Critique de concert Tri Yann

Cela faisait longtemps que je n'étais plus allée à un concert et c'était ma première fois en tant que chroniqueuse... un peu la pression, j'avoue... mais le groupe qui (re)passait au Pasino, Tri Yann, ne pouvait pas me laisser de marbre.
Je les avais manqués mi-octobre, il était hors de question que je laisse passer encore une fois un des groupes qui accompagne régulièrement mes journées depuis quelques années.
Dès l'entrée du Pasino, on est dans l'ambiance, des spectateurs discutant déjà du concert à venir, pariant sur les classiques du groupe, non présents dans l'album Abysses, objet de la tournée, qui vont pouvoir être chantés dans la soirée. L'entrée est imposante, de grands volumes qui écrasent et donnent, par contraste, à la salle (pouvant pourtant accueillir un millier de personnes) un côté presque intimiste. Arrivée en avance, je la vois se remplir peu à peu de couples de tous âges, de familles, de grands-parents amenant leurs petits-enfants.
Il y a bien longtemps que les trois Jean à l'origine du groupe en 1971, Jean Chocun, Jean-Paul Corbineau et Jean-Louis Jossic, se sont agrandis pour être aujourd'hui huit. L'heure passe, l'ambiance monte dans la salle, l'attente devient palpable, la salle est maintenant pleine.
Enfin, sans autre préambule, sur un air rythmé et entrainant, le groupe, en costume d'apparat entre en scène.
Puisque nous allons plonger avec eux dans les Abysses, ils nous accueillent avec un hymne à Neptune et nous emmènent en un instant dans leur univers, qui en poisson, qui en méduse, en homard, … Les premières mesures sont à peine jouées que le monde extérieur n'existe plus et nous sommes déjà avec eux sous la mer, dans leur féérie.
Les chansons alternent avec des contes nous les présentant, les mettant en situation. Jean-Louis Jossic anime le concert et, ponctuant la moindre de ses explications d'un " cette histoire, je vous jure qu'elle est vraie ", nous fait découvrir le monde mythique des mers, l'agrémentant d'histoires celtiques.
Les mélodies rythmées alternent avec les morceaux plus doux.
Dès le quatrième morceau, après nous avoir fait traverser des mers, passant du monde latin aux contes celtes et pour partir jusqu'en Grèce, nous revenons en Bretagne en grande pompe, avec l'hymne breton Bro goz ma zadou. Jean-Louis Jossic nous le présente en traduisant les premiers mots " Ni Breizhiz a galon " qui signifient " Nous bretons de coeur ", et nous invite à aller visiter sa région accueillante, du moment que l'on arrive, la première fois, " en subissant le rite initiatique qui consiste à entrer par la grande porte sacrée de Bretagne, le péage du Bignon sur l'A83 ". Le ton est donné et l'hymne commence, les premiers drapeaux bretons voltigeant dans l'assemblée. Nous continuons la visite en explorant les sous-sols de Nantes avec Dessous la ville de Nantes.
Deux morceaux plus tard, alors que commence la danse Dans la lune au fond de l'eau, quelques spectateurs se lèvent et forment une ligne de danse suivant le rythme dans les allées de la salle, Jean-Louis vient même les rejoindre pour quelques pas pendant que ses camarades sur scène continuent avant de revenir en courant pour son couplet.
La danse reviendra un peu plus tard dans la soirée sur Kann ar kann et La jument de Michao avec plus de participants encore !
Le spectacle continue, Jean-Paul Corbineau nous émouvant avec sa voix de barde dans les morceaux doux et tristes tels La petite sirène, Lancastria ou encore dans Le Bagne.
Le concert se termine une première fois sur l'incontournable Jument de Michao mais le public bien loin de se contenter des dix-sept titres déjà joués (j'ai compté... j'appréhendais la fin de ce concert magique), applaudit et, à cors et à cris, scande " une autre ! ".
Le groupe revient pour une comptine bien amenée par un long récit sur l'enfance, Le sous-marin, et une chanson d'amour, Divent an dour, avant de disparaître de nouveau.
Mais les applaudissements ne cessent pas et ils reviennent pour un nouvel intermède, le dernier. Les Prisons de Nantes tant attendu par la salle est enfin joué et repris par les spectateurs, incollables sur les paroles de ce tube. Suit Le bagne, morceau en hommage à Guillaume Seznec, accompagné juste de guitares.
Enfin, dans un dernier morceau, Je m'en vas, le ton est donné et le groupe nous fait ses adieux à grands signes de la main, courant à droite et à gauche sur la scène, devant une salle debout et des sourires sur tous les visages.
Vivement l'année prochaine et, je l'espère, une nouvelle tournée pour les quarante ans du groupe ! J'y serai !
Tri Yann :
Jean Chocun (voix, mandoline, guitare, dulcimer) / Jean-Paul Corbineau (voix, guitare) / Jean-Louis Jossic (voix et contes) / Gérard Goron (voix, percussions) / Jean-Luc Chevalier (guitare) / Konan Mevel (voix, flute, cornemuse, …) / Fred Bourgeois (voix, claviers) / Christophe Peloil (voix, violon, basse)
SetList :
Gloire à toi Neptune / La solette et le limandin / J'ai croisé les Néréides / Bro goz ma zadou / Dessous la ville de Nantes / Marie-Jeanne-Gabrielle / Dans la lune au fond de l'eau / Fransozig / Si mort à mors / Les 90 maçons / Petite sirène / Gavotenn ar seizh / Lancastria / Kan ar kann / Le soleil est noir / Tir-fo-tonn / La jument de Michao
Premier rappel : Le sous-marin / Devent an dour
Deuxième rappel : Les Prisons de Nantes / Le bagne / Je m'en vas
Je les avais manqués mi-octobre, il était hors de question que je laisse passer encore une fois un des groupes qui accompagne régulièrement mes journées depuis quelques années.
Dès l'entrée du Pasino, on est dans l'ambiance, des spectateurs discutant déjà du concert à venir, pariant sur les classiques du groupe, non présents dans l'album Abysses, objet de la tournée, qui vont pouvoir être chantés dans la soirée. L'entrée est imposante, de grands volumes qui écrasent et donnent, par contraste, à la salle (pouvant pourtant accueillir un millier de personnes) un côté presque intimiste. Arrivée en avance, je la vois se remplir peu à peu de couples de tous âges, de familles, de grands-parents amenant leurs petits-enfants.
Il y a bien longtemps que les trois Jean à l'origine du groupe en 1971, Jean Chocun, Jean-Paul Corbineau et Jean-Louis Jossic, se sont agrandis pour être aujourd'hui huit. L'heure passe, l'ambiance monte dans la salle, l'attente devient palpable, la salle est maintenant pleine.
Enfin, sans autre préambule, sur un air rythmé et entrainant, le groupe, en costume d'apparat entre en scène.
Puisque nous allons plonger avec eux dans les Abysses, ils nous accueillent avec un hymne à Neptune et nous emmènent en un instant dans leur univers, qui en poisson, qui en méduse, en homard, … Les premières mesures sont à peine jouées que le monde extérieur n'existe plus et nous sommes déjà avec eux sous la mer, dans leur féérie.
Les chansons alternent avec des contes nous les présentant, les mettant en situation. Jean-Louis Jossic anime le concert et, ponctuant la moindre de ses explications d'un " cette histoire, je vous jure qu'elle est vraie ", nous fait découvrir le monde mythique des mers, l'agrémentant d'histoires celtiques.
Les mélodies rythmées alternent avec les morceaux plus doux.
Dès le quatrième morceau, après nous avoir fait traverser des mers, passant du monde latin aux contes celtes et pour partir jusqu'en Grèce, nous revenons en Bretagne en grande pompe, avec l'hymne breton Bro goz ma zadou. Jean-Louis Jossic nous le présente en traduisant les premiers mots " Ni Breizhiz a galon " qui signifient " Nous bretons de coeur ", et nous invite à aller visiter sa région accueillante, du moment que l'on arrive, la première fois, " en subissant le rite initiatique qui consiste à entrer par la grande porte sacrée de Bretagne, le péage du Bignon sur l'A83 ". Le ton est donné et l'hymne commence, les premiers drapeaux bretons voltigeant dans l'assemblée. Nous continuons la visite en explorant les sous-sols de Nantes avec Dessous la ville de Nantes.
Deux morceaux plus tard, alors que commence la danse Dans la lune au fond de l'eau, quelques spectateurs se lèvent et forment une ligne de danse suivant le rythme dans les allées de la salle, Jean-Louis vient même les rejoindre pour quelques pas pendant que ses camarades sur scène continuent avant de revenir en courant pour son couplet.
La danse reviendra un peu plus tard dans la soirée sur Kann ar kann et La jument de Michao avec plus de participants encore !
Le spectacle continue, Jean-Paul Corbineau nous émouvant avec sa voix de barde dans les morceaux doux et tristes tels La petite sirène, Lancastria ou encore dans Le Bagne.
Le concert se termine une première fois sur l'incontournable Jument de Michao mais le public bien loin de se contenter des dix-sept titres déjà joués (j'ai compté... j'appréhendais la fin de ce concert magique), applaudit et, à cors et à cris, scande " une autre ! ".
Le groupe revient pour une comptine bien amenée par un long récit sur l'enfance, Le sous-marin, et une chanson d'amour, Divent an dour, avant de disparaître de nouveau.
Mais les applaudissements ne cessent pas et ils reviennent pour un nouvel intermède, le dernier. Les Prisons de Nantes tant attendu par la salle est enfin joué et repris par les spectateurs, incollables sur les paroles de ce tube. Suit Le bagne, morceau en hommage à Guillaume Seznec, accompagné juste de guitares.
Enfin, dans un dernier morceau, Je m'en vas, le ton est donné et le groupe nous fait ses adieux à grands signes de la main, courant à droite et à gauche sur la scène, devant une salle debout et des sourires sur tous les visages.
Vivement l'année prochaine et, je l'espère, une nouvelle tournée pour les quarante ans du groupe ! J'y serai !
Tri Yann :
Jean Chocun (voix, mandoline, guitare, dulcimer) / Jean-Paul Corbineau (voix, guitare) / Jean-Louis Jossic (voix et contes) / Gérard Goron (voix, percussions) / Jean-Luc Chevalier (guitare) / Konan Mevel (voix, flute, cornemuse, …) / Fred Bourgeois (voix, claviers) / Christophe Peloil (voix, violon, basse)
SetList :
Gloire à toi Neptune / La solette et le limandin / J'ai croisé les Néréides / Bro goz ma zadou / Dessous la ville de Nantes / Marie-Jeanne-Gabrielle / Dans la lune au fond de l'eau / Fransozig / Si mort à mors / Les 90 maçons / Petite sirène / Gavotenn ar seizh / Lancastria / Kan ar kann / Le soleil est noir / Tir-fo-tonn / La jument de Michao
Premier rappel : Le sous-marin / Devent an dour
Deuxième rappel : Les Prisons de Nantes / Le bagne / Je m'en vas
Signature : lisazenidele 13/05/2010
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Photographe : lisazenide
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>> Réponse (le 15/05/2010 par la fourmi)

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