Critique de concert Michel Jonasz

À Live in Marseille, on ne s’est pas battu pour aller voir Michel Jonasz. C’est dommage car les vrais mélomanes le savent, Jonasz, c’est une valeur sure, en disque comme sur scène. Car, même s’il trace son chemin légèrement en retrait, loin des frasques people et des mass médias, ne nous y trompons pas, Jonasz est un mammouth de la chanson française.
Votre serviteur n’ayant jamais eu l’occasion de voir la bête sur scène malgré son incommensurable culture artistique, c’est avec enthousiasme qu’il se jette sur cette occasion en or.
Ça fait plaisir d’aller au Toursky, et ça change un peu de s’aventurer un peu plus au nord que la Friche. Le Toursky, c’est une institution, antre de la rébellion culturelle alternative et anarchiste. Vu le public ce soir-là et à 30 € la place en balcon, j’ai vite décidé de ranger mon écharpe rouge. Vu l’accueil de l’équipe du Toursky aussi, étonnamment antipathique. Peut-être qu’ils sont payés en stock option de la Caisse d’Epargne …
Bref, passons, d’autant que côté salle de spectacle, le Toursky se pose là. On est bien assis, le son est bon, les lumières aussi. Bref, de super conditions d’accueil, alors on ne va pas se mettre à râler…
Arrive donc notre mammouth, M. Jonasz avec les quelques kilos en trop réglementaires à son statut et à son âge avancé (dont il se moque volontiers tout au long du spectacle). Entouré de deux musiciens très jeunes, un clavier et un percu, Danny de Vito euh pardon … Michel Jonasz entre direct dans le vif du sujet de son dernier album, le simple et beau « Où sont les rêves ». La chanson du même titre arrive vite et on est charmé par l’ambiance jazzy mélancolique que les musiciens installent.
Les musiciens, justement, ils sont bons. Ces deux jeunes dont je ne me souviens pas le nom hélas déchirent tout. Le clavier maîtrise aussi bien son piano que sa trompette. Le percu est une bête de rythme, tout en douceur ou en puissance. Bravo Mister Swing , quel casting !
Jonasz, lui, au milieu des ces deux prodiges de conservatoire, n’en rajoute pas. Son grain de voix si particuliers, sa générosité et son plaisir d’être là font tout le reste. Car Jonasz est un passionné, un type à sa place là sur scène, devant son public. Le personnage est en tout point sympathique, ponctuant les morceaux de longs moments de dialogues où il distille savamment anecdotes, blagues et autres petites histoires qui font de ces deux heures de concert un petit moment de bonheur.
Côté musique, les fans sont comblés, selon la bonne formule d’alternance dernier album/tubes intemporels. On aura droit à de belles versions des classiques Super Nana, Les Wagonnets, Les Vacances à la Mer (belle communion avec le public). À noter aussi une excellente reprise de Brassens, les Bancs Publics.
Beaucoup de mélancolie aussi, de regards nostalgiques sur le temps qui passe, de regrets sur l’amour perdu. Bref, des thèmes qui font l’univers de Jonasz, chanteur triste mais à l’humour fin et généreux.
Votre serviteur n’ayant jamais eu l’occasion de voir la bête sur scène malgré son incommensurable culture artistique, c’est avec enthousiasme qu’il se jette sur cette occasion en or.
Ça fait plaisir d’aller au Toursky, et ça change un peu de s’aventurer un peu plus au nord que la Friche. Le Toursky, c’est une institution, antre de la rébellion culturelle alternative et anarchiste. Vu le public ce soir-là et à 30 € la place en balcon, j’ai vite décidé de ranger mon écharpe rouge. Vu l’accueil de l’équipe du Toursky aussi, étonnamment antipathique. Peut-être qu’ils sont payés en stock option de la Caisse d’Epargne …
Bref, passons, d’autant que côté salle de spectacle, le Toursky se pose là. On est bien assis, le son est bon, les lumières aussi. Bref, de super conditions d’accueil, alors on ne va pas se mettre à râler…
Arrive donc notre mammouth, M. Jonasz avec les quelques kilos en trop réglementaires à son statut et à son âge avancé (dont il se moque volontiers tout au long du spectacle). Entouré de deux musiciens très jeunes, un clavier et un percu, Danny de Vito euh pardon … Michel Jonasz entre direct dans le vif du sujet de son dernier album, le simple et beau « Où sont les rêves ». La chanson du même titre arrive vite et on est charmé par l’ambiance jazzy mélancolique que les musiciens installent.
Les musiciens, justement, ils sont bons. Ces deux jeunes dont je ne me souviens pas le nom hélas déchirent tout. Le clavier maîtrise aussi bien son piano que sa trompette. Le percu est une bête de rythme, tout en douceur ou en puissance. Bravo Mister Swing , quel casting !
Jonasz, lui, au milieu des ces deux prodiges de conservatoire, n’en rajoute pas. Son grain de voix si particuliers, sa générosité et son plaisir d’être là font tout le reste. Car Jonasz est un passionné, un type à sa place là sur scène, devant son public. Le personnage est en tout point sympathique, ponctuant les morceaux de longs moments de dialogues où il distille savamment anecdotes, blagues et autres petites histoires qui font de ces deux heures de concert un petit moment de bonheur.
Côté musique, les fans sont comblés, selon la bonne formule d’alternance dernier album/tubes intemporels. On aura droit à de belles versions des classiques Super Nana, Les Wagonnets, Les Vacances à la Mer (belle communion avec le public). À noter aussi une excellente reprise de Brassens, les Bancs Publics.
Beaucoup de mélancolie aussi, de regards nostalgiques sur le temps qui passe, de regrets sur l’amour perdu. Bref, des thèmes qui font l’univers de Jonasz, chanteur triste mais à l’humour fin et généreux.
Signature : josephle 25/10/2008
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