Critique de concert Miossec


Un concert de Miossec à Brest ? Quitte ou double ? Un concert d’anthologie avec le voisin Tiersen en invité ou un ivrogne perdu dans ses textes ? Avec Miossec il faut s’attendre au pire même s’il l’on atteint souvent le meilleur. Une chose est sure : les concerts sont vivants et ne se ressemblent pas. Amateur de versions identiques à l’album ou de petites phrases toutes faites, passe ton chemin.
Les lumières s’éteignent, Pierre et le Loup en guise d’intro avant l’arrivée des musiciens. Début avec Nos Plus Belles Années puis Les Joggers Du Dimanche (le ‘tube’ du nouvel album).
Deux chansons et l’on est rassuré : le bonhomme est en forme.
Si les Joggers est une chanson pop, le concert sera rock ou ne sera pas : Miossec enchaîne avec La Fidélité qu’il nous braille à la face ; le sublime Défroqué en version longue avec au final guitare et violon toutes voiles dehors.
Miossec est chez lui et ça se sent : Brest est de la partie, "on est des putes, on devait pas la faire". Vous avez déjà fait des concerts avec une dédicace au fromager, au nouveau cuistot du resto voisin ? Moi, désormais oui !
Le concert est basé logiquement sur Finistériens, joué dans son intégralité. S’ensuit 1964 avec 3 chansons dont Pentecôte et son refrain hurlé. Même s’il a les paroles sous les yeux, les couplets et refrains sont parfois mélangées et ne retombent pas toujours sur leurs pas : qu’importe, Miossec emporte l’adhésion par sa générosité. Les musiciens sont excellents. Mention spéciale au violoniste (Nico ?) déjà présent sur la tournée L’Etreinte : le violon devrait faire partie de tout groupe de rock !
Le concert se clos sur Une Fortune De Mer (la meilleure chanson de l’album) où Miossec fait le bruit de la houle et où les musiciens s’éclipsent. Retour sur scène après une pause clope : "on est pas prétentieux, on est juste fumeurs". En rappel, un classique : Non Non Non Non (Je Ne Suis Plus Saoul) interprété désormais en groupe et non plus en solo acoustique.
1h40 d’un concert énorme et c’est déjà la fin : Miossec s’en va "bien avant l’heure, bien avant de nous trahir".
Miossec est un showman, la scène son domaine mais n’oublions pas l’immense poète: "seul ce que j'ai perdu, m'appartient à jamais,tu aurais peut être du savoir que c'était vrai que les minutes et les secondes, passées entre mes bras, tu ne pourras jamais me les voler", "la mélancolie qui vient qui cogne à la porte si souvent que l’on s’y abandonne que l’on se roule même dedans"…
Miossec en tournée, courrez-y, y’en aura pas pour tout le monde…
Signature : Fred G
le 21/10/2009
>> Réponse (le 24/10/2009 par titi)

que dire de plus à ce commentaire ? le concert du samedi précédent était du même "jus" : pas grand chose à reprocher à Miossec sinon de régulièrement consulter ses textes. mais nous n'en tiendrons pas rigueur compte tenu de la qualité du spectacle, à savoir : bien rock par rapport aux disques. à ne pas rater , bon concert. > Réagir à cette critique

le 20 septembre 2011 - Nouveau Casino, Paris (par Pierre Andrieu)

le 21 avril 2011 - Auditorium et Palais d'Auron, Bourges (par Pierre Andrieu)
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Dimanche 27 mai 2012 : 9162 concerts, 20891 critiques de concert, 4719 critiques de CD. 














