|
|
 |
Les Voix du Gaou16-29 Juillet 2011 - Six Fours (83) Cet événement, majeur en terre de festivals, se distingue par l’alchimie du lieu et la qualité de la programmation. Les grandes stars partagent la scène avec les jeunes talents, pour lesquels le festival se veut être un des lieux de rencontres avec leur public.
Les Voix du Gaou : vos critiques de concert |
|

Présentation complète : Relié à la terre ferme par une passerelle, l’île du Gaou accueille depuis 1997, le Festival « les Voix du Gaou ». Au large de la commune de Six-Fours-Les-Plages, la presqu’île se transforme, comme par magie, en un lieu dédié aux amoureux de la musique. Ce site, unique et protégé, a donné envie à Sud Concerts, en 2009, de développer une logique éco-citoyenne. Fort du succès de ces deux dernières années, l’édition 2011 sera toujours sous le signe du respect de l’environnement.
Les 10 jours de vie du festival permettent une programmation qui, sans perdre de vue son exigence artistique, permet de satisfaire des publics aux goûts musicaux les plus divers. La programmation de l’édition 2011 reste fidèle à ses valeurs musicales et proposent une sélection pointue des scènes française, pop, rock, reggae, électro du moment. Pour n’en citer que quelques uns : Jamiroquai, Texas, Louis Bertignac, Angus & Julia Stone, Lilly Wood and The Prick, Chinese Man, Jack Johnson, Catherine Ringer, Cocoon, Ben l’Oncle Soul, Yannick Noah, Jimmy Cliff, Dub Inc. … Au total : 10 dates, près de quarante concerts répartis sur deux scènes et vous !
Source : Dossier de presse.
|
 |
|
35 avis et critiques de concert
|
 |
Jamiroquai + Gaïo - 29 juillet 2011 - Les Voix du Gaou - Six Fours les plages (critique écrite le 02/08/2011 par Cabask) Je n’avais jamais eu l’occasion de me rendre aux Voix du Gaou auparavant. On m’avait tellement dit de mal de ce site que je n’avais jamais franchi le pas. Il est vrai que l’accès est des plus délicats avec des bouchons depuis le kilomètre précédant la sortie d’autoroute. La sortie a également été .../...
La suite  |
|
Je n’avais jamais eu l’occasion de me rendre aux Voix du Gaou auparavant. On m’avait tellement dit de mal de ce site que je n’avais jamais franchi le pas. Il est vrai que l’accès est des plus délicats avec des bouchons depuis le kilomètre précédant la sortie d’autoroute. La sortie a également été épique avec près d’une heure pour rejoindre notre voiture une fois le concert terminé et quelques kilomètres de ralentissement encore par la suite. C’était vendredi soir et on ne va donc pas trop se plaindre.
Le site en lui même est tout simplement magnifique, au bord de la mer, au milieu des éléments. On comprend mieux pourquoi plusieurs dates ont dues être annulées au cours de ce festival en raison du vent. L’espace réservé au public est original car vous entrez par le petit côté du rectangle. Du coup, la profondeur face à la scène est très limitée. Il faut juste penser à aller au bout du grand côté pour que la foule soit bien moins compacte.
Nous n’avons pu entendre que quelques morceaux de Gaïo, sans trop bien le voir. Le public était visiblement réceptif à ce style déjà entendu lors du concert de JP Nataf en décembre dernier à Marseille. Je trouve toujours ça sympa pour mettre l’ambiance. Alors que l’entrée sur scène de la vedette anglaise n’était prévue qu’à 21H45, il était un peu plus de 21H30 quand Jay Kay a fait son apparition accompagné de ses nombreux musiciens.
Pas de coiffe indienne, mais un chapeau de feutre noir sur la tête, pour notre zébulon anglais. Il porte par contre une tenue bariolée à franges à dominante bleue. Le son est excellent et les 10 musiciens sont en grande forme. Accompagné de 3 cuivres et d’autant de choristes, le leader du groupe met le feu dès le premier morceau tout simplement excellent. On sait d’emblée pourquoi on est venu, ça groove à souhait et le plaisir est présent pour tout le monde. Le funk jazzy est joué à la perfection et ça claque dans tous les sens. Pour le plaisir des plus anciens, dont je fais partie, Cosmic Girl est ensuite joué, suivi du génial High times rock à souhait. Le mélange des instruments est un régal pour les oreilles.
Le plus impressionnant lors de ce concert c’est de compter les airs que l’on reconnaît. Bien qu’ayant un peu laissé de côté la formation anglaise après son 3e album, les tubes s’enchaînent. Ils ne sont pas tous à mon goût, mais peu importe, le public est visiblement aux anges. La machine est rôdée et rien ne laisse transparaître le mal de dos dont souffre Jay Kay. La formation avait d’ailleurs du annuler une date en début de semaine. Les spectateurs plus avertis et l’ayant déjà vu en action, feront pourtant tous remarquer à la sortie du concert qu’il était moins sautillant qu’à son habitude. Je ne m’en suis pas rendu compte et je m’incline devant les qualités de ce grand showman, qui va à la rencontre de son public aux 4 coins de la scène, qui joue avec lui, leur demandant une cigarette, empruntant une paire de lunettes de soleil, et c’est le plus important, qui chante à merveille.
Comme je l’ai déjà dit, musicalement, c’est du très haut niveau. Le bassiste est monstrueux et son instrument claque sans arrêt. Le guitariste a quasiment une 6 cordes différente pour chaque morceau et nous gratifie de soli et autres rythmiques funky à souhait. Le batteur imprime un rythme soutenu variant la puissance en fonction des titres. Je me demande parfois si les choristes ne remplacent pas leur leader sur certains passages, notamment lorsque c’est un poil haut pour lui.
Les arrangements sont réussis, Canned heat sera notamment entamée guitare (très floydienne)/voix pour se terminer avec des ambiances caribéennes. Love foolosophy sera également jouée une première fois guitare+percus pour être ensuite reprise par l’ensemble des musiciens. Certains morceaux ne sont pourtant pas aussi bons que les autres à mes oreilles, notamment lorsqu’ils lorgnent trop vers le jazzy mou du genou. Vers le milieu du concert, je sens donc l’ennui poindre.
Le court rappel est également très dispensable à mes oreilles. Les plus jeunes parmi le public connaissent et hurlent à tue tête cette chanson digne de David Guetta. J’ai trouvé bien dommage de terminer sur un tel morceau, et de le faire si brutalement alors que bon nombre d’excellents morceaux auraient eu leur place ce soir. Je ne saurais ainsi expliquer l’absence du tubissime Virtual insanity ; trop dur à chanter désormais pour son auteur ? De même, les 2 premiers albums sont quasiment passés sous silence malgré des morceaux ayant rencontré un grand succès et ayant surtout fait connaître le groupe (Too young to die et When you gonna learn en tête). Le concert a duré une bonne heure et demie, le minimum syndical et j’ai eu le sentiment que cela se terminait en eau de boudin. C’est bien dommage car il y eut de nombreux moments qui valaient le détour.
En particulier, dès que la saturation est de mise et qu’on entre dans le rock, la claque est bien présente, Feels just likt it should ou Black capricorn day en sont de bons exemples. La virée vers l’excellent Travelling without moving me revigore avec le titre éponyme et l’excellent Alright. Le sommet du concert sera sans aucun doute le gigantesque Deeper underground, véritable claque d’une puissance rock à toute épreuve. Le trio clavier/basse/batterie mettra l’ensemble du public en transe. Utilisé sur la bande originale de Godzilla, le titre aura à peu près le même effet dévastateur pour le public que le monstre du film.
Setlist :
Black Capricorn Day
Main Vein
Cosmic Girl
High Times
Little L
Morning Glory (intro)
Canned Heat
All Good In The Hood
Hey Floyd
Feels Just Like It Should
Love Foolosophy
Use The Force (Interlude)
Travelling Without Moving
Scam (Break)
Alright
Deeper Underground
White Knuckle Ride Réagir à cette critique |
|  |
Selah Sue + Aloe Blacc + Ben l'Oncle Soul - 27 Juillet 2011 - Les Voix du Gaou - Six-Fours-Les-Plages (critique écrite le 04/08/2011 par Mkhelif) En début de journée, la pluie battante faisait craindre l’ajout de ce concert à la longue liste des annulations pour les Voix du Gaou : Jack Johnson, Angus & Julia Stone et Yannick Noah. Finallement, après l’arrêt de la pluie le concert est maintenu.
Arrivé sur site, il ne reste de la pluie que .../...
La suite  |
|
En début de journée, la pluie battante faisait craindre l’ajout de ce concert à la longue liste des annulations pour les Voix du Gaou : Jack Johnson, Angus & Julia Stone et Yannick Noah. Finallement, après l’arrêt de la pluie le concert est maintenu.
Arrivé sur site, il ne reste de la pluie que quelques flaques et un peu de boue, pas de quoi faire peur aux festivaliers.
Ce soir trois groupes : Selah Sue, Aloe Blacc et Ben l’Oncle Soul. Une soirée sous le signe de la soul et du jazz donc.
Arrivé en retard pour le début du set de Selah Sue, force est de constater que le public, pas forcement venu pour elle, est déjà conquis par l’artiste. Sa voix puissante et son groove on suffit a pendre le public a ses lèvres. À peine trois sur cette immense scène, elle arrive quand même à occuper tout l’espace à sa disposition et à attirer l’intérêt du public.
Dès les premières notes de Raggamuffin le public est extrêmement enthousiaste. Après l’avoir souvent écouté sa musique, Selah Sue a vraiment une voix faite pour la scène, c’est là qu’on peut entendre toute sa puissance et son amplitude.
À la fin de la dernière chanson, c’est une veritable ovation qui vient du public pour Selah Sue qui nous gratifie d’un “Merci pour le bon ambiance”.
C’est ensuite Aloe Blacc qui monte sur scène accompagné de six musiciens : un saxophone, une trompette, une batterie, une guitare, une basse et un clavier. Le jeu de lumière est vraiment spectaculaire et sert toujours la musique.
Il danse beaucoup sur scène et se donne en spectacle, mais contrairement à Selah Sue, le public était déjà conquis avant le concert.
Les différents solos de trompette et de saxophone ajoute une incroyable touche de jazz au set, il permette en plus à Aloe Blacc de montrer ses talents de danseur sur scène.
Par contre il fait trainer les chansons en faisant tirer les musiques le plus longtemps possible, du coup You make me smile m’a paru durer une éternité. Et finalement toutes les musiques de son set finissent par se ressembler.
Le début de If I nous donne droit à un superbe solo du saxophone qui conquis tout le public.
Son précédent album Shine Though était beaucoup plus hiphop que le dernier Good Things du coup sur scène le set nous donne un mélange de soul, de jazz et de hiphop assez pregnant.
Pour I need a dollar, c’est une ovation qui vient du public et une armée de telephones et d’appareils photo qui se lève. Une fois la version album terminée, il reprend sa chanson en version reggae ce qui permet d’avoir une autre vision de sa chanson.
Pour le rappel, il reprend Billie Jean qu’il avait déjà chanté pour rendre hommage à Michael Jackson et fini sur Loving you is killing me.
Après un changement de plateau un peu long, c’est au tour du dernier groupe à monter sur scène : Ben l’Oncle Soul. Il entame directement par ses deux tubes : Soulman et Petite soeur, peut être un moyen pour que le public puisse apprécier ses autres chansons.
Sur scène, Ben et ses choristes occupe la scène, ils dansent dans tous les sens, et encore une fois le saxophone et la trompette sont toujours à l’honneur.
Sur Crazy (pas certain de la chanson), le groupe fait une pause de trente seconds en plein milieu de la chanson après avoir amorcé un mouvement de bras avec le public. Cela aura pour effet de chauffer le public sans avoir à parler. Ben garde un lien avec son public, il a toujours un mot entre chaque chanson.
Ils sont encore plus nombreux qu’Aloe Blacc sur scène : trompette, saxophone, guitare, basse, batterie, clavier, deux choristes et Ben.
Seul avec ses deux choristes, éclairés par un seul spot, un solo de trompette, ou tous entouré autour du clavier, Ben fait la part belle à tous ses accolytes sur scène.
Il démarre une chorégraphie reprise par le public, l’effet est saisissant, un peu comme une flashmob avec plusieurs milliers de personnes c’est impressionnant.
J’avais déjà pu voir Ben l’Oncle Soul sur la scène de l’Espace Julien, et comme la dernière fois j’ai été impressionné par l’énergie qu’il dégage sur scène (tout comme ses choristes d’ailleurs).
Un concert marqué par le jazz et la soul qui fait du bien à entendre.
Réagir à cette critique |
|  |
Interview de We Used To Have A Band lors des Voix du Gaou - 17 juillet 2011 - Festival du Gaou - Six Fours (critique écrite le 05/08/2011 par Jul) Jul : Quelles sont les nouvelles depuis vos ateliers en avril ?
François : Ca nous a fait pas mal avancer sur l’arrangement des morceaux. Le fait d’avoir un contact avec un œil extérieur, différents pro de la scène du studio etc. nous a permis de re-bosser ce qui existait
Jul : Et par rapport .../...
La suite  |
|
Jul : Quelles sont les nouvelles depuis vos ateliers en avril ?
François : Ca nous a fait pas mal avancer sur l’arrangement des morceaux. Le fait d’avoir un contact avec un œil extérieur, différents pro de la scène du studio etc. nous a permis de re-bosser ce qui existait
Jul : Et par rapport à votre travail avec un ingénieur du son ?
François : On a fait une résidence de quelques jours avec Jérôme (en retrait à notre gauche). Grâce à Thierry (en face de moi, de l’Escale d’Aubagne). Il y a aussi une possibilité à l’Affranchi, début avril. C’est un bon travail pour nous.
Jul : Allez vous bosser en permanence ensemble ? (avec l’ingé son)
Marion : : Au maximum des dates qu’on a eu, on a essayé de bosser ensemble.
François : : Ca ne ‘est pas représenté depuis. Parfois ca s’est retrouvé annulé à cause de la pluie…… et du coup Jérôme n’était plus disponible.
Jul : Que je comprenne comment cela se traduit sur scène : est-ce que cela vous permet d’avoir des Instruments en plus sur scène ? Des arrangements ?
Marion : Par rapport à la dernière fois il y a un tome bass en plus, un carillon.
François : Et puis maintenant il y a un bon son. Avant c’était bien et maintenant ca déchire tout (rires).
Marion : ca permet d’aller dans les subtilités.
Jul : Est-ce que ca vous a servi pour écrire ? Vous en avez tenu compte ?
François : On a pas eu le temps de composer depuis mais je pense que oui on va s’appuyer dessus.
Marion : y’a des idées à la percu qui sont sorties déjà dans les répètes donc oui, ca va servir.
Jul : Quelles sont vos prochaines dates ?
François : Demain en 1ere partie de Bernard Lavilliers à Sollies-Pont, dans le Var au dessus de Toulon. Il y a un Festival dans un Château pendant 4 ou 5 soirées dont Bernard Lavilliers. Cela s’est présenté assez rapidement par l’intermédiaire de Sud Concert.
Après on va à Avignon, résidence concert dans un petit théâtre : le théâtre du Chapeau Rouge. Du 24 au 28 juillet tous les soirs à 22h.
Marion : en Août vacances et puis on se retrouve à Paris en septembre.
Jul : Donc tu "montes" ?
MARION oui je "monte". On va essayer d’avoir une date parisienne un peu sympa. Autre chose qu’un petit café concert.
François : des petits concerts aussi. Le Zébrock va nous donner un coup de main.
Marion : Sur place on va se motiver pour un projet d’album.
Ecriture et prod parce que ca c’est un gros boulot aussi. Le temps de tout faire, pas avant le printemps prochain.
Jul : Avec des dates pour l’été prochain ?
François : oui a on va dire ça.
Jul : Est-ce que ce soir pour ceux qui vont ont déjà vu il y a des nouveautés ?
Marion : On est toujours sur le même set que depuis 2 ou 3 mois.
François : On va essayer de ne pas s’électrocuter aussi ! Parce que ca c’est nouveau, on n’a jamais fait (nous sommes sous une pluie battante).
Marion : …des petites choses ont changé depuis 1 mois, scéniquement.
Ha oui y’a un truc qui a changé !
François : je me lève. Oui ! Hé bah ca change tout !
Marion : du coup il fait du rock maintenant ! Plus de tabouret de flamenco. Enfin sauf pour le flamenco. Ca change, c’est plus dynamique.
Ca fait presque 6 mois qu’on est sur ce travail de trouver notre truc sur scène. J’ai eu aucun soucis sur l’écriture, c’est pas une angoisse de se dire on va faire des nouveaux morceaux. Ca fait 12 ans qu’on compose.
Sur scène c’est déjà un autre boulot.
Jul : Comment vous faites pour capter le public sur un endroit aussi grand ?
Marion : Il faut déjà de la musique béton. Et c’est là que le boulot de Jérôme donne un truc énorme. Il faut que la musique ait de l’envergure. Bien qu’on soit 2 c’est une musique qui a de l’envergure.
Jul : Au niveau des lumières vous avez bossé aussi des choses ?
Marion : hé bien ça ce serait les next steps. On essayera de le bosser à Marseille. Peut être en résidence à l’Espace Julien.
Aussi une chose c’est que pour l’instant on joue une heure, c’est pas le temps qu’il faut pour penser un set. Avignon va nous permettre de faire ca, c’est un peu plus conséquent.
Jul : Vous avez de l’aide de la salle pour ce travail de lumières ?
Marion : L’Ingé lumière va travailler avec nous et puis on comptera sur Martin (son ami à notre droite). C’est un tout petit lieu.
Et puis il faut qu’on fasse une vidéo dans pas longtemps.
Et on a envie d’avoir un site à nous. A la place de MySpace qui ne fonctionne plus.
Jul : L’intérêt d’avoir un site à vous ?
L’intérêt d’avoir un site c’est d’avoir une page rapide, qui permette d’écouter de la musique.
Marion : que ce soit un peu la maison du groupe et d’avoir une identité graphique personnelle.
Ce sera géré par une amie et à nous de le faire vivre.
François : La pluie se calme, on va sortir en plein soleil….
Et ils jouèrent au sec.
Merci à vous deux.
Réagir à cette critique |
|  | Les Voix du Gaou : toutes les critiques de concert  |
|
 |
|