Critique de concert Mika + Florence and the Machine + Newton Faulkner

La soirée débute avec l’auteur-compositeur-interprète anglais NEWTON FAULKNER accompagné de sa guitare sèche.
Le public ne semble pas très concerné par cet artiste tout de dreads coiffé. La reprise de Teardrop de Massive Attack, introduite avec humour par le chanteur, recueillera tout de même des applaudissements suivis, qui s’intensifieront avec un medley composé d’airs connus.
C’est en annonçant son dernier morceau que NEWTON nous confiera avoir souffert d’intoxication alimentaire deux heures auparavant.
Alors que la nuit tombe et que les arènes s’assombrissent, FLORENCE AND THE MACHINE entre en scène à 21h avec le morceau Howl.

Une énergie positive se dégage immédiatement de cette composition et de son auteur qui n’hésite pas à la rythmer avec sa baguette et ses percussions. La lumière sur scène s’intensifie et laisse apparaître les 5 musiciens du groupe, parmi lesquels une claviériste et un harpiste. La présence de samples est assez prononcée sur ce morceau, et permet à Florence de danser sans retenue.
Le deuxième morceau My Boy Builds Coffins, assez court, permet toutefois aux non initiés de découvrir et apprécier une voix marquée d’une empreinte vocale intéressante. La chanteuse n’hésite pas à remercier généreusement le public.

Sur Girl With One Eye, le bassiste du groupe se dédouble et devient également percussionniste. Ce détail, accompagné d’une montée en puissance tout en douceur, ne suffit néanmoins pas à réveiller un public plutôt mou.
Le morceau suivant, Between Two Lungs, offre également de belles montées en puissance en alternant moments calmes et moments plus rythmés et emportés. Florence vit sa musique sans retenue et se laisse posséder par une mélodie qu’elle appuie d’applaudissements venus remplacer les percussions.

Le morceau Drumming Song permet d’apprécier pleinement les talents du batteur et du harpiste. Le rythme est lourd, la mélodie est dense et vient enfin atteindre un public qui se laisse désormais emporter par cette puissance déguisée et parfaitement orchestrée. L’utilisation des percussions est parfaitement maîtrisée et des "Floreeeence" fusent désormais dans la fosse.
La batterie prend à nouveau énormément d’importance en conférant à Cosmic Love une puissance déjà insufflée par une mélodie très prenante. Florence, à nouveau comme possédée, occupe tout l’espace de la scène en sautant et dansant dans un rythme effréné.
C’est ensuite au tour du très connu You’ve Got The Love de s’imposer. Les connaisseurs n’ont pas le temps de se reposer puisque Florence enchaîne immédiatement avec Dog Days Are Over pendant lequel le jeu de lumières vient renforcer une batterie toujours aussi appréciable, et appréciée par des groupes sautillants de fans disséminés dans la fosse.
Le set se termine après 50 minutes avec le morceau Rabbit Heart sous les applaudissements d’un public pas entièrement conquis mais définitivement plus réveillé et énergique qu’en début de soirée. Mission accomplie donc.

SETLIST :
01. Howl
02. My Boy Builds Coffins
03. Girl With One Eye
04. Between Two Lungs
05. Drumming Song
06. I’m Not Calling You a Liar
07. Cosmic Love
08. You’ve Got The Love (Cover de The Source)
09. Dog Days Are Over
10. Rabbit Heart (Raise It Up)
Malheureusement, l’installation du décor et des tournesols de Mika traîne en longueur. Près d’une heure s’écoule et le public s’impatiente... C’est à Camelia Jordana, diffusée par les hauts parleurs des arènes, que l’on devra l’apaisement d’un public qui scandera avec une énergie inattendue "Non, non, noooooon, je ne veux pas l’oublieeeer".
Mika fait finalement une entrée tout en simplicité et sans musique de fond à 22h40, avec comme seul accessoire son micro. Contrairement au choix qu’il avait fait lors de son concert à Marseille en avril dernier, ce n’est pas avec Relax qu’il ouvrira ce concert mais avec une version revisitée en français de Grace Kelly. Le " Why don’t you love me?" se voit donc remplacé par un attendrissant " Pourquoi tu m’aimes pas ?" qui laissera peut-être sur leur faim les fans les plus intégristes (...).
Un énorme pied gonflable, venu illustrer avec humour Big Girl (You Are Beautiful), décore ensuite la scène des arènes le temps d’une chanson. Mika, très à l’aise, exploite efficacement cette mise en scène pour imager un morceau qui symbolise à la perfection sa générosité et son ouverture d’esprit.
Son honnêteté prend toutefois un petit coup avec l’introduction qu’il fait, en français, de Stuck In The Middle. En effet, le public nîmois aurait été celui qui a chanté le plus fort sur ce morceau lors de la tournée précédente... une intox qui fonctionne plutôt bien puisque, tandis que Mika est à son piano, le public scande les "Ah-ah-ah" espérés. Relayé par son claviériste, Mika (dont la souplesse n’est désormais plus à prouver) entame une danse emportée sur le piano à queue. C’était sans compter l’humeur taquine de son bassiste qui, déguisé en mime, lui fait croire que sa braguette est ouverte. Mika feint de tomber dans le panneau puis passe vite à la suite en annonçant le plus beau solo de trompette que les arènes aient jamais vu... solo qu’il effectuera avec sa bouche comme seul instrument.
Sur Dr. John, Mika, vêtu de sa cape à pompons multicolores, n'aura pas à fournir beaucoup d'efforts pour obtenir du public qu'il chante massivement avec lui.
Blue Eyes sera l'occasion d'apprécier les interactions du chanteur avec son guitariste et c'est Billy Brown qui achèvera de déchaîner le public. Touches You arrive à point nommé et permet à chacun de retrouver ses esprits et d'apprécier l'apport des choristes sur le refrain du morceau. L'accalmie sera toutefois de courte durée puisque le public bondira de ses sièges dès que retentiront les premières notes de Rain.
Lorsque le batteur lance l'intro du morceau suivant, Blame It On The Girls, le public renforce immédiatement les basses en tapant des pieds sur les gradins. Mika saisit l’occasion pour rappeler que lors de son dernier passage dans les arènes, pour ce morceau, il avait demandé au public de se scinder en deux : les romains d’un côté, les grecs de l’autre. Ce soir, ce seront les taureaux, à sa droite, et les toreros, à sa gauche, qui s’affronteront ! Les "Blame it on the boys" des toreros remporteront la partie et le morceau se déroulera dans une liesse générale que l’arrivée du tube Relax viendra sublimer ! Mika danse torse nu et profite tout autant que son public.
L’heure est venue d’apaiser l’atmosphère. Mika s’installe au piano et nous explique dans son très bon français qu’il a écrit cette chanson, Over My Shoulder, "quand il était très jeune, même si c’est assez con se dire ça car il n’est pas vieux".
Une fois de plus, l’ambiance festive reprend bien vite le dessus lorsque Mika annonce un nouveau morceau, Kick Ass, présent dans la bande originale du film éponyme. Les paroles " we are young, we are strong, we’re not looking for where we belong, we’re not cool..." collent parfaitement à l’artiste et à son univers. Les fans n’auront d’autre choix que d’adhérer.
C’est au tour du morceau Happy Ending de faire l’unanimité auprès d’un public qui ne sera décidément pas resté très assis ce soir. Tout le monde est debout dans les arènes, et la mise en scène du morceau suivant, Love Today, qui consiste en un défilé de jeunes mariées ne fait qu’amplifier l’euphorie générale. Le morceau se termine lorsque Mika fait mine de tuer, un à un, sa choriste et ses musiciens. Quand le dernier tombe à terre, Mika sort de scène puis revient en s’excusant : " Je suis très malpoli, j’ai oublié...". Il se tire dessus et tombe à son tour.
C’est dans un silence de mort et un noir absolu que résonnent les premières notes d’une version légèrement modifiée de l’intro du magnifique We Are Golden que Mika a choisi pour conclure sa tracklist principale ce soir.
C’est assez rapidement, à minuit passé de 5 minutes, que Mika revient pour un rappel spécialement préparé pour la France : une reprise de Barbara intitulée La Solitude qu’il interprétera donc entièrement en français.
L’ensemble des musiciens revient alors sur scène, derrière de grandes poubelles tenant lieu de tambours pour l’intro de Lollipop. Tandis que le public chante " Love’s Gonna Get You Down", d’énormes ballons bleus, blancs et rouges sont jetés dans la fosse.
Mika nous fera ensuite le plaisir de revenir pour un second rappel... " Attendez qu’on décide quoi faire..." et c’est le magique Any Other World qui sera choisi. Les violoncelles, malheureusement remplacés par des samples, décrocheront plus d’un frisson.
Ce concert, moment magique, empli de tendresse, de générosité et d’émotion, se terminera sur les notes de Relax, joué pour la seconde fois ce soir et pour le plus grand plaisir de l’ensemble des taureaux et des toreros. Oooooolé !
SETLIST :
01. Pourquoi tu m’aimes pas ? / Grace Kelly
02. Big Girl (You Are Beautiful)
03. Stuck In The Middle
04. Dr. John
05. Blue Eyes
06. Billy Brown
07. Touches You
08. Rain
09. Blame It On The Girls
10. Relax
11. Over My Shoulder
12. Kick Ass
13. Happy Ending
14. Love Today
15. We Are Golden
--------- RAPPEL N°1 -------
16. La Solitude (Cover de Barbara)
17. Lollipop
--------- RAPPEL N°2 -------
18. Any Other World
19. Relax
Plus de photos d’Olivia :
Mika
Florence and the Machine
Le public ne semble pas très concerné par cet artiste tout de dreads coiffé. La reprise de Teardrop de Massive Attack, introduite avec humour par le chanteur, recueillera tout de même des applaudissements suivis, qui s’intensifieront avec un medley composé d’airs connus.
C’est en annonçant son dernier morceau que NEWTON nous confiera avoir souffert d’intoxication alimentaire deux heures auparavant.
Alors que la nuit tombe et que les arènes s’assombrissent, FLORENCE AND THE MACHINE entre en scène à 21h avec le morceau Howl.

Une énergie positive se dégage immédiatement de cette composition et de son auteur qui n’hésite pas à la rythmer avec sa baguette et ses percussions. La lumière sur scène s’intensifie et laisse apparaître les 5 musiciens du groupe, parmi lesquels une claviériste et un harpiste. La présence de samples est assez prononcée sur ce morceau, et permet à Florence de danser sans retenue.
Le deuxième morceau My Boy Builds Coffins, assez court, permet toutefois aux non initiés de découvrir et apprécier une voix marquée d’une empreinte vocale intéressante. La chanteuse n’hésite pas à remercier généreusement le public.

Sur Girl With One Eye, le bassiste du groupe se dédouble et devient également percussionniste. Ce détail, accompagné d’une montée en puissance tout en douceur, ne suffit néanmoins pas à réveiller un public plutôt mou.
Le morceau suivant, Between Two Lungs, offre également de belles montées en puissance en alternant moments calmes et moments plus rythmés et emportés. Florence vit sa musique sans retenue et se laisse posséder par une mélodie qu’elle appuie d’applaudissements venus remplacer les percussions.

Le morceau Drumming Song permet d’apprécier pleinement les talents du batteur et du harpiste. Le rythme est lourd, la mélodie est dense et vient enfin atteindre un public qui se laisse désormais emporter par cette puissance déguisée et parfaitement orchestrée. L’utilisation des percussions est parfaitement maîtrisée et des "Floreeeence" fusent désormais dans la fosse.
La batterie prend à nouveau énormément d’importance en conférant à Cosmic Love une puissance déjà insufflée par une mélodie très prenante. Florence, à nouveau comme possédée, occupe tout l’espace de la scène en sautant et dansant dans un rythme effréné.
C’est ensuite au tour du très connu You’ve Got The Love de s’imposer. Les connaisseurs n’ont pas le temps de se reposer puisque Florence enchaîne immédiatement avec Dog Days Are Over pendant lequel le jeu de lumières vient renforcer une batterie toujours aussi appréciable, et appréciée par des groupes sautillants de fans disséminés dans la fosse.
Le set se termine après 50 minutes avec le morceau Rabbit Heart sous les applaudissements d’un public pas entièrement conquis mais définitivement plus réveillé et énergique qu’en début de soirée. Mission accomplie donc.

SETLIST :
01. Howl
02. My Boy Builds Coffins
03. Girl With One Eye
04. Between Two Lungs
05. Drumming Song
06. I’m Not Calling You a Liar
07. Cosmic Love
08. You’ve Got The Love (Cover de The Source)
09. Dog Days Are Over
10. Rabbit Heart (Raise It Up)
Malheureusement, l’installation du décor et des tournesols de Mika traîne en longueur. Près d’une heure s’écoule et le public s’impatiente... C’est à Camelia Jordana, diffusée par les hauts parleurs des arènes, que l’on devra l’apaisement d’un public qui scandera avec une énergie inattendue "Non, non, noooooon, je ne veux pas l’oublieeeer".
Mika fait finalement une entrée tout en simplicité et sans musique de fond à 22h40, avec comme seul accessoire son micro. Contrairement au choix qu’il avait fait lors de son concert à Marseille en avril dernier, ce n’est pas avec Relax qu’il ouvrira ce concert mais avec une version revisitée en français de Grace Kelly. Le " Why don’t you love me?" se voit donc remplacé par un attendrissant " Pourquoi tu m’aimes pas ?" qui laissera peut-être sur leur faim les fans les plus intégristes (...).
Un énorme pied gonflable, venu illustrer avec humour Big Girl (You Are Beautiful), décore ensuite la scène des arènes le temps d’une chanson. Mika, très à l’aise, exploite efficacement cette mise en scène pour imager un morceau qui symbolise à la perfection sa générosité et son ouverture d’esprit.
Son honnêteté prend toutefois un petit coup avec l’introduction qu’il fait, en français, de Stuck In The Middle. En effet, le public nîmois aurait été celui qui a chanté le plus fort sur ce morceau lors de la tournée précédente... une intox qui fonctionne plutôt bien puisque, tandis que Mika est à son piano, le public scande les "Ah-ah-ah" espérés. Relayé par son claviériste, Mika (dont la souplesse n’est désormais plus à prouver) entame une danse emportée sur le piano à queue. C’était sans compter l’humeur taquine de son bassiste qui, déguisé en mime, lui fait croire que sa braguette est ouverte. Mika feint de tomber dans le panneau puis passe vite à la suite en annonçant le plus beau solo de trompette que les arènes aient jamais vu... solo qu’il effectuera avec sa bouche comme seul instrument.
Sur Dr. John, Mika, vêtu de sa cape à pompons multicolores, n'aura pas à fournir beaucoup d'efforts pour obtenir du public qu'il chante massivement avec lui.
Blue Eyes sera l'occasion d'apprécier les interactions du chanteur avec son guitariste et c'est Billy Brown qui achèvera de déchaîner le public. Touches You arrive à point nommé et permet à chacun de retrouver ses esprits et d'apprécier l'apport des choristes sur le refrain du morceau. L'accalmie sera toutefois de courte durée puisque le public bondira de ses sièges dès que retentiront les premières notes de Rain.
Lorsque le batteur lance l'intro du morceau suivant, Blame It On The Girls, le public renforce immédiatement les basses en tapant des pieds sur les gradins. Mika saisit l’occasion pour rappeler que lors de son dernier passage dans les arènes, pour ce morceau, il avait demandé au public de se scinder en deux : les romains d’un côté, les grecs de l’autre. Ce soir, ce seront les taureaux, à sa droite, et les toreros, à sa gauche, qui s’affronteront ! Les "Blame it on the boys" des toreros remporteront la partie et le morceau se déroulera dans une liesse générale que l’arrivée du tube Relax viendra sublimer ! Mika danse torse nu et profite tout autant que son public.
L’heure est venue d’apaiser l’atmosphère. Mika s’installe au piano et nous explique dans son très bon français qu’il a écrit cette chanson, Over My Shoulder, "quand il était très jeune, même si c’est assez con se dire ça car il n’est pas vieux".
Une fois de plus, l’ambiance festive reprend bien vite le dessus lorsque Mika annonce un nouveau morceau, Kick Ass, présent dans la bande originale du film éponyme. Les paroles " we are young, we are strong, we’re not looking for where we belong, we’re not cool..." collent parfaitement à l’artiste et à son univers. Les fans n’auront d’autre choix que d’adhérer.
C’est au tour du morceau Happy Ending de faire l’unanimité auprès d’un public qui ne sera décidément pas resté très assis ce soir. Tout le monde est debout dans les arènes, et la mise en scène du morceau suivant, Love Today, qui consiste en un défilé de jeunes mariées ne fait qu’amplifier l’euphorie générale. Le morceau se termine lorsque Mika fait mine de tuer, un à un, sa choriste et ses musiciens. Quand le dernier tombe à terre, Mika sort de scène puis revient en s’excusant : " Je suis très malpoli, j’ai oublié...". Il se tire dessus et tombe à son tour.
C’est dans un silence de mort et un noir absolu que résonnent les premières notes d’une version légèrement modifiée de l’intro du magnifique We Are Golden que Mika a choisi pour conclure sa tracklist principale ce soir.
C’est assez rapidement, à minuit passé de 5 minutes, que Mika revient pour un rappel spécialement préparé pour la France : une reprise de Barbara intitulée La Solitude qu’il interprétera donc entièrement en français.
L’ensemble des musiciens revient alors sur scène, derrière de grandes poubelles tenant lieu de tambours pour l’intro de Lollipop. Tandis que le public chante " Love’s Gonna Get You Down", d’énormes ballons bleus, blancs et rouges sont jetés dans la fosse.
Mika nous fera ensuite le plaisir de revenir pour un second rappel... " Attendez qu’on décide quoi faire..." et c’est le magique Any Other World qui sera choisi. Les violoncelles, malheureusement remplacés par des samples, décrocheront plus d’un frisson.
Ce concert, moment magique, empli de tendresse, de générosité et d’émotion, se terminera sur les notes de Relax, joué pour la seconde fois ce soir et pour le plus grand plaisir de l’ensemble des taureaux et des toreros. Oooooolé !
SETLIST :
01. Pourquoi tu m’aimes pas ? / Grace Kelly
02. Big Girl (You Are Beautiful)
03. Stuck In The Middle
04. Dr. John
05. Blue Eyes
06. Billy Brown
07. Touches You
08. Rain
09. Blame It On The Girls
10. Relax
11. Over My Shoulder
12. Kick Ass
13. Happy Ending
14. Love Today
15. We Are Golden
--------- RAPPEL N°1 -------
16. La Solitude (Cover de Barbara)
17. Lollipop
--------- RAPPEL N°2 -------
18. Any Other World
19. Relax
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Mika
Florence and the Machine
Signature : av
le 30/09/2010
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le 30/09/2010
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Photographe : olivia-jehel
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>> Réponse (le 01/10/2010 par Tina la Killer)

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Arènes - Nîmes

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