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Chronique de Concert

Trans Siberian Orchestra

Trans Siberian Orchestra en concert

Olympia à Paris 14 janvier 2014

Critique écrite le par

Le Trans Siberian Orchestra est grand ! Très grand !
C'est vraiment pas souvent qu'il vient en Europe (il est déjà venu au moins ?), alors qu'il tourne très régulièrement en Amérique du Nord, depuis sa création à la fin des 90s. Autant dire que c'est un événement en soi pour les amateurs, ainsi que pour les fans de Savatage, vu qu'ils reprennent bien plus de titres du combo ici qu'aux US.



Et dire que ce n'était pas prévu que j'y assiste... Car en pleine semaine de boulot c'est hard de faire l'a/r sur Paris, alors j'y avais renoncé la mort dans l'âme, à l'annonce des dates il y a bien 3 mois.
Et puis et puis, le succès n'étant pas au rendez vous apparemment, l'Olympia bradait des places en catégorie 1 à 18 euros au lieu de 62 euros ! Bon, ni une ni deux, je check les trains le samedi, et grâce à l'IDTGV je m'en sors pour moins de 100 euros, du coup bingo ! On ne vit qu'une fois au fond.

Je salue l'Olympia pour le coup, qui préfère remplir une salle vide en faisant des offres promotionnelles intéressantes, plutôt que d'être buté et de laisser un groupe jouer devant une salle vide. Tout le monde y gagne au final. Bravo.
Et au vu des files d'attente séparées avec à droite les détenteurs de tickets, et à gauche les invités et possesseurs de réductions, heureusement qu'ils ont fait cela, sinon j'imagine même pas le fiasco intégral....
Et pour 18 euros, j'ai droit à un strapontin inconfortable certes, mais au premier rang du balcon sur la toute gauche avec une vue impeccable !

A l'heure dite plus cinq minutes, le noir se fait et c'est parti pour 2h20 de bonheur ! C'est pas évident à retranscrire pour ceux qui ne connaissent pas la démarche.
Ce n'est pas du Metal, ce n'est pas du classique, ce n'est pas de la comédie musicale, et même si c'est un peu le mix de tout ça, c'est surtout un putain de vrai beau Show à l'américaine. Et encore nous n'avions pas droit à tout le decorum habituel (pas de passerelle, pas de pyros, pas d'écrans sur les cotés...) en raison de la "petitesse" de la scène olympienne. M'enfin, on va pas se plaindre. Car rien que le light show, c'était époustouflant. Un des plus beaux que j'ai pu voir. Ajoutez à cela plusieurs écrans géants accolés faisant la longueur de l'arrière scène, beaucoup de fumée restant au ras du sol, un ensemble de 8 cordes, 10 choristes/chanteurs lead, les trois quarts du groupe Savatage, et vous aurez un aperçu de la qualité du spectacle proposé.

Si on en prend plein les mirettes grâce à tous les effets savamment calculés, on en prend encore plus dans les oreilles grâce à une qualité d'interprétation parfaite vocalement ET instrumentalement, servi par un son tout simplement excellent.
Rien ne dépasse, rien n'est improvisé, mais cela n'a aucune importance, au contraire. Il y a tellement d'intervenants, la musique est tellement "complexe", qu'il faut que cela soit au poil près.
Que dire des chanteurs et chanteuses qui se succèdent selon les morceaux à part que c'est vraiment très bon ?
Avec des moments de bravoure intenses tels ce long "Epiphany" par Rob Evans, ce "This is the time" par Soto, cet impressionant "Carmina Burana" collectif, ces "Mozart" et "Dreams of fireflies" instrumentaux, ce "Hourglass" que je n'avais jamais eu, et puis tout le final suivant le solo piano ! Carrément dantesque !

Quel plaisir de voir un Caffery en mega forme, avec sa classe naturelle, haranguant le public pour qu'il se lève à certains moments, quel plaisir de revoir Soto, un des meilleurs frontmen du monde, même si c'est pour deux titres en soliste (dont un "This is the time" savatagien qui m'a tiré la larme putain...), quel plaisir de découvrir ce Rob Evan au registre vocal accompli, quel plaisir de revoir un Pitrelli dégoulinant de talent ou ce Nathan James surpuissant que j'avais pu voir en guest l'an dernier au live de Soto à Londres, quel pur plaisir pour les yeux de voir ces choristes toutes plus belles les unes que les autres, sachant de surcroit proposer des versions incroyables du répertoire TSO et Savatage (la version habitée de "Handful of rain" par Erika Jerry, la beauté de "After the fall" par Chloe Lowrey, une des deux blondes n'étant pas en reste sur "Someday" ...), quel plaisir de découvrir cette belle violoniste lead au charisme magnétique investissant le devant des planches plus d'une fois...
Et quel putain de plaisir de revoir la formation de Savatage au quasi complet, tant d'années après... Revenez avec Jon les mecs...

Beaucoup beaucoup d'émotion forcement sur "This is the time", "Handful of rain", "Gutter Ballet", "All that I bleed" ou "Believe". Qui etaient toutes très bien chantées, avec des versions parfois étonnantes tant je suis habitué aux originales.
Un bémol cependant pour "Believe", dont le chanteur Robin Borneman avait une voix trop grave et rocailleuse pour faire passer le feeling ultime d'origine. Mais je ne vais pas chipoter, c'était du très très haut niveau, comme tout le reste.

Le fait qu'un bon quart du show soit instrumental n'est jamais ennuyeux, il y a toujours quelque chose à voir ou entendre, toujours de la vie et de l'energie. Même le court solo de claviers par Kuprij était plaisant car composé d'extraits classiques connus et exécuté avec une dextérité assez hallucinante.

C'est vraiment un spectacle dans tout ce qu'il y a de plus complet et prenant. Je l'ai vécu avec une émotion et une intensité rares.

MAGIQUE.

Setlist:

Time and Distance
Winter Palace
This is the Time (Savatage)
Christmas Jam
Handful of Rain (Savatage)
A Last Illusion
Gutter Ballet (Savatage)
Misery
Mephistopheles' Return
Mozart
Sparks
Hourglass (Savatage)
Someday
Child Unseen
Believe (Savatage)
Wish Liszt (Toy Shop Madness)
After the Fall
All that I bleed (Savatage)
Dreams of Fireflies (On a Christmas Night)
Carmina Burana
Epiphany
The Mountain
Piano Solo
Wizards in Winter
Beethoven
Requiem (The Fifth)
Christmas Eve (Sarajevo 12/24) (Savatage)

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