Les
3 louches c'est un restau bio tendance alternatif, avec une cave où ils font parfois des concerts. La bouffe y est bonne, le punch revigorant et pas cher.
Lorsqu'on descend,
Revolver Club a déjà attaqué depuis quelques temps. De club, il en a que le nom, car le gars, looké keupon 80's, est seul. Et malgré l'apparence, cela sonne pas si punk que ça. Guitare groovy, boucles psyché et chant punk'n'reggae le peu que l'on en a entendu, m'a convaincu.
Blah Blah a fait son coming out. On l'avait connu au sein d'On vend la caravane, un combo de chanson enthousiasmant, on l'avait suivi avec Karma Kramé qui revendiquait la filiation VRPesque et on retrouve donc Hervé, une des plus belles plumes du coin, au sein de Blah blah, où il assume totalement sa punkitude.
Au sein de ces trois groupes, il avait décliné ses textes (et ceux de l'excellent Vald avec Karma Kramé) avec des styles musicaux différents. Là, on est passé à deux guitares, branchées, et boite à rythmes. Après quelques concerts approximatifs au printemps, on sent qu'ils ont ach'ment bossé et le résultat est vraiment de haute tenue.
Il ne reste plus rien de léger. Ces textes, encore une fois superbement écrits, ne font plus sourire avec ces arrangements plus lourds, voir certains obsessionnels. La voix écorchée, qui lorgne vers le Mano Solo des Frères Misère, accentue encore cette sensation.
Ils se font plaisir avec des incursions bruitistes, des grattages de cordes de tête, de reverb',... On passe d'ambiance berrurières du Collectif Tricard, à un conte terrifiant avec Elle est morte (celle joué très VRP jusqu'ici et dont la version et maintenant hurlée et angoissante) et une Petit chef bien hargneuse. D'un hypnotique et assez dérangeant Serpent (ma préférée) à l'introspective Oeuf de rien, avec une nouvelle chanson, comment s'appelle-t-elle déjà, à oui, l'Oubli (c'est lui qui a fait le gag en 1ere sur scène..). Et leur reprise lente, quasi bossa, de Porcherie des Berus.
Au final, on s'est régalé. Ça se voit que chaque morceau a été ach'ment rebossé, que les instrumentaux ont été revus en profondeur et qu'il ne s'agit pas d'une simple électrification de son ancien répertoire. Et, avouons le, le duo fait carrément mouche : classe et hargne, talent et humour. A revoir d'urgence donc.
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