Marseille du 27 au 29 Septembre 2012. Du 29 sept au 1er oct 2011, la 13° édition de Marsatac se prépare à l’assaut de la rentrée, à la Friche la Belle de Mai.
Moment fort de la rentrée culturelle dans le Sud Est, le festival Marsatac explore depuis dix ans tous les territoires des musiques électroniques pour donner à voir et à entendre le meilleur de la création d’aujourd’hui : têtes d’affiches internationales, brochette d’artistes connus, inconnus ou même méconnus.
Présentation complète : Les plages sont interdites aux musiques d’aujourd’hui, l’espace public a du mal à se laisser envahir par la fête et la culture : Marsatac assume son côté urbain et investit la Friche la Belle de Mai. La Friche est une marmite où l’art bouillonne depuis deux décennies. Marsatac s’y installe avec force, fidèle à son ambition culturelle, son envie de faire de Marseille un lieu à part et surtout son indépendance d’esprit, à l’heure où le conformisme et le tout sécuritaire grignotent nos libertés.
A la Friche, pendant trois nuits, Marsatac sera partout, faisant flotter ses couleurs sur l’ensemble d’un lieu transformé. Avec quatre scènes différentes et un quartier général, la Cartonnerie, métamorphosée en salle de 4 500 places, le festival posera son empreinte sur le site.
Marsatac ne change pas de visage. Musiques électroniques, rock, hip hop… Mélangez tout ça, jouez la découverte et vous aurez une idée des bonheurs qu’on a préparés pour vous.
Bon maintenant je me sens obligé de compléter puisque contrairement aux précédents chroniqueurs je ne peux pas supporter de faire des choix comme eux (aller voir un tel ou un tel) surtout quand je n'ai jamais vu aucun des groupes. Si je ne vois pas l'intégralité d'un set (plus court de toute façon qu'un concert hors festival) je me ferai déjà une idée de qui j'ai envie d'aller revoir l'année prochaine. Alors dans l'ordre chronologique
Oh! Tiger Mountain : Conquis une nouvelle fois. Il a réussi la prouesse de faire un set complètement différent de celui de la semaine dernière en première partie de Anna Calvi. Certes ce n'est pas révolutionnairement original (pour reprendre le commentaire de Stéphane - mais qui peut se vanter d'y arriver dans le rayon folk rock actuellement ?), mais très honnêtement ça évolue, ça murit (c'était quand même la 12ème fois que je le voyais). L'apport du Kid (Francescoli) est autant musical que scénique. C'était une parfaite entrée en matière. Plus de détails sur la chronique de Ysabel
Skip the Use : je ne connaissais que le nom et le logo. J'arrive et trouve un groupe surexcité qui n'a donc eu aucun mal à retourner le Cabaret Aléatoire qui m'a paru bien petit ce soir. Grosse présence du chanteur, mais je me lasse quand même assez vite, le set tournant au numero de cirque sinon en tout cas à la performance gymnastique. Mais comme je le disais ça sourit sur scène et dans le public ... c'est déjà plus que bien !
Gablé : j'en avais beaucoup entendu parler sur ce site, je les avais raté à l'Embobineuse, et je dois reconnaitre que je me suis régalé. Assurément la (en tout cas "ma") découverte de cette journée ! Difficile à décrire. Ils viennent de Normandie, ça part dans tous les sens (folk, rock, rap, ...). Ils ne se la jouent pas un brin, on l'air de s'amuser (et même de se surprendre mutuellement). L'intro de Who ? restera pour moi un grand moment. Je serai obligé de me faire violence et partir pour être sûr de pouvoir prendre des photos du groupe suivant pour le chroniqueur qui en bon marseillais n'arrivera finalement que bien plus tard.
Cascadeur : je ne connaissais que de lui que les photos que j'en ai vu (avec son casque) ... et bien franchement j'ai été très déçu. Absolument pas touché. La certitude que sans son casque et ses autres artifices visuels grossiers on n'en aurait jamais entendu parler. Des projections kitch, un jeu de scène inexistant et surtout des chanson lentes et molles jouées au synthé sans charisme. J'ai entendu quelqu'un le comparer à Michel Polnareff (et ça m'a fait sourire). Trouvant qu'il se dégageait quelque chose de vraiment prétentieux j'ai fini par partir. Direction la scène seita ...
Hyphen Hyphen : je les avais vus en couverture de Nouvelle Vague. L'interview m'avait donné l'impression d'une certaine superficialité ... que j'ai retrouvé sur scène. Lookés à mort, l'impression que tout est calculé (ou en tout cas a déjà été vu mille fois) ou d'assister à l'audition d'un groupe local pour le MIDI festival. Une chanteuse et un batteur à fond, un guitariste qui lorsqu'il ne se trémousse pas, s'époumone dans un micro dont ne sort aucun son ... je me rends compte qu'en écrivant cela ce n'est pas très argumenté ... mais c'est en tout cas le sentiment que j'ai eu.
the Death Set : j'ai cru que je les avais raté (mal lu sur le programme) et quand je rentre dans le Cabaret l'un des chanteurs est en train de slammer. Ambiance plutôt punk rock fait par des petits jeunes, sauf que quand je m'approche je me rends compte qu'ils ne sont pas si jeunes que ça ... Mes exigence en matière de punk rock ayant été graduellement élevé par le moulon de groupes locaux qui sévissent depuis plus de 15 je ne suis pas impressionné et lorsque le chanteur remet sa casquette à la Elmer Food Beat je file vers la Cartonnerie.
Death in Vegas : La tête d'affiche que tout le monde semble connaitre (personnellement que de nom). Je m'approche de la scène sur laquelle j'ai bien du mal à distinguer ce qui s'y passe (purée de poix à la Interpol ou contrejour). De toute façon ils sont hyper statiques et ne parlent pas entre les morceaux. Les morceaux quant à eux sont mous, je leur trouve des petits côté Depeche Mode ... j'attends qu'il se passe quelque chose ... rien ... je me barre. Apparemment c'est devenu vraiment mieux au bout de 1h ... j'étais déjà loin.
Toxic Avenger : du côté du Cabaret dans un premier temps avec ce trio laptop/machines, batterie, guitare. Bien pêchu. J'apprécie de voir un batteur et un guitariste s'en donner à cœur joie (alors que le gars au machine - qui chante parfois aussi - aurait pu se contenter de ses boutons. Il y a beaucoup trop de monde dans le crash, ma présence n'étant donc pas nécessaire je file retrouver des potes pour boire un coup.
Rafale : mais en chemin je m'arrête à la scène seita. En me faufilant dans le tout petit espace entre la scène et le public je suis frapper par le look et l'attitude du groupe sur scène. Impeccablement peignés, polos noir boutonnés jusqu'en haut, mouvement de robots, regard braqués droits devant dans le vide. Le chant est assuré par le bassiste qui lui aussi ne bronche pas derrière sa petite moustache. Un petit quelque chose de dérangeant dans ce que m'évoque leur(s) tenue(s).
Yuksek : retour sur la grande scène (Cartonnerie) où ce trio que je ne connaissais que de nom (j'ai du lire une itw dans le même journal que celui cité précédemment) joue déjà devant une salle quasi comble. Deux gars au machines, une filles aux percussions électroniques. Le beau gosse au chant derrière sa mèche a l'air très concentré et sérieux (par opposition à celui qu'on a lorsqu'on s'amuse) dans sa décontraction . Des morceaux longs et répétitifs (où le refrain composé d'une phrase courte est répété à l'infini). Je crois que c'est trop "boite" pour moi ... je file retrouver Mickael et Guillaume qui sont au stand hot dog et reviendrai voir la fin du set de loin après avoir fait un tour au Cabaret où ...
the Subs officient. Cette fois le groupe est déguisé en noir et blanc. Le chanteur / machiniste principal en blanc, son acolyte en noir et celui au laptop au milieu en noir et blanc. Ça trépigne sur les machines, le blanc est à fond et invite tout le monde à se mettre dans le même état ... les fisheyes qui lui effleurent le visage ne semblent pas le déranger. L'image a une part tellement importante dans ce genre de groupes qu'en effet pourquoi s'en priver.
Housse de Racket : dernier groupe à passer sur la scène Seita. Je croyais les avoir déjà vus mais je crois que j'ai confondu avec Minitel Rose (pour le nom un peu couillon). Trois sur scène, un guitariste chanteur (qui se démène bien avec lui aussi un polo fermé jusqu'en haut - je n'ai jamais rien voulu comprendre à la mode), un batteur chanteur qui lui aussi ne ménage pas ses efforts et au centre un machiniste / percussionniste impassible qui donne l'impression de ne même pas suer. Je vous renvoie à la chronique de philippe pour l'analyse de leur pop rock electro ...
Après une petite pause pour finir les derniers tickets boisson, nous retournerons à la Cartonnerie pour voir un bout de Mondkopf dont les visuels m'ont plu et allaient bien avec son electro basique (et entrainante) - voir la chronique de Roo-ha-kim pour plus de détails -, puis sur le chemin du retour par le Cabaret (quelques minutes de Arnaud Rebotini) mais personnellement il me restait juste assez de force pour rentrer en vélo ...
Sinon en remarques diverses :
- les chiottes étaient bien gérés (queue raisonnable, ne sentaient pas mauvais)
- l'accès à certaines salles était en effet impossible sans passe photo
- des jeux de lumière horribles (notamment dans la scène seita et pendant Death in Vegas)
- un collectif vélos en ville sympathique avec son parking vélo sympathique
- une météo très clémente (pas de vent glacial comme l'année dernière)
- Marsatac serait il le dernier festival de France a ne pas avoir de gobelets consignés ?
- beaucoup beaucoup de photographes dont des "bénévoles" qui regretteront peut être de ne pas avoir signé de contrat précis dans quelques années (voire mois). En fait beaucoup de bénévoles sur ce genre d'évènements qui affiche pourtant complet et qui est ultra subventionné ... ce qui amène à se poser la question de la viabilité / autonomie de ces gros festivals ...
- une installation dans le couloir très très décevante (peut être que si on marchait seul dedans ça pouvait avoir son effet mais là pas du tout ... j'espère qu'il s'agissait de bénévoles
Beaucoup plus de photos (et mini vidéos) de cette longue soirée par Pirlouiiiit par là
Bonus vidéo :
et une petite de Oh! Tiger Mountainici
et une petite de Skip the Useici
et une petite de Cascadeurici
et une petite de Hyphen Hyphenici
et une petite de the Death Setici
et une petite de Death in Vegasici
et une petite de Rafaleici
et une petite de Yuksekici
et une petite de the Subsici
et une petite de Housse de Racketici
Festival Marsatac 2011 (jour 3) - 1er Octobre 2011 - Friche Belle de Mai - Marseille (critique écrite le 03/10/2011 par roohakim) Ca a faillit être la chronique " je suis trop vieux pour ces conneries ", mais finalement pas tout à fait…Peut-être l’année prochaine ? J’ai lu que pour sa 13e année d’existence l’équipe Marsatac considère rentrer dans son " adolescence ".
Et effectivement c’est un peu ça : les 2/3 des artistes .../...
Ca a faillit être la chronique " je suis trop vieux pour ces conneries ", mais finalement pas tout à fait…Peut-être l’année prochaine ? J’ai lu que pour sa 13e année d’existence l’équipe Marsatac considère rentrer dans son " adolescence ".
Et effectivement c’est un peu ça : les 2/3 des artistes programmés ce soir dépassent difficilement les 25 ans d’âge (je parle pas des années de carrière) et au niveau des spectateurs la tranche la plus présente est sans doute les 16-22 ans ; l’âge moyen des spectateurs étant sans doute la conséquence de la programmation.
Je ne suis pas en train de faire de l’anti jeunes de base. Les jeunes c’est bien ça croit encore à l’utopie rock’n’roll, en un monde meilleur, et à ces grands rassemblements festifs…Alors que les " vieux " pour les bouger, surtout à Marseille, il faut leur promettre cocaïne, partouze et Bob Dylan en dj, bref, " des trucs de vieux "…
Non, la critique va plutôt à la programmation, en plus de Death in Vegas il aurait été agréable d’avoir un autre artiste confirmé (comprenez un artiste " vieux " pour spectateurs à calvitie et à rhumatismes…) [note de moi-même à moi-même : mais non, t’es ouf on a déjà ça à Marseille, ça s’appelle la Fiesta des suds…lol jeune homme lol], histoire de mélanger un peu plus les genres et les générations.
En bon marseillais, j’arrive un peu tardivement (bon les navettes rtm gratuites n’étaient pas aussi très fréquentes…) du coup je rate le chanteur pop casqué Cascadeur. J’arrive alors qu’il remercie les spectateurs d’une voix un peu timide. Au-delà du visuel marketing à la Daftpunk, ça avait l’air bien…Tant pis.
Comme je suis " vieux ", je suis surtout venu pour Death in Vegas qui est quand même mon groupe électronique favori de ces 15 dernières années. (déjà vus aux eurockéennes). Marsatac est gentil il a programmé tôt pour les rhumatisants. Donc pas de préliminaires, voyage direct pour les atmosphères (souvent) sombres de Death in Vegas.
Ils nous expédient un de leur tube, Dirge, dès le deuxième titre. Le chanteur de ce soir s’en tire pas mal pour imiter la voix féminine originale. Autour de moi de jolies (ou pas) jeunes filles s’auto-photographient en train de danser et posteront sans doute ça demain pour leurs amis virtuels, c’est mignon ou triste au choix…
Le duo (mais est-ce toujours un duo ? il me semble que non et que Death in Vegas est devenu un projet solo celui de Richard Fearless) de machinistes est accompagné ce soir par plusieurs musiciens dont un guitariste chevelu qui bouge plus ses cheveux qu’il ne gratte sa six cordes, étant donné qu’il y a beaucoup de samples et pas toujours de guitare…
Ca donne parfois une impression de playback, d’autant que c’est carré de chez carré, mais je ne pense pas : le batteur a bien fini par me convaincre du contraire avec des parties bien tripantes vers la fin du set !
Les ambiances sont donc souvent sombres avec une voix un peu d’outre tombe, et au niveau visuel on a droit à des silhouettes sans visages étant donné le tamisage des éclairages. Ils jouent essentiellement des titres du tout nouvel album (que je n’ai pas) vu que je ne connais presque rien (dommage des titres krautrock de Satan’s circus " ça m’aurait fait plaisir).
Le concert est sympa mais ça ne décolle pas non plus totalement. Sauf peut-être les quatre derniers morceaux où ils enchaînent un (nouveau) titre où le batteur fait nettement entendre qu’il ne fait pas semblant de jouer sur une boîte à rythme, puis c’est Aicha, titre qui les avait fait découvrir à l’époque avec la voix samplée du bon " vieux "( !!!) Iggy. Puis le tube des tubes Hands around my throat qui réussit même à faire sauter les jeunes gens…pourtant c’est pas du speed non plus…putaing ça a une de ces pêches un jeune quand même ! Ca te ferait un pogo sur du Bjork !
Bon deuxième critique de la soirée : les churros ils étaient pas tellement bons ! A " plages de rock " pour le même prix on avait des super churros avec (un peu) de nutella… Changez de vendeur ou je reviens plus, merci.
Bon j’ai oublié de parler de la configuration Marsatac dans la Friche belle de mai et de l’acoustique ! Donc : je me demande finalement si c’est pas carrément mieux qu’au J4 ! Les salles de la Cartonnerie et de la Seita ont un super rendu au niveau acoustique et la déco Marsatac a rendu les déambulations dans la friche vraiment agréables alors que ce n’est pas un lieu que j’adore à la base...
Après ces fades churros que je ne finirai pas, retour dans la salle de la cartonnerie pour le dj français Yuksek en mode groupe ce soir. Finalement c’était beaucoup plus supportable en clip : la magie des images ou comment faire vendre de la merde…Là en live c’est carrément nul. Au niveau visuel ça me fait penser à un épisode des Bisounours et au niveau son ça m’a provoqué un flashback très désagréable sur Début de soirée. Je quitte donc précipitamment la salle avant de me vomir dessus.
Et dehors c’est pas trop mieux, quoiqu’un peu plus drôle, des dizaines de jeunes (oui j’ai bien dis " jeunes ") dorment affalés les uns sur les autres. Ca s’ennuie vite un jeune quand même…z’ont pas l’air bourrés en plus…enfin pour le coup je vous comprends !
Finalement de toute la soirée l’ambiance vraiment festive se trouve dehors du côté de la scène esplanade qui programme seulement des dj plutôt " boum boum ". Je ne m’y attarde pas malgré l’ambiance c’est pas mon genre [j’ai volontairement boycotté le Cabaret aléatoire : trop de mauvais souvenirs auditifs dans cette salle et rien qui me dit vraiment au programme…]
Donc direction la salle Seita pour les français de Housse de Racket, pas mal le nom volontairement à la con mais finalement ils ne sont pas aussi " drôles " que leur nom. Au contraire ils sont même très crédibles ! Ca joue ! Trois très bons musiciens. Ils assurent aussi les parties de chant à trois, ce qui donne aussi de l’épaisseur à leur musique. Les mélodies sont plutôt bonnes. Leurs compos font preuve d’une belle maturité et trouvent leurs forces et leur originalité dans les sonorités du clavier. Voilà voilà ça aurait pu être une bonne chronique et un bon concert mais il y a un mais voire plusieurs mais…
Le pire côtoie souvent le meilleur : le chanteur principal (très bon guitariste au demeurant) chante épouvantablement faux par moment (surtout quand il chante en français). M’a bien écorché les oreilles à moi en tout cas ! Et puis, ces jeunes gens savent créer des bons climats mais dommage qu’ils enchaînent souvent sur les pires plans putassiers de l’histoire récente du disco rock…Donc là aussi je pars et vu l’heure (pas loin de 3h) j’ai presque envie de partir pour de bon.
Ca aurait été regrettable car le gros truc de la soirée (c’est encore mon syndrome last night a dj saved my life) ça va être le set de Mondkopf, jeune dj toulousain qui " joue " avec son portable. Comme quoi encore une fois c’est pas forcément les " vrais " musiciens qui font la meilleure musique ! Et c’est un des (rares ?) avantages de la technologie.
Mondkopf nous la joue Kraftwerk à lui tout seul : une musique plutôt lugubre et robotique avec des sonorités qui évoquent la chaîne de montage d’avant l’apocalypse. Vous vous rappelez quand tout le monde ou presque travaillait et que les gens étaient des petits écrous bien huilés.
La musique de Mondkopf est soulignée de manière assez hypnotique par des images abstraites en noir et blanc créées par le collectif Trafik. Ca pourrait être très angoissant tout ça et il est même plutôt bizarre de danser là-dessus. Mais finalement non il y a quelque chose de réconfortant dans cette expérience. On est même pas loin de toucher au génie tant l’harmonie entre les images et le son finit par créé une espèce de symbiose.
Donc finalement merci Marsatac pour cette découverte et à une prochaine !...
Beaucoup plus de photos (et mini vidéos) de cette longue soirée par Pirlouiiiit par là
Oh!Tiger Mountain - 1 Octobre 2011 - Marsatac - Marseille (critique écrite le 02/10/2011 par Ysabel)
Après avoir eu le plaisir d’interviewer backstage Oh! Tiger Moutain & Kid Francescoli avant leur montée sur scène, nous les retrouvons côté Cartonnerie, dans le cadre du Festival Marsatac. L’espace est grand (certainement l’un des plus grand dans lequel nous aurons eu le plaisir de les entendre .../...
Après avoir eu le plaisir d’interviewer backstage Oh! Tiger Moutain & Kid Francescoli avant leur montée sur scène, nous les retrouvons côté Cartonnerie, dans le cadre du Festival Marsatac. L’espace est grand (certainement l’un des plus grand dans lequel nous aurons eu le plaisir de les entendre à ce jour) et je suis plutôt impressionnée. On a beau connaître un artiste, le lieu a toujours un impact important sur l’impression qui nous est faite par sa prestation. Et là, dans une lumière bleue nuit, on ne distingue que leurs deux silhouettes en ombres chinoises ... Et puis comme ça, à blanc, monte l’incroyable voix de Mathieu qui entame Calling S/O/ et qui me fait carrément décoller du sol. Ses attitudes physiques sont terriblement rock et l’esthétisme est juste parfait. Ils ne vont apparaitre dans la lumière qu’aux premières frappes de Kid ... Le public ne s’y trompe pas et c’est un tollé général de cris enthousiastes et d’applaudissements.
Le duo se met alors en place, avec ses petits clins d’œil en forme de private joke du style "Une chanson sur notre travail, ça donne ça !"
OT se tord sur place avec cette inimitable façon qu’il a de le faire. Celle d’un échalas un peu dégingandé. Sa voix est fabuleuse ce soir (mais pourquoi je dis "ce soir" moi ..??!!) et il parait encore plus ouvert, en totale communion avec le public et un style définitivement marqué rock. Il sait tout faire Le Tigre : de l’intimiste à la grande scène, il ne déçoit absolument jamais.
Et je pense qu’une partie de cette force vient certainement de cette incroyable complicité qu’il partage avec Kid. Ils donnent parfois cette sensation d’être tous les deux seuls ... Devant un public constitué de simples amis, une simplicité teintée de fraîcheur et de naturel. Mais il faut reconnaître qu’ils en jettent sur cette grande scène ce soir, avec toutes ces lumières : OT & Kid, les deux Mathieu, dans la cours des grands où ils sont juste à leur place.
Tout le monde se met à faire la clappe quand commence Courtship Matters et il semble vraiment aux anges. "Vous êtes beaucoup à vivre à Marseille ?? Tant mieux, parce que cette chanson en parle !" Le public danse, frappe dans ses mains, chante et cela se confirme : Oh! Tiger Moutain est bien prêt pour affronter la capitale !! Tout y est. Force et puissance, avec ce qu’il faut de douceur et de rupture ... Un vrai moment de plaisir. Je ne suis même pas sûre de ne l’avoir jamais vu aussi souriant.
Le set s’enchaîne avec une efficacité sans faille. Pour le démarrage de Little Red Cells, il mets ses mains en porte voix pour nous offrir un 100% capella, pendant que Kid prépare ses "fameux" confettis (morceau oh! combien d’anthologie, attendu fiévreusement par les fans dont je suis !!). OT reste de marbre face à l’incontournable "A Poil !!" qu’il met sur le dos des menus plaisirs des festivals ! Il entame alors Overtheedgeinthesnow qu’il présente avec humour comme la chanson la plus engagée de son répertoire, mais aussi comme le début de la fin de ce set faramineux. Il fait quelques pas sur l’avant scène, ce qui ne va pas manquer de déclencher des cris dans la foule ... Sincèrement, ils mettent le feu sur scène et dans la salle ce soir. Et cela semble le porter aux anges. On va donc se quiller sur le dernier accord de 1995 et un tonnerre d’applaudissement pour mon rockeur préféré et son alter ego.
Si ça, ce n’est pas de la mise en jambes pour démarrer en beauté une bonne petite soirée de festival .... je ne m’y connais pas !!
Setlist 1 - Calling S/O/
7 - Courtship Matters
12 - Little Red Cells
13 - Overtheedgeinthesnow
14 - 1995
Chronique complète à ce lien : http://www.concertsenboite.fr/2011/10/01/oh-tiger-mountain-5/ Réagir à cette critique