Critique de concert Watcha Clan

Marseille, pont entre Orient et Occident ne peut qu'engendrer une identité métisse et multi-culturelle, faites de rencontres et tolérance. On croirait une pub pour Marseille 2013, mais il s'agit en fait de Watcha Clan, groupe qui depuis plus de 10 ans vit cela. Rendez-vous est donné à l'Affranchi pour célébrer la sortie de leur nouvel opus Radio Babel. Concert gratuit, pour débuter cette nouvelle tournée, dans une ville où ils n'ont pas toujours été prophètes. Pourtant s'il y a un groupe marseillais qui parcourt l'Europe (de Berlin à Istanbul en passant par Londres) et bien au delà (New York entre autres), c'est bien eux. Pour tout cela, ils auraient pu être le groupe emblématique de cette capitale euro-méditerranéenne. Tant pis.

Le public ne s'y est pas trompé, la salle est pleine, on refuse du monde. Le Clan rassemble les générations, cela va des jeunes lycéens/étudiant(e)s à keffieh jusqu'aux barbes grisonnantes en passant par les vieux punk qui les ont découvert en 1998 au (regretté) Balthazar. Cela ne nous rajeunit pas. Pendant que Doctor X-Ray distille du son roots sur ses platines, on se remémore tout cela avec Supa Ju qui veille sur son groupe.
Comme d'habitude, c'est Klem qui commence le set en envoyant des sons de la sono mondiale à partir de ses machines. Plus que jamais le Clan milite pour une musique sans frontières, mais respectueuses des cultures de chacun. Radio Babel, comme l'envoûtant Diaspora Hi-Fi représente cette capacité à se nourrir de tout ce que les peuples ont pu engendrer et d'en distiller un son propre, qui va du Maghreb aux dancefloors londoniens. Matt à la contrebasse va renforcer le dub et Nassim débarque avec son guembri (un espèce de luth à deux cordes traditionnel du Maghreb). La fusion opère, sans aucun artifice.
Sista K arrive sur une danse sensuelle et encore une fois sa voix magique. Les textes sont cette fois en anglais, enfin au début après Radio Babel fait son oeuvre et on aura droit à de l'arabe, du yiddish, du français, de l'espagnol, etc.. Comme sur le disque We are one, prône cette humanité une, de l'Afrique à l'Europe, de l'Asie aux Amériques, d'Isaac à Ismaël. Le riddim est entêtant, entre le son chaud et organique du guembri et la voix qui oscille entre sensualité et incantation.

Le concert est à l'image du groupe et de sa discographie. On passe d'un morceaux drum'n'bass à un autre gnawa traditionnel. Klem passe des machines à l'accordéon, Nassim du Guembri à la guitare électrique où il se révèle amateur de cavalcades blues très Led Zep. Matt, toujours aussi survolté, jongle entre contrebasse et guitare, entre rythmiques reggae/dub et riffs plus énervés. D'un dancefloor londonien où un monsieur aux tempes grisonnantes se lance dans un slam à travers le public, à un morceaux traditionnel d'Europe de l'Est dédiée à la mère de Karine, le groupe remporte l'adhésion du public, le faisant danser dans une chaleur torride, avec quelques pauses pour des morceaux plus intimistes et mystiques. Là les envolées vocales de Sista K sont saisissantes.
La complicité avec le public est telle que le groupe reviendra pour un long rappel, finissant de faire transpirer la salle. Pour ce début de tournée, après une résidence d'une semaine dans les murs de l'Affranchi, le set est en place, à la fois pro et chaleureux, à l'image de ce groupe que l'on ne se lasse pas de suivre depuis toutes ces années, et que l'on retrouve à chaque fois avec plaisir.

Le public ne s'y est pas trompé, la salle est pleine, on refuse du monde. Le Clan rassemble les générations, cela va des jeunes lycéens/étudiant(e)s à keffieh jusqu'aux barbes grisonnantes en passant par les vieux punk qui les ont découvert en 1998 au (regretté) Balthazar. Cela ne nous rajeunit pas. Pendant que Doctor X-Ray distille du son roots sur ses platines, on se remémore tout cela avec Supa Ju qui veille sur son groupe.
Comme d'habitude, c'est Klem qui commence le set en envoyant des sons de la sono mondiale à partir de ses machines. Plus que jamais le Clan milite pour une musique sans frontières, mais respectueuses des cultures de chacun. Radio Babel, comme l'envoûtant Diaspora Hi-Fi représente cette capacité à se nourrir de tout ce que les peuples ont pu engendrer et d'en distiller un son propre, qui va du Maghreb aux dancefloors londoniens. Matt à la contrebasse va renforcer le dub et Nassim débarque avec son guembri (un espèce de luth à deux cordes traditionnel du Maghreb). La fusion opère, sans aucun artifice.
Sista K arrive sur une danse sensuelle et encore une fois sa voix magique. Les textes sont cette fois en anglais, enfin au début après Radio Babel fait son oeuvre et on aura droit à de l'arabe, du yiddish, du français, de l'espagnol, etc.. Comme sur le disque We are one, prône cette humanité une, de l'Afrique à l'Europe, de l'Asie aux Amériques, d'Isaac à Ismaël. Le riddim est entêtant, entre le son chaud et organique du guembri et la voix qui oscille entre sensualité et incantation.

Le concert est à l'image du groupe et de sa discographie. On passe d'un morceaux drum'n'bass à un autre gnawa traditionnel. Klem passe des machines à l'accordéon, Nassim du Guembri à la guitare électrique où il se révèle amateur de cavalcades blues très Led Zep. Matt, toujours aussi survolté, jongle entre contrebasse et guitare, entre rythmiques reggae/dub et riffs plus énervés. D'un dancefloor londonien où un monsieur aux tempes grisonnantes se lance dans un slam à travers le public, à un morceaux traditionnel d'Europe de l'Est dédiée à la mère de Karine, le groupe remporte l'adhésion du public, le faisant danser dans une chaleur torride, avec quelques pauses pour des morceaux plus intimistes et mystiques. Là les envolées vocales de Sista K sont saisissantes.
La complicité avec le public est telle que le groupe reviendra pour un long rappel, finissant de faire transpirer la salle. Pour ce début de tournée, après une résidence d'une semaine dans les murs de l'Affranchi, le set est en place, à la fois pro et chaleureux, à l'image de ce groupe que l'on ne se lasse pas de suivre depuis toutes ces années, et que l'on retrouve à chaque fois avec plaisir.
Signature : mystic punk pinguinle 27/02/2011
Envoyer un message à mystic punk pinguin
Voir toutes les critiques de concert rédigées par mystic punk pinguin
Photographe : mkhelif
Envoyer un message à mkhelif
Voir toutes les critiques de concert photographiées par mkhelif


le 08 octobre 2011 - rue Consolat - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 23 septembre 2011 - Cabaret Aléatoire - Marseille (par Mai-lan)

le 4 Juin 2011 - Festival Couleurs urbaines - La Qeyne sur mer (par mamzellemo0)


le samedi 26 mars 2011 - Dock des Suds - Marseille (par Pirlouiiiit)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation


















