sa voix envoûtante et ses épatants textes torturés, les guitares atmosphériques et inspirées des frères Dessner, sans oublier les rythmiques marquantes, qu'elles soient mises en avant ou discrètes, nerveuses ou souples, des frangins Devendorf... Bénéficiant de l'aide précieuse des fidèles Sufjan Stevens, Annie Clark (St. Vincent), Sharon Van Etten, Richard Reed Parry (Arcade Fire), Nona Marie Invie (Dark Dark Dark) et Thomas Bartlett (Doveman), Trouble Will Find Me s'avère être un disque hyper riche où les synthés, les boites à rythmes, les cordes et les chœurs se mêlent admirablement, et discrètement, au travail de l'équipe de base, citée plus haut. La production - signée par le groupe lui-même - est un modèle du genre, permettant de faire découvrir de multiples détails à chaque écoute, tout en donnant instantanément à de nombreux titres des atours bouleversants ou saisissants. Sea Of Love, This Is The Last Time, Don't Swallow The Cap, Graceless, Pink Rabbits, Demons, I Need My Girl ou encore Fireproof font partie de ceux-là. En jouant sur les contrastes entre folk rock et post punk, en instillant une tension qui ne s'éteint jamais et en enveloppant le tout dans une douceur pouvant se changer en colère sourde, The National maintient l'attention sur la longueur de son nouvel opus, rendant son écoute aussi indispensable que jubilatoire ou stimulante, et ce pour de longs mois... A lire également, la chronique du concert de The National en 1ère partie de Pavement au Zénith de Paris, en mai 2010, ainsi que les comptes rendus des sets donnés à la Route du Rock, en août 2010 et à l'Olympia de Paris, en novembre 2010.
Liens : www.americanmary.com, www.facebook.com/thenationalofficial, www.beggars.com, twitter.com/The_National, www.youtube.com/thenationalofficial, mistakenforstrangersmovie.com...
21 Mai 2013 (4AD - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
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Artiste : Rachid Taha Titre : Zoom
Style : Pop - Rock
Ah la la Rachid Taha, qu’est-ce qu’il est bon ce nouvel album, son neuvième en solo ! Zoom, il se nomme alors oui zoomons maintenant et tâchons d'en savoir plus... Ce disque est inclassable tout d’abord entre rock, electro, raï et le folk. C’est le souk complet mais justement, c’est là l’intérêt de ce grand disque. Rachid Taha n’a pas d’équivalent pour mélanger ces genres et rendre ce mix rock/raî d’une grande saveur musicale. L’artiste, qu’on ne présente plus, peut grâce à sa musique réunir tous les peuples, toutes les cultures, toutes les religions à l’heure où l'on cherche absolument à nous diviser. Il est fort ce mec pour arriver à faire cela, surtout qu’en plus, la qualité et le plaisir sont au rendez-vous ! Ce n’est donc pas une utopie alors faites comme Rachid Taha, ouvrez-vous les uns aux autres ! Ici, c’est l’Amérique, l’Orient, l’Europe et Zoom permet de nous montrer une photo panoramique incroyable sur la vie et les peuples d’orient, d’occident. Cette fois-ci, il a été boosté par le musicien producteur anglais Justin Adams et cela se ressent à l’écoute. Le producteur de Zoom, qui est donc anglais, bénéfice lui aussi de deux cultures comme Rachid. Il est le guitariste du légendaire Robert Plant, ancien chanteur de Led Zeppelin, dans son groupe solo et membre des formations Triaboliques et Juju. Par ailleurs, ce dernier est une sublime formule rock et musique de transe ouest-africaine. Ceci explique cela, c’est deux-là, Taha et Adams, ne pouvaient que se rencontrer et travailler ensemble. C’est désormais chose faite et c’est une très bonne nouvelle pour nous. Comme il n’y a jamais de hasard dans la vie, les deux compères se sont retrouvés au studio Real World de Peter Gabriel, autre grand bonhomme de ce style musical. On retrouvera donc dans le contenu des beats primaires, des cordes millésimées, de la guitare et le luth arabe de Hakim Hamadouche, son compagnon de toujours. Zoom est riche d’invités tels que Mick Jones, Brian Eno, Rodolphe Burger et souligne un engagement moral et politique. Rachid Taha chante comme un vieux punk increvable avec un esprit rebelle, toujours teinté de sensualité orientale et sans frontières. Je vous conseille donc de zoomer sur ce disque car au bout du bout se trouvera une pépite, un joyau...
25 mars 2013 (Naive)
Signature : lebonair
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Style : Pop - Rock
Ah la la Rachid Taha, qu’est-ce qu’il est bon ce nouvel album, son neuvième en solo ! Zoom, il se nomme alors oui zoomons maintenant et tâchons d'en savoir plus... Ce disque est inclassable tout d’abord entre rock, electro, raï et le folk. C’est le souk complet mais justement, c’est là l’intérêt de ce grand disque. Rachid Taha n’a pas d’équivalent pour mélanger ces genres et rendre ce mix rock/raî d’une grande saveur musicale. L’artiste, qu’on ne présente plus, peut grâce à sa musique réunir tous les peuples, toutes les cultures, toutes les religions à l’heure où l'on cherche absolument à nous diviser. Il est fort ce mec pour arriver à faire cela, surtout qu’en plus, la qualité et le plaisir sont au rendez-vous ! Ce n’est donc pas une utopie alors faites comme Rachid Taha, ouvrez-vous les uns aux autres ! Ici, c’est l’Amérique, l’Orient, l’Europe et Zoom permet de nous montrer une photo panoramique incroyable sur la vie et les peuples d’orient, d’occident. Cette fois-ci, il a été boosté par le musicien producteur anglais Justin Adams et cela se ressent à l’écoute. Le producteur de Zoom, qui est donc anglais, bénéfice lui aussi de deux cultures comme Rachid. Il est le guitariste du légendaire Robert Plant, ancien chanteur de Led Zeppelin, dans son groupe solo et membre des formations Triaboliques et Juju. Par ailleurs, ce dernier est une sublime formule rock et musique de transe ouest-africaine. Ceci explique cela, c’est deux-là, Taha et Adams, ne pouvaient que se rencontrer et travailler ensemble. C’est désormais chose faite et c’est une très bonne nouvelle pour nous. Comme il n’y a jamais de hasard dans la vie, les deux compères se sont retrouvés au studio Real World de Peter Gabriel, autre grand bonhomme de ce style musical. On retrouvera donc dans le contenu des beats primaires, des cordes millésimées, de la guitare et le luth arabe de Hakim Hamadouche, son compagnon de toujours. Zoom est riche d’invités tels que Mick Jones, Brian Eno, Rodolphe Burger et souligne un engagement moral et politique. Rachid Taha chante comme un vieux punk increvable avec un esprit rebelle, toujours teinté de sensualité orientale et sans frontières. Je vous conseille donc de zoomer sur ce disque car au bout du bout se trouvera une pépite, un joyau...25 mars 2013 (Naive)
Signature : lebonair
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