Critique de concert Seconde Nature 2010 : Matias Aguayo + Pantha Du Prince + Redshape

Bien content que le festival Aixois Seconde Nature ait pu se remettre de l'annulation de dernière minute l'an dernier.
Pour qui apprécie un tant soit peu les musiques électroniques, c'est un des rendez vous forts de l'année dans le sud et c'eut été dommage d'être privée de cette 4ème édition encore une fois très défricheuse.
C'est l'occasion de retrouver l'Espace Vasarely et sa pelouse, cadre idéal pour chiller et danser selon les artistes avec un bémol par rapport à l'édition 2008 à la cité du livre, couvre feu à 2h qui impose d'arriver relativement plus tôt qu'aux habitudes marseillaises.
Pas pu me rendre au soir précédent (où ont du briller les formidables Andromakers et Anything Maria) et arrivé trop tard pour Oh! Tiger Mountain, il m'est cette fois difficile de parler des artistes locaux programmés, mais leur présence au générique est déjà une preuve de gout.
Rien retenu de la performance semble t'il assez cérébrale de Moritz Von Oswald Trio, occupé comme beaucoup à discuter avec amis, habitués, bénévoles (super accueil au passage) avec un œil sur Angleterre-USA.
Le premier live qui attire l'attention générale est celui, redoutable, de Matias Aguayo.
Une electro pop à la fois exigeante et accessible, diablement sensuelle et hédoniste avec un équilibre rare entre voix, machines et instruments organiques.
Le chant principalement en espagnol et les percussions donnent évidement un coté tropical au set du Germano-Chilien entouré de deux acolytes aussi déchaînés que lui.
La sauce prend dès les première mesures, entre minimale et house, et ne retombe jamais, les morceaux s'enchainent avec fluidité et ravissent le public massé devant la scène.
Pas encore eu l'occasion de voir d'autres artistes Kompakt pour comparer mais celui là m'a vraiment enthousiasmé.
Nettement moins accroché à la prestation de Pantha Du Prince dont j'aime pourtant les disques.
Après le trip précédent muy caliente, il aurait été je pense plus judicieux de le programmer avant.
Sa musique n'est pas des plus immédiates et l'ambiance est bien trop progressive pour me captiver d'emblée.
Les premiers morceaux en tout cas, refroidissent un peu par leur apparente austérité, et si ça devient plus remuant par la suite, je reste un peu sur ma faim.
Jamais entendu un seul titre de Redshape avant ce soir, et bien content d'être resté : une excellente surprise.
Derrière son masque rouge entre Fantomas et Fuzati, ce Berlinois a de la suite dans les idées et un son massif, hypnotique, percutant.
Plébiscite unanime et ambiance à son paroxysme avec des montées, breaks et beats qui tapent fort, plus ô joie un remix furieux du classique "Good life" d'Inner City.
On ne pouvait pas mieux finir cette soirée inégale mais dans l'ensemble à la hauteur des précédentes et on l'espère des prochaines.
Pour qui apprécie un tant soit peu les musiques électroniques, c'est un des rendez vous forts de l'année dans le sud et c'eut été dommage d'être privée de cette 4ème édition encore une fois très défricheuse.
C'est l'occasion de retrouver l'Espace Vasarely et sa pelouse, cadre idéal pour chiller et danser selon les artistes avec un bémol par rapport à l'édition 2008 à la cité du livre, couvre feu à 2h qui impose d'arriver relativement plus tôt qu'aux habitudes marseillaises.
Pas pu me rendre au soir précédent (où ont du briller les formidables Andromakers et Anything Maria) et arrivé trop tard pour Oh! Tiger Mountain, il m'est cette fois difficile de parler des artistes locaux programmés, mais leur présence au générique est déjà une preuve de gout.
Rien retenu de la performance semble t'il assez cérébrale de Moritz Von Oswald Trio, occupé comme beaucoup à discuter avec amis, habitués, bénévoles (super accueil au passage) avec un œil sur Angleterre-USA.
Le premier live qui attire l'attention générale est celui, redoutable, de Matias Aguayo.
Une electro pop à la fois exigeante et accessible, diablement sensuelle et hédoniste avec un équilibre rare entre voix, machines et instruments organiques.
Le chant principalement en espagnol et les percussions donnent évidement un coté tropical au set du Germano-Chilien entouré de deux acolytes aussi déchaînés que lui.
La sauce prend dès les première mesures, entre minimale et house, et ne retombe jamais, les morceaux s'enchainent avec fluidité et ravissent le public massé devant la scène.
Pas encore eu l'occasion de voir d'autres artistes Kompakt pour comparer mais celui là m'a vraiment enthousiasmé.
Nettement moins accroché à la prestation de Pantha Du Prince dont j'aime pourtant les disques.
Après le trip précédent muy caliente, il aurait été je pense plus judicieux de le programmer avant.
Sa musique n'est pas des plus immédiates et l'ambiance est bien trop progressive pour me captiver d'emblée.
Les premiers morceaux en tout cas, refroidissent un peu par leur apparente austérité, et si ça devient plus remuant par la suite, je reste un peu sur ma faim.
Jamais entendu un seul titre de Redshape avant ce soir, et bien content d'être resté : une excellente surprise.
Derrière son masque rouge entre Fantomas et Fuzati, ce Berlinois a de la suite dans les idées et un son massif, hypnotique, percutant.
Plébiscite unanime et ambiance à son paroxysme avec des montées, breaks et beats qui tapent fort, plus ô joie un remix furieux du classique "Good life" d'Inner City.
On ne pouvait pas mieux finir cette soirée inégale mais dans l'ensemble à la hauteur des précédentes et on l'espère des prochaines.
Signature : samile 16/06/2010
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