
Une Machine à Coudre bourrée jusqu'à la gueule pour une soirée où le rock prend aux trippes et te lache plus.
Binaire c'est deux guitaristes qui se font face au bas de la scène, hurlant dans un pied de micro bicéphale. Bianire, c'est la rage du punk, l'intensité d'une noise implacable. Une boite à rythme lache les rythmiques mais on la souhaiterait parfois plus discrète pour permettre aux guitares et hurlements de te triturer les trippes. Musique viscérale comme Kill the Thrill qui va leur succeder mais je ne peux m'empecher d'headbanguer, pris de convulsions irresistibles. Y a du Fugazzi, du Thugs, du Ministry derrière tout ça mais avec une intensité due à la hargne du duo, la mise en scène minimaliste où ces deux là se font face, déchainant des riffs visceraux. Un bon remède pour évacuer la rage d'une journée d'enterrement de la grève des marins. Binaire a hurlé pour moi, accompagné cette violence. Furie musicale, primaire (fuck Ratzinger !), raaah !
Vidé, épuisé, un petit tour vers le bar, difficile à atteindre vu la foule. Et dire que la soirée est loin de se terminer.
Kill The Thrill c'est l'intégrité poussée à son paroxisme. 16 ans d'une fidélité à à une musique sans concession. Rock indus, noise ambiant viscéral, mélancolique et obsessionnel. "Un mur" étant le qualificatif qui revient le plus souvent. Un mur fascinant, une vague sonore, sursaturée, une voix désespérée. Live In Marseille étant accro aux Kill the Thrill, vous trouverez de nombreuses chroniques, je n'ai rien à rajouter. Les Kill furent imperiaux une fois de plus, la vague a tout emporté.
Photo Pirlouiiiit
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