Aller à un concert de Ghinzu c'est un peu comme faire un tour de grand huit. Tous d'abord ça commence classe, tranquille, on admire le paysage puis d'un coup sans qu'on s'y attende c'est la chute libre, ça part dans tous les sens puis ça se relâche mais soudain une nouvelle décharge d'adrénaline arrive, on pense enfin avoir fait le tour du manège et savourer tranquillement l'arrivée lorsque que tout à coup lorsqu'on s'y attend le moins c'est l'ultime sensation qui nous donne le vertige ultime. On sort de là un peu déboussolé, on ne sait plus vraiment où on est, on a la tête qui tourne mais qu'une envie remettre ça au plus vite. Vous devez penser que je romance que j'en fais trop ! Mais non c'est bien ça Ghinzu, ça démarre classe au piano, avec un chanteur en costard noir, puis tout à coup c'est une avalanche de larsens et comme dans un bon film on a à nouveau droit a des scènes sentimentales et romantiques mais comme tout le monde sait que les histoires d'amour finissent mal en général, ça repart pour un tour de guitare dissonante, pendant ce temps là le chanteur tombe la veste ouvre sa chemise et se retrouve à danser sur le piano. Et puis quand on pense que c'est fini ils reviennent une ultime fois avec cette fois un chanteur à la fois caché par des lunettes de soleil et une serviette de toilette. Ca peut vous paraître du n'importe quoi mais c'est tout l'inverse. Ghinzu a ingurgité tout ce qui se fait de mieux en matière de musique bruitiste et vous le ressort dans une synthèse parfaite. C'est par moment du Deus, du Strokes du Muse du Sonic Youth du Franz Ferdinand mais à l'arrivée cela donne un son unique et inimitable qui est celui de Ghinzu
|