Critique de concert Arno + Hindi Zahra + Moussu T e lei Jovents + GiedRé

123856 et demi selon l'organisation, 6321 selon la police, il ne s’agit pas de l’effectif gréviste présent au vieux port mais bien du taux de fréquentation de la Fiesta des Suds. Pourtant, entre les moult tracts - publicitaires cette fois ci-, les personnes euphoriques et le fort taux d'alcoolémie des quelques jeunes présents, le public aurait pu s'y méprendre.

Hindi Zahra, l’onirisme à l’état pur quelque part entre le profond sommeil et le rêve plaisant.
Une fois n’est pas coutume, tout est dit dans le titre. En aucune façon il n’est question d’un jugement de valeur basique oscillant de "j’aime" à "je n’aime pas" mais plutôt de ce que l’artiste arrive à faire passer –ou non- durant plus d’une heure, sur ce point Hindi Zahra laisse perplexe. Car si la demoiselle possède quelques très bons morceaux, les moments de latence séparant ces derniers sont longs, très l o n g s, h o r r i b l e m e n t l o n g s... Vraisemblablement Hindi a dû mal à occuper une scène bien trop grande pour un si petit bout de femme, ce ne sont pas ses vulgaires déhanchements lapdansien qui changeront la donne.

Peut être devrait elle d’avantage s’adresser à son public plutôt que d’aguicher les derniers mâles qui n’ont pas encore succombé au somnifère que sont les transes pseudo chamaniques qu’elle chante. S’il ne fallait finalement retenir qu’une seule chose de ce show ca ne serait sans aucun doute les musiciens qui accompagnent Hindi Zahra. S’il est facilement possible de rester insensible à la voix de l’ingénue chanteuse, il est en revanche moins évident de ne pas être conquis par les solos respectifs des deux guitaristes. Entre somnolence et faible émerveillement auditif, une chose est sure ; pour la suite des festivités le public risque d’avoir de l’énergie à revendre à moins qu’il ne dorm… zzzzzZZZZZZzzzzzzZZZZZzzzzzzZZZzzZZzZZzZZZZzZ… déjà.

"Vive la sodomie, la ménopause à ses bons côtés aussi"
Si ici les "manifestants" ne chantonnent pas de chants révolutionnaires (encore que, - en fait non on est à la Fiesta des suds quand même…), les spectateurs se prennent néanmoins facilement au jeu. Ainsi, sans retenue, aucune, dans la salle des Sucres certains accompagnait GiedRé dans sa prose lyrico paillarde. Pour faire court, une espèce de Didier Super, la moustache en moins, la beauté en plus. Si au premier abord GiedRé paraît inoffensif, il ne faudra guère de temps pour comprendre son erreur. Dans sa jolie robe rouge la coquine n’y va pas par trois chemins. Fellation (ou inflation c’est au choix), sodomie, pipe… bref l’anthologie de l’humour pipi caca sont des références imputables à l’univers de GiedRé, même les petits canards déposés à ses pieds semblent louches.

Le tour de force de la gamine au regard si innocent est justement ce semblant de pureté qu’elle incarne contrastant avec le côté abrupte de ses chansons. Aucune gène, mais un grand sérieux pour des morceaux qui provoquent le rire généralisé. De la façon d’éviter d’avoir des enfants sans pour autant "les brûler, ou les congeler" aux ébats amoureux de GiedRé, la sauce prend avec le public de plus en plus réceptif. Finalement ce qui diffère de la parisienne à Didier Super, hormis un chromosome ou deux, c’est avant tout la subtilité bien moins présente chez son confrère au look de pré ado boutonneux.

Arno et Arnard
S’il n’est pas un "communiste, ni un cycycliste", Arno le Belge est un véritable homme de scène, ce qui n’est plus à prouver d’ailleurs. Le sexagénaire à l’allure sobre de l’alcoolique qui tend à l’être de moins en moins aura littéralement conquis les fêtards des Suds, malgré l’opposition géographique. Annoncer un belge en tête d’affiche d’une fête qui se revendique du sud, c’est comme si Tiken Jah Fakoly venait à la Fête de la Banquise, bref.

Revenons en à nos wallons… Tout autant fielleux qu’il y a quelques années, c’est en partie ce qui fait le charme d’Arno, la bivalence présente dans le personnage qu’il incarne, une espèce de Gainsbourg/Gainsbard bruxellois. Une fois sombre, une fois éclairé mais tout le temps survitaminé. La voix rauque, le sourire marqué, Arno est lancé. Les quelques prises de parole du personnage ne manqueront pas de faire sourire le public.

Mais Arno ce n’est pas non plus que de la boutade à répétition. Ce sont aussi des moments instances que l’on ne retrouve que dans "Les yeux de ma mère" ou du côté des "Filles de Bords de Mer". Puissant, majestueux, quel "putain, putain" de show que celui d’Arno. Et quelle bizarre bizarre endroit de le retrouver ici sachant qu’il se reproduira à Marseille courant Mars.

Ce sont les chants conviviaux de Mossu T et Lei Jovent que se clôtura cette seconde journée de Fiesta du sud. A mon sens la moins pertinente niveau programmation même si la qualité était présente.

Hindi Zahra, l’onirisme à l’état pur quelque part entre le profond sommeil et le rêve plaisant.
Une fois n’est pas coutume, tout est dit dans le titre. En aucune façon il n’est question d’un jugement de valeur basique oscillant de "j’aime" à "je n’aime pas" mais plutôt de ce que l’artiste arrive à faire passer –ou non- durant plus d’une heure, sur ce point Hindi Zahra laisse perplexe. Car si la demoiselle possède quelques très bons morceaux, les moments de latence séparant ces derniers sont longs, très l o n g s, h o r r i b l e m e n t l o n g s... Vraisemblablement Hindi a dû mal à occuper une scène bien trop grande pour un si petit bout de femme, ce ne sont pas ses vulgaires déhanchements lapdansien qui changeront la donne.

Peut être devrait elle d’avantage s’adresser à son public plutôt que d’aguicher les derniers mâles qui n’ont pas encore succombé au somnifère que sont les transes pseudo chamaniques qu’elle chante. S’il ne fallait finalement retenir qu’une seule chose de ce show ca ne serait sans aucun doute les musiciens qui accompagnent Hindi Zahra. S’il est facilement possible de rester insensible à la voix de l’ingénue chanteuse, il est en revanche moins évident de ne pas être conquis par les solos respectifs des deux guitaristes. Entre somnolence et faible émerveillement auditif, une chose est sure ; pour la suite des festivités le public risque d’avoir de l’énergie à revendre à moins qu’il ne dorm… zzzzzZZZZZZzzzzzzZZZZZzzzzzzZZZzzZZzZZzZZZZzZ… déjà.

"Vive la sodomie, la ménopause à ses bons côtés aussi"
Si ici les "manifestants" ne chantonnent pas de chants révolutionnaires (encore que, - en fait non on est à la Fiesta des suds quand même…), les spectateurs se prennent néanmoins facilement au jeu. Ainsi, sans retenue, aucune, dans la salle des Sucres certains accompagnait GiedRé dans sa prose lyrico paillarde. Pour faire court, une espèce de Didier Super, la moustache en moins, la beauté en plus. Si au premier abord GiedRé paraît inoffensif, il ne faudra guère de temps pour comprendre son erreur. Dans sa jolie robe rouge la coquine n’y va pas par trois chemins. Fellation (ou inflation c’est au choix), sodomie, pipe… bref l’anthologie de l’humour pipi caca sont des références imputables à l’univers de GiedRé, même les petits canards déposés à ses pieds semblent louches.

Le tour de force de la gamine au regard si innocent est justement ce semblant de pureté qu’elle incarne contrastant avec le côté abrupte de ses chansons. Aucune gène, mais un grand sérieux pour des morceaux qui provoquent le rire généralisé. De la façon d’éviter d’avoir des enfants sans pour autant "les brûler, ou les congeler" aux ébats amoureux de GiedRé, la sauce prend avec le public de plus en plus réceptif. Finalement ce qui diffère de la parisienne à Didier Super, hormis un chromosome ou deux, c’est avant tout la subtilité bien moins présente chez son confrère au look de pré ado boutonneux.

Arno et Arnard
S’il n’est pas un "communiste, ni un cycycliste", Arno le Belge est un véritable homme de scène, ce qui n’est plus à prouver d’ailleurs. Le sexagénaire à l’allure sobre de l’alcoolique qui tend à l’être de moins en moins aura littéralement conquis les fêtards des Suds, malgré l’opposition géographique. Annoncer un belge en tête d’affiche d’une fête qui se revendique du sud, c’est comme si Tiken Jah Fakoly venait à la Fête de la Banquise, bref.

Revenons en à nos wallons… Tout autant fielleux qu’il y a quelques années, c’est en partie ce qui fait le charme d’Arno, la bivalence présente dans le personnage qu’il incarne, une espèce de Gainsbourg/Gainsbard bruxellois. Une fois sombre, une fois éclairé mais tout le temps survitaminé. La voix rauque, le sourire marqué, Arno est lancé. Les quelques prises de parole du personnage ne manqueront pas de faire sourire le public.

Mais Arno ce n’est pas non plus que de la boutade à répétition. Ce sont aussi des moments instances que l’on ne retrouve que dans "Les yeux de ma mère" ou du côté des "Filles de Bords de Mer". Puissant, majestueux, quel "putain, putain" de show que celui d’Arno. Et quelle bizarre bizarre endroit de le retrouver ici sachant qu’il se reproduira à Marseille courant Mars.

Ce sont les chants conviviaux de Mossu T et Lei Jovent que se clôtura cette seconde journée de Fiesta du sud. A mon sens la moins pertinente niveau programmation même si la qualité était présente.
Signature : bobyle 22/10/2010
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Fiesta des Suds - Marseille

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le 23 mars 2013 - Docks des Sud - Marseille (par Celine)















