La grande tournée française de Mickey 3d s’arrêtait dans la salle de l’Alhambra à Paris, le mardi 3 novembre 2009… L’occasion de retrouver Mickael Furnon avec son nouveau groupe pour un set flambant neuf composé de nombreux morceaux de l’album La Grande Evasion, paru en septembre 2009.
L’Alhambra (sorte de mini Olympia avec parterre et .../...
La grande tournée française de
Mickey 3d s’arrêtait dans la salle de l’Alhambra à Paris, le mardi 3 novembre 2009… L’occasion de retrouver
Mickael Furnon avec son nouveau groupe pour un set flambant neuf composé de nombreux morceaux de l’album
La Grande Evasion, paru en septembre 2009.
L’Alhambra (sorte de mini Olympia avec parterre et balcon contenant 600 places) affiche complet et il fait une chaleur étouffante quand
Mickey 3d fait son apparition sur scène à 21 heures pétantes. Accompagné par
Cecile Hercule – qui jouait en première partie pour un concert assez moyen ; car malgré une réelle fraicheur et une belle voix, les morceaux sont souvent quelconques – et son groupe (un batteur et un bassiste), l’auteur de
Respire et
J’ai demandé à la lune est dans un bon jour : facétieux, drôle, grinçant et visiblement content d’être là. Si elles sont toujours interprétées avec une voix de dépressif mal réveillé, les chansons du pince sans rire Monsieur Furnon gardent leur charme si particulier. Ecrites avec des mots simples et en langage populaire, elles ont pour points communs de raconter des histoires touchantes, osées ou drôles, sans oublier de posséder les atours de pop songs new wave imparables ou de chansons folk pop très émouvantes.
Sur scène, les titres calmes et percutants sont bien dosés, les petits discours drolatiques de Mickey entre les morceaux sont naturels et bien trouvés (quelques vannes bien senties sur les Parisiens, sur
Bénabar, Michel Sardou, Didier Barbelivien, Jean et
Nicolas Sarkozy… ) et les morceaux du monsieur sont hyper efficaces et/ou touchants. Loin de la hype et des branchés,
Mickey 3d trace sa propre route sans se soucier du "qu’en dira t’on". De
Playmobil (une jolie chanson sur un nain méchant devenu président... ) à
J’ai demandé à la lune (version folk classe, en deuxième rappel et en solo), la set list permet donc de passer un très bon moment, sans prétention et avec un groupe bien vivant. A par deux ou trois instants "baloches", le son évolue en effet entre rock façon
Cure (grosse basse !), pop new wave (superbes synthés planants) et folk rustique : c’est bien envoyé, à part
Matador,
Respire et
Johnny Rep jouées dans des versions différentes des originaux et pas exactement inspirées, voire poussives. Cela dit, des nouvelles compositions bienvenues comme
Personne n’est parfait, 1988, Montluçon, Je m’appelle Joseph, Méfie toi l’escargot et l’excellent vieux titre
Le Goût du citron se chargent de faire oublier ces égarements très minoritaires. Une chose est sûre : grâce à
Mickey 3d et à la mutine présence de
Cécile Hercule (drôle, jamais en reste pour les chorés et surtout très à l’aise aux synthés, au mélodica, aux chœurs et à la scie musicale) à ses côtés, on a tout simplement passé une bonne soirée.
Sites internet :
www.mickey3d.com,
www.myspace.com/mickey3d,
www.myspace.com/cecilehercule,
www.alhambra-paris.com.
Photos extraites du site myspace de Mickey 3d.
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