Critique de concert Troïka + Toads

Les Troika c'était la troisième fois que je les voyais et j'ai encore plus apprécié que les précédentes. Bon, ils ont eu droit à quelques chroniques maintenant mais ils faut aller les voir (ne serait-ce pour que ces exilés montpelliérains voient qu'il y a un public rock à marseille). Lors des deux précédents concerts, c'était l'influence nordesiresque qui m'avait sauté aux yeux. Mais là j'ai carrement bloqué sur leurs phases instrumentales qu'ils ont bien fait durer. Un côté Doors quelquepart. Que ce soit chaque gratteux ou le bassiste, ils se sont lancés dans des petits trips bloquants.
Petit rappel pour ceux qu'ils ne les ont jamais vu, ils chantent en français, des textes engagés (avec une reprise d'Hexagone) ou puisant chez les poêtes (une chanson utilise des textes baudelaire/Maiakovski). Un dernier morceau met en musique un poème en espagnol de Neruda. Ne les ratez pas à leur prochain passage.
Les Toads. Je ne les avais vu qu'une fois, avec les Dirteez à la Machine à Coudre. Toujours une dégaine orange mécanique pour le chanteur (costard anglais, visage fardé de blanc, une barre de fer à la main), qui a l'air bien barré quand même.

Un batteur qui n'avait pas son masque de fer cette fois, un gratteux folk, un autre électrique, un clavier et un mec derrière (percus/clavier bis ?). Déjanté carrément l'combo. Un chaos ordonné niveau
zical, une voix qui part en couille (un ch'tit air de cure des débuts). Difficile à qualifier comme style, un côté new-wave (ça c'est pour le clavier au son jeu vidéo goth)-punk.

Mais aussi un côté un peu experimental niveau chaos sonore, toujours à la limite du dissonant mais qui ne le franchit pas. L'chanteur assure le spectacle, se juchant sur un baril métallique dans un équilibre précaire, le faisant tomber et s'en servant comme percu avec sa barre de fer, agité de tic nerveux, toujours un sourire inquiétant aux lèvres. Un dernier morceau instrumental kya bien duré (il est arrivé juste au moment où la voix commençait à me prendre la tête), carrément bloquant.
En conclusion, un ch'tit bras d'honneur à tous ceux qui croient qu'un concert rock c'est 150 balles au Dôme. Fuck off !
(Photos Hum !)
Signature : Mystic Punk Pinguin
le 02/04/2001
Balthazar - Marseille

le 18 Octobre 2008 - Le Balthazar - Marseille (par Bertrand 13RU)

le 22 juillet 2008 - Le Balthazar, Marseille (par Philippe / LiM)


le 3 juillet 2008 - Place Paul Cézanne, Marseille (par Philippe)
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Lundi 28 mai 2012 : 9054 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 













