Critique de concert The Rapidboys + Irritones

Chouette soirée à l'Enthröpy (titrée "encore du punk rock pour un monde de merde" ou quelque chose du genre), bien remplie ce vendredi soir.
Première partie, les The RapidBoys, un mini-super groupe formé d'anciens/actuels (?) membres de The Anus Fletchers, Jimi & the Hotrods, The Calvitie... et peut-être d'autre - le tout avec une moyenne d'âge bien inférieure à 20 ans ! Efficace et bien fait, rien de très original mais ça déboite et ça fait du bien pour clore une semaine de se laver les oreilles au punk-rock roboratif ! Certes c'est moins subtil que le live unplugged des Rescue Rangers à Lollipop qui a commencé la soirée...
Mais, bon. Pogos, slams, insultes, tout y est : back to 1977, again and again... Certains dans la salle y étaient déjà, d'autres pétaient dans leurs couches (moi par exemple), et la moitié de la salle n'était même pas encore envisagée par ses géniteurs : en tout cas on ne s'en lasse pas et ça fait toujours plaisir : pourquoi s'en priver ?
Dans la salle, les "explosants" Dissonant Nation (entendez par là, en train d'exploser), récemment trouvés hyper efficaces et jouissifs à la Fiesta des Suds, et qui grâce à un coaching efficace vont sûrement jouer en division nationale bientôt. Ils prouvent par leur simple présence au concert de leurs potes qu'ils n'ont pas, ou pas trop pris le melon pour le moment, et tant mieux pour eux !
[ Un mot aussi sur l'Enthröpy pour qui n'y aurait toujours pas mis les pieds : belle salle en timbre-poste, à hyper bon esprit, 300 concerts par an environ, et une carte de fidélité pour buveurs de bière inédite à Marseille (10 euros les 5) et pour le coup, vraiment DIY dans son design... Sas d'entrée récemment refait qui devrait, espérons-le, détendre les relations avec leurs voisins : à v/nous de ne pas abuser dans la rue, parce que bien sûr pour un pandore, du tapage c'est du tapage et ils ferment les salles sans complexes même si le bruit n'en sort pas du tout.
C'est donc une réalité rabat-joie mais simple : n'importe lequel d'entre nous, par un rire trop appuyé ou un cri dans la rue peut déclencher l'appel de la police, qui va déclencher la classique descente/fermeture administrative de son endroit préféré... J'insiste parce que devant l'Enthröpy, chaque fois que je passe c'est presque toujours "trop" bruyant, en tout cas pour la mamie-CIQ qui habiterait au dessus ou en face... Alors prenons garde, vieux cons et jeunes merdeux, à nos endroits préférés, leur vie ne tient parfois qu'à un (coup de) fil. ]
Bref. Deuxième partie, les Irritones (dont la moyenne d'âge doit par contre être proche des 40 ans...). Un groupe mille fois vanté ici, et qui a désormais une grosse expérience scénique, après plusieurs tournées internationales aux pays de la Wurst et de la Tortilla, mais qui semblait un peu fatigué ce soir-là malgré son frontman toujours excité comme un pois sauteur...
Bien sûr leurs meilleurs chansons font le job : Rejection, Negative Dots, Cannibal Kidz sont toujours assez jouissives. Tout comme Mikado... je sais plus quoi. D'ailleurs la set-list est à peine lisible et le hurleur Gasoil est obligé d'enlever ses lunettes entre chaque titre pour pouvoir la lire car elle est au format A5 (hey, c'est la crise !)
Par ailleurs une ou deux nouveautés sympa (Melody Massacre, basique, Nazi BBQ stupide et drôle, Coupe ton Pénis : bien !), une reprise de Strychnine en français (sympa, on aurait dit du Ich Bin Dead !), un nouveau titre plutôt merdique ou alors juste raté ce soir-là ("la france du rock'n'roll est une charogne", bof bof). Eux aussi déclenchent divers pogos généraux (c'est à dire 8 personnes qui s'agitent, ici ça suffit !), par exemple sur White Wires (super !) et Computer Staart, teigneuse et tendue, mais avec fin en queue de poisson...
Petit rappel un peu énervés (quelques insultes à leur encontre ont fusé dans l'interlude) avec Ad Nauseam Statues, un peu stoogienne, et un efficace Modern Lights final, après lequel l'imbécile de leader décide intempestivement de démonter la batterie. Bon concert, encore une fois pas leur meilleur, mais nos cerveaux et nos verres sont bien vides à la fin, ce qui était le but de la manoeuvre.
Et en parlant de Manoeuvre, ses amis et ses ennemis le trouveront ce mercredi à 19 h 30 au Massilia Records en dédicace...
Photos : un jour peut-être, n'attendez pas de miracles.
Vidéos : 1 Rapidboys et 2 Irritones, par ici !
Première partie, les The RapidBoys, un mini-super groupe formé d'anciens/actuels (?) membres de The Anus Fletchers, Jimi & the Hotrods, The Calvitie... et peut-être d'autre - le tout avec une moyenne d'âge bien inférieure à 20 ans ! Efficace et bien fait, rien de très original mais ça déboite et ça fait du bien pour clore une semaine de se laver les oreilles au punk-rock roboratif ! Certes c'est moins subtil que le live unplugged des Rescue Rangers à Lollipop qui a commencé la soirée...
Mais, bon. Pogos, slams, insultes, tout y est : back to 1977, again and again... Certains dans la salle y étaient déjà, d'autres pétaient dans leurs couches (moi par exemple), et la moitié de la salle n'était même pas encore envisagée par ses géniteurs : en tout cas on ne s'en lasse pas et ça fait toujours plaisir : pourquoi s'en priver ?
Dans la salle, les "explosants" Dissonant Nation (entendez par là, en train d'exploser), récemment trouvés hyper efficaces et jouissifs à la Fiesta des Suds, et qui grâce à un coaching efficace vont sûrement jouer en division nationale bientôt. Ils prouvent par leur simple présence au concert de leurs potes qu'ils n'ont pas, ou pas trop pris le melon pour le moment, et tant mieux pour eux !
[ Un mot aussi sur l'Enthröpy pour qui n'y aurait toujours pas mis les pieds : belle salle en timbre-poste, à hyper bon esprit, 300 concerts par an environ, et une carte de fidélité pour buveurs de bière inédite à Marseille (10 euros les 5) et pour le coup, vraiment DIY dans son design... Sas d'entrée récemment refait qui devrait, espérons-le, détendre les relations avec leurs voisins : à v/nous de ne pas abuser dans la rue, parce que bien sûr pour un pandore, du tapage c'est du tapage et ils ferment les salles sans complexes même si le bruit n'en sort pas du tout.
C'est donc une réalité rabat-joie mais simple : n'importe lequel d'entre nous, par un rire trop appuyé ou un cri dans la rue peut déclencher l'appel de la police, qui va déclencher la classique descente/fermeture administrative de son endroit préféré... J'insiste parce que devant l'Enthröpy, chaque fois que je passe c'est presque toujours "trop" bruyant, en tout cas pour la mamie-CIQ qui habiterait au dessus ou en face... Alors prenons garde, vieux cons et jeunes merdeux, à nos endroits préférés, leur vie ne tient parfois qu'à un (coup de) fil. ]
Bref. Deuxième partie, les Irritones (dont la moyenne d'âge doit par contre être proche des 40 ans...). Un groupe mille fois vanté ici, et qui a désormais une grosse expérience scénique, après plusieurs tournées internationales aux pays de la Wurst et de la Tortilla, mais qui semblait un peu fatigué ce soir-là malgré son frontman toujours excité comme un pois sauteur...
Bien sûr leurs meilleurs chansons font le job : Rejection, Negative Dots, Cannibal Kidz sont toujours assez jouissives. Tout comme Mikado... je sais plus quoi. D'ailleurs la set-list est à peine lisible et le hurleur Gasoil est obligé d'enlever ses lunettes entre chaque titre pour pouvoir la lire car elle est au format A5 (hey, c'est la crise !)
Par ailleurs une ou deux nouveautés sympa (Melody Massacre, basique, Nazi BBQ stupide et drôle, Coupe ton Pénis : bien !), une reprise de Strychnine en français (sympa, on aurait dit du Ich Bin Dead !), un nouveau titre plutôt merdique ou alors juste raté ce soir-là ("la france du rock'n'roll est une charogne", bof bof). Eux aussi déclenchent divers pogos généraux (c'est à dire 8 personnes qui s'agitent, ici ça suffit !), par exemple sur White Wires (super !) et Computer Staart, teigneuse et tendue, mais avec fin en queue de poisson...
Petit rappel un peu énervés (quelques insultes à leur encontre ont fusé dans l'interlude) avec Ad Nauseam Statues, un peu stoogienne, et un efficace Modern Lights final, après lequel l'imbécile de leader décide intempestivement de démonter la batterie. Bon concert, encore une fois pas leur meilleur, mais nos cerveaux et nos verres sont bien vides à la fin, ce qui était le but de la manoeuvre.
Et en parlant de Manoeuvre, ses amis et ses ennemis le trouveront ce mercredi à 19 h 30 au Massilia Records en dédicace...
Photos : un jour peut-être, n'attendez pas de miracles.
Vidéos : 1 Rapidboys et 2 Irritones, par ici !
Signature : Philippele 21/11/2011
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le 10 décembre 2011 - Machine à Coudre - Marseille (par Pirlouiiiit)
enthröpy, Marseille

le 15 Juin 2011 - Enthropy - Marseille (par The Duke Of Prunes)
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