Mekanik Kantatik 12 Juin 2008- Le Cri du Port -Marseille Drôle d'animal que ce Mekanik Kantatik. C'est dans une salle du Cri du port des plus fournie que Nicolas Cante, musicien, et Gilles Toutevoix, vidéaste, présente leur projet, après y avoir passé quelque temps en résidence. Et, après un discours bien senti du taulier du lieu sur la nécessité de payer en cachet les artistes, on entre dans ce drôle .../...
Drôle d'animal que ce Mekanik Kantatik. C'est dans une salle du Cri du port des plus fournie que Nicolas Cante, musicien, et Gilles Toutevoix, vidéaste, présente leur projet, après y avoir passé quelque temps en résidence. Et, après un discours bien senti du taulier du lieu sur la nécessité de payer en cachet les artistes, on entre dans ce drôle d'univers.
Déjà du point de vue scénique, avant que ça commence, c'est étrange. il y a bien un piano, mais tout autour pleins d'écrans, de consoles, de trucs chelous, qui n'ont rien à faire dans une sale de djjjjjjjjaaaaaaaaazzzz comme le fera remarquer à plusieurs reprises Nicolas Cante. D'ailleurs d'entrée celui-ci maltraite son instrument en tapant sur les cordes avec un je-ne-sais-quoi... Gilles Toutevoix, pour sa part, se saisit de sa caméra, se promène avec, sample des images en direct....
Dès le premier morceau, qui se base sur des rythmes répétitif, entre techno et un funk primal, on sent qu'on va partir dans tous les sens. La voix est bien sur trafiquée, on dirait un androïde qui commence sérieusement à déjanter... La base ludique du projet paraît évidente, d'ailleurs Nicolas Cante a l'air de s'amuser comme un petit fou et nous sommes quand même quelques-un dans la salle à bien rire par moment. Il faut dire qu'il joue à fond son rôle de savant fou mégalo (son image est reprise sur tous les écrans) dans un décor de Frankestein musical.
Tout au long du set, Nicolas Cante, triturera son instruments dans tous les sens. Il tape directement sur les cordes, sur la paroi, se lève pour danser, traverser le public, chanter de façon funkyssime,... Il joue aussi parfois du piano et c'est carrément un virtuose ! Pendant ce temps-là, Gilles Toutevoix sample en direct images et sons sur les écrans. C'est loin d'être anecdotique, ça renforce cette idée d'étrangeté et c'est parfois assez bloquant quand on se retrouve à fixer des mains qui jouent sur un écran plutôt qu'à regarder ce qu'il se passe sur scène.
Musicalement ça apparaît comme assez chaotique, d'autant qu'on est pas habitué à se prendre ça dans les esgourdes. Mais ce chaos a sa propre cohérence, cimenté par la folie de Nicolas Cante. Beats techno, rythmiques funky, improvisations jazz samplées, le tout haché, malaxé, déconstruit, atomisé.
Parfois on décroche, justement en cause de ce qui semble parfois incohérent, parfois on a une irrésistible envie de se lever pour se trémousser (notamment sur ce morceau final très dancefloor). Mais le plus souvent, on est surpris par autant d'entrain et d'inventivité. Réagir à cette critique
Yaron Herman solo & trio 09 novembre 2006- Cri du Port - Marseille
Encore une fois je me sens obligé de commencer par préciser que j’ai jusqu’ici vu très peu de concerts de jazz et que je n’ai pratiquement aucun disque de ce genre … bref que je n’y connais strictement rien. J’espère que ça changera un jour car le peu d’artiste ou groupe que j’ai pu voir m’ont emballé … que ce soit le saxophoniste Jérôme Sabbagh, .../...
Encore une fois je me sens obligé de commencer par préciser que j’ai jusqu’ici vu très peu de concerts de jazz et que je n’ai pratiquement aucun disque de ce genre … bref que je n’y connais strictement rien. J’espère que ça changera un jour car le peu d’artiste ou groupe que j’ai pu voir m’ont emballé … que ce soit le saxophoniste Jérôme Sabbagh, le pianiste Yaron Herman ou encore des groupes comme Melc ou Kabbalah).
Ce soir c’était ma deuxième visite au Cri Du Port (que vous connaissez peut être sous le nom de Parvis des Arts), 7 mois après l’excellent concert de Jérôme Sabbagh. Cette fois c’est donc Yaron Herman que je reviens voir et écouter. Son concert solo en ouverture de la Nuit du Jazz dans les carrières de Rognes, m’avait laissé un très bon souvenir; j’avais donc hâte de le revoir; d’autant que ce soir il se produisait en solo et en trio.
Comme pas mal de dates ici, le concert affiche complet ! Il faut dire que le Yaron s’est taillé une bonne réputation dans le coin et que les deux autres musiciens de son trio sont marseillais. Il semble qu’il y a un peu plus de rangées de chaises que pour Jérôme Sabbagh et toujours cette atmosphère particulière (due au lieu un ancien temple et au public plus … discipliné que dans le rock pour caricaturer).
Yaron Herman arrive après avoir été présenté par un des responsables du lieu et s’être sobrement incliné, il attaquera direct … en douceur tout d’abord, puis ça montera progressivement. Une fois de plus il sera impressionnant de dextérité et d’intensité. Comme la dernière fois il fera un nombre incalculable de grimaces, il chantonnera ce qu’il joue (ou ce qu’il aimerait entendre en accompagnement?), couché sur ses touches, se redressant soudainement, voire décollant assez souvent de son tabouret pour jouer cambré presque debout.
Il a en effet une façon très physique de jouer de son instrument … en cela il me rappelle un peu la façon dont Cédric de Elektrolux joue de/avec sa guitare. Yaron joue sur les touches, un peu sur les cordes aussi (sans en abuser) ... pas le temps de m’ennuyer …
Seul bémol il y a un tel silence dans la salle que je suis obligé d’attendre qu’il s’excite pour prendre des photos sinon j’ai l’impression qu’on n’entend que ça. Bref … après 40 minutes qui passeront comme une petite demi-heure j’aurais juste le temps de me dégager de l’étroite allée centrale pour laisser passer les renforts.
Pour la deuxième partie du concert (enchainee sans pause) Yaron Herman un peu timide appellera deux marseillais: Simon Tailleu à la contrebasse et Cédrick BEC à la batterie. Ces derniers font comme lui partie du projet Newtopia (dont le disque vient de sortir).
Au début je les trouverai assez effacés derrière Yaron mais c’était sûrement le temps de se chauffer … d’autant qu’apparemment pas mal des morceaux qu’ils joueront ce soir (en tout cas au moins deux) n’ont pas été répétés.
La formule trio fonctionne tout aussi bien que le solo et a évidemment plus de patate. Ca n’empêche en rien Yaron de gesticuler ou de gémir comme il le fait lorsqu’il est tout seul.
L'heure (avec le rappel) qui suivra passera elle aussi tres rapidement, me faisant regretter de ne pas venir plus souvent ... dans ce temple du jazz qui acceuille aussi du blues plus que dans quelques semaines ce sera a Eric Bibb d'afficher complet pour un concert qui promet d'etre lui aussi riche en emotions ... en tout cas ce qui est sur c'est qu'a la fin du concert j'ai décidé de me procurer le Yaron Herman solo en attendant la suite !
Jacky Terrasson Trio 23 mai 2006- Cri du Port - Marseille Mardi dernier, 23 mai, au Cri du Port, salle comble, public recueilli, ils sont rentrés comme des boxeurs avant un match, déjà tout auréolés de lumière. Ilsdégagent de la force, tous les trois, le géant Ugonna Okewo, le juvénile Jacky Terrasson et leur acolyte le débonnaire Leon Parker. Ils ont maintenant
un nom : le trio TOP.
Force .../...
Mardi dernier, 23 mai, au Cri du Port, salle comble, public recueilli, ils sont rentrés comme des boxeurs avant un match, déjà tout auréolés de lumière. Ilsdégagent de la force, tous les trois, le géant Ugonna Okewo, le juvénile Jacky Terrasson et leur acolyte le débonnaire Leon Parker. Ils ont maintenant
un nom : le trio TOP.
Force tranquille mais force tout de même. Au bout de quelques notes l’énergie qui passe par leur musique se transforme en grâce, doucement distillée du bout des doigts de Jacky Terrasson, pianiste virtuose, jazzman accompli. Ugonna Okegwo « ultra-bassiste » dialogue avec lui à la façon de Miroslav Vitous avec Michel Petrucciani, tous deux s’écoutent et se parlent avec amitié. Leon Parker lui reste en retrait de la conversation et c’est plus tard qu’il s’exprimera pleinement dans deux longs solos effrénés, contrastants avec son jeu d’habitude si discret.
Le morceau s’arrête, le silence s’installe, dans la salle tous retiennent leur souffle. Ce silence donne la mesure du bonheur qu’ils nous donnent en jouant mais aussi de la distance qu’il y a entre eux et nous, une distance qui les place déjà dans l’histoire du jazz.
Mais vite ils se remettent à jouer, les morceaux s’enchaînent et la grâce refait effet, on devine au passage quelques standards, des évocations incorporées à leur univers, riche, multiple, fort. Jacky Terrasson peut tout jouer, tout suggérer, il est au dessus, et les cris de joie d’Ugonna Okegwo sont la pour confirmer cette impression.
A la fin du concert, le public heureux, gonflé à bloc par 90 minutes de concert à couper le souffle, les acclame si bien qu’ils feront trois rappels, rapides et cruels car ils donnent encore plus envie de les entendre encore.
Prochains concerts:
27 mai 2006, Saint-Gaudens, France / Festival de Jazz / TOP
(Terrasson-Okegwo-Parker)
29 mai 2006, Ourense, Espagne / TOP (Terrasson-Okegwo-Parker)
>> Réponse (le 29/01/2007 par christian dardelet) Conilhac (aude) - 18 novembre 2006 Je n'ai jamais autant pris mon pied durant un concert ! Il faut absolument aller voir ce trio, il va vous retourner... .../...La suite
Jerome Sabbagh Quartet 13 avril 2006- Cri du Port - Marseille
Le 13 avril dernier le sax ténor Jerôme Sabbagh et ses excellents musiciens, Ben Monder (guitare), Gary Wang (contrebasse), et Ted Poor (batterie), nous ont apporté du beau jazz à Marseille et ce directement de New York … et ce fut une
soirée de pur plaisir.
Au Cri du port, la salle (ndP : ancien templ protestant), quasi pleine, a été .../...
Le 13 avril dernier le sax ténor Jerôme Sabbagh et ses excellents musiciens, Ben Monder (guitare), Gary Wang (contrebasse), et Ted Poor (batterie), nous ont apporté du beau jazz à Marseille et ce directement de New York … et ce fut une
soirée de pur plaisir.
Au Cri du port, la salle (ndP : ancien templ protestant), quasi pleine, a été happée dès les premières mesures par le son pur, limpide et puissant du sax de Jérôme Sabbagh, un son incroyablement sensuel et enveloppant.
C’est un jazz tout en finesse, en retenue même qu’il offre, et non pas une démonstration de virtuosité ou un délire musical, ses compositions étant au contraire tout en équilibre et en harmonie, en particulier les morceaux de leur premier album « North » (Fresh Sound,2004).
Il est bien entouré et ses musiciens font corps avec lui, le guitariste Ben Monder au toucher subtil et au son tantôt doux et aquatique, tantôt rock, le batteur Ted Poor époustouflant et si décontracté, que c’en est déconcertant, et le contrebassiste Gary Wang plus discret.
Ted poor est réellement impressionnant et son jeu donne une grande
profondeur aux compositions de Jerôme Sabbagh.
Au fur et à mesure du concert on sent bien que le jazz très sage de Jérôme Sabbagh est en train d’évoluer, qu’il bouillonne et qu’il se libère des standards dans ses nouvelles compositions plus personnelles, plus nerveuses mais aussi plus évocatrices.
J’attends avec impatience le prochain album qui sera enregistré cet été. Une histoire et un quartet à suivre donc !
Prochaines dates (en plus de celle annoncées ici) :
Mardi 18 avril à 16h30, Jerome Sabbagh et Ben Monder participeront à l’émission d’Yvan Ama “Un Poco Agitato” sur France Culture, en direct de 16h30 à 17h.
Mercredi 19 avril et jeudi 20 avril à 21h30 au Sunset - Paris
Le quartet participera à un showcase gratuit le mercredi 19 avril à 18h à la FNAC des Halles, avant le concert au Sunset.