3 avis et critiques de concert
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Class Eurock's - Secteur Salon de Provence : Subliminal Sanctuary, Trafic, Lunch, Six Teens, Skhizein, Incube - 19 février 2010 - Portail CouCou - Salon de provence (critique écrite le 21/02/2010 par Boby) Class Eurock’s – Sélections du secteur de Salon de Provence
Rolls Royce des tremplins musicaux dans la région PACA, ce n’est pas pour rien si les Class Eurock’s célèbrent leur 20 éme éditions cette année. Bien plus qu’un simple concert, c’est un label qualité qui perdure aux fils des .../...
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Class Eurock’s – Sélections du secteur de Salon de Provence

Rolls Royce des tremplins musicaux dans la région PACA, ce n’est pas pour rien si les Class Eurock’s célèbrent leur 20 éme éditions cette année. Bien plus qu’un simple concert, c’est un label qualité qui perdure aux fils des éditions, tant pour le public que pour les groupes se donnant sur scène. Fort d’un partenariat qui perdure depuis maintenant 17 ans, le Portail Coucou, la fameuse salle salonnaisse, accueille une fois de plus les sélections du secteur. Si l’événement est réputé pour favoriser le brassage des divers styles musicaux il n’en est pas moins un réel vecteur de plaisir intergénérationnel. C’est un public âge de 7 à 77 ans (voire même plus) qui est venu soutenir, en masse les 6 prétendants au titre. Plus étonnant donc, que pour la troisième année consécutive la salle affiche complète en début de soirée.

Six groupes mais une seule place en finale. Légitimement, il serait banal pour ne pas dire anodin de s’imaginer une ambiance où la rivalité serait reine. Néanmoins c’est un climat serein et amical décomplexé de toute animosité qui règne au sein du Portail. Il est 21h tapante lorsque Subliminal Sanctuary, rentre sur scène. Etant moi même sur scène il me sera assez difficile d’émettre une quelconque critique tant mon égo est surdimensionné.


S’en suit Trafic. Fâcheusement entre le rangement du matériel, la tenue du stand pour Live In Marseille ainsi que l’envie saugrenue de mon égo de partir à la rencontre d’un public chaleureux c’est entre rien et pas grand chose que se placera ma vision du concert.
Ce ne sera que parti remise avec Lunch. Efficace, dynamique et enjoué, en quelques morceaux la formation punk qui avait déjà remporté l’édition précédente (mais qui avait dû renoncer à participer à la finale) aura démontré qu’en une année elle n’avait rien perdu bien au contraire. Entre le groupe et le public la mayonnaise prend immédiatement. Dénoncer en chanson, voilà le créneau de Lunch. Membre du collectif Rising Dead Boys, dont ils sont cofondateurs, Lunch ne cesse de faire monter la température au sein du public. Finalement le seul point qui portera défaut au trio c’est le manque d’originalité dans les compositions. Mais bon, après la demi heure de folie offerte par le groupe ce n’est pas un public qui, ressorti mouillé comme s’il venait de se doucher, qui trouvera à redire sur la bonne prestation de Lunch.

Dans Class Eurock’s, les groupes se suivent mais ne se ressemblent pas. Si la demi heure précédente nous rapprochait de groupe comme Guerilla Poubelle c’est sous de toutes autres influence que se réfugie la jeune formation The Six Teens. Certes ils se sont des teen-agers mais comme pourrait le laisser présager leur nom, ils ne sont pas six mais sept sur scène. Après le punk enragé, c’est donc leur rock pop qui envahit les lieux. Les ayant déjà vu en concert il y a quelques temps je partais avec la plus grosse des appréhensions. Forcé de reconnaître que je me trompais je suis fier d’avouer que les Six Teens ont fait depuis d’énormes progrès. Si la voix de la chanteuse principale n’est pas encore au top du top, celle de la guitariste aura, sans problème, rattrapé les quelques imperfections de sa camarade. Reste les textes, clichés de jeunesse mais qui sait avec le temps tout change. Il suffit de constater la progression de Six Teens.

Aux antipodes de ces derniers ce sont maintenant au Skizhein de se produire. Seul groupe métal de la soirée pas évident d’anticiper la réaction du public. Ni le fouet de la chanteuse, ni les gros riffs des deux grateux n’auront pu atteindre l’enthousiasme du public. Tant au niveau des compositions qu’au niveau de la formation, les similitudes sont telles que l’on s’y méprendrait avec Eths dans leurs débuts. Si la batterie est martelée sans ménagement, Sofaya, armée de son fouet, réserve le même sort à ses musiciens. Peu à peu la fosse se transforme en arène, le pogo remplace les déhanchés. "Roots Bloody Roots " fameuse reprise de Sepultura, viendra clôturer une demi heure de pogos, gros riffs, et autres coups de fouet. Si ce soir il ne faut en choisir qu’un il est sur que pour nous ce soir nous aurions voté pour Skizhein !

Malheureusement pour le sixième et dernier groupe, Incube. C’est dans l’antichambre du Portail Coucou, derrière le stand de Live In Marseille que j’étais pour promouvoir la newsletter du site (Envoie le lien Pinguin !!! ^^). Mais si j’en crois mes oreilles Muse doit jouer un rôle primordial dans l’influence du groupe.
Trois heures de concerts plus tard le moment fatidique est arrivé. A en juger par l’attente du verdict les résultats doivent être serrés. En tout cas et ce indépendamment du concours c’est un sentiment de satisfaction que l’on peut apercevoir sur les visages de tous les musiciens rock star d’un soir. Rappelons tout de même que de jouer devant une salle archi pleine alors que l’on est une jeune formation est déjà en soit une réelle récompense. Enfin arrive un des membres d’Aix Qui ? sur scène. Après une série de remerciements, le résultat tombe. Lunch est -de nouveau- le lauréat du secteur salonnais. Prochaine étape pour le groupe le stage durant les vacances de pâques et la grande finale. Une chose est sure, une telle soirée pour 5 euros il n y a pas à tergiverser, ON EN A EU POUR NOTRE BLE !
BOBY
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Finale Class'EuRock : Pup Curl + Red Shines + Ten Watt Transistors + Skhul + Isys + La relève + The Cheerleaders + Rockett Queens + Mademoiselle K + Psy 4 de la Rime - 30 mai 2009 - Parc Jourdan - Aix En Provence (critique écrite le 02/06/2009 par Boby) Initialement prévue sur 2 jours comme depuis 10 ans, la 19éme finale des Class Eurock's s'est malheureusement vue réduite à une soirée. Période de crise oblige, il y a bien plus lucratif que la culture et la jeunesse. Néanmoins l'association Aix Qui? se veut rassurante et n'est pas prête d'arrêter .../...
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Initialement prévue sur 2 jours comme depuis 10 ans, la 19éme finale des Class Eurock's s'est malheureusement vue réduite à une soirée. Période de crise oblige, il y a bien plus lucratif que la culture et la jeunesse. Néanmoins l'association Aix Qui? se veut rassurante et n'est pas prête d'arrêter à œuvrer en faveur de l'accès des jeunes à la culture. En tout cas c'est toujours un spectacle de qualité qui nous est proposé. Ce ne sont pas moins d'une quinzaine de groupes qui se sont enchainés sur l'immense scène, placée dans le parc jourdan dans le centre ville d'Aix. Au rendez vous une programmation vraiment hétéroclite, Rock, Rap, Métal ou encore Funk, il en a vraiment pour tous les gouts.
Après avoir fait une trentaine de tours du parc Jourdan pour trouver l'entrée et rater la prestation des Red Shines. C'est le groupe lauréat du secteur de Salon de Provence, Isys, qui prend le relais. Arrivé tel un dandy, le chanteur du groupe essaie tant bien que mal de motiver les personnes, qui au fur et à mesure, commencent à se rapprocher de la scène. Pour la musique c'est une autre histoire, le groupe débute bien mais lorsque la jeune formation se risque sur une compo toute fraiche le résultat est de suite moins efficace. Il est donc dommage que les cinq musiciens d'Isys aient fini sur ce morceaux...
Par les températures caniculaires qui sévissent actuellement, rien de tel qu'une bonne bière pour s'hydrater, c'est de la buvette que j'observe Ten Watt Transistors. Funk, Puissant et Violet voilà en trois mots ce qu'il résulte du concert. Après les nombreux appels – avec plus ou moins de succès - du chanteur à la foule pour la faire descendre des gradins, ce dernier invite le reste des personnes qui s'entassent dans la fosse à danser sur leur dernier morceau.
La finale des Class Eurock's c'est aussi un échange à travers l'Europe. Kleinstadthelden ainsi que Starcatcher tous deux lauréats des tremplins organisés en Allemagne et au Pays Bas ont littéralement mis le feux à la scène aixoise. D'un tout autre niveau que les groupes qui s'étaient précédemment produits les deux groupes européens auront séduit avec brio le public français. Starcatcher qui clôture le volet groupes européens avec ses solos dignes des plus grands.
Sans transition aucune et après un bref changement de plateau, retour au coeur de la compétition avec le groupe de métal toulonnais, Skhul. Avec une moyenne d'âge de seulement 18 ans c'est une musique d'une maturité impressionnante que nous gratifient les quatre fous furieux. Malgré quelques transitions plus ou moins houleuses le tout est on ne peut plus correcte. En parallèle, l'équipe d'Aix Qui? fini d'installer les derniers éléments décoratifs. Enfin les lumières s'allument ce qui ne fait que rajouter de la puissance à l'ambiance qui peu peu à augmente. Comme chacun des groupes précédents, Skhul remercie son arrangeur (qui les aidaient durant le stage à GAP), le public l'organisation avant de se retirer pour laisser la place à PuP Curl.
Hop, changement de batterie et c'est reparti. Pup Curl nous gratifie d'un savant mélange de métal, funk et hardcore. Lorsque le chanteur ne chante pas, il se retrouve derrière des percussions, ornés d'un drapeau où figure le nom du groupe, sur lesquelles ils martèlent sans ménagement.
La nuit commence à tomber, et le public à se rapprocher. C'est à La Relève de prendre la relève. Seul groupe de Rap en lice pour la final, difficile donc de trouver sa place face à un public majoritairement rock. Cependant il y a le bon et le mauvais rap, et ce soir les deux compères de la Relève ont fait de l'excellent rap. Très bonne ambiance alimentée par l'échange entre le public et le groupe qui chantent ensemble " Cri-Criminels". En peu de temps La Relèveb> aura montré que le Rap avait toute sa place dans la compétition des Class Eurock's.
Changement de style radical avec les 4 punk's des Cheerleaders, malheureusement pas aussi charmantes que celles d'American Pie mais il faut faire avec ce qu'on a. Simple et efficace, en deux mots The Cheerleaders aura retourné le public.
Adrien, le chanteur va même jusqu'à se rendre dans le public pour faire chanter le refrain d'une de leur compo aux quelques personnes qui arrivent à sortir la tête des pogos. Faire ses preuves c'est dur, en 20 minutes ça l'est encore plus mais il semblerait que ça n'ait pas déranger les quatre pompom girls qui ont fourni un spectacle remarquable et surtout remarqué.
Il est maintenant 22h lorsque, Rockett Queens, le dernier groupe, entre sur scène. Menés par Marine, les trois garçons qui l'accompagnent n'ont qu'à bien se tenir. Au rendez vous une voix puissante et enjouée, des riffs de la mort qui tue à l'image de "Kill Me Honey "De suite la différence entre ce groupe et le premier est frappante. De part sa prestance scénique mais aussi l'efficacité de ses compo les Rockett explosent tout sur leur passage. Rien n'a redire le set est carré, le public emballé.
Autant dire de suite qu'entre Rockett Queens et les Cheerleaders la place a été mise haute, très haute. Il ne sera donc pas étonnant si ces deux groupes de qualité se retrouvent sur le podium.
En attendant les résultats, c'est Mademoiselle K, première tête d'affiche de la soirée, qui débarque devant un public trépignant d'impatience. C'est sur le rock déchaîné de " Le vent la fureur" que tout débute. Katerine, la chanteuse, toute de cuire vêtue, lorsqu'elle ne joue pas de sa guitare s'amuse à grimacer, faire des gestes burlesques. Le ton est immédiatement posé, ce soir ça sera iROCKnique. Entre deux histoires les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas. "Cette musique je l'ai faite quand une meuf est venue me voir et m'a dit "Oh putain toi je t ai vu en fête et quand tu bois putain tu y vas à fond, t'es déchirée comme il faut". Alors là mon bassiste à rigolé, et ouais je bois pas d'alcool! Allé cette chanson c'est pour toutes les meufs comme toi, GRAVE(s) ! ". Tout le monde crie pour accueillir "Grave" l'un des titres phares de son dernier album "Jamais la Paix".
En écoutant les paroles, on découvre les talents d'écriture de Mademoiselle K, la fine plume semble aller de paire avec des mélodies très travaillées. Ce dernier prend d'ailleurs forme dans les paroles d'une chanson qui résonne comme un règlement de compte " Ca me vexe ". Toujours accompagné d'une petite phrase sarcastique, le morceau suivant, " Ca sent l'été " est lancé. Tous les bras se lèvent pour accompagner les rythmes enjoués. Le temps d'une chanson le bassiste quitte son instrument pour le remplacer aussi tôt par tambourin, qui lui sert plus de couvre chef que d'autre chose. Voilà seulement la dixième chanson, lorsque Mademoiselle K annonce le grand final. Le groupe donne tout ce qu'il lui reste, Katerine finit son solo par terre, à quatre pattes pendant que le reste du groupe entoure le batteur. Elle brandit sa guitare avant de se révéler pour rejoindre son groupe et saluer une dernière fois la foule. Mademoiselle K s'en va. Tout le monde attend donc qu'elle revienne pour un rappel. Un bref coup d'oeil sur la set list pour voir qu'en effet elle doit revenir pour jouer "Jalouse ".
Mais voilà déjà quelques minutes que le groupe est parti. La scène se rallume, au grand regret des spectateurs ce ne sont pas les membres de la formation qui s'activent sur scène mais les roadies qui préparent le plateau pour recevoir les Psy4. Resté sur sa faim le public est déçu et commence même à huer le pauvre présentateur venu annoncer les résultats de la 19 éme édition des Class Eurock's.
Pendant que les platines se montent et une fois que tout le monde soit plus calme, le verdict tombe. Sans grande surprise The Cheerleaders, Rockett Queens, Pup Curl et Skhul remporte la finale et partiront donc cet été jouer en Europe. Dans le public à chaque annonce de nom ça crie, ça hurle. Indéniablement la qualité l'a remporté pas que les autres groupes étaient mauvais, loin de là, mais c'est quatre là était nettement supérieurs.
L'euphorie (ou la déception) des résultats passée, une partie du public se retire alors qu'une autre s'avance. Changement de style, changement d'auditoire. Au même titre que Mademoiselle K qui ne passionnait pas des masses les rappeurs cette fois il semblerait que ça soit les Psy4 de la rime qui ne passionnent pas les rockeurs. Le parc jourdan est de nouveau plongé dans la pénombre la plus totale. On entend alors des morceaux de discours " Qu'il en soit ainsi ", "Oh nom d'Allah ". En même temps que les basses rugissent dans les amplis, les 3 MC débarquent sur scène. Dans le public c'est effervescence. Dés le début ça envoie fort " Jeunesse France" suivi d' "Au Taquet ". Dans la fosse tous les bras sont levés, ils balancent de haut en bas suivant l'exemple des trois rappeurs sur scène.
Puis un des Psy4 prend enfin la parole, région marseillaise oblige, forcement pour parler de foot; "Bon les gens, on est deuxième du championnat mais on a gagné 4-0 ce match alors on va continuer de faire la fête ensemble ! ". Les deux morceaux qui suivent sont entrecoupés de chansons de Tracy Chapman ou encore Bob Marley.
C'est une ambiance bon enfant qui règne alors dans le parc. Après un message de paix insistant sur le fait qu'il n y a pas de différence entre les noirs, les blancs, les arabes, les chinois, les juifs... Les 3 MC nous font voyager dans "les cités d'or ". Il commence à faire de plus en plus froid, heureusement les Psy4 sont là pour réchauffer l'ambiance. Ce n'est qu'après plus d'une heure et demie de show que le poing levé le groupe qui la scène. "Bonsoir à tous ! On reviendra..." Sur ces quelques mots les lumières se rallument, chacun rentre chez soi.
En ce dernier samedi de Mai, l'association Aix Qui ? aura une fois de plus réussi à allier quantité et qualité. Qu'il s'agisse des groupes concourants pour la finale ou des têtes d'affiches, rien n'était à jeter. L'objectif de rendre la culture disponible pour les jeunes semble être atteint à la vue du cout moindre de l'entrée. Malheureusement pour l'association cette année moins de monde était au rendez vous. Espérons que ça ne lui porte pas préjudice dans ses actions à venir.
- Boby -
PS : Merci à Florie pour l'accréditation photo.
Myspace Red Shines : http://www.myspace.com/redshines
Myspace Isys: http://www.myspace.com/isysrock
Myspace Ten Watt Transistors : http://www.myspace.com/tenwatttransistors
Myspace Starcatcher: http://www.myspace.com/starcatchermusic
Myspace Kleinstadthelden: http://www.myspace.com/kleinstadthelden
Myspace Skhul: http://www.myspace.com/skhulmusic
Myspace Pup Curl :http://www.myspace.com/pupcurl
Myspace The Cheerleaders: http://www.myspace.com/thecheerleadershxc
Myspace Rockett Queens: http://www.myspace.com/rockettqueens
Myspace Mademoiselle K: http://www.myspace.com/01mademoisellek
Myspace Psy4 de la rime: www.myspace.com/officialpsy4delarime
Myspace AIX QUI?: http://www.myspace.com/aixqui
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Class'Eurock : Rockett Queens + Gherkin Face + Les Bananes de l'Enfer + The Dumbs +Topinambours surgelés + Highwood Comet Show - 24 Fevrier 2009 - Cité du Livre à Aix-en-Provence (critique écrite le 26/02/2009 par Manu Bighelli) Mardi soir se tenait à Aix en Provence un des tremplins régionaux Class’Eurock 2009, qui s’adresse à l’ensemble des musiciens de la région PACA de moins de 23 ans, et permet aux lauréats, après une année d’encadrement (concerts, stages, enregistrement studio, DVD), de partir faire une scène en .../...
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Mardi soir se tenait à Aix en Provence un des tremplins régionaux Class’Eurock 2009, qui s’adresse à l’ensemble des musiciens de la région PACA de moins de 23 ans, et permet aux lauréats, après une année d’encadrement (concerts, stages, enregistrement studio, DVD), de partir faire une scène en Europe. 6 groupes en compétition : dans l’ordre, les Rocket Queens, les Topinambours surgelés (!), Gherkin Face, Les Bananes de l’enfer (!!), The Dumbs et les Highwood Comet Show …
Le cadre : l’Amphithéâtre de la Verrière, dans la Cité du Livre, un lieu parfaitement dimensionné, un amphi bondé (plus de 450 entrées payantes), un public plutôt jeune, voir très jeune, une organisation quasi parfaite réalisée par l’Association Aix’Qui ? , qui maîtrise parfaitement ce genre d’événements, bref, la soirée s’annonçait bien.
Le groupe appelé à ouvrir les hostilités sera les Rockett Queens, un combo rock détonant servi par un batteur très jeune (16 ans) mais talentueux et charismatique, un guitariste au jeu en place et pêchu, un bassiste au jeu de scène assez démentiel et une petite chanteuse charmante et sexy, à la voix étonnamment rauque et rock !
Le tout donne un groupe hyper cohérent, déjà mature et, pour tout dire, très séduisant ! J’ai déjà vu les Rocket Queens à plusieurs reprises en concert dans la région et je n’ai jamais été déçu…
A chacune de leurs prestations, leur talent fait mouche. Ce concert-ci ne dérogera pas à la règle. Les compos s’enchainent, hyper efficaces, avec un « Drift away and die» qui sonne déjà comme un futur tube…
Pas trop de soutien dans la salle au début, le public semble assez surpris… Mais rapidement, les doutes laissent place à l’enthousiasme ! La chanteuse des Rockett occupe la scène et les esprits, accrochée à son micro tête de mort. Leur show est vraiment excellent et très pro. Les Rockets ont cartonné et ont mis la barre très haut!
Si les autres groupes sont de la même veine, cela laisse augurer un Class’Eurock 2009 de haute volée…
30mn plus tard, les Rocket Queens laissent la place aux Topinambours surgelés, le plus jeune des groupes en présence ce soir, apparemment, soutenu par une importante cohorte d’amis. Le public est en délire, manifestement on va voir ce qu’on va voir. L’énergie est là, ça c’est sûr, la mise en scène aussi.
Le set est travaillé, on sent qu’il y a du boulot. Malheureusement, faire jouer les Rocket Queens en premier n’était pas forcément une très bonne idée vu le niveau de ce groupe. La comparaison est dure pour les Topinambours, malgré leur motivation et leur joie d’être là. Il y a clairement une classe d’écart, à tous les niveaux. Il n’empêche, leur set est agréable, le public d’amis toujours aussi enthousiaste et la reprise rock du Chanteur, de Daniel Balavoine, est un franc succès. Malgré leur inexpérience, les Topinambours auront offert un set très agréable au public qui leur réserve une belle ovation. Un groupe finalement assez touchant qui mérite de poursuivre ses efforts et de gagner un peu en maturité.
Place aux Gherkin Face qui, o surprise, sont un groupe instrumental plutôt funky… L’ensemble basse, guitare, batterie et Jembe est plutôt convaincant, grâce notamment à un bassiste techniquement au point avec sa superbe Fender jazzbass. Leur démarche est originale et mérite d’être soulignée…
Leur set est toutefois moyen sur la durée. Après avoir bien accroché, le public se lasse peu à peu. L’instrumental, c’est osé et courageux, mais cela nécessite une grosse présence scénique ou/et un niveau technique très très au dessus de la moyenne. Les Gherkin face sont très bons mais souffrent d’un répertoire un peu routinier. Le public leur réservera tout de même un tonnerre d’applaudissement à l’issue de leur dernière composition mais pour ma part, j’ai un peu lâché l’affaire. Dommage car leur potentiel est énorme.
Les Bananes de l’enfer ! Avec un nom pareil, je dois reconnaître que j’étais assez impatient de découvrir ce groupe ! Et c’est une très belle prestation que les « bananes » nous offriront ! Un groupe très homogène, constitué de 2 guitares, d’un jembe, d’une basse et d’un batteur.
Le chanteur a l’air de beaucoup plaire aux jeunes filles du premier rang et il faut reconnaître qu’il capte le regard. C’est plutôt en place, pas parfait mais « carré ».
Et, chose rare, ils chantent en français ! La salle répond bien, les compos tiennent la route, bref c’est un des bons moments de la soirée… On n’est toujours pas au niveau des Rocket Queens mais les bananes assurent !
Cinquième groupe de la soirée, les Dumbs arrivent sur scène en tenue de cowboys pour, disent-ils s’assurer les grâces du jury sur la prestation scénique ! Le clin d’œil est sympa et réussi ! Le public est plié en deux ! Quant à moi, je ne peux détacher mon regard des instruments arborés : Gibson ES 335, Strat US signature, etc… Du matos de pro !
Si leur ramage se rapporte à leur plumage, ça promet ! Le groupe est un peu plus âgé que les groupes précédents, le style est plus mature, avec un petit côté Jeff Buckley, une sorte de blues-rock vintage assez bien fait… mais. Car il y a un mais, malheureusement. Je me surprends à bailler et en général ce n’est pas très bon signe. OK, il est tard, je shoote depuis plus de 2h, mon Canon 70-200 pèse un âne mort, bref, la fatigue est là. Il n’empêche que les compositions se ressemblent beaucoup, et au final il est difficile de réellement accrocher.
Je suis de plus un peu gêné par l’humour de la fin du concert, (quête au chapeau dans le public, pianiste (très bon) arraché à son synthé, etc.) qui colle plutôt mal à l’ambiance intimiste-mélo du concert. Ca gâche un peu la perception d’ensemble et c’est dommage…
Le public commence à quitter la salle, il est plus de 23h30 lorsque les Highwood Comet Show arrivent pour clôturer la soirée. Un chanteur à la guitare folk, un guitariste, un bassiste et un batteur. Les 4 musiciens ont l’air plutôt jeune et j’avoue être un peu inquiet. La première compo est moyenne, je me dis que la fin de la soirée va être difficile… Le combo attaque alors avec beaucoup d’ambition une reprise des Red Hot, Give it away, pour son plus grand malheur. Give it away, ça se mérite et les Highwood n’ont pas la « caisse » nécessaire pour assumer un morceau pareil. Le guitariste se débrouille plutôt bien, mais globalement, ils sont à côté.

Mon inquiétude est grande lorsque le groupe entame alors une série de morceaux plus personnels, et là, c’est la claque ! Très original, pas toujours très en place mais bien fait, chacun fait son boulot, le chanteur devient bon, la section rythmique tient le coup grâce notamment à un bassiste impressionnant malgré son jeune âge, le guitariste se révèle être un des meilleurs de la soirée et l’ensemble tourne.
Les spectateurs sont sous le charme, plus personne ne part et c’est vraiment une des bonnes surprises de la soirée. Je ne m’y attendais pas et je suis impressionné par le style de ces 4 musiciens, un peu décalé et au final convaincant.

Il est plus de minuit, le jury annonce 20 mn de délibérations, et je commence m’impatienter… Finalement, 10mn plus tard, un membre de l’organisation vient annoncer le nom du groupe vainqueur. Je ne vous fais pas languir… Sans surprise, les Rocket Queens sont les lauréats de cette soirée. Ils se sont imposés assez largement par leur jeu scénique, leur charisme et surtout, car tout est là, la qualité de leurs compos drift away and die, I hate you too, Kiss me honey, etc.). Un groupe à suivre et qui risque de faire mal !
Le coup de gueule de la soirée : l’annonce des résultats. La moindre des choses est de respecter un cérémonial minimum, par respect pour le public et les 6 groupes. Résultat, une personne arrive sur scène, annonce « les vainqueurs sont les Rocket Queens, merci et bonne soirée » et… c’est tout ! J’aurais préféré que les membres du jury soient ensemble sur la scène, expliquent les délibérations puis annoncent le groupe vainqueur, fassent venir le groupe sur la scène, lui posent quelques questions et lui expliquent quel est le prix. Là, rien de tout cela, le bouquet final a été expédié. Vraiment dommage et pas très respectueux pour les musiciens.
Et surtout, pas du tout à l’image de l’organisation sans faille de cette belle soirée…
Photos & chronique Manu Bighelli : www.myspace.com/bighelliphoto Réagir à cette critique |
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