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Artiste :
The Last
Titre :
Hostile Territory
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Style :
Pop - Rock
Cela faisait maintenant 3 ans que l'équipe du Moulin (qui avait par le passé soutenu des groupes comme Nation All Dust, Usthiax, Agop, Oh! Tiger Mountain, Cap'tain Carnasse ...) nous suggérait fortement de nous pencher sur le cas de ce jeune quatuor marseillais. Il me faudra pourtant 2 ans pour arriver à les croiser sur scène (c'est dire le nombre de concerts qu'il y a à Marseille ! ). Ce soir là j'avais été frappé par ce que dégageait leur chanteur Charles, mais c'est véritablement avec ce vinyle (dont la sortie fut repoussée) que j'ai enfin vraiment compris pourquoi ! Charles Louaas (chant/guitare), Maxime Aknin (guitare), Mathias Bogey (basse) et Jean-Patrick Salussoglia (batterie) signent en effet là un remarquable 5 titres ! Remarquable déjà parce qu'il ne sonne pas comme la plupart de ceux des groupes du même age et tout simplement parce que leur "Post Punk / Rock Vintage qui sonne très britannique" comme ils l'écrivent fait très anglo-saxonne en effet. Certes on trouve ça et là quelques influences, mais elles paraissent tellement hétéroclites (j'ai pensé à Mike Patton, Nada Surf, Strokes, Web Wilder, ...) que l'on peut difficilement les accuser de singer tel ou tel courant / artiste. Bref à l'écoute de ces 5 morceaux (qui ne sont donc disponibles qu'en vinyle - 5,5 euros - ou en digital - 3 euros) on se dit qu’on tient là un groupe qui, tout en sonnant finalement assez classique, nous emmènera peut être hors des sentiers mille fois battus !
2011 (the Last - bandcamp )
Signature : Pirlouiiiit
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Artiste :
Karpatt
Titre :
Sur Le Quai
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Style :
Pop - Rock
Et de cinq ! Sans jamais avoir vraiment atteint le grand public (télé, radio), comme leurs collègues des Têtes Raides ou Ogres de Barback, Karpatt sort son cinquième album qui réjouira les fans de la première heure comme ceux des groupes tout juste cités. En effet (et comme bien d'autres) Fred Rollat (chant-guitare-tambourin), Hervé Jegousso (contrebasse-basse) et Gaétan Lerat (guitares-cajon-banjo) continuent à creuser leur sillon avec entrain sur scène comme en studio. Sur ce nouvel album ce qui frappe à la première écoute c'est la ressemblances de certains morceaux avec les Négresses Vertes (sur On a), la Mano Negra (J'adore ça) ou La Tordue (sur Cyclope), mais il serait dommage de s'arrêter à ça sous peine de passer à côté de quelques perles. A noter aussi quelques collaborations bien sympathiques comme ce chant féminin, ou au niveau des textes avec 2 signés de Jehan Jonas (ce qui donne envie de découvrir la discographie de ce chanteur français mort en 1980), 1 signé Christian Olivier (qui sonne moins Têtes Raides que Chien Loup par exemple) et 1 de Nicolas Jules. Difficile d'ailleurs si on ne le sait pas de différencier ces 4 textes des 16 autres de l'album (ou du reste du repertoire de Karpatt), c'est à dire des textes souvent légers pour des sujets profonds (comme sur La Danse) voire tragiqueq (comme sur le très d'époque Un jeu que je vous laisse découvrir). Impossible de s'ennuyer sur ce disque où cohabitent des morceaux acoustiques sautillants comme Fakirs (qui aurait pu être sur Dans le Caillou) et des morceaux carrément électriques comme Chien Loup ou English Song. Au final un disque plus que recommandable à acheter et à écouter (jusqu'au bout !) en attendant de les retrouver sur scène !
2011 (Karpatt / Believe / L'autre Distribution)
Signature : Pirlouiiiit
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Artiste :
Lana Del Rey
Titre :
Born To Die
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Style :
Pop - Rock
La deuxième moitié de 2011 a été squattée par un buzz insensé autour de la bouche pourtant improbable-sans-bistouri de Lana Del Rey, créature blonde vaporeuse et lynchienne, susurrant Video Games : une jolie vidéo en collage et une chanson accrocheuse avec de la harpe - on ne mesure pas toujours l'impact fulgurant de la harpe dans la pop moderne, elle peut pourtant rendre un concert merveilleux ! Fin janvier 2012, voici enfin le nouveau disque de Lana Del Rey, supposé affirmer sa consécration (elle en aurait déjà fait deux autres, avant d'être mise sous les sunlights). Titre de l'opus : Born to Die, une tautologie qui vaut presque l'indépassable Killed by Death de Motörhead...
Problème, dès ce premier titre, elle semble tirer toutes ses cartouches : arrangement grandiloquent (pop-rock orchestrale un peu bourrative avec effets), pour porter un joli petit brin de voix, mais trop empesée par ailleurs (on y sent des effets appuyés un peu scolairement...). Il reste à sauver Blue Jeans, trip-hop bancale (pourquoi ce cri mâle idiot tout au long du titre ? le producteur de ce disque est vraiment un sadique et/ou un crétin) mais incontestablement émouvante et instantanément marquante... On peut aussi repêcher Million Dollar Man, qui jouée seule au piano ferait un slow jazz assez touchant.
Hélas le reste est gâché par la propension de Lana Del Rey au hip-hop, qui donne des résultats assez foireux (Off to the Races, qui lorgne vers Britney Spears). Et du coup la Miss essaye d'inventer le R'n'B symphonique, ou quelque chose comme ça (Diet Mountain Dew, National Anthem etc.). Quant au refrain de This is what makes us girls, on dirait une imitation de Madonna, tout comme Radio. Le problème étant qu'on en a déjà une vraie, et qui ne fait pas que de bons albums... Par charité, on ne commentera pas le passage en français dans Carmen, ou l'abominable Summertime Sadness...
Conclusion qui s'impose après écoute, jamais démodée : Don't believe the hype ! Video Games était hélas bien sa plus belle chanson, presque tout le reste étant tour à tour soit anecdotique, soit raté. Pire, ses prestations live sont loin d'être complètement rassurantes - voir son passage terriblement scolaire au Saturday Night Live où seule Blue Jeans convainc en partie...
Moralité, il ne suffit pas d'avoir un look de vamp extraterrestre échappée de Mars Attacks ! et une promo interplanétaire pour se créer un univers artistique cohérent, et susceptible de susciter autre chose qu'une curiosité passagère chez l'auditeur ! Dommage. De toutes façons rien de ce qu'on pourra écrire ici ne l'empêchera de vendre des millions d'album au petit peuple dominical de la Fnac, de Carrefour et des magasins Cultura, où l'on lui consacre déjà des mètres et des mètres de linéaire...
(2012)
Signature : Philippe
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Artiste :
The Experimental Tropic Blues Band
Titre :
Liquid Love
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Style :
Pop - Rock / BluesExplosionGarage
Véritable tuerie mortelle de la mort qui tue ce Liquid Love, nouvel album des très excités belges de The Experimental Tropic Blues Band ! Dirty Coq, Boogie Snake et Devil d'Inferno, trois lascars obsédés par le rock 'n roll, le blues crade, le garage, le sexe sale et la nourriture qui bouche les artères ont réussi à enregistrer à New York avec les immenses et légendaires Jon Spencer (JSBX, Heavy Trash... ) à la production et au mixage et Matt Verta-Ray (Heavy Trash... ) en ingé son, pour un résultat stratosphérique. On pense en effet à une rencontre humide, dégoulinante de testostérone et pas très catholique entre le Jon Spencer Blues Explosion, Heavy Trash, Suicide, Dirtbombs, Stooges, Jerry Lee Lewis, la touche d'excentricité Made in Belgium et la rock 'n roll blues attitude... Cet opus – nommé d'après l'explicite intitulé d'un club de rencontres chaud chaud chaud – est truffé d'hymnes aboyés par des loups-garous sévèrement en rut (Can't Change, Nothing To Prove, The Best Burger, Do It To Me, Sex Games, Worm Wolf... ) , lardé de guitares électriques admirablement cradingues, de rythmes rock et roll et d’arrangements futés (glockenspiel, harmonica, solos infernaux, riffs maléfiquement distordus, orgue nucléaire languide, bruits de distorsion en roue libre... ). Si l'on affectionne exclusivement l'électro pop fadasse et formatée, la french pop soi-disant décalée singeant Indochine ou les branchouilleries pour hipsters sourdingues, on peut passer son chemin. Sinon, si l'on aime le wwwok and wwwoll, c'est hyper bon !!
A lire également, une chronique d'un chaud concert de The Experimental Tropic Blues Band...
En tournée actuellement, toutes les dates ici.
Liens : www.tropicbluesband.com, facebook.com/theexperimentaltropicbluesband, twitter.com/#!/tetbb, vimeo.com/30431487 (vidéo Liquid Love's Diary, enregistrement du disque à New York avec Mr Spencer)...
27 Février 2012 (Jaune Orange - Modulor)
Signature : pierre andrieu
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Artiste :
Mark Lanegan Band
Titre :
Blues Funeral
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Style :
Pop - Rock / BluesRock
Huit longues années après la sortie de son précédent album, Bubblegum, Mark Lanegan effectue un très brillant retour avec Blues Funeral, un album où sa voix méchamment grave fait une fois de plus merveille, où ses morceaux entre blues, rock stoner et pop marquent au fer rouge et où sa clique de musiciens triés sur le volet (Alain Johannes, Josh Homme, Jack Irons, Greg Dulli... ) apporte un indéniable plus. Pas la peine d'en écrire des tartines : Blues Funeral est une très, très grande réussite ! Sur laquelle on retrouve avec joie les côtés ténébreux, hyper sombres et toxiques de l'ex Screaming Trees au CV des plus classieux : partenaire des débuts de Kurt Cobain, compagnon de route des Queens of The Stone Age, moitié de Gutter Twins et partenaire de duo avec Isobel Campbell... Il y a donc ici des ballades apocalyptiques - superbes et envoutantes Phantasmagoria Blues, Leviathan, Deep Black Vanishing Train, Bleeding Muddy Water, St Louis Elegy - d'où surnagent des grognements désespérés qu'on jurerait sortir des cordes vocales d'un Iggy Pop dépressif. Mais si le Mark Lanegan Band a toujours son sempiternel blues, il sait changer de tonalité, aérer le propos et le transposer dans des contrées plus pop, plus rock 'n roll, en un mots plus "légères" (sic). Synthés, guitares bidouillées, rythmes plus enlevés, cordes étranges et autres idées de production bienvenues permettent à ce très recommandé nouvel opus de pouvoir éventuellement postuler à quelques passages radio avec Ode To Sad Disco, Harborview Hospital, The Gravedigger's Song, Gray Goes Black, Riot In My House et autres mini tubes, qui satureraient les ondes si le monde était mieux fait. Quoi qu'il en soit, le très réussi Blues Funeral sera l'occasion de voir la « bête » Lanegan rugir ses morceaux admirablement profonds en live (et dans le noir), une expérience qui retourne les tripes.
Liens : http://marklanegan.com, www.facebook.com/MarkLanegan, www.4ad.com...
6 février 2012 (4AD - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
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Artiste :
Les Vendeurs D’enclumes
Titre :
Décadrant
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Style :
Pop - Rock
C'est donc plus de 10 ans après leur formation et avec ce troisième album (après L’étonnoire en 2006 et Bonheur d’occasion en 2009) que je découvre enfin ces Vendeurs d'Enclume, ô combien singuliers dans le paysage de la chanson française. Valérian Renault (chant), Vincent Lenormant (guitare et accordeon), Nicolas Le Moullec (basse chant), Matthieu Henault (batterie trompette), Cyrile Boudesocque (saxophones ténor alto), David Sevestre (saxophones soprano alto ténor) signent en effet là un album qui ne surprendra peut-être pas les gens qui ont déjà eu la chance de les voir en concert, mais intriguera assurément les autres. Pas deux morceaux dans la même veine, ce qui rend les Vendeurs d'Enclumes assez durs à cerner ou à mettre dans une case. Ni comme La Rue Ketanou (même si parfois, la voix ...) ni comme Brel (même si de temps en temps, la grandiloquence), ni comme Belloeil (même si la voix écorché et gueulante ...), ils semblent occuper une place un peu à part. Sur ce disque riche et varié, on trouve donc tout type de morceaux aux très jolis textes, à chaque fois magistralement servis par une orchestration parfaite, allant de morceaux amusants et sautillants comme C'est pas mon genre jusqu'à des morceaux plus « expérimentaux » comme cet angoissant Un trou sorte de croisement entre Fantazio et Nevchehirlian reprenant un morceau caché de ce doux dingue de Tante Hortense. Les Vendeurs d'Enclumes gagnent surement encore plus à être vus / entendus sur scène... Aussi, souhaitons que dans le cadre de la sortie de cet album, il leur prendra l'envie de venir faire un tour jusqu'à Marseille (comme leurs collègues des Blérots de RAVEL qui m'avaient époustouflés), où il me semble qu'ils ne sont pas passés depuis longtemps (si cela est d'ailleurs déjà arrivé).
2012 (Macabane / Abacaba / L’Autre Distribution)
Signature : pirlouiiiit
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Artiste :
Prévert & Nevchehirlian
Titre :
Le Soleil Brille Pour Tout Le Monde ?
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Style :
Pop - Rock
Ou quand un musicien-poète bien vivant, ressuscite un musicien-poète jamais tout à fait disparu... Le grand Frédéric Nevchehirlian et son groupe éponyme s'emparent d'une douzaine de textes peu connus de Jacques Prévert, des textes à forte connotation revendicative, communistes au sens le plus noble, anarchistes au sens le plus joyeux et pacifiste !
L'occasion de découvrir que l'apparemment anodin "poète pour culottes courtes" avait aussi une plume rouge vif, assez acérée pour égorger proprement un industriel-flambeur de l'époque : il fait ainsi un enterrement de première classe à l'arrogant André Citroën, qui aujourd'hui ferait à n'en pas douter partie du club du Fouquet's, fameuse brasserie populaire des Champs-Elysées...
Après un salutaire vent de révolte où il liste - en forme d'"Inventaire à la Prévert" bien sûr ! - les classes opprimées ou oubliées (Le soleil Brille pour tout le monde ?), Prévert les appelle à la révolte, qui commence par un nécessaire réveil des consciences face à l'oppresseur patron-bourgeois-tyran ... Toujours un peu la même personne, celle qui vous endort par son air bonhomme à la télé (poignante Il ne faut pas rire avec ces gens-là), avant de vous envoyer crever à sa place... Il enfonce le clou avec Travailleurs, attention, un chant faussement doux qui est un appel vibrant à l'insurrection populaire, d'une portée presque égale au "Temps des Cerises"...
Et tout ça pour exiger quoi ? Eh bien peut-être simplement, ce que liste sa Confession Publique, (un autre) inventaire d'utopies joyeuses, libertaires et pacifistes - l'exact contraire de la terrifiante vie Familiale évoquée ensuite, a capella. Et pour ne pas tuer sa belle utopie dans l'oeuf, il n'oublie pas de s'adresser aux pauvres troufions qu'on enverra immanquablement la mater, avec Marche ou Crève, complainte bouleversante et rebelle qui rappelle l'époque pas si lointaine où l'on faisait donner la Troupe des appelés contre les ouvriers en grève... ou contre le petit Peuple de la Commune.
Le tout est animé par une musique discrète avec quelques passages fulgurants de mélancolie et/ou de rage contenue, qui portent admirablement les textes les plus enflammés, instrumentations "superbe comme d'habitude" sur les oeuvres nevchehirliantes... Et musiques parfois jouées par l'artiste seul, comme il aime à le faire dans ses toujours intenses concerts en solo.
Et puis, quand même, un passage par l'école primaire (où nous l'avons tous rencontré, Jacques Prévert) avec Le Cancre, sans doute l'un des poèmes les plus connus, ici interprété sur un riff de guitare et sifflements martial, lent et puissant, qui déclame un acte de rébellion enfantin, simple et grandiose à la fois. Un poème qui a fait rêver des millions d'enfants, l'auteur de cette chronique y compris, saisi d'une formidable émotion en réentendant ce texte, 25 ans après l'avoir appris et oublié... Prévert, lui aussi, échoue à règler son compte à son enfance avec Maintenant j'ai Grandi : on ne peut jamais repousser complètement une belle idée, même infantile, qui a décidé de vous revenir. Car comme disait un autre grand poète français, "il n'est rien au monde d'aussi puissant qu'une idée dont l'heure est venue"...
Hélas cet élan d'insurrection joyeuse se termine sur une version des Feuilles Mortes, splendide à vous en donner le frisson, mais d'une tristesse insondable (car dépourvue de la touche "jazzy" de la version d'Yves Montand)... Il faut donc remettre bien vite le disque au début, et savoir s'en échapper en cours de route, pour ne pas en ressortir avec un bourdon carabiné... Dommage, il se serait si bien conclu avec, par exemple, "Vous n'empêcherez pas le drapeau rouge de flotter" ou "La grève, la grève, Vive la grève !"
Il n'en reste pas moins que cet opus, réussite majeure et complète, est appelé à faire date, et d'abord à rejoindre sans délai la discothèque de tous ceux - et dieu merci nous sommes encore nombreux - qui continuent à garder une foi inébranlable dans le progrès social et l'utopie collective.
(L'Autre Distribution, 2012)
Signature : Philippe
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Artiste :
Dissonant Nation
Titre :
Sauvage
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Style :
Pop - Rock
Repérés depuis 2008 et avec déjà 15 chroniques à ce jour, le moins qu'on puisse dire est que les Dissonant Nation ont fini leur puberté en la transpirant sur toutes les scènes de la région.... Très vite, leur buzz avait alors enflé au point d'éveiller la méfiance. Mais le fait est que dès notre premier contact, on avait été bluffé par leur attitude parfaite, malgré une énergie de chiens fous pas encore complètement maîtrisée...
Un million de concerts plus tard, ils y peut-être ont laissé un premier batteur et pas mal de cheveux, mais leur entreprise préméditée de conquête du monde se poursuit selon le masterplan original, avec ce très plaisant EP de 4 titres. Dont le chanteur a jeté un, et un seul (!) exemplaire dans un public de filles hystériques - mais aussi de garçons survoltés - lors de la dernière Fiesta des Suds, à la fin d'un concert ébouriffant, passant juste à côté d'une baston générale !
Sauvages ? Ils le sont en effet, et se foutent de savoir que leurs riffs sont usés jusqu'au manche, que leurs paroles en anglais ou en français sont faites de pur entertainment scandé, sans la moindre vocation poétique. Car leur vraie force est là : dans des titres dont le premier refrain est si marquant qu'on peut déjà le chanter au deuxième (We Play We Are : tube historique, imparable), défendus sur scène avec une classe et une verve admirables. Et avec quand même un peu de musicalité, dans des ponts et des soli qui maintiennent l'intérêt et la tension tout au long de leurs concerts (voir ici, la surprenante Sexy Suicide, qui ne sonne pas particulièrement midinette/FM...). Catchy mais pas putassiers, ils arrivent à point pour reprendre le flambeau que les pourtant prometteurs Second Sex semblent avoir abandonné et, espérons-le, rabattre prochainement le caquet des tâcherons du Boulevard Brune et d'ailleurs, qui bourrent les oreilles adulescentes de merde pré-formatée...
Evidemment, 4 chansons avec Dissonant Nation sont trop vite passées (vivement un album avec tous les excellents autre titres découverts sur scène !), évidemment sans l'image il manque un petit quelque chose... Mais puisque l'on vous répète que ce trio est fait pour faire hurler et sauter les premiers rangs d'une salle bondée et suintante, tout en bottant le cul des gens assis au fond ! Considérez donc cet EP comme une simple bande-annonce, faites nous confiance et courez vous faire récurer les cages à miel à leur rugueux contact en live le plus vite possible, tant qu'il y a encore dans Le club une place pour vous...
(Wagram, 2011)
Signature : Philippe
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Artiste :
Nadéah
Titre :
Venus Gets Even
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Style :
Soul Funk Rap
Une artiste qui nous a totalement séduite en live par chez nous en 2011 vu le nombre important d’articles de concerts et cette savoureuse interview que l’on a réalisée de Nadéah dans les derniers mois. Pour boucler la boucle, il fallait bien chroniquer son album, je dirais mieux, son formidable premier disque sorti en septembre dernier. Un album a plusieurs couleurs qui se calent parfaitement à l’univers et l’esprit rétro des années 50/60. Varié dans le style, varié dans les humeurs, dans les sentiments, Nadéah a écrit de belles chansons. La production de ce disque est à la hauteur, les arrangements sont soignés et le son est moderne et efficace. Tout y est donc pour faire de ce «Venus Gets Even» une réussite totale. C’est rétro, soul, pop, dansant, triste, drôle, prenant, un peu fou parfois à son image. On lorgne même sur des sonorités hip-hop sur le titre «Scary Carol» avec sa rythmique parfaite. Sur certains titres j’ai l’impression d’entendre une cyndi Lauper qui se trouverait dans l’univers de Tom Waits ou d'Eric McFadden avec cette ambiance cabaret voir du cirque qui est bien présent tout le long du disque. Révélation sur scène et un poil moins sur disque, cet album reste fort plaisant. De plus les chansons prennent leur pleine mesure en live comme Melle Nadéah, une reine sur scène.
2011 (Cinq7 - Wagram)
Signature : lebonair
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Page Web Conseillée : http://www.nadeah.com/ |
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Artiste :
We Have Band
Titre :
Ternion
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Style :
Pop - Rock / ElectroPop
Nouvel album en forme de bombe électro pop tubesque pour les Anglais de We Have Band... Oyez oyez, oyez, braves gens désireux de faire la fête, ça s'appelle Ternion et ça rend violemment joyeux, tout en provoquant de méchantes fourmis dans les jambes dès la première écoute (et à chaque fois ensuite) ! Ce résultat est aujourd'hui possible car, en dignes successeurs de New Order/Joy Division, Cure, Björk et Depeche Mode, Darren Bancroft, Thomas et Dede Wegg-Prosser se sont attachés à rechercher la chanson électro pop, New Wave ou Synth Pop parfaite. We Have Band rejoint ainsi Metronomy, TV On The Radio, Klaxons, Hot Chip, !!! et Foals dans les rangs de ceux qui arrivent à propulser leurs influences années 80 ou 90 dans les années 2010 pour en faire des hits qui font battre le cœur plus vite, donnent envie de communier sur un dance floor ou lors d'un concert (cf celui aux Trans Musicales de Rennes en 2008), voire de se mélanger dans un lit et de repeupler la planète... Afin d'arriver à ce résultat très « hot hot hot !!! », la troupe enfile les morceaux phares comme des perles : Visionary et son ambiance New Order/Cure, l'élégiaque, dansant et festif What's Mine, What's Yours, le démentiel After All avec ses réminiscences de Violently Happy de Björk, le bombardement de beats et les effluves Depeche Mode de Steel In The Groove, les imparables et énormissimes Waterlight et Where Are Your People etc etc... La formule magique « voix masculines et féminines envoyant des messages d'amour vers le monde + rythmes enlevés + basses proéminentes + synthétiseurs sexy + énigmatiques bidouillages de production + songwriting soigné + un soupçon de mélancolie dans la joie » fonctionne à plein régime, permettant à Ternion de postuler au statut de disque universel sans verser du côté putassier de la force. Joli coup !
Liens : www.facebook.com/wehaveband, www.wehaveband.com, https://twitter.com/#!/wehaveband, www.youtube.com/user/WeHaveBand, http://soundcloud.com/wehaveband...
31 Janvier 2012 (Naïve)
Signature : pierre andrieu
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