Critique de concert The Black Angels + Black Box Revelation


Je ne suis pas bassiste. Je n'ai pas, non plus, d'ami(e) bassiste qui cherche un groupe pour faire carrière dans le si envié monde du "rock'n'roll". Toutefois, je conseille à n'importe quel adepte de l'instrument à 4 cordes d'envoyer rapidement un CV à Black Box Revelations. Là encore, je préconise de ne pas se moquer d'eux, parce qu'ils sont très bons, et n'envoyez votre candidature seulement si vous êtes techniques, fans de Led Zeppelin, The White Stripes et Black Rebel Motorcycle Club.
Donc, hormis le syndrome "duo" qui touche les Bruxellois leur prestation reste tout de même très bonne avec un très gros son de guitare et des chansons telles Gravity Blues ou l'ultime Set Your Head On Fire qui méritent d'être réécoutées à tête reposée.

Un mur du son
Lorsque les lumières s'éteignent pour l'apparition des tant attendus Black Angels le public s'est bien amassé sur le devant de la salle, personne ne voulant louper une miette du set de l'intrigant quintette.
Tout commence par une batterie martiale, qui ne nous lâchera pas de la soirée, genre de punition que nous inflige Stephanie Bailey avec une précision déconcertante. Le ton est donné, nous allons en prendre pour notre grade.
Les guitares de Kyle Hunt et Christian Bland se répondent, se confondent pour finalement un mur du son que ne renierait manifestement pas Mogwaï. C'est à ce moment précis que les non initiés quittent la salle, intimidés et certainement marqué à vie par ce qu'ils viennent d'entendre.
Perte de contrôle
Bien sûr, nous restons. Tout ne fait que commencer et après un début de set majoritairement constitué de titres du dernier album tels You On The Run, Science Killer, les pépites du premier effort Cd arrivent, le public acclamant abondement le début de chaque chansons.
L'ambiance déployée par les Texans est pesante, entêtante, nous perdons le contrôle de nous même et Young Men Dead ou Black Grease ne nous aident pas à récupérer.
Le gourou Alex Maas ne se livre pas, il reste bien concentré sur ce qu'il sait faire, ne dévoilant son visage qu'une seule fois lors des trois demies heures de représentation. Il n'a pourtant pas l'air de vouloir entretenir un mythe autour de sa personne, ni autour du groupe, c'est juste sa manière d'être.
Le rappel et notamment un dernier morceau s'étalant sur plus de 15 minutes nous rappelle le meilleur du Brian Jonestown Massacre avec une dose de beauté satanique en plus.
Les Black Angels déboulent dans vos villes, mais laissez vous faire, vous en sortirez peut être changer mais toujours grandit.
Signature : benjamin fournetle 10/12/2008
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