Critique de concert Emilie Loizeau + Mathis

Dans la lignée de mes concerts du moments, à la découverte d’artistes que je ne connais pas (ou peu), après Dionysos à Miramas , c’était au tour d’ Emilie Loizeau, à Toulon cette fois-ci !
Emilie Loizeau au Zenith Omega, l’affiche était alléchante et je me voyais déjà dans cette superbe salle mon appareil photo à la main arpenter le devant de la scène à la recherche du meilleur angle, jouant avec les somptueuses lumières… Quelle ne fut ma surprise de découvrir que le concert aurait lieu dans une salle annexe, devant un public clairsemé !!! Je pensais que la popularité de cette artiste lui aurait permis de remplir une salle telle que celle du Zenith … he bien non, loin de là… Première surprise de la soirée, donc… Mais chut, arrivée de Mathis sur scène, en 1ère partie…
Habituellement, cet arlésien (d’origine allemande) est accompagné par son groupe, les Mathématics. Mais ce soir là, il était seul, avec ses 2 guitares acoustiques, une Takamine EAN 10 à la caisse creusée (et carrément trouée !!!) et une Gretsch, guitare que l’on rencontre assez rarement sur nos scènes.
Notre ami Mathis lance donc son set et, pour mon plus grand bonheur, le bonhomme se met à nous offrir des blues de toute beauté ! Le grand amateur de ce style de musique que je suis est littéralement scotché ! Du vrai, du beau, du bon blues ! A croire que Mathis voulait particulièrement me faire plaisir puisqu’il nous gratifia de surcroit d’une reprise des Stones (que eux-même reprennent, d’ailleurs…), Little Red Rooster !
Là, j’ai posé mon appareil et j’ai écouté. Mathis, avec sa voix chaude et cassée, a su en 30 mn maxi nous donner de l’émotion et de la chaleur. Nous apprendrons ensuite qu’il a fait partie du groupe d’ Emilie Loizeau. Il se consacre aujourd’hui à sa musique avec les Mathematics, dans un style assez différent, puisqu’il ne s’agit lus de blues mais de rock. Avec toujours une reprise des Stones sur leur CD que je me suis empressé d’aller acheter, Jumping jack Flash.
Place donc à Emilie Loizeau, artiste que, je le répète, je découvrais à cette occasion. Un univers se rapprochant de celui de Thomas Fersen, ou d’ Olivia Ruiz, c’est du moins ce que l’on dit en général. Pas très éloigné non plus de Dionysos, en moins rock évidemment… En revanche, je ne savais rien de la personnalité de l’artiste (oui, je sais, je devrais élargir ma culture musicale, mais bon…). Résultat : Emilie Loizeau est d’une grande générosité, proche de son public, très naturelle, pas star pour un sou, comme vous et moi ! Une bien bonne surprise.
La soirée se poursuit, les chansons sont toutes très différentes. Evidemment, l’univers est le même mais les morceaux sont tous très différents. Contrairement au concert de Dionysos (même si, on est d’accord, ça n’a rien à voir…), je me surprends à apprécier les chansons, à avoir envie de les chanter… Le public, environ 200 personnes assises en tailleur devant la scène ( !), est d’ailleurs sous le charme ! Des jeunes, des moins jeunes, des bobos, des babs, un peu de tout en fait…
Emilie Loizeau, juchée sur une estrade elle-même posée sur la scène, ce qui la rend immense, poursuit son périple musical, tantôt au piano, tantôt aux percussions, etc… Fais battre ton tambour, La femme à barbe, Coconut Madam, La dernière pluie, etc… Beaucoup de chansons du dernier album (qui, à l’issue du concert, a également rejoint ma discothèque !), des chansons en français (majoritairement) et en d’autres en anglais.

Emilie Loizeau s’adresse au public, discute avec lui entre chaque chanson. Le public est clairsemé, étonnamment, mais très présent. Je m’attendais vraiment à un grand succès populaire et je suis encore surpris de la maigre affluence. Mais en vraie professionnelle, Emilie donne tout ce qu’elle a en un show très convaincant.
Il serait totalement injuste de parler d’ Emilie Loizeau sans évoquer ses musiciens, tout à fait dans le ton ! Un violoncelliste qui donne envie d’apprendre le violoncelle (c’est dire…), un bassiste qui improvise des chansons improbables à la demande (succès garanti !), un batteur (entr’aperçu en 1ère partie avec Mathis) au jeu très nuancé, un guitariste-choriste, en costume cravate, un peu décalé mais bien dans l’univers de sa chanteuse, tout ça donne au final un groupe d’une grande cohésion qui fait corps derrière Emilie …
Après Sister, magnifique chanson que j’avais déjà entendue, sans savoir qui en était l’auteur, Emilie Loizeau allait, en 2 rappels, nous offrir un final magnifique, en premier lieu avec seulement 2 musiciens, son violoncelliste et son batteur à la guitare.
Et c’est finalement toute la troupe (avec Mathis) qi rejoignait le trio pour un sublime, mais alors vraiment sublime Sweet Dreams des Eurythmics, à la sauce swing ! Une vraie merveille portée par les chœurs des musiciens… A croire que cette chanson avait été créé pour être jouée ainsi… Bref, un final inoubliable et toujours terriblement humain, à l’image de la chanteuse.
Emilie Loizeau en live, je ne connaissais pas, et l’artiste m’a conquis… A la fois professionnelle et proche de son public, humaine et touchante, Emilie nous a offert un spectacle que je ne suis pas près d’oublier. Une artiste singulière, à l’univers bien marqué. A voir et revoir…
Emilie Loizeau au Zenith Omega, l’affiche était alléchante et je me voyais déjà dans cette superbe salle mon appareil photo à la main arpenter le devant de la scène à la recherche du meilleur angle, jouant avec les somptueuses lumières… Quelle ne fut ma surprise de découvrir que le concert aurait lieu dans une salle annexe, devant un public clairsemé !!! Je pensais que la popularité de cette artiste lui aurait permis de remplir une salle telle que celle du Zenith … he bien non, loin de là… Première surprise de la soirée, donc… Mais chut, arrivée de Mathis sur scène, en 1ère partie…
Habituellement, cet arlésien (d’origine allemande) est accompagné par son groupe, les Mathématics. Mais ce soir là, il était seul, avec ses 2 guitares acoustiques, une Takamine EAN 10 à la caisse creusée (et carrément trouée !!!) et une Gretsch, guitare que l’on rencontre assez rarement sur nos scènes.
Notre ami Mathis lance donc son set et, pour mon plus grand bonheur, le bonhomme se met à nous offrir des blues de toute beauté ! Le grand amateur de ce style de musique que je suis est littéralement scotché ! Du vrai, du beau, du bon blues ! A croire que Mathis voulait particulièrement me faire plaisir puisqu’il nous gratifia de surcroit d’une reprise des Stones (que eux-même reprennent, d’ailleurs…), Little Red Rooster !
Là, j’ai posé mon appareil et j’ai écouté. Mathis, avec sa voix chaude et cassée, a su en 30 mn maxi nous donner de l’émotion et de la chaleur. Nous apprendrons ensuite qu’il a fait partie du groupe d’ Emilie Loizeau. Il se consacre aujourd’hui à sa musique avec les Mathematics, dans un style assez différent, puisqu’il ne s’agit lus de blues mais de rock. Avec toujours une reprise des Stones sur leur CD que je me suis empressé d’aller acheter, Jumping jack Flash.
Place donc à Emilie Loizeau, artiste que, je le répète, je découvrais à cette occasion. Un univers se rapprochant de celui de Thomas Fersen, ou d’ Olivia Ruiz, c’est du moins ce que l’on dit en général. Pas très éloigné non plus de Dionysos, en moins rock évidemment… En revanche, je ne savais rien de la personnalité de l’artiste (oui, je sais, je devrais élargir ma culture musicale, mais bon…). Résultat : Emilie Loizeau est d’une grande générosité, proche de son public, très naturelle, pas star pour un sou, comme vous et moi ! Une bien bonne surprise.
La soirée se poursuit, les chansons sont toutes très différentes. Evidemment, l’univers est le même mais les morceaux sont tous très différents. Contrairement au concert de Dionysos (même si, on est d’accord, ça n’a rien à voir…), je me surprends à apprécier les chansons, à avoir envie de les chanter… Le public, environ 200 personnes assises en tailleur devant la scène ( !), est d’ailleurs sous le charme ! Des jeunes, des moins jeunes, des bobos, des babs, un peu de tout en fait…
Emilie Loizeau, juchée sur une estrade elle-même posée sur la scène, ce qui la rend immense, poursuit son périple musical, tantôt au piano, tantôt aux percussions, etc… Fais battre ton tambour, La femme à barbe, Coconut Madam, La dernière pluie, etc… Beaucoup de chansons du dernier album (qui, à l’issue du concert, a également rejoint ma discothèque !), des chansons en français (majoritairement) et en d’autres en anglais.

Emilie Loizeau s’adresse au public, discute avec lui entre chaque chanson. Le public est clairsemé, étonnamment, mais très présent. Je m’attendais vraiment à un grand succès populaire et je suis encore surpris de la maigre affluence. Mais en vraie professionnelle, Emilie donne tout ce qu’elle a en un show très convaincant.
Il serait totalement injuste de parler d’ Emilie Loizeau sans évoquer ses musiciens, tout à fait dans le ton ! Un violoncelliste qui donne envie d’apprendre le violoncelle (c’est dire…), un bassiste qui improvise des chansons improbables à la demande (succès garanti !), un batteur (entr’aperçu en 1ère partie avec Mathis) au jeu très nuancé, un guitariste-choriste, en costume cravate, un peu décalé mais bien dans l’univers de sa chanteuse, tout ça donne au final un groupe d’une grande cohésion qui fait corps derrière Emilie …
Après Sister, magnifique chanson que j’avais déjà entendue, sans savoir qui en était l’auteur, Emilie Loizeau allait, en 2 rappels, nous offrir un final magnifique, en premier lieu avec seulement 2 musiciens, son violoncelliste et son batteur à la guitare.
Et c’est finalement toute la troupe (avec Mathis) qi rejoignait le trio pour un sublime, mais alors vraiment sublime Sweet Dreams des Eurythmics, à la sauce swing ! Une vraie merveille portée par les chœurs des musiciens… A croire que cette chanson avait été créé pour être jouée ainsi… Bref, un final inoubliable et toujours terriblement humain, à l’image de la chanteuse.
Emilie Loizeau en live, je ne connaissais pas, et l’artiste m’a conquis… A la fois professionnelle et proche de son public, humaine et touchante, Emilie nous a offert un spectacle que je ne suis pas près d’oublier. Une artiste singulière, à l’univers bien marqué. A voir et revoir…
Signature : Manu Bighelli
le 19/10/2009
Photographe : manu bighelli
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