Critique de concert Low hat + Conger!Conger! + Qa'a

24 heures après la venue des Inrocks à Marseille venus célébrer dans un bar branché de la plaine la nouvelle scène rock de la Cité phocéenne, il fallait bien un concert à l’embobineuse pour revenir sur terre. Et le constat est aussi dur que le bitume de la rue Boues : la scène locale est en excellente santé artistique, les salles font carrément leur job en les accueillant très régulièrement… mais il manque quand même un vrai public pour que ça décolle vraiment.
Démonstration : l’embob, 7 euros l’entrée pour découvrir 3 groupes, dont 2 locaux, ceux là se partageant même les musiciens. Malheureusement, la salle est plus que clairsemée, ce qui a l’air de mettre les gens de l’embob dans une forme de spleen un rien agressif (compréhensif, mais contre productif).

Bref, c’est sur le coup de 22H qu’est monté sur scène le premier groupe, LOW HAT qui étrenne son 8e concert. Rythme martial (la batterie est tenue par leader de Conger), chant saccadé, absence de mélodie, morceau de 2 minutes, on est envoyé direct dans le Nord de l’Angleterre au début des années 80. On pense à Gang of Four et surtout à PIL, et pas seulement à cause de la musique. Davis le chanteur anglais (et ça s'entend vraiment) a un sacré air de ressemblance avec Johnny Rotten.

Après trente minutes de déflagration, le constat semblait terrible : si la musique de LOW HAT ressemble à celle du début des années 80, c’est que le monde dans lequel on vit lui ressemble beaucoup : crise économique, ultra-libéralisme, racisme, guerre. Un cadre parfait pour monter un groupe de rock, non ?
Conger ! Conger ! n’a pas tardé pour monter sur scène, juste le temps pour le batteur de changer son tee shirt pour une chemise noire.

Ici, nous sommes en plein territoire Noise expérimental, entre les deux totems du groupe : Sonic Youth d’un côté, the EX, de l’autre. On fait pire comme compagnie.
Sur la base noisy des premiers et les expérimentations des seconds, Conger ! Conger ! voyage du rock au hardcore, au psyché à la pop, quelque fois dans la transe, mais juste deux minutes, le temps d’un morceau comme "It Rains".

Mais une différence de taille distingue Conger!Conger! : Patrice de Benedetti. La présence du batteur/chanteur du groupe est absolument incroyable : Placé au centre de la scène, il frappe sur ses caisses claires comme s’il voulait les transpercer, hurle comme un damné dans son micro old school, entraîne ses deux acolytes dans des morceaux d’une violence inouïe ou la mélodie sort en charpie.
Du coup, le troisième groupe de la soirée, les Espagnols de QA’A ont paru franchement pâlichons.

Leur électro rock à la Fujiya & Miyagi, un rien plus dark et oppressant, s’est révélé aussi fade qu’un petit punch sans rhum. Mais on s’en foutait un peu, nos oreilles avaient capté l’essentiel de la soirée.
Bonus vidéo : Conger ! Conger !
Démonstration : l’embob, 7 euros l’entrée pour découvrir 3 groupes, dont 2 locaux, ceux là se partageant même les musiciens. Malheureusement, la salle est plus que clairsemée, ce qui a l’air de mettre les gens de l’embob dans une forme de spleen un rien agressif (compréhensif, mais contre productif).

Bref, c’est sur le coup de 22H qu’est monté sur scène le premier groupe, LOW HAT qui étrenne son 8e concert. Rythme martial (la batterie est tenue par leader de Conger), chant saccadé, absence de mélodie, morceau de 2 minutes, on est envoyé direct dans le Nord de l’Angleterre au début des années 80. On pense à Gang of Four et surtout à PIL, et pas seulement à cause de la musique. Davis le chanteur anglais (et ça s'entend vraiment) a un sacré air de ressemblance avec Johnny Rotten.

Après trente minutes de déflagration, le constat semblait terrible : si la musique de LOW HAT ressemble à celle du début des années 80, c’est que le monde dans lequel on vit lui ressemble beaucoup : crise économique, ultra-libéralisme, racisme, guerre. Un cadre parfait pour monter un groupe de rock, non ?
Conger ! Conger ! n’a pas tardé pour monter sur scène, juste le temps pour le batteur de changer son tee shirt pour une chemise noire.

Ici, nous sommes en plein territoire Noise expérimental, entre les deux totems du groupe : Sonic Youth d’un côté, the EX, de l’autre. On fait pire comme compagnie.
Sur la base noisy des premiers et les expérimentations des seconds, Conger ! Conger ! voyage du rock au hardcore, au psyché à la pop, quelque fois dans la transe, mais juste deux minutes, le temps d’un morceau comme "It Rains".

Mais une différence de taille distingue Conger!Conger! : Patrice de Benedetti. La présence du batteur/chanteur du groupe est absolument incroyable : Placé au centre de la scène, il frappe sur ses caisses claires comme s’il voulait les transpercer, hurle comme un damné dans son micro old school, entraîne ses deux acolytes dans des morceaux d’une violence inouïe ou la mélodie sort en charpie.
Du coup, le troisième groupe de la soirée, les Espagnols de QA’A ont paru franchement pâlichons.

Leur électro rock à la Fujiya & Miyagi, un rien plus dark et oppressant, s’est révélé aussi fade qu’un petit punch sans rhum. Mais on s’en foutait un peu, nos oreilles avaient capté l’essentiel de la soirée.
Signature : stephane sarpauxle 02/05/2011
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Photographe : mcyavell
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le 5 juin 2010 - Enthröpy - Marseille (par Senti)

le 4 & 5 juin 2010 - Enthröpy - Marseille (par Missjwl333)
L'embobineuse Marseille


le 19 avril 2012 - Embobineuse - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 23 Mars 2012 - Embobineuse - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)
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